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samedi 21 octobre 2023

Conflit Israël / Palestiniens, comment sortir de l'impasse ? par Dominique Blumenstihl-Roth

Par D. Blumenstihl-Roth
 

La première partie de ce texte se trouve ici.

Je remercie les nombreux lecteurs et lectrice qui ont bien voulu me témoigner leurs encouragements dans la poursuite de cette étude.

Noter qu'Ismaël est né avant que le Hé soit attribué à Abram. Isaac naît 14 ans après Ismaël, de la rencontre du Hé abrahamique avec celui de Sarah. Abram, à la naissance d'Ismaël, est encore incomplet.


5. Enseignement de l'Aqéda
L'islam gagnerait à réfléchir à l'épisode de l'Aqéda : la ligature d'Isaac selon la Torah. L'islam moderne affirme qu'il s'agirait du « sacrifice d'Ismaël », alors que la sourate 37 ne confirme pas cette option. En effet, le nom d'Ismaël ne figure pas dans cette sourate, du moins dans le texte arabe original. Il apparaît dans les traductions éditées en Arabie Saoudite, dont les Ulémas ont estimé qu'il fallait l'ajouter, créant par là une fausse lecture du texte de référence. Une manipulation qui déforme le texte coranique, ayant pour but d'éliminer Isaac et le remplacer par Ismaël. Ces traductions douteuses circulent dans toutes les associations musulmanes et servent de référence à l'enseignement dans les écoles coraniques.
 
En tout état de cause, il faut retenir le fait que le bras du Patriarche est retenu et que le couteau ne s'abattra pas. Quel intégriste, dès lors, aurait l'audace d'exécuter ce qu'Abraham ne fit pas ? A moins de se croire supérieur au vieux Père ou à Dieu lui-même ?
L'épisode d'Agar, errant dans le désert mérite lui aussi d'être étudié. Le couple Saraï / Abram demeure stérile : absence du Hé de la dualité, de la rencontre. Saraï possède un Yod final d'énergie, mais à quoi bon posséder un potentiel d'énergie s'il n'existe pas de lieu où la déposer ? Abram quant à lui — sur conseil de son épouse — se reporte sur Agar qui possède un Hé favorable à l'union. Ce sera le Hé de la lignée ismaélienne.
 
Après la naissance de son fils, Agar est « renvoyée » pour ses impertinences. Livrée à elle-même dans le désert, elle finit par gagner une oasis — un puits — où un ange apparaît, lui dictant la conduite à tenir. Agar reconnaît alors « le Dieu qui voit tout », le Dieu de la vision. Sans doute a-t-elle compris que ses ressentiments ont été vus et qu'ils sont à l'origine du rejet qu'elle a subi. L'ange vient de lui parler du Dieu qui entend : la détresse d'Agar a été entendue. Curieusement, elle invoque le Dieu qui voit. L'ouïe et la vue ne relèvent pas des mêmes postes cérébraux, et Agar semble donc particulièrement sensible à la vue, aux choses visibles, à ce qui paraît là, dans l'immédiat. Le Dieu d'Abraham est un Dieu de parole, du Verbe prononcé. C'est une parole qu'elle a entendue. A moins qu'elle ait « vu » ce qu'elle a « entendu », dans le sens où la parole entendue par l'aire cérébrale de l'audition touche l'aire visuelle et y suscite une vision ?
Le Dieu audient et voyant toute chose, même le caché, a démasqué ce que Agar a pu ruminer dans sa détresse ; il se manifeste à l'instant où, renonçant à la colère, vaincue, elle en appelle à Lui. Elle s'abandonne à Sa volonté. Elle en est aussitôt sauvée. La rédemption est immédiate, son retour dans le clan abrahamique est ordonné — sous condition d'humilité.

6. La blessure de l'Islam
Cet épisode douloureux marquant le début de l'aventure ismaélienne a-t-il jamais connu une pleine « résilience » ? La marque de cette blessure semble indélébile dans le cœur de l'islam qui semble lire-ressentir tout événement le concernant au travers de cette entaille. Il n'intègre pas le fait que la fracture a été réduite et la structure ressoudée. La moindre observation critique à l'endroit de l'islam touche en lui une susceptibilité toujours sur ses gardes, exacerbée par ce traumatisme ontologique : il se développe même dans l'islam une sorte de délectation de souffrance, toujours renouvelée, une martyrologie. Provoquer une guerre, quitte à en devenir la pseudo-victime, en retour calculé de la violence essuyée par le conflit qu'il déclenche… Je laisse aux psychanalystes le soin de nommer cette pathologie d'automutilation allant jusqu'au suicide, ayant la particularité de faire en sorte que les autres en soient tenus pour coupables.

7. Mémoire d'Agar
L'islam des origines, celui qu'invoquent les intégristes, oublierait-il la noble attitude d'Agar qui revint dans le giron abrahamique ? Au service de Sarah ? Oui, elle sut comprendre qu'elle devait être au côté et soutenir le projet abrahamique en aidant de son mieux le vieux couple.
Certains commentateurs croient qu'Agar « a vu » Dieu, car elle dit : « Tu es le Dieu de la vision, car n'ai-je pas revu ici même la trace du Dieu après que je l'ai vu ? » (Genèse XVI-13). Elle n'a pas vu Dieu, mais sa trace. Il serait bien étonnant qu'Agar ait pu « voir » ce Dieu caché dont on sait qu'il se dérobe à Moïse et qui ne le voit passer « que de dos », c'est-à-dire qu'il n'est perceptible que dans sa manifestation et non visible dans son essence. « Après que je l'ai vu » : ces mots d'Agar concernent le messager et non l'expéditeur. Elle a reçu / entendu / vu le message et l'ange messager porteur de la parole divine : messager de chair et d'os, bien vivant, qui lui a parlé et lui a fait comprendre sa situation, lui indiquant la marche à suivre, celle du retour dans le clan familial où son fils à naître sera intégré à sa juste place : fils de la servante. Une place délicate et qui ne peut, en aucun cas spolier celle d'Isaac, ni prétendre à la domination.
Avec la naissance d'Isaac s'opère l'apparition des deux branches polarisée de la descendance. D'une part, celle étant dévolue à Isaac, légataire de l'Alliance. D'autre part, celle d'Ismaël dont la responsabilité est différente. Les récents accords et conciliations entre Israël et de nombreux pays musulmans laissaient prévoir une généreuse perspective d'avenir de coopération entre les deux branches. C'est assurément pour briser ce mouvement que le Hamas a lancé son attaque barbare, afin de maintenir l'état de rupture qui lui permet de se nourrir de la haine. La haine pathologique des terroristes à l'endroit d'Israël est à mon sens issue du fait que l'Islam ne sait pas qui il est. Il ignore — et refuse — d'être le partenaire de la branche d'Isaac. Ce refus se cristallise en violence exprimant une crise dont la source remonte à l'épisode de Agar dans le désert. Un traumatisme transgénérationnel qui n'a pas fait l'objet d'exégèse par ceux-là même qui en souffrent… Je souhaite que ces lignes ouvrent ce grand projet par quoi la conciliation devient possible.


Lire à ce sujet :

mardi 10 octobre 2023

Comprendre le conflit entre Israël et Palestiniens, par Dominique Blumenstihl-Roth

Comprendre le conflit entre Israël et Palestiniens 1/1
par Dominique Blumenstihl-Roth


Israël se retrouve une fois de plus face à la violence du Hamas. Les responsables palestiniens se trompent quand ils croient qu'Israël doit disparaître.Toute leur pensée est vissée sur cette erreur, et elle rend impossible tout dialogue.


Ce conflit soulève pas mal de questions :

1. Comment réagit l'islam dit « modéré » face à la guerre déclenchée par le Hamas ?
Le terme « modéré » présuppose qu'il existe une modération entre des extrêmes qu'elle ne réduit pas. Il suppose également l'existence d'une autorité qui encadrerait cette « modération ». Une autorité qui prendrait également en charge la grande exégèse coranique : à ce jour, elle n'a pas été produite et l'indigence des intellectuels musulmans dans ce domaine suscite un manque essentiel, laissant par cette absence toute puissance aux factions intégristes du littéralisme.

2. « Sa main sera contre tous… » écrit Genèse XVI.
Ce verset traite-t-il d'une adversité inéluctable de l'islam contre tous ? Ces paroles émanent, dans la Torah, de l'ange qui apparut à Agar, alors qu'elle venait d'être rejetée par Abram. Ces mots sont-ils irrévocables ?
Le Dieu d'Israël, celui qui s'exprime au travers de l'ange, est Dieu de parole et de Dialogue. Un dialogue qu'il cherche avec l'homme, depuis le début. Abraham est homme de parole, de dialogue. Il discute, négocie… même avec Dieu. Agar, quant à elle, entend, écoute, accepte. Noble résignation. Elle répond aux questions posées mais n'en pose aucune. Agar n'a pas le réflexe de demander à l'ange : « Mais pourquoi dis-tu cela ? »  Ismael est présenté « contre » les autres. Cela pourrait tout aussi bien s'entendre comme un « contre » de soutien, un appui, un contrefort adossé au mur principal de l'édifice.
La prophétie de l'ange a-t-elle été comprise en terme de conflit et interprétée par Agar et Ismaël (bien qu'il ne fut pas encore né) comme une injonction de contrainte ? Ismaël s'est-il obligé de se positionner « contre » en relation d'altérité violente alors que les paroles pouvaient aussi bien s'entendre en terme d'alliance partenariale et d'adossement, fraternellement positif à la voie d'Isaac, en apport d'union et d'ajustement selon une symétrie où chacun tient son rôle ? Isaac / Jacob / Israël reçoivent la réception directe du message, tandis qu' Ismaël / Islam bénéficient d'une conduction commentée, post-talmudique, pédagogique, redonnée « à tous » — et non « contre tous ».

3. Sans partenaire de dualité
L'islam se dresse-t-il « contre tous » pour affirmer sa conviction d'être seul, sans partenaire de dualité structurale (d'où le mythe de l'androgynie de l'islam qu'Henry Corbin a défendu dans sa défaillante compréhension du système de dualité) ? Il s'agissait tout au contraire, pour l'islam, et cela depuis le jour où l'ange apparut à Agar, d'appuyer la leçon hébraïque — Agar retourne dans le clan abrahamique — et la verser pédagogiquement sur « tous », non par le glaive de la conquête sanglante mais la démonstration sur des arguments initiatiques. Le soufisme de Mansûr Al Hallaj (Iran, Xè siècle) a tenté cette percée. Elle fut anéantie par les intégristes de l'époque, qui ne se différenciaient en rien de la sauvagerie de ceux de notre temps. Reprise par Ibn' Arabî (Espagne, XIIè siècle), la cause de l'islam initié reste aujourd'hui encore contestée par l'ignorance majoritaire, et incomprise de l'élite qui ne parvient pas à décrypter le langage symbolique du grand maître de Murcia.

4. « Et la main de tous sera contre lui » (Genèse XVI-12).
Abraham est constamment en « débat » avec son Dieu : « que me donnerais-tu ? » (Genèse 15-2). Dialogue de l'inter-locution, qui répond, relance : il est fini, le temps du monologue divin, voici enfin un interlocuteur valable. Abraham mérite  le qualification d'« inventeur du dialogue ». 
Agar, vivant au quotidien près du patriarche, n'avait-elle donc pas appris l'art et la manière de dialoguer, parler en terme de « diplomatie différentielle » où l'échange vaut reconnaissance de dignité ? N'avait-elle pas observé qu'Abraham parlait à son Dieu et l'écoutait ? Les paroles de l'ange auraient pu être retoquées, et l'opposition de « la main de tous contre lui » se rédimer, à l'image d'une main « de gauche » serré contre la main « de droite » dans l'entrelacement fraternel de l'unité. « Sa main seule contre tous et la main de tous contre lui » résiste à l'idée préconçue de violence conflictuelle : s'agissant de sortir de l'affrontement, la rencontre des mains unies me semble l'autre acception de ces versets. Le Zohar, prédit « une conflagration mondiale avec les fils d'Ismaël sur mer et à proximité de Jérusalem… qui conduira finalement à l'avènement de l'ère messianique ». Cette tragique annonce, je voudrais la retoquer par une interprétation fidèle à la notion de dualité dans le cadre de la rencontre intelligente et dépassionnée des opposites structuraux. Puisse cette lecture proposée ici l'emporter et Moïse Schem Tob de Leon se tromper quand il annonça dès le XIIe siècle la déflagration mondiale sur fond de dispute universelle autour de Jérusalem : je souhaite que l'avènement de l'ère messianique se réalise par un acte d'intelligence, par une prise de conscience, par l'œuvre des initiés qui n'a nul besoin de guerre mondiale pour aboutir.

5. Agar dans le désert
Le texte de Genèse des révélations faites à Agar, dans le désert, se poursuit : « Mais il (Ismaël) résidera à la face de tous ses frères… » Cela signifie qu'il appartient bien à la famille d'Abraham dont il n'est point rejeté, indique le rabbin Elie Munk. Cependant, sa mission est distincte de celle d'Isaac : elle intervient ultérieurement bien qu'il soit né en premier. Mission spécifiée par sa circoncision à 13 ans qui marque un cycle ayant sa propre valeur. Isaac, dans l'Alliance ; Ismaël, dans l'unité (Ehad =13), en soutien fraternel et diffusion du message bien capté par Israël. Entre les deux noms, on notera la différence des Schin. En effet, Israël s'écrit avec un Schin pointé à gauche prononcé « S ». Ce point évoque l'énergie bondissant sur la lettre suivante, le Resch : motif d'absolu, lettre du Cerveau. Tandis que le Schin d'Ismaël est pointé à droite, sur la première branche. Laissant entrevoir le chemin qui reste à parcourir sur les branches suivantes avant d'accéder à la première étape (Mem) où il recevra une vision (Ayïn) du système divin Aleph avant de l'enseigner (Lamed). La lignée d'Ismaël — l'islam — a visiblement encore un grand travail à fournir avant d'en arriver à l'intelligibilité de son propre génie.
ישׁמעאל

Ce n'est pas la faction intégriste qui y parviendra. Sa violence est le signe même de son impuissance à comprendre. Dès lors, la barbarie se substitue à la parole. Une mise au point intellectuelle, exégétique du Coran devrait entraîner le déplacement de ce point d'énergie et transformer Ischmaël (Schin pointé à droite) en Ismaël (Schin pointé à Gauche).
Cette vision de la mission d'Ismaël a été entrevue par sa mère Agar.
Son nom s'écrit Hé, Guimel, Resch.
ה ג ר
Elle est impliquée dans la dualité par le Hé. Et en effet, elle forme structure avec Abram. Afin de porter (Guimel) le thème du motif d'absolu cérébral (Resch). Le Hé en elle est une donnée initiale, un potentiel devant conduire à l'exposition du modèle d'absolu. Reste à savoir si la promesse sera tenue par la génération qui naîtra d'elle. L'islam actuel n'en a pas même la notion…

Suite de ce texte ici.
 
Dans mon livre livre Fatima la délivrance de l'Islam, j'ai tenté de saisir le problème de fond qui oppose Ismaël à Isaac, et je propose une voie pour résoudre la question…

jeudi 5 octobre 2023

L'antisémitisme… Une étude du sens.

L'antisémitisme
(Extrait du livre : La 23è Lettre de l'Alphabet hébreu)


L'antisémitisme […] c'est d'emblée l'assassinat du modèle hébreu. Tuer jusqu'au dernier B'nei Israël de manière à ce que leur génie ne soit plus l'effet du souffle hébreu afin d'en prendre la place. Le défi s'adresse au principe de Création. Il n'est pas proclamé en tant que tel de manière à ne pas provoquer des reculs dans les personnes qui garderaient des liens d'âme avec le réel cosmique. On fait sans dire. Hitler ira jusqu'à dissimuler son action destructrice sous le nom à la fois anesthésié et philosophiquement exaspéré de « solution finale ». Les Egyptiens jetaient les nouveaux-nés hébreux dans le ciment de leur maçonnerie colossale. Hitler organise des lieux spéciaux pour consumer aussi vite que possible la vitalité juive. La consigne d'aller jusqu'au bout du génocide demeure active dans sa politique et sa volonté alors qu'il a déjà perdu la guerre. La victoire lui importe moins que l'anéantissement du fait juif dans la réalité du monde.

On reproche souvent au peuple juif de vouloir que le génocide dont il a été victime, dont il a fixé le sens sous le nom de Shoah, dont il prône le souvenir par des films, des livres, des expositions et des musées, soit incomparable avec d'autres meurtrissures d'une cruauté égale. Il est certain que, du point de vue humain, un génocide est pour un peuple une souffrance égale en toutes circonstances où pareille barbarie se produit. On peut comprendre que pour la conscience d'un groupe le traumatisme soit sans remède et que la seule relative manière de l'adoucir soit dans la reconnaissance publique et politique du crime commis. Il semble juste que cette consolation, si c'en est une, soit accordée à toute entité ayant été lacérée à ce degré dans sa chair, sa vie et son destin. La conscience qu'elle veut avoir d'elle-même peut exiger cette satisfaction, plus conceptuelle que matérielle. Un peuple vit aussi dans une corticalité qui est celle de sa psyché et de sa connaissance de soi. Cette unité cérébrale demande d'autrui la consécration du sentiment qu'elle a d'elle-même : l'auto-diagnose n'a pas d'efficacité thérapeutique. Le modèle duel des deux hémisphères régissant tout aspect du réel justifie l'appel à l'autre. On ne voit pas au nom de quel égotisme, une ou plusieurs nations refuseraient leur écoute ou leur miroir à une communauté brandissant sa douleur inaltérée en quête du secours moral qui l'aiderait à survivre. Impossible de classer les souffrances génocidaires en fonction de critères afférant à l'importance raciale ou politique. Mais le peuple juif a une raison de revendiquer le positionnement à part de l'anéantissement qui l'a visé. Non pas à cause du nombre de victimes qui serait plus grand, ni même à cause du caractère systématique avec lequel le nazisme l'a exécuté, lui accordant un trait de signification particulier.
Ce qui justifie l'attitude juive dans sa revendication d'un génocide d'exception, c'est le fait qu'au travers de son existence l'acte divin de la Création en ait été l'objet. La disproportion métaphysique s'ajoute à l'insoutenable de la tragédie vécue. Même les mécréants dans l'Israël moderne sont atteints par la virulence d'une telle blessure. Il importe peu que la conscience laïcisée veuille ou ne veuille pas reconnaître l'impact mystique de ce trait d'exception dans le crime commis. Il suffit que la réalité en ressente la vérité et c'est vérité éprouvée puisque l'entité juive réagit toujours avec une sensibilité spéciale à toute allusion concernant l'attentat subi. En cela, elle ne se distingue pas des communautés qui ont été comme elle victimes de cette sauvagerie. Elle attend elle aussi la reconnaissance publique du sens qu'a eu son martyrat. Cette espérance est peut-être celle de Dieu voulant que l'humanité prenne la mesure de son œuvre.
 
Etude l'antisémitisme dans :
par Dominique Aubier