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vendredi 25 septembre 2015

Séfarades. Nationalité espagnole accordée aux descendants des expulsés en 1492. La loi entre en vigueur le 1 octobre 2015.

L'Espagne a décidé d'accorder la nationalité aux descendants des juifs expulsés en 1492 par le décret d'Alhambra.

Cette loi entre en vigueur le 1 octobre 2015. Elle permettra aux descendants des juifs expulsés (les séfarades), disséminés partout dans le monde, s'ils le désirent, de retrouver la nationalité espagnole.

A noter que 4500 juifs d'origine espagnole bénéficieront de cette loi dès le 1 octobre, principalement originaires de Turquie. La disposition permet à tout juif, séfarades, quelque soit son lieu de résidence, d'obtenir la nationalité espagnole. Une réparation historique.
Les dossiers sont étudiés au cas par cas dans les consulats espagnols.

Il est bon de savoir que ce "retour" en Espagne est possible, grâce à l'intervention de l'écrivain Dominique AUBIER, auteur du livre
"Don Quichotte prophète d'Israël" (édition Ivréa).

Travaillant sur le sujet ( les sources hébaïques et araméennes dans Don Quichotte ), lors de ses recherches dans les archives de la Moncloa à Madrid, elle s'était aperçue que le décret d'Alhambra qui ordonnait l'expulsion des Juifs en 1492 était resté en vigueur à travers les siècles et qu'officiellement il restait applicable !
Elle s'en est ouvert au ministre de l'information espagnol M. Fraga Iribarne, (élu président de la Galice jusqu'en 2005 et sénateur jusqu'en 2011) et lui en a expliqué l'enjeu. C'était en pleine époque franquiste, en 1966.
Le décret fut abrogé dès l'année suivante, mais sans publicité.
En 1992, le gouvernement de Felipe Gonzales réitéra l'abrogation.
C'est précisément parce que le décret d'Alhambra a été abrogé que les Juifs séfarades peuvent revenir en Espagne…
Grâce à Don Quichotte… Une belle victoire !

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La nacionalidad espanõla a los judíos sefardies entrará en vigor el próximo 1 de octubre 2015. 


España ya tiene preparados todos los mecanismos que permitirán otorgar la nacionalidad española a los descendientes de los judíos sefardíes expulsados por los Reyes Católicos en 1492. Justicia histórica o relaciones internacionales. La promesa del Gobierno de Mariano Rajoy de devolver la nacionalidad a los judíos españoles entrará en vigor el próximo 1 de octubre 2015 con un golpe de efecto. La concesión casi inmediata de la nacionalidad a casi 4.500 descendientes de sefardíes que llevan solicitando ser españoles durante los últimos 10 años.

No se debe olvidar que :  
La escritora Dominique Aubier (1922-2014)
La eskritora Dominique Aubier está al principio de una decizión importante y política que konsierne a España e Israel. 
En 1966, mientras que trabajaba en su libro, descubrió que el dekreto de Alhambra (1492) sovre la expulsión de los Judíos siempre estaba vigente. Oficialmente no había sido revocado. Habló de eso a su amigo ministro Don Fraga Iribarne, ministro del turismo y embajador en Inglantera. (Ha sido Presidente de la Galicia hasta 2007 y senador de España hasta 2010)
Este ministro ofreció el libro Don Quijote Prophète d' Israel (Don Quijote profeta y cabalista)  a Franco y le contó el problema de 1492. Despues de una « discusion bastante caliente » como decia la Señora, el decreto fue revocado. Esto ha sido hecho en 1967 sin mediatización como de kostumbre en esta epoca.
30 años más tarde, el gobierno español repitió el sujeto para hacer una gran operación popular, pero en realidad, el decreto fue ya revocado, y esto por la gracia del Quijote !
Como el dekreto ha sido revocado, la promesa del Gobierno de Mariano Rajoy de devolver la nacionalidad a los judíos españoles entrará en vigor el próximo 1 de octubre 2015.

Los libros al principio de la decizion :

jeudi 24 septembre 2015

Nacionalidad española a los descendientes de los judíos sefardíes

caminos_de_sefarad









La nacionalidad espanõla a los judíos sefardies entrará en vigor el próximo 1 de octubre 2015. 


España ya tiene preparados todos los mecanismos que permitirán otorgar la nacionalidad española a los descendientes de los judíos sefardíes expulsados por los Reyes Católicos en 1492. Justicia histórica o relaciones internacionales. La promesa del Gobierno de Mariano Rajoy de devolver la nacionalidad a los judíos españoles entrará en vigor el próximo 1 de octubre 2015 con un golpe de efecto. La concesión casi inmediata de la nacionalidad a casi 4.500 descendientes de sefardíes que llevan solicitando ser españoles durante los últimos 10 años.

No se debe olvidar que :  
La escritora Dominique Aubier (1922-2014)
La eskritora Dominique Aubier está al principio de una decizión importante y política que konsierne a España e Israel. 
En 1966, mientras que trabajaba en su libro, descubrió que el dekreto de Alhambra (1492) sovre la expulsión de los Judíos siempre estaba vigente. Oficialmente no había sido revocado. Habló de eso a su amigo ministro Don Fraga Iribarne, ministro del turismo y embajador en Inglantera. (Ha sido Presidente de la Galicia hasta 2005 y senador de España hasta 2011)
Este ministro ofreció el libro Don Quijote Prophète d' Israel (Don Quijote profeta y cabalista)  a Franco y le contó el problema de 1492. Despues de una « discusion bastante caliente » como decia la Señora, el decreto fue revocado. Esto ha sido hecho en 1967 sin mediatización como de kostumbre en esta epoca.
30 años más tarde, el gobierno español repitió el sujeto para hacer una gran operación popular, pero en realidad, el decreto fue ya revocado, y esto gracias a la intervención personal de la Sñra Dominique Aubier.
Y eso por la gracia del Quijote !
Como el dekreto ha sido revocado, la promesa del Gobierno de Mariano Rajoy de devolver la nacionalidad a los judíos españoles entrará en vigor el 1 de octubre 2015.

Los libros al principio de la decizion : 

Don Quijote profeta y cabalista                         Don Quijote Prophète d' Israel
(en Amazon aqui)


lundi 21 septembre 2015

La fête du sacrifice d’Abraham dans l'Islam. Aïd el Kebir. Ismael ou Isaac ?

La fête du sacrifice d’Abraham dans l'Islam: Ismael ou Isaac ?

(Extrait du livre : Fatima, la Délivrance de l'Islam)


1. Ismaël ou Isaac ?
Le jour de l’Aïd al Ada, plus connu sous l'appellation Aïd el Khébir, des millions de musulmans tuent un mouton, en mémoire du geste d’Abraham à qui Dieu demanda se sacrifier son fils. Au dernier moment, comme chacun le sait, un animal prit sa place et le fils fut épargné. Cette fête religieuse, occasion de grandes réjouissances, permet souvent aux familles musulmanes de consolider les liens. Une fête sacrée, donc, que celle du sacrifice !
Une question cependant se pose : Abraham, obéissant à Dieu, était prêt à sacrifier son fils. Or Abraham avait deux fils : Ismaël, l'aîné dont la mère, Agar, était la servante de Sarah. Et Isaac, le second, né de Sarah. Les musulmans sont formels : Ismaël fut conduit par son père sur le lieu de l'immolation et c'est en souvenir du sacrifice d'Ismaël que la grande fête doit se célébrer. Les avis divergent et la Torah n'est pas exactement de cet avis, mentionnant qu'au Mont Moriah, ce fut Isaac qui fut ligoté puis libéré in extremis.
 
Qu'en dit le Coran ?

Nous avons consulté à ce sujet le livre Votre Chemin à l’Islam, ouvrage savant édité par l’Union des Organisations islamiques de France, guide destiné à l’usage des croyants, qui indique en son chapitre 18 :
"La fête du sacrifice (le grand Aîd) a lieu le dixième jour de Dol-Hadja (le dernier mois de l’année islamique)… Après l’immolation, ils se rendent à la Mecque pour faire Tawaf sept fois autour de la Kaâba (Tourner autour de la Kaaba 7 fois dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.) A cette occasion, les musulmans, partout dans le monde, immolent leurs sacrifices — chameaux, vaches ou moutons — après la prière de l’Aïd. Ces sacrifices nous sont prescrits pour commémorer le grand sacrifice du prophète Ibrahim (paix sur lui) quand il était en instance d’égorger son fils unique bien aimé, Ismaël, à l’ordre de Dieu qui testait son obéissance et dévouement…"

Or la Torah, bien antérieure au Coran, dit qu’il s’agit d’Isaac. Singulière divergence de point de vue émanant des textes fondateurs qui semblent se contredire l'un l'autre… À moins qu'il ne s'agisse d'une erreur de parallaxe et d'interprétation ?
La Torah parle d'Isaac, très clairement.
Le Coran, quant à lui, ne nomme pas Ismaël. Vous pouvez vérifier dans le Coran. Son nom n'est pas écrit du tout dans la sourate en cause (37).
Peut-on en discuter sans susciter la colère des uns ou des autres ?

(Une précision de langage avant de poursuivre: on dit communément "sacrifice". En réalité, il n'y a pas eu sacrifice humain, puisque Abraham n'égorge personne. On parle, dans la tradition juive, de la "ligature d'Isaac". Et non pas de "sacrifice".) Mais la question reste posée : s'agit-il d'Isaac ou d'Ismaël?
Deux lectures différentes du même ?

2. Le Coran confirme en tous points la Torah
À 18 reprises, le Coran apparaît comme confirmateur des livres antérieurs (Sourate 46, verset 12). Se pourrait-il dès lors que les deux livres saints, Torah et Coran se contredisent sur le point précis relatif au fils sacrifié ? Ce désaccord provient-il d’une divergence qui opposerait les livres de références ou résulte-t-il de malentendus plus politiques que théologiques ? Il n’est d’autre solution que consulter le Coran et de poser objectivement le problème : si ce que dit le Coran contredit la Torah, alors le Coran ne serait pas confirmateur des Livres précédents. Il y aurait au contraire rupture dans la chaîne des messagers. Par contre, si le Coran confirme ce que dit la Torah, alors il y a continuité : dans ce cas, une erreur se serait infiltrée non dans le Texte mais dans les commentaires et dans l’enseignement prodigué par les modernes.

Le Prophète de l’Islam a confirmé, pour la religion dont il est le fondateur, la validité de la Torah. 18 versets explicites soulignent le rapport inaltérable entre Torah et Coran. Serait-il pris en flagrant délit de contradiction si le Coran dont il est le garant s’opposait au texte biblique ? Plusieurs Imams (nous préférons taire leurs noms pour ne pas leur faire honte) ayant repéré ce point délicat de la théologie ont avancé l’idée que les Juifs auraient procédé à une interversion entre Ismaël et Isaac dans Genèse aux versets narrant l'épisode du sacrifice. Ces Imams pensent-ils résoudre la difficulté par cette extravagance ? L’incongruité prêterait à sourire si elle ne trouvait, dans l’esprit des simples, un terreau fertile propice à l’éclosion d’aigreurs envers Israël.
La thèse est facilement réfutable : si la Torah avait été modifiée par les Juifs pour contrarier le Coran, ces altérations auraient été nécessairement apportées au texte biblique après la rédaction du texte coranique dont il s'agissait de contester les propos. Or la Torah n’a pas changé une ligne ni un seul de ses caractères d’écriture depuis des millénaires. Ni avant ni après l’apparition du Coran. Le fait est aisément vérifiable.
Le raisonnement de ces Imams est intéressant : ils portent l’accusation pour justifier une divergence de lecture. Selon eux, il y aurait eu substitution. Mais qui nous dit si la supercherie n'ait pas eu lieu dans l’autre sens ? Qui pourrait nous garantir que le texte coranique tel qu’il est actuellement publié correspond bien à celui des premières époques ? Quel musulman ne serait indigné par une telle allégation ? Le soupçon de triche, de mensonge est insupportable, aussi bien pour le juif que pour le musulman. Et pourtant, puisqu’il y a désaccord entre les deux textes, il y a forcément, dans l’un ou dans l’autre, une faille qui en entache le propos. À moins qu’il ne s’agissent d’errances accusatrices venant compenser une faiblesse intellectuelle devant l’énigme posée ? À notre sens, ni la Torah ni le Coran n’ont jamais subi d’altérations. Mais c’est la lecture des textes et notamment l’interprétation des procureurs qui est erronée. Qui peut imaginer qu’un scribe ait eu l’audace d’attenter à la moindre lettre de la Torah ? Les textes sont intouchables et intouchés dans leur intégrité d’origine. Ce qui est moins rassurant, c’est l’égarement intellectuel procédant d’une divagation et l’incapacité à lire le texte coranique selon les règles de l’herméneutique. Nous tenterons une approche initiatique de la sourate en cause. Précisions, corrections, critiques, appréciations et compléments seront les bienvenus et seront intégrées dans les rééditions de cet ouvrage, leurs auteurs étant dûment cités.

3. Le point de vue scientifique.
Dans un ouvrage faisant date mais qui n’a rien perdu de sa pertinence, Youakim Moubarac, chercheur au CNRS, précise que les premières générations musulmanes ne s’y sont pas trompées et que c’est seulement à partir de Omar b. Abd-el Aziz qu’on en est venu à mettre Ismaël en tête. Il est intéressant de souligner que non seulement le Coran ne fait pas d’Ismaël l’immolé, mais ne rapporte rien qui puisse permettre de le supposer, au point qu’il ne serait plus question du sacrifice quand il commence à être question d’Ismaël… Le chercheur poursuit : "il y a donc deux choses certaines, Abraham a porté à l’immolation son fils Isaac — et le pèlerinage mekkois perpétue son sacrifice". Le scientifique cependant s’interroge : si le Coran laisse supposer que c’est Isaac l’immolé, pourquoi la chose n’est-elle pas spécifiée dans le récit du sacrifice ?
Y. Moubarac pointe le problème. Le chercheur réunit un faisceau d’indices qui permet d’extraire les implications du texte coranique. Mais pour déterminer lequel des deux fils accompagna son père au mont Moriah, il faut déployer une tout autre méthodologie que celle que propose l’étude critique de l’historien des religions. "L’historicité, écrit Louis Massignon dans le liminaire de l’ouvrage cité, n’est pas encore établie par tous les critères requis".

4. Lecture initiatique du Coran
L’idée n’est pas de critiquer le Coran : un texte sacré ne se critique pas mais se commente et s'explique. Pour cela, il s’agit d’entrer dans la structure même du texte et d'en extraire le sens. Nous faisons confiance au texte original, mais pour le lire, il convient de se doter des critères requis, donc d’un appareil intellectuel qui en permette le décodage : ce n'est pas l'acide voltairien qui permettra d'ouvrir le Texte, mais la grille des archétypes telle qu'elle est mise à jour dans La Face cachée du Cerveau, augmentée par le recours au sens des Lettres.

La sourate 37 traite du sacrifice, versets 99 à 101 :
"Et il dit : Moi je pars vers mon Seigneur et Il me guidera.
Seigneur, fais moi don d’une (progéniture) d’entre les vertueux
Nous lui fîmes donc la bonne annonce d’un garçon (Ismaël) longanime…"
Traduction extraite l’édition officielle bilingue du Coran, réalisée en Arabie saoudite. Ici, Ismaël est indiqué entre parenthèses dans le texte français et dans toutes les langues vernaculaires dans lesquelles il est traduit. Mystérieuse introduction dans le verset d’un mot qui ne figure pas dans l’original arabe. Ni le mot progéniture. Le rajout du nom d’Ismaël, dans les traductions officielles, à un endroit du Coran où il n’existe pas, relève, nous dit-on, d’un souci d’expliquer le texte. L’insistance des notes précisant à plusieurs reprises que nous sommes en présence d’Ismaël confirmerait un désir pédagogique. Ces notes surérogatoires, expriment des points de vue respectables, car rédigés par d’éminents spécialistes, mais sont-elles établies selon une démonstration rigoureuse ? Elles apparaissent comme des opinions venant s'inscrire en surimpression entre parenthèses ou italiques dans l’écriture fixée du Coran. Les autorités responsables de ces éditions ont-elles accepté l’intrusion, dans le Coran, de mots qui ne figurent pas dans l’original ? Dans un "souci pédagogique" ?

Nous préférons nous en tenir au plus près du texte de la sourate 37 qui traite du sacrifice. Aux versets 99 à 101, nous sommes en présence d’une ellipse et un sous-entendu : nous ne savons pas quelles sont les personnes en cause. Il ne nous appartient pas d’imposer au Coran un point de vue personnel issu d'une volonté politique.

Verset 102 :
"Puis quand celui-ci fut en âge de l’accompagner, (Abraham) dit : “O mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses. (Ismaël) dit : O mon cher père, fais ce qui t’est commandé : tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants”.

À cet endroit, comme précédemment, les noms des deux personnages ne figurent pas dans le Coran original. Nous sommes tenus, en conséquence, par souci d’objectivité et les besoins de l’enquête, d’écarter toutes les éditions qui imposent ces parenthèses surajoutées. Ici, nous savons qu’à l’endroit du père, il s’agit d’Abraham : cela se confirme au verset 104. Mais rien ne permet pour l’instant d’identifier Ismaël ou Isaac.

Verset 104 à 107 :
Voilà que Nous l’appelâmes “Abraham !
Tu as confirmé la vision. C’est ainsi que nous récompensons les bienfaisants”.
C’était là certes l’épreuve manifeste.
Et Nous le rançonnâmes d’une immolation généreuse
Et Nous perpétuâmes son renom d’une immolation généreuse :
Le verset 107 est accompagné, dans l’édition officielle du Coran imprimée à Médine, d’une note : ce verset et le verset suivant rapportent qu’Abraham fut autorisé par Allah à racheter la vie de son "fils unique" d’alors, Ismaël, qu’il devait immoler, par le sacrifice d’un animal.
Très souvent, en effet, on entend dire "Abraham conduisit son fils unique au lieu d'immolation". Sous-entendu qu'il s'agit nécessairement d'Ismaël. Cependant, dans le Coran, l'expression "fils unique" n'apparaît pas. Pure invention d'une rhétorique visant à réécrire le texte et de l'orienter selon des intérêts politiques ?
Cette note renforce l’idée qu’il s’agirait d’Ismaël. Cependant, à cet endroit du Coran, rien ne permet d’affirmer qu’il s’agisse d’Ismaël, son nom n’étant pas prononcé dans l’original. Cette note a pourtant l’avantage de guider notre recherche : nous sommes priés de vérifier si l’allégation selon laquelle Ismaël était son "fils unique" d’alors est valable.
Plusieurs indices : quand nous atteignons la Sourate 37, le nom d’Isaac a été déjà prononcé 14 fois dans le Coran, dont 6 fois en compagnie d’Ismaël. (Coran 2-133 ; 2-136 ; 2-140 ; 3-84, 4-163, 14-39). Les deux frères coexistent quand nous parvenons à la sourate 37. Est-il possible qu’à cet endroit, le Coran perde la mémoire de ce qu’il a dit précédemment ? Arrivés à la sourate 37, nous nous apercevons que le Coran a établi qu’Ismaël et Isaac étaient déjà nés tous deux. En conséquence, la note, établie sur des suppositions qui voudraient qu’il n’y eut qu’un seul fils vivant au moment du sacrifice est en contradiction avec la structure du texte coranique pour qui les deux fils étaient vivants à cet instant.

Versets 109 à 113 :
“Paix sur Abraham”.
Ainsi récompensons - Nous les bienfaisants
Car il était de Nos serviteurs croyants
Nous lui fîmes la bonne annonce d’Isaac comme prophète d’entre les gens vertueux
Et Nous le bénîmes ainsi que Isaac
La structure du passage (verset 100 au verset 113) s’établit en 4 niveaux autour du thème de l’identité du fils d’Abraham en cause dans le sacrifice :
Niv 1. un d’entre les vertueux (verset 100) = demande d’Abraham ;
Niv 2. garçon longanime (verset 101) = annonce de la naissance ;
De 102 à 111— récit du sacrifice sur 10 versets
Niv 3. Isaac (verset 112) = annonce d’Isaac comme prophète ;
NIV 4. Isaac (verset 113) = bénédiction d’Isaac ;
Les versets 100 et 101 taisent l’identité du fils (c’est une première instance, construite sur 2 versets).
Les versets 102 à 111 racontent le sacrifice (c’est un cycle de 10 versets).
Les versets 112 et 113 nomment deux fois Isaac : (seconde instance construite sur 2 versets).
En 100-101 apparaît une instance en deux versets. Suivie du récit des événements sur 10 versets, et conclusion  en deux instances avec nomination répétée d’Isaac au rang de prophète et sa bénédiction. C’est bien de l’épreuve du sacrifice — la sienne ou celle de son frère — qu’Isaac tire ses distinctions accordées aux versets 112 et 113.

Si nous admettions, pour satisfaire à l’opinion musulmane commune, qu’il s’agisse d’Ismaël, nous serions autorisés, comme le souligne Yves Moubarac, à nous demander pour quelle raison le Coran ne mentionne son nom en aucun endroit de cette sourate. Absence significative ?
Acceptons cependant cette éventualité : Ismaël serait-il en cause, malgré l'absence nominative ? Si le nom d’Ismaël était sous-entendu, des versets 101 à 111, pour quelle raison la nomination d’Isaac parmi les prophètes interviendrait - elle au verset 112 ? En conséquence du sacrifice de son frère ? Ismaël serait sacrifié, pour la gloire d’Isaac ? Ce serait miser sur un échange latéral. Qui n’a pas lieu d’être ici : si nous étions en présence d’un échange latéral entre les deux frères, le Coran aurait positivement nommé les deux protagonistes, comme il le fait dans d’autres versets (Coran 2-133 ; 2-136 ; 2-140; 3-84, 4-163, 14-39). Ismaël, ici, ne serait-il qu’évoqué allusivement ? Une allusion s’offrant en partenaire d’échange avec Isaac ? La puissante lignée dont Ismaël est le fondateur ne peut se réduire à un sous-entendu. Nous ne sommes pas en présence d’un échange latéral ou l'absence évoquerait par défaut la présence. Plus encore : nous ne sommes pas en présence de deux partenaires, bien que les deux soient vivants, mais d’un seul protagoniste. Dont l'un est présent et l'autre non. À nouveau : lequel des deux est là ? Celui dont le nom figure en toutes lettres aux versets 112 et 113 ? Ou celui dont le nom ne figure nulle part dans la sourate 37 ?
Gageons, une fois de plus qu’il s’agisse d’Ismaël. La structure de la sourate accepte-t-elle cette proposition ? La loi organique des niveaux d’organisation, active dans ce passage, en reçoit-elle la possibilité ?

Nous avons vu que les noms des protagonistes sont passés sous silence aux versets 100 et 101. Ce silence est conforme à la règle qui établit qu’en première instance, l’information ne dévoile point la chose évoquée. Il faut attendre que le cycle entier déroulant les événements se soit écoulé, en dix versets, de 102 à 111, pour qu’en deuxième instance, le nom du héros soit écrit. Ecrit en conformité avec la règle du Redoublement. Au verset 112, nous avons l’annonce d’Isaac comme prophète, après le récit du sacrifice. Au verset 113, apparaît la confirmation d’Isaac, béni par Dieu en compagnie d’Abraham. La répétition du nom d’Isaac s’effectue, elle aussi, sur le rythme du Redoublement qui exige que l’annonce précède la confirmation. Ce Redoublement articulé sur sa propre loi dans les versets 112 et 113 apporte la garantie certifiant que seul Isaac, nominativement mentionné dans ce passage, est en cause dans le "sacrifice" d’Abraham.

Faut-il en conclure que la fête de l’Aid el Ada célèbre la nomination d’Isaac parmi les prophètes? Oui, car Les versets 112 et 113 sont sans équivoque. Laissent-ils supposer que la fête musulmane consacrerait l’enseignement… d’Israël dont l'islam ne saurait se départir ? Que chaque musulman y réfléchisse. Et qu'Israël se rappelle que sa mission est de combattre pour les forces du Verbe révélé… L’Islam, se souvenant d’Isaac et le consacrant retrouve dans cet acte mémoriel l’ontologie de sa mission qui consiste à être le gardien d’Israël et non pas son ennemi.


Plus de précisions dans le livre :
"Fatima, la Délivrance de l'Islam"

mercredi 16 septembre 2015

La souscription pour le livre VICTOIRE POUR DON QUICHOTTE sera close le 30 septembre 2015.

La souscription pour le livre
VICTOIRE POUR DON QUICHOTTE
sera close le 30 septembre 2015.






Dans ce livre, Dominique Aubier identifie les références araméennes (le Zohar) de Cervantès et les passerelles entre le castillan et l'hébreu.
Elle réalise en détail l'étude de la Préface, des Poèmes, de la Dédicace et des premiers chapitres de Don Quichotte, d'après les éditions originales de 1605, 1608 et 1610.
Il s'agit de l'exégèse du Quichotte, où l'auteure présente les corrélations existant entre le texte original de Cervantès et l'hébreu (araméen) du Zohar, le célèbre ouvrage du kabbaliste Moïse Shem Tob de Léon qui a servi de référent symboliste à Cervantès.
Ce livre est la suite de Don Quichotte prophète d'Israël (éditions Robert Laffont, réédité chez Ivréa, dist. Gallimard 2014).


C'est, d'une part, l'étude sémiologique du langage de Cervantès, d'autre part son décryptage révélant de manière définitive et irréfutable la connexion hébraïque et zoharique du Quichotte. Mais surtout, l'auteur en relève la dimension prophétique selon les critères mêmes de l'herméneutique hébraïque.
Dominique Aubier a fait là un travail minutieux, scientifique, de linguiste hors pair. Mais surtout, elle s'impose dans cet ouvrage comme une initiée hors pair, garantie par sa vaste connaissance des Textes — et une technique de décryptage puissamment inspirée. Cervantès en personne, par la mémoire transgénérationnelle, lui aurait-il communiqué ses secrets ?


Elle reprend le texte du Quichotte et ligne après ligne, mot après mot, passant du castillan à la traduction française, elle envoie l'attention du lecteur vers le référentiel hébreu.
Une performance
éblouissante.
Son texte est construit sur trois niveaux :
1. le texte original de Cervantès ;
2. la traduction ;
3. le renvoi au Zohar et reconduction aux passages concernés de la Torah.
En quatrième niveau, il ressort un faisceau d'une puissance remarquable : la rigueur intellectuelle de la recherche est telle que l'esprit du lecteur se trouve subjugué par l'épaisseur tridimensionnelle de l'ouvrage. Jamais Don Quichotte n'avait été si bien compris et dévoilé.


La souscription pour l'édition de ce livre est ouverte.

Date limite : 30 septembre 2015.

Nous vous remercions de votre aide et soutien pour la publication de cet ouvrage inédit, laissé en héritage aux amis de Don Quichotte et de la Connaissance.

Victoire pour Don Quichotte 
340 pages. 53 euros, expédition incluse pour toute destination.
Les réservations et souscriptions peuvent être faites dès maintenant par Internet (paypal) cliquer ici.


ou par courrier en écrivant à :

MLL-La Bouche du Pel
BP 16
27 240 DAMVILLE (France)
MLL( )DBMAIL.COM
tél : 06 13 16 67 45

Pour toute souscription, joindre le chèque correspondant à l'ordre de M. L. L.
Les noms des souscripteurs pourront être mentionnés en fin d'ouvrage (sauf avis contraire)

Nous rappelons que les travaux de Dominique Aubier sur Don Quichotte ont été corroborés et appuyés par :
— Ruth Reichelberg, docteur en littérature comparée à l'Université Bar Ilan de Tel Aviv, en Israël, qui confirme la dimension prophétique du Quichotte ;
— Gonzalo Maese, directeur de l'Institut des recherches sémitiques de l'Université de Grenade, Espagne. Expert de l'hébreu et de l'araméen, traducteur de Méam Loez ;
— Pierre Guenoun, directeur de l'Institut des études hispaniques de la Sorbonne, Paris.
— Le rabbin Marc-Alain Ouaknin.
Ces travaux ont fait l'objet du film :
"El Secreto de Don Quijote" (The Secret of Don Quixote)
réalisé par Raùl Rincon pour la télévision espagnole RTVE. (DVD). 
Dominique Blumenstihl-Roth





jeudi 16 juillet 2015

La Victoire de Don Quichotte. Livre d'exégèse de Dominique Aubier (pour les vrais amis de Don Quichotte)

Victoire pour Don Quichotte, les sources hébraïques et araméennes de Don Quichotte.
l'exégèse de Don Quichotte, pour les (vrais) amis de Don Quichotte,
para los amigos verdaderos de Don Quijote :










Dans ce livre, Dominique Aubier identifie les références araméennes (le Zohar) de Cervantès et les passerelles entre le castillan et l'hébreu.
Elle réalise en détail l'étude de la Préface, des Poèmes, de la Dédicace et des premiers chapitres de Don Quichotte, d'après les éditions originales de 1605, 1608 et 1610.
Il s'agit de l'exégèse de Don Quichotte, où l'auteure présente les corrélations existant entre le texte original de Cervantès et l'hébreu (araméen) du Zohar, le célèbre ouvrage du kabbaliste Moïse Shem Tob de Léon qui a servi de référent symboliste à Cervantès.
Ce livre est la suite de Don Quichotte prophète d'Israël (éditions Robert Laffont, réédité chez Ivréa, dist. Gallimard 2014).

C'est, d'une part, l'étude sémiologique du langage de Cervantès, d'autre part son décryptage révélant de manière définitive et irréfutable la connexion hébraïque et zoharique du Quichotte. Mais surtout, l'auteur en relève la dimension prophétique selon les critères mêmes de l'herméneutique hébraïque.
Dominique Aubier a fait là un travail minutieux, scientifique, de linguiste hors pair. Mais surtout, elle s'impose dans cet ouvrage comme une initiée hors pair, garantie par sa vaste connaissance des Textes — et une technique de décryptage puissamment inspirée. Cervantès en personne, par la mémoire transgénérationnelle, lui aurait-il communiqué ses secrets ?

Elle reprend le texte du Quichotte et ligne après ligne, mot après mot, passant du castillan à la traduction française, elle envoie l'attention du lecteur vers le référentiel hébreu.
Une performance éblouissante.
Son texte est construit sur trois niveaux :
1. le texte original de Cervantès ;
2. la traduction ;
3. le renvoi au Zohar et reconduction aux passages concernés de la Torah.
En quatrième niveau, il ressort un faisceau d'une puissance remarquable : la rigueur intellectuelle de la recherche est telle que l'esprit du lecteur se trouve subjugué par l'épaisseur tridimensionnelle de l'ouvrage. Jamais Don Quichotte n'avait été si bien compris et dévoilé.

La souscription pour l'édition de ce livre est ouverte.
Nous vous remercions de votre aide et soutien pour la publication de cet ouvrage inédit, laissé en héritage aux amis de Don Quichotte et de la Connaissance.

Victoire pour Don Quichotte en est le titre définitif. 340 pages.
Le prix de lancement est fixé à 53 euros, expédition incluse pour toute destination.
Les réservations et souscriptions peuvent être faites dès maintenant par Internet (paypal) cliquer ici.


ou par courrier en écrivant à :

MLL-La Bouche du Pel
BP 16
27 240 DAMVILLE (France)
MLL( )DBMAIL.COM
tél : 06 13 16 67 45

Les noms des souscripteurs pourront être mentionnés en fin d'ouvrage (sauf avis contraire)

Les travaux de Dominique Aubier sur Don Quichotte ont été corroborés et appuyés par :
— Ruth Reichelberg, docteur en littérature comparée à l'Université Bar Ilan de Tel Aviv, en Israël, qui confirme la dimension prophétique du Quichotte ;
— Gonzalo Maese, directeur de l'Institut des recherches sémitiques de l'Université de Grenade, Espagne. Expert de l'hébreu et de l'araméen, traducteur de Méam Loez ;
— Pierre Guenoun, directeur de l'Institut des études hispaniques de la Sorbonne, Paris.

Ces travaux ont fait l'objet du film :
"El Secreto de Don Quijote" (The Secret of Don Quixote)
réalisé par Raùl Rincon pour la télévision espagnole RTVE. (DVD). 

Dominique Blumenstihl-Roth, éditeur








samedi 11 juillet 2015

Conférence de Dominique Aubier. Le Labyrinthe. Le Principe d'Unité.

Extrait d'une conférence de Dominique Aubier.

Le LABYRINTHE
Ce n'est pas un mythe mais une réalité que nous traversons tous. Que ce soit à titre individuel ou collectif. Qu'est-ce qu'un labyrinthe ? Comme le traverser ? Comment en sortir ? Dominique Aubier nous aide à mieux comprendre cette épreuve afin que nous soyons prêts à l'affronter, dans nos vies…

Le PRINCIPE D'UNIVERSALITÉ
Quel est le principe d'universalité qui est à la base des rites et religions du monde ? L'ethnologie n'en a pas percé le secret, mais il est pourtant présenté ici, avec clarté, par Dominique Aubier.

D'autres extraits de conférences de Dominique Aubier seront publiés et mis en ligne.

Livre :
Victoire pour Don Quichotte

Conférence sur Don Quichotte
(par son assistant D. Blumenstihl)

Pour être informé sur la kabbale hébraïque : le blog kabbale-kabbalah

lundi 29 juin 2015

Lecture d'un signe : le chalutier Marianne dérouté vers Ashdod par l'armée israélienne.

Fouillé et inspecté dans les eaux internationales, le navire Marianne a été dérouté par la marine israélienne vers Ashdod… Quel est le sens de cet événement ?

On me dira : c'est juste une question de sécurité pour Israël. Ce chalutier faisait partie d'une flotille de pacifistes pour sensibiliser l'opinion au sujet de la Palestine… Et pourtant, il faut voir ce que l'événement signifie. Car la vie, sans cesse, nous envoie ses messages, et ils prennent toutes sortes d'expression.
Ils sont cryptés sous la forme de symboles. Pour les déchiffrer, il ne faut pas avoir recours à "l'interprétation personnelle", car il y a autant d'interprétations que d'individus, mais il faut utiliser le Code des archétypes qui donne l'exacte mesure du symbole exprimé.
Dominique Aubier, à ce propos, était précise : « un esprit averti surveille les symboles et considère avec attention le chemin qu’ils vont encore parcourir. C’est pourquoi le symbole doit être considéré comme une nourriture cérébrale de qualité très spécifique. Enlever la fonction symbolique et le cerveau meurt d’inanition. »
Ce qui est valable pour un individu l'est également pour une nation. Aussi les responsables politiques devraient-ils lire les symboles, les signes, les leurs à titre personnel mais aussi ceux qui concernent la pays dont ils ont la charge.

Avant de poursuivre, je tiens à rappeler que :
Le décryptage du symbole constitué par un événement s’achève en diagnostic sévère à l’égard  d'une initiative menée. Il ne faudra donc pas s'étonner que de cet événement d'apparence assez banal il ressorte une sévérité qui puisse mettre mal à l'aise les esprits bien installés dans la satisfaction et le confort des situations acquises : le symbole représente soit l'expression d'un archétype cherchant à se faire connaître, soit il est l'expression d'une information, parvenue en couche II du « Pardes » : lire le symbole c'est donc accéder à l'archétype, et en même temps repérer l'information annonciatrice en cours de métabolisation. Juste le temps de s'adapter à ce que le Réel imposera à brève échéance.

Revenons sur cet événement - signe : « Le chalutier suédois Marianne, fouillé et inspecté dans les eaux internationales, a été dérouté par la marine israélienne qui l'escortait désormais vers Ashdod où il devrait arriver dans les 24 heures »
Comment lire ce signe ? D'abord le fait brut, ensuite, la réalité : car nous vivons dans un monde fait de réalité. Il faut "palper" la réalité, au travers des faits, et ensuite, recourir aux noms. Aux noms propres qui circulent dans le message. Technique de kabbaliste (imitée par les psychanalystes, à ceci près que la kabbale hébraïque a pour référent son Alphabet vivant alors que la psychanalyse est fondée sur un système qu'elle s'est autoconstruit, en puisant largement, et sans le dire, peut-être de manière "inconsciente", dans la Tradition hébraïque). Les noms qui sautent au yeux dans cette affaire, ce sont« Ashdod ». Et le prénom de « Marianne ».

1. Méthodologie initiatique
Dans le mot Ashdod, (précision apportée par un ami grammairien expert de l'hébreu) « on a la racine Ch-D-D-, comme dans Chaddaï (fort) ».
Moi, lui ai-je répondu, je pratique la technique du Notarikon et du Héquech, ainsi on trouve le mot Dod, qui signe : David. C'est la contraction de David.
Précédé du mot A-sch qui veut dire « comme ». Donc « comme David ».
L'ami grammairien me répond que "la lettre Aleph étant préformative, il n'y a aucune nécessité de décomposer le mot en deux parties."
 — À quoi je réponds que je fonctionne sur la logique de l'esprit qui entend bien "Ash" et "Dod" , et que je ne recours pas à la sémantique ou la philologie. S'agissant d'une lecture d'initié et non d'agrégé de grammaire, j'utilise le "Notarikon" : diviser un mot en deux comme le préconise le Talmud. J'utilise le "Héquech", comme Mordehai dans la Meguillah d'Esther : cela consiste à « concasser les mots pour en sortir le sens. Il faut, dans un mot, briser l'enveloppe protectrice et libérer le "codon" d'information qui hante l'événement. Le "Héquech" fait apparaître alors le "guézer", le décret initial, l'information première ordonnée par l'Invisible et qui a pris une première forme dans un événement symbolique. Cette technique m'a été enseignée par mon Maître, la kabbaliste Dominique Aubier.
Appliquant ces techniques de lecture, approuvées par le Talmud, confimées par la Kabbale classique et notamment l'auteur du Zohar et mises en œuvre par les Maîtres tels Moïse Cordovéro — et tenant compte de l'observation du grammairien — j'en ai déduit qu'il fallait y aller "fort". Et que si la racine du mot est bien CH-D-D comme dans Chaddaï, l'immanence divine qui intervient pour ordonner la fin d'un cycle et l'arrêt d'un type de fonctionnement, alors, en effet, le message a beaucoup de force. Et qu'il faut cesser de naviguer dans le vague.
Dans le mot "A-shdod", l' Aleph existe, fut-il préformatif. Il est toujours pré-formatif, car l'Univers été crée sur son instruction, donc formé sous l'impulsion pré-formative de l'Aleph. Dire qu'il ne serait pas présent ou valable sous prétexte qu'il serait préformatif est une erreur, doublée d'une grossièreté intellectuelle.
Aleph est là, il se prononce et s'entend. Donc on ne peut l'exclure. Dès lors je confirme que Ashdod peut s'entendre : Ash + Dod = « comme David ». Mais bien entendu, entende qui le veut bien.

2. Ashdod : « comme David »
Ashdod, qui peut s'entendre « comme David » serait-ce un indicatif de comportement à adopter ? C'est-à-dire : penser, agir comme David ? Agir avec force comme lui ?
David était le roi-bouffon qui simulait la folie lorsqu'il fut fait prisonnier et dansait devant l'Eternel. Cervantès en a tiré son personnage célèbre, Don Quichotte, touché de « folie » divine, faisant lui aussi des danses curieuses, par exemple au chapitre de la Sierra Morena. « Comme David », Don Quichotte semble bien penser et agir comme le roi biblique.
 On ne peut s'empêcher non plus de songer à l'expression « Messie fils de David », le second messie prévu par la tradition, faisant suite au « messie fils de Joseph ».
« Il existe en fait trois positions relatives à la résolution messianique. Machiakh ben Iosef, Machiakh ben David et Machiakh ben Ephraïm. Chaque étape est interprétée par quelqu'un qui usera d'un style de pensée analogue à celui du héros biblique pris comme modèle. Nous avons trois modèles, Joseph, David, Ephraïm. »
Dominique Aubier explique que « Joseph, c'est le visionnaire qui interprète les songes. Il est le roi de la symbolique. David, lui, est une conscience forgée dans un tout autre registre. Son nom est lisible dans les deux sens. Il implique un étiage évolutif où Gauche et Droite entrent en relation. Celui que l'on appelle messie fils de Joseph sera très doué, il bénéficiera de l'espace extraordinairement favorable quand l'énergie infiltre ce qu'elle veut. La seconde instance, réservée au messie fils de David intègre tout ce que le premier aura inséré… Quant à Ben Ephraïm, c'est le nom du fils que Joseph a eu en Egypte. Il renvoie à une nation extérieure à l'enclos hébraïque. »
Donc, « comme David » serait une allusion à cette pensée analogue à celle de David : serait en cause le « messie fils de David » en ce sens qu'il pense et agit « comme David », de manière analogue au personnage biblique. Qui serait visé ? Où serait-il ?

3. Tzarfat (la France) est en cause
Il y a dans la Torah un chapitre signé Obadia où la sortie messianique est prévue. Il dit que « les exilés de Jérusalem, répandus en Séfarad, posséderont les villes du Midi… » Séfarad signifie Sefer : descends, livres, descends ici. Nous sommes ici dans le cadre de l'ère juive, et la prophétie d'Obadia dit aux exilés de Jérusalem de partir vers Séfarad, c'est-à-dire l'Espagne (Séfarad est le nom de l'Espagne en Hebreu), et c'est d'ailleurs ce qui s'est produit. En second temps, les exilés se rendront en Tzarfat, c'est-à-dire la France. Les noms de deux pays sont écrits en toute lettres dans la prophétie. Il y a donc deux sorties messianiques, l'une en Espagne, l'autre en France.
« Comme David » mettrait - il en cause la France ?

Le signe est assez clair : Ashdod nous dit d'agir « comme David » et le navire arraisonné s'appelle « Marianne » dont le nom désigne la France, « Marianne » étant le symbole le symbole officiel de sa République.

Son cours — celui du bateau et par conséquent celui de la Marianne — a été modifié par l'intervention d'Israël : fini le petit cabotage et l'errance sur les mers, avec cette idée naïve que le flotille à laquelle il appartenait pouvait « libérer la Palestine ». La racine du mot invite à l'idée d'arrêt, de cessation, puisque c'est la même racine que Chaddaï, l'immanence ordonnant « assez fait ».
Il s'agit maintenant de rentrer au port, au bercail, à Ashdod, autrement dit vers la vocation profonde de la France qui doit intégrer le sens de sa mission : penser et agir « comme David ».

« Agir comme David » : cela suppose que l'on observe bien le nom de David. Il s'écrit Dalet Vav Dalet. Il peut se lire dans les deux sens. Dalet à Droite et Dalet à Gauche. Porte à Droite, porte à Gauche. David présente deux portes qu'il unit par le Vav. Il est donc l'acteur unissant les deux portes.
Unir Gauche et Droite, unir Connaissance et Sciences, soutenir la grande synthèse universalisante. Telle est la mission du « messie fils de David » prévu dans le judaïsme. Cette union Droite et Gauche, elle a été réalisée. La synthèse existe, elle a été écrite par quelqu'un qui a précisément « agi comme David » : c'est Dominique Aubier, auteur du Code des archétypes, « La Face cachée du Cerveau » — n'en déplaise aux effarés du conventionnalisme et autres conservateurs dogmatiques : l'œuvre d'Union des Contraires, Connaissance et Sciences, a eu lieu. Elle est écrite, imprimée, publiée. Elle n'est plus à inventer, mais à mettre en œuvre.
Le travail a été fait — à titre personnel, par cette femme. Il a même été traduit, en Allemand, en Anglais. Il a été soutenu par des Lecteurs. Mais c'est au navire « Marianne », donc à la France tout entière de l'assumer culturellement et de le convoyer en tant que projet de civilisation. C'est là, le « grand dessein de la France » dont les politiques se gaussent sans savoir y mettre de contenu. C'est là, la vocation de la Francophonie, cette entité fort vague autour d'une intuition selon laquelle la langue française devrait concrétiser quelque action civilisatrice spectaculaire.

4. "Marianne" à Ashdod : le sens de l'événement
Le défi est de taille, car la France est un chalutier dont le moteur est bien grippé. Tzarfat rechigne, son nom en hébreu évoque tout un programme. Il commence par un Tzadé, il existe donc un rapport entre le Tzadé de ce mot et la réalité qu’il évoque. Lettre à deux  branches indiquant deux directions opposées… Le mieux est de citer Dominique Aubier qui a parfaitement cerné la problématique de la France, en relation avec le thème de David :
« Le Tzadé de son initiale et sa double polarité sont les insignes de son comportement. Toujours entre les deux extrêmes. La France s’affirme fortement unitaire quand les contraires se parlent et ils ne se parlent jamais si bien qu’en langue française. C’est pourquoi la France est le territoire du Qorban. Elle est au paroxysme de sa puissance quand elle rapproche les contraires. Elle les met « ensemble » et elle atteint ainsi la véracité communicable qui habite la réalité. Le texte fondateur de cette prise de conscience est toujours le verset 20 d’Obadia. Le prophète désigne Tzarfat comme étant obligatoirement le lieu où surgirait le geyser messianique, après que Sépharad ait préparé le terrain. L’Espagne étale la substance de la doctrine à élucider. La France s’en empare et lui offre le traitement qui en libère l’enseignement. Son nom l’indique. Son génie entre en fonction et en efficience quand le cycle civilisateur en vient à écrire Tzadé. La péninsule ibérique a arrondi la formation cyclique autour du message. La France le soumet alors à son jeu de raquette. Du point Tzadé 900, pléthorique, elle renvoie la balle sur le Tzadé 90 qui la rabat au-dessus de lui sur le Qof. Tzarfat balise la position évolutive où la dualité est à son maximum d’écart. Le cycle est alors comme une fronde. Entre les deux pôles de sa fourche, la ligne du présent s’incurve au maximum de son élasticité et devient lance-pierre. Ce lance-pierre qui prend son sens exemplaire entre les mains du jeune David lorsqu’il abat Goliath. L’instrument c’est l’archétype, mais son outillage n’est efficace que manipulé par une énergie humaine. »

La France, pour Dominique Aubier, est clairement l'aboutissement et lieu de délivrance comme le suggère la valeur numérique du mot hébreu 770 — la maison de Mashia.
Confirmé par le Rabbi Loubavitch Schneerson qui a noté que le mot Tzarfat (la France) s'écrit avec les mêmes lettres que celles écrivant paratsta, tu t’étendras — oufaratzta (Genèse 28, 14), dont il avait fait sa devise.
Le rapport entre Tzarfat et ce verset est irréfutable. Autrement dit : c'est en Tzarfat que la Connaissance prendra de l'ampleur et s'étendra. La France est bibliquement compromise, et son avenir se joue sur ce projet.

L'arrivée du navire « Marianne » à Ashdod serait-il la confirmation — encore symbolique — de l'opération en cours ? Quand le symbole apparaît, les choses sont déjà fort avancées. Il y a bien prise de pouvoir du navire par des commandos : donc l'esprit interviendra directement sur le tout petit chalutier poussif qu'est la France, et forcera l'équipage à changer de cap, à prendre la direction de « David », donc du « Messie-fils-de-David » responsable de la grande mise au clair.
Mise au clair ? Elle est là, dans ce livre. A découvrir d'urgence. Car chacun est invité, à titre personnel à prendre connaissance de cette feuille de route. Chacun peut faire partie de l'équipage nouveau désormais aux commandes de « Marianne ». À qui je souhaite la bienvenue, au pays où l'on pense et agit « comme David ».


Dominique Blumenstihl-Roth
Auteur de : Esther la Délivrance d'Israël


A paraître bientôt :
"Victoire pour Don Quichotte"
de Dominique Aubier
Les sources hébraïques et araméennes de Don Quichotte.

jeudi 18 juin 2015

C'est le Ramadan… Quel est le sens du Ramadan ?


Le Secret du Ramadan… Quel est le sens du Ramadan ?

Car donner le sens d'un rituel, c'est en libérer le message.


Comme chaque année, les musulmans pratiquent le Ramadan, l'occasion de retrouvailles familiales et de fêtes. Nous sommes tous d'accord avec les interprétations qui estiment que ce mois est celui de la générosité, de retour sur soi, de la réflexion, du «retour à Dieu», du partage avec les autres. Une redécouverte, une fois par an, des sentiments de fraternité. C'est là une lecture valable, d'ordre affectif, fort respectable. Cependant, le sens du rituel va bien au-delà de l'approche affective. Le Ramadan contient en effet un «secret», comme le dit un hadith, un secret conceptuel, à haute portée civilisatrice et intellectuelle.
Les musulmans sont-ils prêts à recevoir l'explication de leur propre rituel ? Peuvent-ils concevoir une exégèse de leur propre symbolisme ? Une exégèse du symbole a toujours pour effet une libération. Libération des symboles est hautement nécessaire de nos jours, pour accéder à un niveau de conscience plus élevé.

Quel est le sens réel de Ramadan ? S'il est considéré comme un «pilier» de la religion, c'est qu'il doit revêtir d'une importance considérable. Pour le comprendre, il faut l'observer dans le détail, regarder exactement ce qui se déroule. L'épreuve principale — car c'en est une — consiste à pratiquer le jeûne. Mais attention : il s'agit d'un jeûne diurne. C'est-à-dire que l'absorption de nourriture est interdite pendant la journée, mais permise et recommandée la nuit.
Dès lors il apparaît clairement que le Ramadan a pour objectif symbolique d'attirer l'attention du croyant sur la distinction Jour-Nuit.
Le Ramadan a pour calendrier la différence entre le jour et la nuit. Avec, pour horloge, les astres solaire et lunaire. Il est donc greffé sur le symbolisme représentatif des grands astres qui accompagnent l'humanité depuis la nuit des temps. Pour comprendre le sens du Ramadan, il ne faut pas se contenter de l'apparence sociale festive mais se demander :
— pourquoi cette fête ?
— pourquoi jeûner pendant le jour ?
— pourquoi l'abstinence sexuelle pendant le jour ?
— pourquoi ces activités sont-elles reportées à la nuit ?
 — qu'est-ce que le jour, qu'est ce que la nuit ?

1. Tout cela est symbolique
Une première précision : nombre de musulmans m'ont signifié que le Ramadan ne serait pas un rituel mais « plutôt un "pilier de l'Islam" au même titre que la prière… ». Il convient d'être précis et de s'entendre sur le sens des mots. On appelle rituel, « l'ensemble des rites d'une religion (gestes, symboles, prières). C'est l'ensemble des comportements codifiés, des règles et habitudes fixés par la tradition ». Définition donnée par le Dictionnaire Larousse. Le Ramadan entre bien dans la catégorie des gestes, symboles, rites de la religion musulmane, dès lors il constitue bien un « rituel », au même titre que la prière.
S'agissant donc d'un rituel, on ne saurait se contenter de son apparence littérale. N'en déplaise au Intégristes, « Car tous les rituels du monde ne sont que des visionnements symboliques, écrit Dominique Aubier. Ils aident l’intellect à saisir ce qui lui est insufflé, dans une démarche progressive qui comporte ses aléas. L’étape symbolique est une phase essentielle, mais seulement une phase, une étape dans le processus de la prise de conscience au sein d’un cycle ».

Le désir d'ouvrir le sens est préconisé par le Coran : « si le serviteur sait ce que cache le mois de ramadan, il aurait souhaité que toute l’année soit ramadan. » ( Mizan-al-hikma - hadith 2665). Ce hadith est intéressant car il présuppose que le ramadan détient un secret caché.
Quel est le secret du Ramadan ?
Une affaire de… « chaleur » comme son nom l'indique. Mais ce n'est certainement pas en raison des températures élevées dans le désert que ce rituel a pris ce nom. Les températures précisément chutent pendant la nuit et le mois de Ramadan, fondé sur le calendrier lunaire, se décale d'année en année de quelques jours, finissant par couvrir toutes les saisons. La température extérieure n'est donc pas l'indice valable qui expliquerait le choix du mot. Il a été très judicieusement choisi par le Prophète de l'Islam, non pour une raison anecdotique — ce serait impensable — mais pour une cause conceptuelle profonde. Qu'est-ce que la chaleur du point de vue de la métaphysique ?

La lune est le symbole du savoir scientifique, qui évolue constamment.
Le soleil est le symbole de la connaissance, donnée perpétuelle et constante.
Les deux astres ne se valent pas : la lune n'a pas de lumière propre, elle ne fait que réverbérer la lumière qu'elle reçoit, parfois même elle en est totalement privée.
Ces éléments symboliques sont parfaitement décrits dans le Zohar, « le Livre des Splendeurs », célèbre ouvrage du kabbaliste Moïse de Leon du XIIème siècle, ainsi que dans le livre du Soufi Ibn' Arabi, « L'Arbre du Monde » (Shajarat al-Kawn.) Décrits, mais non expliqués.
 
2.L'explication des symboles nécessite un regard extérieur à la tradition : le regard objectif. Et une grille de lecture.
Et c'est justement à cela qu'invite le Ramadan dont le déroulé a été mis au point par le fondateur de la religion musulmane. Tout dans ce rituel se rapporte à la distinction entre "Droite" et "Gauche". Droite et Gauche corticales. Le critère en cause est en effet d'essence cérébrale : Droite et Gauche corticales sont différenciées. Gauche étant l'hémisphère cortical possédant l'aire du langage, Droite étant l'hémisphère ne possédant pas l'aire du langage. (Ce rapport s'inverse selon que l'on regarde la personne de l'extérieur).
La Sourate Ya Sîn en présente l'exposé symbolique. L'explication en est donnée dans le livre de référence qui explicite dans le détail les archétypes évoqués et le motif fondateur du rite.
Le soleil représente symboliquement le dispensateur de lumière, c'est-à-dire le Verbe irradiant la pensée par son incursion dans l'aire du langage. La lune, quant à elle, est le symbole de l'aire symétrique, disposée en face, et qui ne bénéficie des informations que par réverbérations provenant de l'hémisphère solaire d'en face.

3. Le Ramadan sépare très nettement nuit et jour.
Il ordonne de ne pas s'alimenter le jour. C'est-à-dire qu'il renvoie à la notion selon laquelle le soleil, symbole de la Connaissance, dispense son information pure sans qu'il soit nécessaire d'y ajouter quoique ce soit. L'homme doit se nourrir de cette Connaissance pure arrosant l'univers.
Cela ne le prive pas d'apprendre des choses objectives : il doit se nourrir de l'enseignement nocturne. C'est-à-dire qu'il doit « manger la nuit ». Donc manger la science, symbolisée par l'astre lunaire brillant la nuit. Ainsi le Ramadan enseigne qu'il faut d'une part recevoir la Connaissance du Sacré (lumière solaire) et d'autre part se nourrir de la science (manger la nuit).
Quel Imam actuel sait décrypter le sens du ramadan et ouvrir sa symbolique ? A ma connaissance… aucun.
L'homme complet est celui qui s'alimente à ces deux sources, en distinguant bien les deux apports l'un de l'autre et parvenant à en faire la synthèse unitaire en lui. Un hadith considère que le Ramadan est sacré car il « brûle le péché » : il préconise l'alimentation aux deux sources, Connaissance et sciences, le péché consistant à ne pas en concevoir la synthèse et persister dans la voie séparatrice et univoque.

4.Pourquoi l'abstinence sexuelle ? 
Là aussi, il faut remarquer qu'en réalité il n'y a pas abstinence. La relation sexuelle n'est pas interdite : bien au contraire, elle est reportée exclusivement à la nuit.
Cela signifie que l'acte de l'union (Union des hémisphères Droite et Gauche pour former l'unité intégrale du Cerveau) est prévue : il s'agit donc pour le Croyant de l'Islam de ne pas craindre la nuit, mais de l'attendre et de s'unir à elle. Si la nuit représente l'empire lunaire de l'Occident et sa science, alors cela signifie que le (la) Croyant(e) doit, au travers de l'union physique nocturne avec son (ou sa) partenaire, considérer que l'Occident est le partenaire obligatoire d'une opération sacrée. Cette union physique entre homme et femme est le symbole de l'union du jour et de la nuit, eux-même symboles de l'union Connaissance et sciences.
Cela s'appelle dans l'Islam soufi Jam al Jam, l'union des contraires en vue de réaliser le Tawhid (la station de l'Unité).
Chaque musulman est appelé à titre personnel à réaliser cette union.
Unir Connaissance et sciences : encore faut-il que le Croyant accepte l'idée que le rituel qu'il pratique ne consiste pas seulement à manger des loukoums une fois la nuit tombée, mais à comprendre ce que manger signifie.

5. Manger la nuit
Le Prophète de l'Islam a symboliquement prévu que le musulman devait se préparer à l'arrivée de la nuit : se préparer à ce que l'Occident (Qui Fait) de la science fasse son entrée dans le cycle civilisateur. Et qu'à ce moment là, prévu par le rituel symbolique, le Croyant devra s'en instruire (manger la nuit).
La faim est d'autant forte que l'on se prive volontairement de la nourriture pendant le jour. C'est donc avec désir que le Croyant doit s'informer des sciences et les consommer.

Dans le Ramadan, tout est symbolique.
Qui peut croire que l'exécution d'un rituel formaliste suffise à accéder au sens ?  Effectuer le rituel est une chose respectable : mais le comprendre est un acte de conscience et d'agrandissement autrement plus puissant. Cependant, pour le comprendre, la foi, certes respectable, ne suffit pas. Il faut disposer de la grille de lecture qui en permette le décodage.
Manger la nuit est un acte physiologique à portée symbolique. Cela veut dire ingurgiter, se remplir avec appétit, de tout le savoir scientifique objectif. Il s'agit donc, pour le Croyant, de disposer du double regard sur le réel : celui inspiré par la révélation des signes (le soleil) et celui inspiré par la lecture objective du savoir (la lune).

Cette union entre l'Islam et l'Occident est prévue par la Torah : voir les versets bibliques Genèse 28,9 et Genèse 36, 3. Esav (qui représente l'Occident) épouse la fille d'Ismaël et ce mariage la rend heureuse et la guérit d'une maladie dont elle souffrait. Ce mariage est un acte symbolique désignant l'Union Occident-Islam, prévue dans la Torah.
Voir : Mahalat et Basemat, commentaire de Genèse 28,9 et Genèse 36, 3.

Les sciences, le regard objectif, c'est le propre de l'Occident.
Cela signifie que le Croyant de l'islam doit intégrer le savoir issu de l'Occident scientifique : la nuit lunaire est le symbole de l'Occident. L'union des contraires dépasse donc largement le contexte personnel et s'étend comme un concept civilisateur : le Ramadan implique, en tant que rituel collectif, que la civilisation musulmane doit considérer le partenariat occidental comme une obligation ontologique et qu'il convient de se nourrir de son apport. Sans renoncer au soleil du Sacré. Dès lors toute confrontation violente doit cesser au nom même du Ramadan. Il faut une Union sacrée.
Et de toute évidence, le Ramadan invite à la paix, à la cessation de toute violence : le regard devant se tourner vers
la conciliation et l'union des Contraires.
 
6. Ce défi concerne aussi l'Occident
Il convient que l'Occident considère le rituel pratiqué par l'Islam, d'autant que l'Islam paraît installé sur son territoire de manière irréversible. Il ne s'agit pas de se convertir à quelque religion que ce soit, mais de comprendre.
Donc tout d'abord : arrêter les violences.
Précisions : le Jeûne du Ramadan ne doit pas se confondre avec le Jeûne du Carême chrétien : le jeûne du Carême ne distingue pas la nuit du jour. La privation de nourriture lors du Carême signifie que l'Occident doit cesser, à un moment donné, de se laisser berner par la consommation de biens, par l'option matérialiste : le Carême, privation totale de nourriture invite au retour à l'enseignement christique et au renoncement au matérialisme. Il défie la fascination Occidentale matérialiste (faire, produire, consommer) et l'invite à marquer l'arrêt. A faire en quelque sorte d'urgence un grand Shabbat.

Le jeûne musulman renvoie à un signifié différent :
La nuit du Ramadan désigne l'Occident (l'empire de la nuit lunaire) comme un partenaire puissant — et non comme un ennemi. De même l'Occident doit considérer qu'en face de son savoir scientifique, il existe une autre parole, issue du sacré, dont les religions ont, à un moment, codifié la Connaissance.

Le Ramadan est un appel à l'Union Connaissance et sciences.
Autrement dit : les deux partenaires sont appelés à une rencontre… amoureuse ! 
Cette rencontre, où devra-t-elle se réaliser ?
Le Ramadan désigne le lieu et le moment de la rencontre : la relation sexuelle, donc l'union homme-femme en tant que symbole de l'union entre Droite et Gauche, ne peut se dérouler que durant la nuit. Autrement dit là où le soleil se couche. De la rencontre Gauche et Droite, Connaissance (soleil) et sciences (lune), il naît de la chaleur par effet de frottement des deux modes de pensée s'unissant : chaleur, c'est le sens même du mot arabe « ramadan » et c'est dans ce sens précis d'Union des contraires dégageant la chaleur qu'il a été choisi par le Prophète de l'Islam qui avait une haute perception et intelligence métaphysique de l'enjeu civilisateur. Ce qui explique le hadith ( Mizan-al-hikma - hadith 2665) selon lequel le croyant, connaissant le sens du Ramadan, souhaiterait le pratiquer pendant toute l'année : non plus en tant que rituel comme cela est exigé pendant le mois prescrit, mais dans le sens même de son symbolisme, à savoir qu'il pratiquerait pendant toute l'année, et chaque jour, l'union Connaissance et Sciences.

7. Quel pays ?
Existe-t-il un pays spécifique, une extrémité occidentale où l'Islam et l'Occident doivent se rencontrer dans un acte d'union, à l'image d'un couple marié ?
Quel pays d'Occident devrait se prêter à ces « ébats » ? Non pas affrontement ou terrorisme, mais au contraire, rencontres culturelles entre deux modalités de penser, entre Connaissance et sciences ? C'est très facile à déterminer. Le pays concerné, c'est tout simplement celui où l'Union des Contraires a été réalisée intellectuellement. C'est le pays d'où sortira l'explication.

Or La Face cachée du Cerveau est précisément le livre où se réalise la synthèse des rites et traditions mises en relation avec les sciences. Ce livre opère l'union entre lune et soleil. Rédigé en français, par un auteur français, cette ouverture (Ta'wil) est réalisée en France, territoire prévu du grand Ta'wil civilisateur, pays désigné par la Torah, à la prophétie Obadia. C'est donc sur le territoire de la France que l'union symbolisée par le Ramadan doit se dérouler et devenir le projet civilisateur d'avenir : l'union Connaissance et sciences pour une relance culturelle. Ce Ta'wil, — "herméneutique des symboles rendus au motif cortical fondateur" selon Henry Corbin —, a été clairement effectué dans cet ouvrage magistral.
Autre indice certifiant que la France est désignée : ce texte même, que vous êtes en train de lire. C'est le seul qui décrypte le sens du Ramadan en le dégageant de son emprise symbolique et le renvoyant au référentiel cortical qui en est la matrice conceptuelle. Si vous en connaissez un autre qui l'ait fait, merci de me le faire savoir afin que je le mentionne ici même.
Y aura-t-il assez d'esprits, de consciences, prêts à soutenir l'opération explicative avancée ?

Et c'est là le manque : la France, est-elle prête, non pas à se convertir à quelque religion que ce soit, mais à comprendre qu'il s'agit d'intégrer l'explication universelle des symbolismes référencés sur la grille compétente ?

Et l'Islam, saura-t-il intégrer ce savoir, est-il capable recevoir l'explication venant de l'extérieur, et de libérer ainsi la symbolique de ses propres rituels ? Certes l'explication existe, mais elle n'a pas percé la chape des formalismes conservateurs. D'où ce manque tragique d'actualisation  — que le Prophète de l'Islam désignait par la « brique manquante de la Kaaba » — , édifice intellectuel que l'élite musulmane serait appelée à compléter en utilisant ce Code, décryptant point par point tous les versets coraniques, tous les hadiths. Et libérant le sens des fameuses « lettres non lues » du Texte.

L'Islam accepte-t-il cette évolution quand il considère que l'état d'achèvement est acquit par l'observation simple des rituels ? La cristallisation littéraliste, enfermée dans son autorité trop détachée du sens, fait que l'Islam demeure — encore — dans l'ignorance de son propre génie. Mais ce n'est qu'affaire de culture, d'effort intellectuel : lire, découvrir pour atteindre à plus de lumière. C'est pourquoi je recommande ces livres :

Ce livre présente le Code des archétypes permettant de dégager le sens des rites et traditions.
— "The Hidden face of the Brain"est le titre de sa traduction en anglais.
Une exégèse des Lettres non lues du Coran, ainsi qu'une étude des rapports ontologiques entre Israël et l'Islam.

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P.S.  : Les personnes qui désirent reprendre des passages de mon étude sur le Ramadan peuvent le faire en toute liberté, à la condition de citer les sources. Question d'honnêteté… Car cet article est le seul qui établisse le lien entre ce rituel et la référence cérébrale. C'est ce que l'on appelle en hébreu un "hidouch", une trouvaille faisant avancer l'état de la conscience.