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samedi 19 février 2022

Eric Zemmour sera-t-il Président de la République ?

par Dominique Blumenstihl-Roth

Il est amusant, Eric Zemmour ! J'adore ses énormités, et ce qui me fait rire le plus, c'est la révérence médiatique dont il bénéficie. J'apprécie son côté pittoresque qui renouvelle le paysage politique, à ceci près que son discours est d'une rare banalité, fondé sur une technique expérimentée : il exacerbe les ressentiments d'une frange de la population, ressentiments qu'elle n'aurait pas si « on » ne l'y incitait pas. Au fond, Zemmour ne m'intéresse pas plus qu'un autre des prétendants à la Présidence et je n'envisageais pas lui consacrer la moindre ligne.
Mais voilà que tout récemment le grand rabbin Korsia a déclaré que selon lui, Zemmour serait antisémite… Voilà qui est singulier. Je me suis demandé en quoi Eric, étant lui-même juif et se déclarant tel, pouvait être antisémite, c'est-à-dire anti-soi-même. Il est le fils d'une famille modeste, berbère, immigrée en France, et déploie de grands efforts pour être plus français que le français moyen « de souche », si tant est que cela existe. Plus laïque que les laïques, rappelant au besoin la longue histoire chrétienne de la « fille aînée de l'Eglise », il évoque Jeanne d'Arc, Napoléon et De Gaulle. Rien à redire à ces honorables références. Mais en quoi serait-il « antisémite » ?

Un juif antisémite ? 
Cela s'est déjà vu, c'est même un classique de la culture juive que voir émerger de ses propres rangs une mouvance anti-juive : le grand inquisiteur Torquemada, de sinistre mémoire, était lui-même un converti issu du judaïsme dont la haine contre ses anciens coreligionnaires exprimait avant tout une détestation de soi-même et de son propre abandon de la Communauté hébraïque. Aujourd'hui, il existe en Israël des mouvements anti-juifs dirigés par des intellectuels qui préconisent la dissolution de l'Etat, la dispersion de la population, certains rêvant même de l'anéantissement de la nation : quantité d'ouvrages y sont publiés, démocratie oblige, émanant d'auteurs dont l'idéal suicidaire se voudrait un projet politique. La tendance existe, dans le judaïsme, qui promeut cet étrange complexe de la haine de soi, en opposition à la réussite historique du peuple d'Abraham, Isaac et Jacob. Il faudrait, pour convenir à ces nihilistes, que la Bible ne fut pas écrite et que l'Ecriture n'engage pas le monde. Je les laisse à leurs flagellations autocritiques s'ils croient sauver ainsi l'humanité.
Eric Zemmour n'entre pas dans cette catégorie, car au fond, il est très croyant, mais pas trop, dans un contexte qui impose des prudences à qui veut survivre à la question.

 

Zemmour me fait penser à Sancho Panza 
En effet, l'écuyer de Don Quichotte se justifie sans cesse de ce qu'il est, de ce qu'il n'est pas, de peur d'en être accusé. Il ne faisait pas bon, en son temps, début du XVIIe siècle, de ne pas répondre au portrait idéal exigé par la police du Saint-Office. C'est pourquoi Sancho ne cesse d'affirmer, à chaque nouvelle rencontre, sa qualité de « vieux-chrétien ». Il se distingue ainsi des « nouveaux-chrétiens », c'est-à-dire des convertis volontaires ou forcés qui ont embrassé plus ou moins sincèrement la religion d'Etat afin d'éviter le bûcher. Sancho décline l'état de sa foi à qui veut l'entendre, et même à qui ne lui demande rien. « Avec la Sainte Hermandad, il n'y a pas de chevalerie qui tienne… tenez, il me semble que déjà ses flèches me sifflent aux oreilles… », dit-il au chapitre 22, vol. I. Le Quichotte et Sancho se cachent dans les collines de la Sierra Morena : « L'intention de Sancho était de traverser toute cette chaîne de montagnes… après s'être cachés quelques jours dans ces solitudes, pour échapper à la Sainte-Hermandad, si elle se mettait à leur piste » (chap. 23, vol I).
Sancho est résolument catholique si nous en croyons ses déclarations. Pour rassurer tout à fait la censure qui semble veiller à la bonne soumission au dogme, il va jusqu'à se déclarer ouvertement « ennemi mortel des juifs » au chapitre 8, volume II, dans un paragraphe pathétique où, pris d'une crise d'inquiétude, il exhorte toutes ses qualités de fidèle dévot.
Craint-il de n'être pas assez antisémite au point de le déclamer, peur d'être suspecté « d'être ce qu'il ne faudrait pas qu'il soit » ? Pendant toute son épopée au côté du Quichotte, le brave gardien de cochons s'évertue à paraître exemplaire en terme de religiosité — du moins en paroles — mais à y regarder de près, on s'aperçoit que pas une seule fois il ne va à la messe. Aussi la déclaration antisémite de Sancho ne paraît pas coulée sur une conviction profonde, il s'agit plutôt d'une sorte de slogan stéréotypé qu'il débite par précaution, car il ne voudrait pas que les commentateurs futurs (c'est-à-dire nous) se trompent à son sujet : « les historiens devraient me faire miséricorde et me bien traiter dans leurs écrits… », demande-t-il suite à ces lourdes insistances, comme pour nous demander de savoir lire entre les lignes et en tirer le sens.
 
Etrange chapitre 9, volume 2
Sancho et Don Quichotte arrivent, de nuit, au village du Toboso. Leur idée est de saluer la princesse de ces lieux, Dulcinea, leur dame de cœur, identifiée comme la Chékhina, avant d'entamer leur nouveau périple. Ils s'avancent dans les rues du village, quand une ombre gigantesque surgit de l'obscurité et les terrorise. Don Quichotte s'aperçoit que ce n'est rien d'autre que l'ombre de l'église paroissiale, éclairée par la lune, qui se projette sur la place. « C'est l'église, Sancho, dit Don Quichotte, que nous avons rencontrée… » Parle-t-il du bâtiment ou de l'institution ? La réponse de Sancho est une pépite de sous-entendus : « Je le vois bien, dit Sancho, et plaise à Dieu que nous ne rencontrions pas aussi notre sépulture… ». De quoi a-t-il peur, pourquoi craint-il de « rencontrer l'église » ? Que craint-il donc, lui qui s'entoure de « quatre doigts de graisse de vieux chrétien » ?

Revenons à Eric Zemmour 
Je ne crois pas qu'il soit antisémite — ce serait un comble de contradiction. Il ne cesse d'évoquer le passé catholique de la France (indéniable) et pose la question de l'intégration : la sienne y compris. Etre ou n'être pas, comment échapper à 5000 ans d'Histoire, comment fuir cette culture multimillénaire, comment échapper à la Mission juive, comment nier l'Alliance qui vous attache au Sinaï depuis la Sortie d'Egypte ? Suffit-il de se proclamer laïque pour dissoudre la mémoire des ancêtres ?

Zemmour voudrait « faire de la France une puissance universelle ». Qu'entend-il par universel ? Et de quoi veut-il remplir cette universalité ? Je luis suggère de lire La Face cachée du Cerveau, afin qu'il donne un peu de corps à son idée.
Se rêve-t-il en prophète qui donnerait à la France la conscience d'elle-même et de sa vocation ? Dans ce cas, il faudra qu'il assume la vocation directement connectée sur la révélation sinaïtique, conformément à la prophétie Obadia, qui veut que la France soit le territoire d'où émanera l'exégèse résolutoire de l'Alphabet et l'identification du Modèle d'Absolu.

 

Quel(le) président(e) se souviendra de la prophétie ?
Zemmour connaît-il la vocation spirituelle et métaphysique de la France ? Sait-il que Tzarfat est le nom de la France en hébreu, et ce nom figure dans la Torah, dans la prophétie Obadia, valeur numérique 770 ? Etrange affaire que voir apparaître le nom de ce pays, des siècles avant qu'il n'existe dans la réalité géopolitique…
La France, pays d'émergence du messianisme explicatif… Voilà un thème que Zemmour ne peut ignorer totalement car on ne peut appartenir au peuple de Jacob et vivre en France sans que frémisse en soi la mémoire du verset Ufaratza.
 
Ufaratza signifie « tu t'étendras ».
C'est une prophétie, par l'usage du futur, dans le verset de Genèse 28, 14 : « Ta postérité sera comme la poussière de la terre, tu t'étendras à l'occident et à l'orient… » Cette expression, avait noté le célèbre rabbi Loubavitch, s'écrit avec les mêmes lettres que le mot Tzarfat (France). Que pourrait bien « étendre » la France si ce n'est la mise au clair de la Connaissance, dans la continuité de la Révélation ? La Connaissance se fera connaître, à l'Occident où elle rappellera l'apport de la révélation sinaïtique, puis, comme la descendance de Joseph, elle retournera à l'Orient en son lieu d'origine, au titre du Retour de la Chekhina.
Je voterai pour le ou la candidat(e) qui fera le lien entre la France et le fait d'étendre… la Connaissance.
 
Je recommande à tous les candidats à l'élection présidentielle de lire ces livres :
— La Face cachée du Cerveau
— La Lecture des Symboles
— Rebâtir le monde 
 
et de voir ce film :

jeudi 10 février 2022

Le procès de l'horrible tueur de la petite Maëlys…

Par Dominique Blumenstihl

Plusieurs personnes me reprochent de ne pas m'intéresser assez à l'actualité. D'écrire des textes trop compliqués et abstraits alors que chaque jour il se passe des événements qu'il faudrait décrypter pour en comprendre le sens.

Alors j'ai choisi de revenir sur cette affaire dont les médias parlent tous les jours : le procès de l'horrible tueur de la petite Maëlys…

Je refuse d'écrire son nom. Cet individu s'est, par son (ses) actes, extrait lui-même de la communauté humaine. Son nom est effacé et ne saurait figurer en égalité avec celui de sa victime.

Dépassant l'événement brut de ce crime,  j'essaie de comprendre à quoi nous avons affaire… Car enfin, le diagnostic des psychologues qui qualifient le tueur de « pervers narcissique » est faible, et je redoute que ces termes n'ajoutent à la satisfaction que le malfaiteur tire non seulement du crime commis mais aussi de sa préparation, de sa dissimulation, de ses mensonges… Satisfaction de passer en justice, d'attirer l'attention, d'émettre de nouveaux mensonges…

Je ne puis me ranger à la naïveté des observations qui lui trouveront je ne sais quelle pathologie à dénomination savante.
Il existe en effet d'autres forces actives dans le monde, elles portent un nom, bien connu de la Tradition. Elles ne relèvent point de la psychologie. Ni de la maladie. Mais de la conscience la plus aiguë agissant pour le mal. Ce mal auquel notre société ne croit pas, auquel nos thérapeutes de l'âme ne croient pas, car ils sont persuadés que tout s'explique par les relations de cause à effet. Le « mal » pourtant est là. En tant que tel. Actif plus que jamais, avec ses officiants, ses « grands prêtres ». Avec son « Seigneur » qui, de temps en temps, daigne en personne nous visiter sur terre, et répandre malheur, crime. Avec l'ambition de s'imposer, en niant la vie, pour se faire admirer, vénérer, reconnaitre comme le Prince de ce monde.
Je crains que le tueur de Maëlys ne soit un de ses délégués dévoué. Je ne traiterai donc pas de ce lamentable individu, qui ne mérite pas que son nom soit jamais prononcé, mais de l'entité dont il est le serviteur à qui il a vendu son humanité : Satan.

Réfléchissons à cette entité.

Se pose la question :

— Satan existe-t-il ?

Dans ce texte, j'étudie la tactique du Serpent. Il se dissimule, brouille la vue, ne connaît que la manipulation, il accuse et une de ses délectations, c'est de dire… en partie la vérité… Il est menteur, imposteur, tricheur… et il veut que cela se sache   

Seule, en face de Satan, se dresse la Connaissance. La vraie Connaissance. Sans compromission, dans la droiture de son être. Nous y travaillons… avec vous.

dimanche 30 janvier 2022

les temps nouveaux nouveaux — les temps du Cœur — sont là…

Madame, monsieur, chers amis,

A traiter du Mi et du Ma dans Omicron, on finit par le convoquer, ce virus. Il n'a pas manqué de sonner à ma porte et me laisser sa carte de visite… assez content d'être démasqué, car enfin quel intérêt le mal pourrait-il tirer de ses actes s'il devait garder pour lui le secret de ce qu'il organise ?

Je me suis donc retrouvé avec une grosse fièvre, insomnie, mal de tête, hallucinations fébriles…  Mais curieusement, dès le lendemain tout allait mieux. Je trouvais cela un peu bizarre… je me suis dit que le virus n'abandonnerait pas si vite.

A tous les coups, il attaque en deux temps.

Et c'est bien ce qu'il a fait, en pur style de Redoublement : le virus ne peut se comporter autrement que tous les êtres vivants, soumis aux invariants archétypaux qui conditionnent toute chose. Il est étonnant à ce sujet que les experts en virologie n'étudient pas la typologie archétypale comportementale des virus… Peut-être parce que la notion d'archétype leur est inconnue ?

D'abord la première charge très forte m'a lessivé, suivie d'un répit d'une journée… Puis la deuxième attaque, vagues de fièvres successives, fatigue extrême, et dans le cerveau, une sorte d'emprise sur un seul hémisphère… qui essaie de vous engloutir… On reconnaît là une signature typique d'une entité de type « hyponeurien ».

Elle se caractérise par l'obsession du « faire », d'entropie maximale cherchant à aller au-delà de sa limite, donc de prolifération tous azimuth, tout en fonctionnant sur les lois incontournables du réel. Il est urgent de relire « La Face cachée du Cerveau » pour bien comprendre ces « stratégies » virales, à l'intérieur des mouvements cycliques… Et un retour sur « la Synthèse des sciences » pour comprendre la position de la Science face au Réel. Pour comprendre quel est le statut de la pensée scientifique face à la Connaissance…

Après 10 jours de vagues fiévreuses, l'énergie commence à revenir, mais je reste vraiment très fatigué.

J'ai besoin de repos, et je présente mes excuses de ne pouvoir en ce moment mieux travailler sur le Blog ni de vous proposer de nouveautés initiatiques en partage…

Voici quelques liens qui présentent des articles qu'il sera peut-être bon de réviser ?

Cela se passe près d'un Puits… (hommage au petit Ryan tombé au fond d'un puits, au Maroc et qui n'a pas pu être sauvé.)

Créer la fondation des Cœurs-Unis…

—  Le chemin de l'Espérance. 3.

Il y a de belles perspectives devant nous, les temps nouveaux nouveaux (j'ai écrit deux fois « nouveaux » par erreur, mais deux fois valent mieux qu'une et je ne corrige pas ce qui est juste). Les temps du Cœur sont là… Nous le savons déjà, nous y sommes prêts, et nous y travaillons, avec vous.

Merci.

 



mercredi 5 janvier 2022

Bonne année à tous les amis de Don Quichotte, suivi du Mi et du Ma dans Omicron

 Bonne année 2022 

à tous les amis de Don Quichotte !



Le Mi et le Ma dans le variant Omicron,
par Dominique Blumenstihl-Roth

Mi et Ma, c'est une notion kabbalistique développée dans le Zohar, que Cervantès reprend dans les aventures de Don Quichotte. Ce dernier, en effet, lutte pour sauver la princesse Micomicona. Dans ce nom, on retrouve deux fois le mot Mi, désignant les informations divines se déversant sur terre. 
Dans Don Quichotte, le royaume de Micomicona a été dévasté par un géant, du nom de Caraculiambro. Don Quichotte est résolu à affronter le géant afin de restaurer les droits de la jeune Dorotea en qui il voit l'incarnation de la princesse de Micomicona. Le nom de Dorotea est lisible au moyen des clés initiatiques issues de la connaissance hébraïque : Don Quichotte veut sauver les générations, en hébreu et-Doro et asseoir le Mi sur le trône Coun. Le trône du Mi s'écrivant alors Micouna. Assorti de la répétition Mico par application de l'archétype du Redoublement, devenant Mico/micona.

En attendant le retour de la légitime autorité du Mi, le géant fait des ravages ;  il a chassé Dorotea, exilée.
Il est bien possible que nous en soyons là : le géant a pris le pouvoir, avec ses valeurs matérialistes et son idéologie négationiste de l'esprit. Son nom est symptomatique, Caraculiambro signifiant clairement (pardon mais c'est ainsi) quelqu'un qui a « la tête à la place du cul ». L'imposteur s'est emparé du territoire de Dorotea, privant la génération des bienfaits du Mi, imposant l'emprise unilatérale du Ma
Les forces du Ma sont identifiées dans le Zohar, et sous cette dénomination contractée, elles désignent un état mental, une représentation du monde selon des critères centrés exclusivement sur l'économie, l'exploitation, la production quantitative. L'empire du Ma répond d'une idéologie, un dogme, un culte niant toute prérogative à l'esprit. Comble de cynisme, Caraculiambro, prince du Ma, s'orne de bons sentiments, d'idéaux charmants, comme la bienveillance, le partage, la solidarité. Il voudrait même sauver le monde — à condition bien entendu que son pouvoir puisse à jamais perdurer, distribuant ses gratifications à ceux qui contribuent à le maintenir en place et parmi eux, ceux-là même qui se voudraient moralistes,  champions de l'éthique… Une éthique allant dans le « bon sens », celui des idées convenues, ressassées et enseignées : celle de Caraculiambro dont les valeurs finissent par se répandre comme des évidences naturelles alors qu'elles ne sont que l'expression d'une stratégie visant la soumission des êtres.

Où sont les Quichotte, capables d'affronter le géant et le renverser ?
Une lutte qui ne consiste pas à remplacer un mode de gestion par un autre (extrême gauche contre extrême droite par exemple) mais de modifier le paradigme de pensée qui gouverne nos actions. Mettre en place une politique quichottienne… C'est cela, être en marche.

A l'instant où j'écris ces lignes, je reçois un SMS de la part d'une société qui vend des lampadaires et ampoules d'éclairages… Le réel se mêle toujours à tout instant de ce que l'on dit, pense et fait. Bon signe, me dis-je, sur le plan de cohérence temporel où tout ce qui m'entoure exprime son opinion dans le dialogue permanent qui s'établit avec la Vie : il est plus que jamais nécessaire d'éclairer les opinions. Et parlant de lampadaires, revenant à Don Quichotte, nous le retrouvons dans l'auberge, pendant la nuit, au chapitre 17 du tome I. Un fâcheux de l'Inquisition lui donne un coup sur la tête avec une lampe dont l'huile finit par lui dégouliner sur le visage. Si bien qu'il devient lui-même une lampe éclairant la situation. On appelle La Lampe un kabbaliste quand il atteint le niveau de compétence lui donnant le droit non seulement d'enseigner ce qu'il a reçu de lumière par ses aînés, mais ce qu'il découvre par lui-même et de partager ses lumières avec les autres afin de susciter éveil et engagement.
Charge au récipiendaire de l'enseignement de le valider.
 
Le combat contre Caraculiambro qui, à chaque génération, tente d'expulser les forces du Mi, n'a rien à voir avec les manifestations de violence : il s'agit d'un combat autrement plus difficile. Ce n'est pas une « lutte de classes », mais une compréhension du monde selon le Code des archétypes et selon la schématisation que propose le Code de l'alphabet sinaïtique.
Comment agir au service du Mi pour contrôler le Ma, et non l'inverse ? Comment restaurer la prévalence de Micomicona… Comment réaliser une union entre Mi et Ma, restaurer l'intégralité de la structure, sans détruire la partie antagoniste mais en la plaçant sous la curatelle du Mi ?
Le Ma n'est pas condamnable en soi, mais laissé à lui-même, sans les directives du Mi, il génère une autoconviction qui le persuade de sa toute puissance, si bien qu'il veut occuper tout l'espace de la structure au détriment du Mi dont il finit par nier jusqu'à l'existence. Le Ma tout seul, convaincu qu'il n'existe pas d'en-face dialectique, développe l'entropie jusqu'à son propre anéantissement auquel d'ailleurs il ne croit pas, s'agissant pour lui de produire les conditions du désastre et en même temps les pseudos-solutions pour l'éviter. Imposteur suprême, usurpateur, il pose les conditions de l'évolution civilisatrice, préconise et défend ce qu'il estime « la seule solution », étant entendu que ce soit la sienne à l'exclusion de toute autre voie. Sont exclues, bannies, les voies de la Connaissance alors que la vraie solution se trouve consignée dans ce secteur-là de la pensée.
 
Je me rappelle soudain le nom de la tempête Irma qui avait sérieusement dévasté les côtes de notre pays. Ce nom nous avait avertis : il faut mirer (mira) le Ma : voir le Ma , considérer les dégâts qu'il occasionne et aller (ir) vers le Mi où s'exprime la parole (Amr).

Quant au fameux variant Omicron, certains se sont indignés qu'il fasse penser à son envers Ma. C'est un mécanisme normal de l'esprit de remplacer une voyelle par une autre… et dans Don Quichotte, Sancho Panza le fait sans cesse, créant des cascades de double sens. Omicron contient en effet un Mi dans son nom. Ce Mi nous invite à considérer la présence codée en lui de l'entité Mi vers laquelle aller, sous gouverne de la « Couronne » — Corona. Ce virus au nom édifiant devient de plus en plus loquace, et au travers des faits vécus les plus douloureux, comme la maladie, le décès, la souffrance qu'il occasionne, il exige d'être compris au-delà de la pharmacopée des laboratoires. Il a imposé tant d'épreuves à ses victimes directes mais aussi à l'ensemble du corps social, qu'il s'impose de trouver le sens de l'événement qu'est la pandémie. Ignorer le sens de cette pandémie, c'est rester dans l'ignorance. Se pourrait-il qu'une erreur cognitive, ignorée de la médecine, de la biologie, insoupçonnée des sciences, soit à l'origine de la pandémie ? Quel vaccin nous protégera de l'ignorance si nous n'avançons pas vers cette connaissance ? Le  Corona, par son variant Omicron, indique au travers de son nom que nous avons omis la Couronne (Krone). Il signale, par défaut, le lieu qu'il faut quitter d'urgence, celui du Ma, et nous tourner spirituellement vers les forces du Mi, au service de la Couronne, « Kéther », image du modèle d'Absolu…


P.S. Le Mi et le Ma, ces deux concepts sont des archétypes, des invariants. Ils sont développés dans le livre Le Principe du Langage ou l'Alphabet hébraïque, dans La Face cachée du Cerveau, et dans la série des films Les secrets de l'Alphabet hébreu.

samedi 25 décembre 2021

Cela se passe près d'un puits. Commentaire du verset Genèse XVI-14

Cela se passe près d'un puits (Gen. XVI-14)… 
Commentaire d'un verset biblique par D. Blumenstihl-Roth
 
 
J'ai choisi cette semaine un verset de Genèse particulièrement énigmatique…

1. Le Puits du Vivant de ma vision
« Et ce puits fut appelé le puits du Vivant de ma vision, il se trouve entre Qodès et Béred… » 
Pourquoi cette précision : entre Qodès et Béred ? Parce que les noms, dans la Torah, sont toujours significatifs. Ce sont toujours des termes codés qui désignent autre chose qu'eux-mêmes, n'en déplaise aux littéralistes qui pensent qu'il ne s'agit que de termes neutres. S'ils étaient neutres et non-signifiants, leur mention n'aurait pas été canonisée. Ce sont des mots-archétypes. Qodès et Béred s'écrivent respectivement :
ק ד שׁ
ב ר ד
Et le mot puits (beer) s'écrit :
ב א ר

Qodès (que j'écris avec un Q correspondant au Qof hébreu) est le nom d'une ville dans le désert et s'écrit avec deux (Qof et Schin) des 4 ultimes lettres qui se situent à la cime droitière de l'arbre alphabétique. C'est-à-dire que Qodès se situe en un lieu élevé où le Qof conduit et ouvre la porte Dalet vers le Schin. D'où le sens de sainteté, sanctuaire, quand on ajoute à ce mot un Aleph de terminaison en araméen.
Le même mot, finissant par un Hé, désigne la courtisane, la prostituée mais aussi le caractère sacré d'un lieu ou d'un serment. Par ces lettres, on écrit également la Keducha, c'est-à-dire la proclamation de la sainteté de Dieu, la troisième bénédiction de la prière (explications détaillées p. 3325 dans le dictionnaire El Maleh). 
On comprend que sainteté et… prostitution soient liées, qu'une seule lettre s'ajoute à Qodès et l'univers bascule. La sainteté des prostituées est une notion admise dans l'indouïsme (voir l'admirable film Devdas de Sanjay Leela Bhansali). Dans le judaïsme, plusieurs cas bibliques se posent où l'initié(e) ne craint pas les unions scabreuses, au titre de l'Union des Opposites. On se souviendra de Tamar qui, afin d'obtenir justice, se mit en posture de dévergondée pour obtenir les faveurs de Juda. Elle imposa ainsi l'Union au mépris de la petite moralité, consciente que l'éthique de la survie primait : l'avenir messianique dépendait de cet acte.
A l'autre extrémité de Qodès, sainteté ou prostitution, avec pour centre de gravité le puits, se trouve Béred. Bet, Resch, Dalet, valeur numérique 206 qui est aussi celle de son anagramme Dabar, la parole. A moins que l'on préfère la peste, ou la grêle qui s'écrit, elle aussi, avec les mêmes trois lettres (Dever).
C'est entre ces extrêmes que se situe le puits où Agar a « vu », bien qu'en réalité elle ait surtout entendu les paroles transformées en vision occulaire. D'où le nom du « puits du Vivant de ma vision ». Sa vue ou vision s'effectue entre Qodès et Béred, entre d'une part la bénédiction et d'autre part, la parole ou la grêle destructrice. Il y aurait donc deux façons de voir le monde. Celle fondée sur le matérialisme dur  — la grêle froide et violente, destructrice — et celle qui pourvoie la vie, voyant au-delà de l'évidence des choses apparentes. Deux visions, d'une part celle du littéralisme où les choses ne sont que ce qu'elles semblent : vision scientifique ! D'autre part celle qui décrypte l'apparent pour en extraire la parole cachée qui l'habite. L'initié se dotera de la double-vue et ne s'en laissera pas conter par la prétendue objectivité du rationalisme qui ne discerne pas les secrets de l'apparent.
Agar a vu la double possibilité : voir de part et d'autre. Le puits (Beer) donne son eau, entre ces deux polarités, eau de la vision lucide qui illumina Agar : elle a vu le « Vivant de sa vision », c'est-à-dire qu'elle a compris le sens de ce qu'elle a vu.
Beer (le puits) s'écrit Bet, Aleph, Resch.
La structure Bet abrite et redonne le système Aleph, qui expose son identité cérébrale Rosch. Le cerveau cosmique, système et énergie, sort de sa cachette, de son puits, afin qu'apparaisse le champ unitaire du sacré par l'identification du référentiel cortical commun et universel. Est-ce cela que vit Agar, à l'endroit du puits, entre les deux lieux de la polarité aux extrêmes opposés ? Elle vit la situation que vivrait son fils Ismaël, encore intra-utérin à ce moment-là : il aurait à équilibrer Qodès et Béred et veiller à toujours appuyer, préférer la sainteté sans s'adonner à la vindicte de la grêle, et retourner comme le fit sa mère, au sein du clan abrahamique au service du Hé universel, donc sans rupture avec la voie d'Isaac.

2. Abram a 86 ans à la naissance d'Ismaël
Le chapitre XVI de Genèse se termine dans son dernier verset par la mention qui précise l'âge d'Abram à la naissance d'Ismaël. Il avait 86 ans. Qui s'écrit en hébreu :
ואברם 
רם בן–שׁמנים שׁנה ושׁשׁ שׁנים בלדת-הגר את-ישׁמעאל לאברם
Ce verset dit : « Abram était âgé de 86 ans, lorsque Agar lui enfanta Ismaël. » En une ligne, nous retrouvons les trois protagonistes dont les noms sont alignés, dans l'ordre hébreu : Abram (deux fois : une au début du verset et une tout à la fin), Agar, Ismaël. Le Patriarche, mentionné deux fois ouvre le verset et le ferme. Entre cette accolade, Agar et Ismaël se suivent. Le premier mot du verset est en effet Abram, ainsi que le dernier (traduit par lui) et entre les deux s'introduisent Agar et Ismaël. Entre les deux Abram (début et fin), on notera la présence réitérée de la lettre Schin (droitier) qui revient à 6 reprises dans 5 mots différents, dont deux Schin dans le mot disant « six ». Une insistance porte donc sur le nombre 6 martelé par la lettre Schin redoublée dans le mot et présente à six reprises dans le verset. Evoque la fin d'un cycle accompli, sur ses 6 couches. Abram — premier mot — rejoint Abram, dernier mot du verset au travers de cet accomplissement réalisé en 6 étapes, et en effet, entre Abram d'ouverture et Abram de fermeture, six mots se déroulent.
J'ignore si les talmudistes ont observé cette dynamique du Schin sur le modèle 6 et le rythme des 6 mots séparant les deux Abram. Elie Munk qui a rassemblé les principaux commentaires n'en parle pas. Mais j'imagine que quelque Cordovero ou savant Luzzato aura repéré cette construction avant moi dans quelque ouvrage de la gigantesque bibliothèque hébraïque, dans un de ces grimoires kabbalistiques qui attendent d'être traduits et portés à la connaissance du monde. Serais-je le premier à l'avoir vu, qu'en toute modestie je pense bénéficier d'un bon « karma », une énergie venue de plus loin qui me fait découvrir ces mystères de l'écriture hébraïque, comme si la voix transgénérationnelle d'une longue mémoire traversant les siècles guidait mon regard et me facilitait les découvertes. (Mais peut-être suis-je en train de signaler ici une banalité enseignée dans les école rabbiniques, connue et sue depuis trois millénaires ? Dans ce cas, je présente mes excuses pour mon apparente vantardise.)

Aucun mystère par contre dans le texte hébreu qui dit littéralement : « Abram quatre-vingt ans six… » Le mot six est mis en valeur, rejeté qu'il est après les ans… Le patriarche semble avoir accompli tout ce qu'il pouvait faire en tant qu'Abram, parvenu à ses 80 ans + 6 et la naissance d'Ismaël. 80 : lettre Pé, la parole. Et 6, le cycle se fermant. Première lettre qui ouvre ce dernier verset. Tout aurait donc été dit en cette fin de chapitre XVI ? L'épopée de Lekh-Lekha (vas vers toi-même) se terminerait-elle ici ?

3. Changement de nom : Abram devient AbraHam
Le chapitre XVII s'ouvre sur une reprise directement greffée sur la fin du chapitre précédent : « Abram étant âgé de 99 ans… » Quoi ? 13 ans ont donc passé, sans que rien de notable se produise ? Le lecteur tourne la page et 13 années plus tard, il retrouve le brave Abram au premier verset exactement dans le même état qu'au chapitre précédent ? Les années s'écoulent sans événement… vie ordinaire sans doute… mais « le Seigneur lui apparut et dit… » La vie du Patriarche devenu petit père tranquille est à nouveau bousculée, Dieu lui assène une quantité considérable d'informations.
Les 99 ans du vieil homme ont été commentés par les talmudistes et le Zohar n'a pas manqué de cribler ce verset. Le Patriarche est à nouveau convoqué, recevant là un discours détaillé de la part de « El Chadaï », qui commence par le don de l'Alliance (XVII-2) et la promesse de la multiplication. Suivi par le changement de nom : « Ton nom ne s'énoncera plus Abram, ton nom sera Abraham. » Mutation irréversible, par le Hé introduit entre le Resch et le Mem.
א ב ר ם
א ב ר ה ם

Le Zohar relève que le mot Bérit revient 13 fois dans le chapitre XVII. Cette réitération calculée répond-elle aux 13 années de silence qui s'écoulèrent entre la naissance d'Ismaël et l'annonce de l'Alliance ? Le nouveau cycle commence par l'attribution du Hé dont Abraham et Sarah sont gratifiés. Non en récompense de ce qui fut déjà accompli mais en signe distinctif sanctionnant leur compréhension de la fonction normative de la dualité dont cette lettre est l'icône. Les deux piliers de la lettre forment structure, surmontée d'une plate-forme horizontale signifiant l'échange latéral circulant d'un hémisphère à l'autre et opérant le « saut » dans l'espace resté ouvert à la cime du pilier de gauche. (Voir Le Principe du Langage ou l'Alphabet hébraïque).
Abraham et Sarah ont compris non seulement la dualité à titre personnel dans le couple qu'ils forment mais également la relation duelle fonctionnant entre Dieu et sa Création, le « Qui Sait » invisible face au « Qui Fait » de la réalité. Ce Hé marque très nettement la disparition d'Abram et la naissance d'un être tout nouveau agissant dans un cycle nouveau. Abram est mort ce jour-là, à 99 ans. Abraham naît ce même jour et avec lui, une étape nouvelle de la Révélation s'ouvre, fondée sur l'Alliance concernant la descendance par Isaac en partage avec toute l'humanité. « Abraham devient le père de tous ceux qui viennent sous les ailes de la Chékhina… » écrit Elie Munk dans son commentaire de Genèse, p. 166.

4. Que devient Ismaël ?
Après la remise du Hé, Dieu parle au Patriarche et lui donne sa feuille de route. Mais ne perdons pas de vue Ismaël. Qu'est-il devenu depuis sa naissance 13 ans plus tôt ?
Ismaël est fils d'Abram, et le chapitre XVI s'est terminé sur cette précision, tandis que le chapitre XVII stipule qu'Isaac est fils d'AbraHam. Ce n'est pas le même homme, car un changement profond intervient par le supplément significatif du Hé surrérogatoire. Il n'est donc pas juste d'affirmer, comme on l'entend souvent, qu'Ismaël et Isaac seraient frères : ils ne le sont point par leurs mères, mais pas non plus par leur père car Abram ne saurait se confondre avec Abraham. On me rétorquera que du point de vue physiologique l'homme demeure le même. Mais à mon sens, l'évolution spirituelle de l'être et le changement d'identité ne sauraient se produire sans qu'une mutation analogue s'écrive dans le corps. Cette mutation est induite par l'acte de la circoncision, ordonnée en ce chapitre XVII.
Abraham ne rejette pas Ismaël, né du temps où il s'appelait encore Abram, il ne renie pas son passé : apprenant qu'il aurait un fils par Sarah, le Patriarche dit à Dieu (toujours en dialogue !) : « Puisse Ismaël subsister devant toi… » Parole d'un père inquiet pour son premier fils, né avant la circoncision et avant le Hé. Abraham a-t-il craint que la naissance annoncée d'Isaac ne corresponde à un Tzadé final qui tomberait sur le fils de la servante non moins aimée ? A-t-il craint que le premier enfant (Bip) soit retranché par l'arrivée du second (BOP) ? La lignée d'Ismaël était-elle menacée par la naissance d'Isaac pour qu'Abraham interroge Dieu à son sujet ? La demande du vieux père est agrée par Dieu qui confirme (XVII-20) : « Quant à Ismaël, je t'ai exaucé, voici, je l'ai béni, je le ferai fructifier et multiplier à l'infini, il aura 12 princes et je le ferai devenir une grande nation… »
C'est à la demande expresse d'Abraham qu'Ismaël est béni et promis à un grand avenir, cependant que l'Alliance ne se dirige que sur une seule branche « je la confirmerai sur Isaac, que Sarah t'enfantera à pareille époque, l'année prochaine… » (verset 21). Les deux voies sont maintenant clairement déclarées, Ismaël est béni et obtient la faveur d'une riche descendance tandis que l'Alliance se réserve et se confirme sur Isaac puis Jacob en vertu d'une confirmation explicite.

Que de choses se produisent en cette 99è année d'Abraham. Il a franchi le Tzadé (90) gravi les 9 marches jusqu'au Tet (9), lettre du symbolisme annonciateur du Qof (100) qui verrait la naissance d'Isaac. A compter de 99, la circoncision tranche un maximal de croissance, et elle sera pratiquée sur Isaac à 8 jours après sa naissance, et sur Ismaël, déjà âgé de 13 ans. (Lire à ce sujet La Mission Juive (Réponse à Hitler) qui explique le sens de la circoncision). Ce rituel, ordonné par El Schadaï, désigne la fin d'un cycle marqué par le mot « daï » présent dans le nom de l'immanence divine parlant à Abraham. « Daï » voulant dire « assez fait, assez de choses ». Assez fait dans l'ancien cycle, donc ouverture du nouveau, qui débutera dans la joie et le rire, comme l'indique le nom d'Isaac.

Peut-être vivons-nous à titre collectif une époque similaire, où l'énergie déserte un cycle d'idées et de concepts devenus obsolètes et entrons-nous dans une ère nouvelle ? Cela se passe près d'un puits, dont nous pouvons puiser les enseignements de la Connaissance pour ré-enchanter le monde.
Nous y travaillons… avec vous.
 
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mercredi 15 décembre 2021

Films de Dominique Aubier. Remise spéciale pour le remplacement des anciens DVD altérés

M.L.L. / Films
BP 16
F - 27240 DAMVILLE
Mesnils-sur-Iton
dominique-aubier.com
d-b-r(+)bbox.fr


Objet : Films de Dominique Aubier. Remise spéciale pour le remplacement des anciens DVD.

Madame, monsieur,

Certains films de la série CinéCode conçus par Dominique Aubier souffrent de problèmes techniques dus à l'altération du support DVD.

Nous avons donc changé de support et repartant de la matrice originale, ils sont maintenant disponibles sur clés USB haute définition pouvant être lues sur ordinateur et télévision équipée de la prise USB.

Les personnes possédant d’anciens DVD altérés et désirant les remplacer bénéficient d'une remise spéciale de 50 %. Les films sont disponibles sur clé USB à partir de 4 unités.
Pour les films à l'unité, par 2, ou 3 nous privilégions le téléchargement, par un site dédié où les films pourront être téléchargés.

Cette offre ne figure pas (pour l'instant) sur le site Internet.

Aussi faudra-t-il privilégier le paiement par chèque ou par virement de la somme correspondante. Utiliser le bon de commande ci-joint.

Je vous remercie de votre fidèle attention,

DBR

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Offre réservée aux personnes désirant remplacer les DVD altérés : remise spéciale 50%

Pour acquérir un film à l'unité nous privilégions le téléchargement par un serveur dédié.

Série Ciné-Code sur clé USB 

(les prix indiqués sont les prix normaux. Calculer et déduire la remise)


1 —Toros, mythe et métaphysique d'un rituel archaïque    27 €

2 — Pardès sur Alzheimer                                                  28 €

°3 — Le Logiciel kabbalistique                                            32 €

4 — Pour qui, Pourquoi, Comment ?                                  27 €

5 — Pourquoi ? 18 décembre 2009, un jour où il y avait de la neige                                                                                   27 €

6 — Il est temps pour la Kabbale…                                    32 €

*7 — Séphirot, Je est un autre                                            38 €

8 — Le Sceau de Compétence                                           28 €

°9 — Les Charmes et les Fastes de l’Alphabet Hébreu     
32 €                                                                                                
°10 — L’Impromptu de Genèse…                                       32 €

*11 — La Table des Séphiroth                                            32 €

12 — La Révélation                                                            32 €

13 — Les 13 Clés du Code des Codes                              32 €

14 — La Crise                                                                    32 €

15 — Les Dix Plaies d'Egypte                                            32 €

16 — Les Trois Dimensions de l'Espace                            32 €

17 — Le Destin                                                                  32 €

18 — Le Mécanisme inoubliable                                        32 €

19 — Le Messianisme                                                        32 €

*20 — Le Flux séphirotique                                                32 €


Les films Romance de l'Esprit et Les Petites chroniques du Temps bénéficient aussi de l'offre spéciale de remplacement  des DVD, remise de 50% :
✌  —  Romance de l'Esprit                                                   27 €
✌ — Les Petites Chroniques du Temps Dominique Aubier commente l'actualité                                              vol.1 :    25 €
                                                                             vol. 2  :    18 €

 

Remise pour les DVD remplacés : 50 %. Disponibles sur clé USB à partir de 4 exemplaires. (De 1 à 3 exemplaires, nous privilégions le téléchargement. Indiquer adresse e-mail pour les recevoir.) 

                                                             Total 1   =

                                                 Déduire 50 %    =

                                                             Total 2   =                                                                        
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Joindre le règlement correspondant à la commande (chèque à l’ordre de M.L.L.-Films)
M.L.L. – FILMS - B.P. 16 - F - 27 240 DAMVILLE (France)  e-mail d-b-r(at)bbox.fr                dominique-aubier.com

vendredi 26 novembre 2021

Créer la Charte des Cœurs-Unis… avec Don Quichotte

Par Dominique Blumenstihl-Roth ©

1. La France est en indigence nutritionnelle
Le nombre de pauvres augmente, ce n'est pas vrai disent les statistiques. Cependant, même si leur nombre reste stable, est-ce une réussite ? La pauvreté matérielle se mesure selon des critères économiques, le revenu, les indices du coût de la vie etc., mais il existe d'autres forme de misère, je parle de l'indigence culturelle qui augmente à vue d'œil ainsi que l'épaisseur de la vulgarité qui se consolide… parmi les prétendues élites qui ne parlent que de « croissance » : s'imaginer que l'on puisse croître toujours plus, au mépris de la loi naturelle de l'arrêt évolutif marqué sur le secteur « hyponeurien » est en effet une grave erreur, j'allais dire une vulgarité issu de l'ignorance, à moins qu'il ne s'agisse d'une obstination décidée en vue d'un enfoncement dans la voie du non-retour.
L'empire du « faire » marque son territoire, avec le projet civilisationnel qu'il impose au travers de ses options productivistes : travailler plus, travailler plus longtemps, gagner plus, « faire plus », tout faire pour « sauver le système ». La réalité se courbe-t-elle à cette conception de l'existence ? L'ignorance de la réalité, de son Code, s'abrite sous un langage hyper-technique d'experts qui croient en la continuité linéaire du déjà-existant. Une illusion fondée sur une logique de la perpétuation du même. Le comique Buster Keaton a mis en scène cette situation : visage impassible, très sérieux, tout à son affaire, il conduit une locomotive dont les rails s'enfoncent dans la mer. Il voit s'approcher l'océan, il sait que la voie ferrée conduit droit dans les abysses, mais il continue avec passion d'enfourner du charbon dans la chaufferie de la locomotive. S'engouffre-t-il dans la mer, avec sa machine, qu'un gros plan sur son visage le montre passionnément actif, la pelle à la main, car il s'agit pour lui de ne jamais s'arrêter, de conduire le train au-delà de l'absurde. Nous en sommes là : à nous persuader que la limite du réel recule et qu'il nous est permis de persister à « faire comme si de rien n'était ».

L'Alphabet hébreu nous enseigne que l'évolution du côté quantitatif est bloquée en Tzadé final (valeur 900). Qu'aucune extension d'espace ne lui est concédée. La température de la chaudière atteint son maximum entropique au-delà de laquelle elle explose. Les sciences l'ont observé et décrit au travers des travaux d'Ilya Prigogine et ses « structures dissipatives ». L'Alphabet hébreu est plus précis : il signale l'arrêt du chaos et la stratégie de survie. Dans le texte de Genèse, l'arrêt est représenté par l'apparition symbolique de l'animal qui en est le porteur allégorique, le Serpent Nahasch. Lorsque le Serpent paraît, le changement de cap s'impose. La cessation du « faire » devient une obligation, car l'énergie évolutive opère un transfert vers la branche évolutive d'En Face où il existe encore quatre étapes de progression, uniquement qualitatives.
On se reportera à La Face cachée du Cerveau pour en connaître le processus. Ce livre constitue le viatique indispensable à toute politique, à tout projet de développement réaliste.

2. Les fausses notions de « croissance » et de « décroissance »
J'ai appris que certains réfugiés — illégaux, clandestins, je ne sais comment les nommer — tentent de traverser la Manche sur des matelas pneumatiques qu'ils propulsent de leurs bras afin de gagner les rives de leur El Dorado imaginaire. Ils sont entraînés au large par le courant très puissant à cet endroit. Ils connaissent le risque, ils savent que leur acte est insensé. Ils espèrent le miracle. Il se pourrait que nous soyons dans la même situation, assis sur un de ces matelas gonflés au gaz des illusions économiques, engagés dans une quête de bonheur fait de fausses croyances. Travailler plus, gagner plus, avoir plus… Ramer plus fort… Noble projet qui serait sanctifié s'il devait conduire à plus de liberté. Une liberté qui se dégagerait afin que nous puissions nous instruire, apprendre. Au lieu de cela, la plus-value de travail va à l'augmentation de la consommation, au grossissement du mastodonte qui espère, exige de s'enfler encore. Connaît-il sa limite ? Elle se situe à l'endroit précis du Tzadé final. C'est là que s'impose la cessation de toute forme de croissance.

Il n'y a pas non plus de « décroissance » — ce qui reviendrait à revenir en arrière du Tzadé 900 vers des formes antérieures et toujours situées sur la même branche évolutive. La notion de « décroissance » est conceptuellement une hérésie en ce qu'elle imagine que la solution pour sauver le secteur hyponeurien consiste à le préserver en reculant sur une ligne de front moins exposée au barrage qui se dresse sur l'avant. Naïveté et méconnaissance des lois évolutives que cette théorie de la « décroissance » que l'on opposerait à la « croissance », car l'énergie évolutive ne régresse jamais (sauf lors de l'épisode sporadique du retour archigénique), les espèces disparues ne reviennent pas, le « bon vieux temps » ne revient pas. La thèse de la « décroissance » voudrait que soient réduites les productivités… pour mieux les garder sur la même modélisation. Empêcher l'ex-croissance et donc décroître, afin de maintenir le « système » dans une limite acceptable, c'est encore et toujours sauver le « système ». Les théoriciens de la « décroissance » ne font qu'ajouter une option visant à la continuité de la dynamique hyponeurienne.
Je les invite à voir de près comment fonctionne l'empire de l'hyponeurien, et pour cela, d'étudier la fourmilière. Le monde des insectes sociaux offre en effet l'image exacte de la société hyponeurienne.

La vie des fourmis est passionnante. Ce sont des hyponeuriens naturels, car leur système nerveux se situe en-dessous des mandibules et ils disposent d'un exo-squelette sous la forme d'une carapace de kératine. Il existe de nombreux ouvrages qui en décrivent l'organisation : l'individu n'y a aucune importance, il n'est qu'une force de travail au service de l'entité collective qui fonctionne comme un système en soi. Productivité, organisation automatisée, en croissance continue… jusqu'à un certain stade. Une fourmilière se développe selon un schéma stable, en croissance jusqu'à un certain point, à l'intérieur d'un cycle qui connaît sa fin. Il survient toujours, en été, un moment de maximalisation qui bouleverse totalement le fonctionnement. Est-ce l'influence de la lumière, de la température ? Les facteurs extérieurs favorisent-il ou déclenchent-ils les phénomènes ? Il s'agit plutôt d'une loi évolutive incontournable — archétypale — qui met le processus en route : la fourmilière soudain développe non pas une sur-croissance ou une « décroissance » pour se survivre, mais produit des individus ailés qui fuient le nid et reconstruisent, plus loin, une nouvelle niche. Il y a cessation de croissance. Apparition d'une mutation d'individus ailés. Envol. Fuite. Ce phénomène d'exode est observable chez les abeilles. Tous les apiculteurs surveillent l'état de leurs ruches dont ils savent qu'à un moment, sur un ordre systémique venu de la structure que forme la ruche vivante, une migration d'abeilles s'organise autour d'une nouvelle reine en devenir. Il n'y a ni « croissance infinie » ni « décroissance », mais exode. Quête d'un nouveau lieu. Refondation d'une colonie.
Il ne s'agit certes pas d'imiter le mode de vie des abeilles, car l'humain n'appartient pas à la catégorie des hyponeuriens, mais de prendre note de la loi naturelle qui impose sa règle sur toutes les espèces vivantes : la « non-croissance continue » est une loi du vivant, contre laquelle les trépignements des économistes ne pourront rien. De même la « décroissance » est une fiction, une innocence — ou une supercherie inventée par ceux-là même qui voudraient la perpétuation de l'étant.

3. Nous sommes des réfugiés de l'esprit
Nous sommes des exilés ne trouvant plus de territoire où poser leur être. La France est « occupée », non par des immigrés désespérés que l'on nous présente comme un danger, mais par une idéologie du « faire » conçue par des absolutistes aux idées vissées dans la matière : qu'ils soient de droite ou de gauche dans l'échiquier politique, ils ne représentent que des modulations du même système hyponeurien selon des modes d'application différents de l'emprise matérielle.
Où aller ? Où fuir ? Partir sur la lune où se reconstruirait une humanité fomentant les mêmes concepts ?
Il n'y a pas d'autre lieu. C'est ici-même que tout se passe. C'est ici que doit s'opérer le « changement de paradigme ». Remplacement d'un style de pensée par un autre. Non pas accommodement avec ce qui prévaut jusqu'alors sous prétexte qu' « on ne peut pas faire autrement » ou que le « bon sens » l'exigerait : le « bon sens » n'est que l'affirmation d'une idée toute faite tirée de ce que l'on estime être une évidence mais qui n'est qu'une opinion… non démontrée. Il faut changer de logiciel, dirons-nous en terme d'informatique, à cela près que nous n'avons pas à l'inventer, mais simplement à prendre connaissance du logiciel qui gouverne la réalité. Quelles sont les lois du réel ? Quel en est le code ?
Nous voulons « sauver la planète ». Les experts préconisent de limiter le réchauffement climatique, de grands congrès internationaux d'année en année alertent les populations, qui cependant ne réfléchissent qu'en termes de « faire » et ne posent pas, en thèse initiale des discussions, la question fondamentale de l'identité de notre terre. Sur quelle planète vivons-nous ? Qu'est ce que l'humain ? Quelle est sa vocation, son sens ? Que faisons-nous ici ? Tous ces débats de techniciens finissent par des compromis de faisabilité, moins de charbon, plus de renouvelable… tandis que la vraie question de la destinée humaine est écartée. Les « coop26, 27, 28 » se suivent, précisément afin que le système se perpétue, s'arrange avec lui-même de sorte que l'hyponeurien — qui organise ces réunions — se survive « quoi qu'il en coûte » et continue de présider. L'ONU est devenue l'organisme officiel de cette bonne conscience que l'hyponeurien se donne à lui-même, à la fois moraliste et vertueux promettant de tout faire pour améliorer le sort du monde à condition que toute référence sacrée soit bannie du débat.

4. Un peu d'humour
Les extravagances de la pensée hyponeurienne, linéaire, dite « raisonnable », sont la source de nombreux comiques. Je suggère de regarder quelques films de Stan Laurel et Oliver Hardy. Dans un court métrage, on les voit effectuer la livraison d'un piano dans une rue en pente de San Francisco. Ils optent pour la solution la plus évidente à leurs yeux, le bon sens même, qui consiste monter le lourd instrument par un interminable escalier jusqu'à la maison où il doit être déposé. Tout en componction et gravité, sûr de lui, Oliver Hardy incarne à merveille le sérieux de la technicité absurde tandis que Stan Laurel, devant le caractère irréaliste de la tâche, s'enfonce dans un état de panique désarmant. Tout le film montre leur ingéniosité saugrenue, constamment mise en échec pour gravir la colline : l'hyponeurien attaque toujours par l'extérieur, par le plus compliqué, de manière obstinée, s'enfonce dans l'échec croyant le résorber, ne renonce jamais, envisage des améliorations, mais toujours à l'intérieur du même, ne conçoit pas qu'il existe une autre méthode que la sienne, refuse toute alternative, suscite des disputes internes entre les partenaires mais dont aucun ne s'imagine qu'ils sont collectivement dans l'erreur. Ce film est hilarant, surtout quand on pense qu'il décrit l'état de notre civilisation qui voudrait monter tout en haut le noble instrument de la vérité au moyen d'une méthode aussi absurde qu'inefficace, tandis qu'il existait une voie aisée et directe — la Connaissance — qui accédait à la maison. En effet, parvenus au sommet de la colline, exténués, les deux complices s'aperçoivent qu'ils auraient pu tout simplement suivre la route montante qui conduisait droit devant le portail de maison où le piano — métaphore du Code sur lequel pianoter — devait être livré. La prise de conscience survient… à la toute dernière image du film. Le clash entre l'immensité des efforts inutiles déployés et la simplicité de la bonne solution (manquée) déclenche le rire… Reste à espérer que nous ne serons pas aussi absurdes que nos héros.

5. Le saut quantique vers l'épineurien
« Le vrai changement se situe dans la sphère de l'esprit ». Ces sont là les paroles de l'écrivain Vaclav Havel, président de la République de Tchécoslovaquie, qui avait compris, à la lecture de La Face cachée du Cerveau qu'un de nos amis lui avait personnellement remis, que le changement civilisationnel ne pouvait se concevoir sans le paradigme d'une actualisation de la Connaissance.
Le vrai changement consisterait à retourner la polarité dominante, inverser le sens de rotation des intelligibilités du monde. Opérer un « saut quantique » afin que se réalise non pas la « transition écologique » mais la « mutation spirituelle ». Faire en sorte que l'électron de notre modélisation actuelle du monde, jusque là rivée sur l'orbite de la continuité linéaire saute sur une orbite toute différente ou qu'elle change de noyau autour duquel effectuer sa rotation. Il s'agit d'opter pour la polarisation « épineurienne » (cf La Synthèse des Sciences). Entre d'autres termes, être enfin humains. Répondre à une définition de l'humanité qui intègre sa dimension spirituelle. Cette dimension implique l'idée de responsabilité face à la Création… idée qui rebute, déplaît, contrarie, en raison d'une mauvaise compréhension du rôle des religions.
Elles sont des cristallisations anciennes et locales d'une compréhension symboliste du monde, alors que la Connaissance actualisée s'appuie sur une libération de ces symboles, une mise au clair des lois archétypales gouvernant le réel, mise en corrélation avec les sciences. Le nouveau paradigme issu de cette rencontre entre Connaissance actualisée et sciences est pleinement explicité dans l'ouvrage La Face cachée du Cerveau, dont on regrette que l'UNESCO — ce serait la mission — n'intègre pas la mise au clair. Mais à y bien réfléchir, ce dédain est compréhensible, car cet organisme (comme Oliver Hardy avec son piano) défend son point de vue unique, étant lui-même issu du secteur hyponeurien dont il soutient l'éminence ; il ne saurait permettre d'intrusion de l'élément perturbateur qui en ferait exploser la confortable innocuité.

Il manque à ces honorables institutions, aux politiques et à leurs programmes de donner une bonne définition de l'humain. Qu'est-ce que : être humain ? C'est opter pour l'énergie évolutive (Yod) ; s'impliquer dans le projet selon que le conçoit le système du vivant (Schin) ; activer son cerveau (Rosch) pour en connaître les lois ; se lier à l'Absolu (Alef) qui en est l'instigateur ; travailler à mieux comprendre cette organisation du vivant et l'enseigner (Lamed). Partant de cette définition, il sera possible de refonder la charte des Nations-Unies, en la transformant en une charte des Cœurs-Unis. Il est possible de construire une civilisation où le critère éthique l'emportera, critère édifié selon la pensée épineurienne qui a le privilège, au cours de l'Evolution, d'avoir développé la conscience. Pourquoi ne pas s'en servir ?


Lecture :

La Face cachée du Cerveau
La Synthèse des Sciences

Les Cœurs-Unis, avec vous.