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mercredi 23 janvier 2013

Qu'est ce que le JIHAD ?


Connaissance de l’Islam


Lumière sur Lumière

(ou le vrai Jihad)


par Dominique Blumenstihl - Roth


Lumière sur Lumière


De l’Orient à l’Occident il y avait une vaste mer.
Alors les Anges me dirent : Entre dans cette mer
et nage jusqu’à l’Occident…[1]



Je viens de vivre une métamorphose curieuse : j’avais décidé de lire le Jasmin des Fidèles d’Amour du soufi Rûzbehân. Le titre m’avait frappé. Je devrais dire attrapé. Croyant rencontrer, dans l’ouvrage traduit du persan par Henry Corbin, le rythme, les images, le langage de la poésie la plus chère à la sensibilité musulmane, je me suis laissé prendre au piège du parfum d’amour. Le mot ne réfère-t-il pas à l’aventure la plus tentante et la plus universelle qui soit pour l’être humain ? Je n’ai pas pris garde au fait qu’il s’alliait à la notion de fidélité propre à certaines catégories de personnes : les Fidèles d’Amour, autrement dit les initiés sachant apprécier la fragance du Jasmin spirituel. Sans m’attendre à de l’érotisme sublimé, je me préparais à jouir d’une certaine exaltation d’âme. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que j’avais affaire à un traité symbolique de la valeur normative propre à la Connaissance que Dominique Aubier appelle l’Union des Contraires, expression que l’Alchimie a d’ailleurs largement utilisée dans le même souci de désigner, au plus près de son style fonctionnel, l’archétype propice à la fécondité issue d’une juste synthèse. Loin d’assister à une promenade guidée par la Carte du Tendre, je me suis retrouvé en visite dans un atelier de sévérités intellectuelles, tout étonné d’être le responsable de la substitution. Car la transformation des essences poétiques en règles de raisonnement sacré, c’était mon esprit qui la produisait, tandis que mes yeux lisaient. J’ai bien vu à quoi tenait le changement. Il était dirigé par les références initiatiques dont j’ai appris l’existence et le jeu auprès de Dominique Aubier. C’était comme si la table des archétypes et la manipulation qu’on en peut faire s’étaient mises toutes seules à frôler le langage du soufi, lui faisant dire, à la fois, ce qu’il disait et ce qu’il entendait évoquer. Les règles de pensée que n’importe qui peut découvrir dans la Face cachée du Cerveau [2] agissaient comme des caresses sur les propositions poétiques du soufi. Et comme une caresse fait vibrer un corps, de la même manière les références intégrées en 16 ans de soumission à mon maître soulevaient les images, les dotant d’une volupté conceptuelle inattendue.

Le langage de Rûzbehân s’insère dans le symbolisme propre au XII° siècle iranien. Le discours de Dominique Aubier actualise les règles du système de pensée sous-jacent au symbolisme d’inspiration sacrée. Et voilà qu’entre les deux, l’effusion se produisait. J’étais en train de lire un texte ésotérique dont le sens est considéré comme fermé, en dépit de la séduction qu’il exerce, et je le comprenais. Cela s’est fait spontanément. La montée au sens, comme dit Dominique Aubier, s’opérait automatiquement : le métaphorique du langage médiéval s’évaporait et retombait en idées percutantes. Joie intense de l’esprit percevant l’effet de la lumière se posant sur la lumière !
Tout d’abord, j’ai été surpris de pénétrer la pensée d’un grand initié, de me retrouver sur la même longueur d’onde que lui. Rûzbehân, depuis l’Orient du XII° siècle, s’exprime dans le langage le plus ajusté aux capacités de son temps. Son télégramme nous arrive via la superbe traduction de Henry Corbin. Et moi, 8 siècles plus tard, en Occident, je reçois et comprends le câble. Je sais bien à quoi et à qui je dois cette chance. J’ai l’énorme avantage d’avoir acquis la formation intellectuelle la plus adéquate aux besoins modernes de comprendre et j’en dois le trésor au maître occidental ayant mis à jour les critères de la Connaissance : Dominique Aubier, mais oui, une femme. Ai-je lu le Jasmin des Fidèles d’Amour en un moment de grâce ? J’avais soudain le sentiment précis d’occuper une tribune donnant vue sur l’intelligibilité de toutes choses. Puis, l’enthousiasme s’est éteint. Une inquiétude m’a assombri : qui, aujourd’hui, peut lire le texte de Rûzbehân? Pourtant, l’homme moderne cherche souvent à affronter la pensée traditionnelle. Les sciences humaines ont vocation à le faire. Ethnologues et anthropologues s’en vont sur tous les fronts étudier les us et coutumes des peuples ou des tribus. Avais-je découvert d’expérience le moyen idoine ? Bien sûr, je ne me suis pas estimé le découvreur de la méthode qui venait de permettre le miracle de comprendre. Je savais, pour l’avoir entendu souvent dire par l’auteur de La Synthèse des Sciences que le révélateur patenté de tous les symbolismes résidait dans une table de critères dont la clé avait été donnée in illo tempore. Mais c’était comme monter pour la première fois en avion. Il y a loin entre le baptême de l’air et le fait de savoir qu’existe un appareil qui décolle du sol. Me pardonnera-t-on d’être si fier de ma performance que je ne puisse réprimer le désir de la communiquer ? Voulez-vous éprouver, vous aussi, l’insigne plaisir d’intégrer ce qui arrive du passé, quelle que soit la voie qui vous tente?
Disposer de la grille de lecture adéquate est la première obligation. Il faut connaître le Code des lois herméneutiques. Le plus simple est de l’apprendre comme il se donne aujourd’hui dans La Face cachée du cerveau. Lire également L’ordre Cosmique. Se munir de ce viatique avant de poursuivre la lecture de cet article ? Patience… Je voudrais bien qu’il serve d’exemple, ou tout au moins de témoin, de l’efficacité de lire le passé à la lumière du Code actualisé au présent, quand le climat intellectuel est celui du Sacré. Mais aussi celui de la revendication d’une époque…


Le Dévoilement des Secrets

Rûzbehân naît en 1128, en Iran, dans la ville de Pasâ. Son nom lui porta-t-il chance: Lhomme au destin heureux ? Sa longue carrière d’initié couvrit tout son siècle. Il écrivit de nombreux livres, fonda son école qui fit autorité pendant plusieurs générations dans un Iran éclairé par le soufisme.
Dévoilement des Secrets (Kashf al Asrâr) est un récit autobiographique où il décrit les étapes mystiques de sa formation intellectuelle, ponctuée d’expériences visionnaires. De sa vie privée nous n’avons que de parcimonieuses indications — elles ne manquent pas d’humour : Je suis né parmi les ignorants, des gens qui étaient la proie de l’inconscience et de l’erreur, grossiers et vulgaires, pareils à des ânes fuyant effarouchés devant un lion… J’atteignis l’âge de trois ans, lorsque surgit cette question dans mon cœur : où est ton Dieu et le Dieu des créatures ?
A quinze ans, nouvelle perception des mystères. A cette époque, je voyais tous les êtres comme transfigurés en beaux visages, et tandis qu’ils se présentaient ainsi à moi, leur beauté m’inspirait le goût de retraites méditatives, de psaumes confidentiels… Cette sensibilité à l’Absolu distinguera Rûzbehân tout au long de sa vie : Plus on est proche de la source de la beauté, plus on est proche du pacte de l’amour. Plus la constitution d’un être est subtile, plus son corps est raffiné, plus son âme est noble, et plus son habitacle est transparent aux substances de lumières primordiales. Pour percevoir la beauté, l’apprentissage de la vision devient l’exercice obligatoire, car seul est capable de voir l’œil qui, en voyant, est certitude.
Un soir, Rûzbehân quitte sa maison, se dirige vers le désert dans l’intention d’y faire ses prières. Soudaine apparition d’un être d’une grande beauté ayant l’apparence des shaykhs soufis. Rencontre-choc : Rûzbehân s’en va vivre dans le désert pendant toute une année dont chaque jour s’illumine d’une vision fulgurante, suscitant des états d’extase. Au cours de l’une de ces visions, une voix céleste lui dit : Ô Rûzbehân! Je t’ai choisi pour être un Initié, un Ami, je t’ai choisi pour l’amour, tu es mon Ami. Ne cède pas à la crainte, ne cède pas à la tristesse, car je suis ton Dieu et je prends soin de toi dans tout ce que tu te proposes.
Qui est le mystérieux personnage rencontré un soir aux portes du désert ? Un être de chair et de sang, une apparition ? Le jeune Rûzbehân a trouvé son maître. Il se déclare disciple du Khezr — le décret. Nouvelle apparition, nouvelle vision: Cette fois, il m’apparut que j’étais dans la montagne de l’Orient, et il y avait là un groupe d’Anges. De l’Orient à l’Occident il y avait une vaste mer. Alors, les Anges me dirent: Entre dans cette mer et nage jusqu’à l’Occident…
Entre dans la Connaissance et dirige-toi vers l’Ouest ? Rûzbehân connaît le lieu où se réalisera le Dévoilement des Secrets. Et pour préparer l’opération révélatrice, il écrit. En prélude nécessaire à la Rencontre des Amants qui doit se produire au futur, dans la région de la Science, il avance en langage métaphorique tout ce qu’il faut en savoir. C’est le grand thème du Jasmin des Fidèles d’Amour. Henry Corbin, magnifique spécialiste occidental du soufisme, a su en traduire au plus près la poésie.

L’amour est le lieu de l’anéantissement mystique.
Le Jasmin des fidèles d’Amour commence par une conversation de Rûzbehân avec une jeune beauté du Turkestan. Est-elle surprise, cette jeune femme, qu’un maître du soufisme soit fasciné par sa féminité ! Dans le film chinois Pluie de Lumière sur la Montagne vide[3], même type d’étonnement critique à l’adresse du bouddhisme séculier qui s’entoure de femmes ! Comme si la femme n’était pas l’opposite naturel que le duo droite-gauche a donné à l’homme. Notre Initié du XII° siècle invoque la fascination qu’exerce la femme sur l’homme mais c’est pour décrire la grâce de la plus belle des formes, explique-t-il. La forme, pas la femme. Quiconque se familiarise avec Dieu, est familier avec toute chose belle et tout visage gracieux. Mais les secrets de l’Amour spirituel sont révélés aussi par l’expérience de l’amour humain, s’il est vécu à la Proximité de la Perfection. Analogie, dirait Dominique Aubier. Dieu se révélant à nous au moyen de nous,[4] l’amour humain mène à la Révélation.
Rûzbehân rédigea son livre afin d’apporter aux amants et Fidèles d’amour la joie de l’intimité des fleurs du Paradis. C’est bien dire les critères en action dans cette expérience mystique. Il expose les étapes par lesquelles l’amoureux transite, depuis l’éclosion du sentiment jusqu’à l’ extase. En route, de multiples épreuves écartent les prétendants incapables d’atteindre le degré d’élévation suivant. Seuls les Amis de Dieu gravissent les échelons menant au Tawhîd, station souveraine résultant de l’Union avec l’Aimé. Pour lui, l’amour est le lieu de l’anéantissement mystique. Il ne peut être jeté en pâture à la médiocrité d’âme. Rien à voir avec le sentiment du vulgaire chez qui ne prévaut que l’entrée en mouvement des passions sensuelles. Pour atteindre cette station, le disciple est appelé à livrer, au quotidien, le Djihad, lutte sans complaisance contre ses propres penchants maléfiques. Guerre sainte permettant à l’homme de devenir un Héros du Coeur, elle n’a de sens que si elle est lutte contre soi-même et si elle est livrée avec résolution et objectivité. Le Djihad, en tant que discipline d'introspection, de perfectionnement de l'être, est - il à la portée de tous ? Est - il “moderne” ? Il devrait l’être, car ce mot définit le comportement qui favorise la compréhension, la connaissance de soi, et libère l’être de la condition du servage
Cette haute compréhension du Djihad que propose Rûzbehân nous évitera -t-elle les appels à la guerre et la fascination meurtrière que lancent d’absurdes méconnaisseurs du texte fondateur de la religion dont l'autorité n'a d'égale que leur ignorance ?

L’amour comme pédagogie initiatique

Rûzbehân cherche à définir une science de l’amour. Pour lui, ce sentiment est une référence. Seul ceux qui ont bu les coupes du filtre d’amour disposent de la vue autorisant la perception de la beauté. Quelle opération intellectuelle se cache derrière cette dégustation ? Pour boire ce nectar, —qu’Ibn’ Arabî appelle l’Élixir des gnostiques — l’esprit doit être formé à une discipline : le Soufi propose la pédagogie initiatique du sentiment devant amener le disciple à connaître l’absolu par le moyen de l’exégèse de l’amour humain. Éducation du cœur indispensable pour qui veut atteindre la qualité d’homme véritable. C’est ici que le Soufi distingue — et non sans risque face aux effarés du conventionnel — la certitude générale de la certitude de l’Initié. La première est, pour le commun, l’implantation de la foi et le conformisme conditionné par la loi et son dogme. La seconde est certitude personnelle provenant de ce qu’il appelle la vision du cœur. Et qu’est-ce que le cœur ? Nous sommes loin du romantisme nouillageux[5] qui confond la sévérité de l’initiation avec le sentimentalisme. Le cœur, pour l’Initié, n’est pas un état de béatitude. Il est l’outil de la rigueur intellectuelle qui doit permettre à l’adepte de comprendre que l’Amour est l’instrument du dévoilement. Il est la semence de l’opération divine prééternelle. De quelle opération s’agit-il ? Dévoiler suppose son intervention. Opération de haute voltige… intellectuelle, n’en déplaise aux esprits fleurs-bleues. Rûzbehân nous interdit de tomber dans la vase du sentimentalisme. Il n’a d’autre souci que tirer son lecteur vers l’intelligence du sens. Boire les coupes du filtre d’amour, c’est donc bien remplir son esprit des critères intellectuels de la connaissance. Qui reprochera à la gnose d’être une exaltation de la science du discernement quand Dieu n’a pas distribué à ses serviteurs une chose plus estimable que l’intelligence ? [6]

S’assimiler au principe originel

L’initié médiéval s’exprime dans un langage mesuré à l’exacte puissance des symboles. L’allusion est-elle éclairante à l’esprit de notre siècle où les modalités de pensée exigent le direct? Difficile de percer le poème du message traditionnel: la personne éphémère est un miroir dressé devant l’opération divine, écrit par exemple Rûzbehân. Magistrale élégance orientale pour dire que Dieu se différencie dans le théâtre de sa révélation. Mais que comprendre exactement? Alors trêve de poésie. L’adoration des bergers n’est plus utile à la planète, écrit René Char[7]. Le Verbe doit quitter le lieu de la métaphore et s’exprimer directement. Interrogeons Henry Corbin, le plus subtil des traducteurs, le plus sincère des chercheurs. A-t-il réussi, dans ses tentatives de commentaires, à résoudre les énigmes codées par les initiés du passé ? Superbe sensibilité: rien de la poésie orientale n’échappe au savant pour ce qui est de la forme. Excellent travail de scientifique, doué de délicatesse et d’instinct. Nous assistons à une traque des invariances et Corbin parvient à effleurer la brûlure de la vérité. Il sait que le suspect se cache, qu’il est à un doigt de lui passer les menottes. Son commentaire capture-t-il les archétypes sous les mots qu’il traduit ? Il a sû restituer la puissance métaphorique des images et redonner, en français, le rythme et la mélodie de la langue persane. Mais s’est-il aperçu qu’en lui le poète excellait à traduire à la perfection la beauté des textes, tandis que le commentateur s’engluait dans l’analyse faute de pénétrer le système de pensée du Soufi ? Est-ce éclaircir une image que développer un méta-commentaire encombré de terminologie philologique ? Et quelle est cette tristesse personnelle, si visible, dans chacun de ses livres ? Lui a-t-il manqué la clé qui lui eut permis d’identifier le référentiel de la connaissance initiatique ? Est-ce en raison du conditionnement de sa propre pensée, formée à la redoutable école du rationalisme que Corbin reste au seuil de l’aventure spirituelle? II n’accède pas à l’Alchimie du Bonheur parfait qui consiste à s’assimiler au principe originel [8]. Sévère critique envers le meilleur des traducteurs d’Ibn’Arabî? Le maître du soufisme nous avertit de l’incapacité ontologique qui frapperait le scientifique cherchant à pénétrer le sens de ce qu’il décrit: la faculté du Théoricien correspond à un champ d’investigation restreint qu’il ne saurait franchir[9]. Pour le Soufisme, Corbin est victime, tout comme Gershom Scholem le fut pour la Kabbale, non d’une inadvertance personnelle, mais de la démarcation fatale qui sépare les réflexes intellectuels selon qu’ils se produisent dans la circonscription culturelle de la Science ou de la Connaissance[10].

Le dévoilement de la Face de l’Ami.
Relisons le Jasmin des Fidèles d’amour. Apprécions l’indubitable fidélité de la traduction de Corbin. Mais surtout, réalisons le décodage de la pensée symbolique du Soufi. Il faut donc que nous nous placions en un lieu qui la surplombe. Nous n’avons d’autre solution qu’utiliser la grille à portée universelle de la pensée initiatique, telle que l’actualise ( premier anéantissement du mystère ! ) Dominique Aubier, l’auteur de La Face cachée du Cerveau. La parole du soufi devient enfin intelligible en un langage moderne, accessible à l’honnête homme de notre siècle: l’œuvre de Rûzbehân apparaît comme une vaste métaphore décrivant le processus de la Création. C’est une tentative de pré-exégèse, sous la forme d’un langage symbolique, adapté au siècle et au territoire linguistique. Pour le Soufi, l’Univers est né d’un processus amoureux. L’exégèse de ce processus est une obligation. Cette exégèse, le soufi l’appelle la gnose mystique (ma’rifat). C’est le point culminant de la perfection. Mais elle ne peut se réaliser par la métaphore s’ajoutant à la métaphore. La Sourate 36, verset 69 [11] conseille en effet abandonner la poésie. L’initié en appelle donc à l’anéantissement de la forme d’expression imagée par le moyen de l’objectivation. Mais comment la réaliser cette objectivation ? Réponse du maître iranien: La règle de la religion d’amour permet au mystique d’atteindre la station de la certitude des Fidèles d’amour après avoir fait l’expérience de la négation. La rencontre du partenaire objectivant —l’opposite— est donc obligatoire si l’on en croit Rûzbehân. Pour lui, l’acte de l’Union (jam al jam) permet d’atteindre la révélation des Attributs divins. Mais de quels partenaires parle notre Soufi? Qui est le partenaire négateur de la Connaissance? Allusion d’ Ibn’ Arabî, dans l’Alchimie du Bonheur Parfait où un Théoricien réfractaire s’oppose à l’Adepte du Prophète. Précision de Dominique Aubier, dans La Synthèse des Sciences[12]: ce partenaire c’est la Science. Affaire de mariage ! Les Noces de la Connaissance avec la Science ? Le soufi prévoit de loin cette opération. La station du Tawhîd—unification de l’Unique— verra le théoricien tomber d’accord[13] avec l’adepte. En clair : les sciences dotées de leur capacité d’objectiver le Réel viendront corroborer les données de la Connaissance. Le Tawhîd est donc l’étape évolutive dans l’histoire de l’humanité qui verra les sciences appuyer la Connaissance de leur force démonstrative. Le langage de la Connaissance sortira de la brume du symbolisme. Un nouvel éclat de conscience habitera l’humanité qui complètera le sentiment intime de la foi par la certitude fondée sur le raisonnement.

La parousie du Mahdi

Qui pourrait, aujourd’hui, s’exprimer en homme du Moyen-Age sans vivre en décalage complet avec ses contemporains ? Nous sommes dans l’obligation d’adopter un langage compréhensible, éprouvé par la confrontation avec les sciences. Nous sommes tenus de nous hisser à la hauteur du Tawhîd. Cette opération est déjà réalisée. Et réussie: la station du Tawhîd est précisément atteinte dans La Face cachée du Cerveau.
Il nous faut donc, à notre tour, rejoindre la pensée la mieux ajustée à son temps et franchir, d’un seul bond, les siècles qui séparent le symbolisme de son dévoilement. Faute de quoi l’attardement de la conscience dans des formes de pensée non adaptées à leur époque conduiraient à un naufrage civilisateur.
Signe des temps : le retour à la tradition interprété par la flambée de l’intégrisme. Phénomène inexpliqué des politologues à qui nous conseillons de se munir de la grille de lecture initiatique. Ils apprendraient que l’Intégrisme correspond à un retour d’énergétisation de la liaison entre les couches 6 et 4 d’une structure[14]. C’est une plongée dans le symbolisme, signalant que le moment de l’émergence est venu : l’Intégrisme balise la nécessité d’intégrer les travaux d’exégèse. Il s’exaspère d’autant que la poussée vers le Tawhîd n’est pas assumée. L’obligation d’émerger est orthodoxe. En effet, quel initié de l’Islam ignore que l’aventure de notre monde, c’est l’aventure de quelqu’un qu’il s’agit de faire remonter du fond d’un puits? [15] La Parousie de l’Imâm caché correspond à cette remontée, à cette théophanie définitive qui fera ressortir les vérités intrinsèques communes à toutes les formes traditionnelles.[16] L’Imâm caché est la mise au clair du trésor caché qu’est le sens[17]. Il est un état de la Révélation. C’est exactement cela, le Sceau de la sainteté universelle. L’identification du motif universel, la présentation de son système et ses lois. C’est un concept intelligible. C’est l’avènement d’une désoccultation. Un désenchantement, dirions-nous, en reprenant l’expression de Cervantès quand il prédit la libération de Dulcinéa[18]. Cette opération de sauvetage est pleinement réalisée dans La Face cachée du Cerveau. Sans cet ouvrage de référence —regarder au travers du Principe Universel— nul ne pénétrera le langage codé des Traditions. Nul ne peut prétendre au regard initiatique s’il n’a rejoint intellectuellement la station de l’Initié qui a ajouté la dernière pierre de touche à l’édifice patiemment construit par ses prédécesseurs.
Dominique Aubier a mis à jour les critères qui fondent la pensée en toute tradition. C’est à partir de Don Quichotte, livre codé en hébreu, qu’elle a identifié le motif d’absolu. Pour le Sacré, en effet, c’est sur le modèle d’un cerveau que s’est édifié le réel. Selon un système unique, appelé système Aleph. Confrontant cette donnée aux sciences les plus ardues (union des contraires) cette doctrinaliste moderne de l’universel a vérifié la validité du motif absolu, sa structure et ses lois.
Comme toutes les traditions du monde, l’Islam connaît ce motif unique. Il le magnifie dans sa forme verbale la plus exquise. Mais n’en délivre pas nommément l’identité. Et voilà que le référentiel cortical qui fonde les traditions et rites du monde est délivré ! Le motif cortical a été révélé par Dominique Aubier à partir de la langue de Moïse et la révélation de Muhammad, via le Castillan codé de Don Quichotte. L’herméneutique du symbolisme a été dégagée. Grande mission de l’Occident que dévoiler, élucider. Grande mission française, la seule peut - être que ce pays ait à accomplir aux yeux de l’histoire, suivi de l’obligation de mettre ce travail à la disposition de l’humanité. Car chaque Tradition du monde doit s’emparer de cette mise au clair et réaliser, au moyen de cet outil intellectuel et pour elle - même, le Tawîl de ses rites, dans la pleine puissance de leur sens, accordé au motif universel qui en est le référent. Chaque Tradition opère sa parousie : les oppositions dogmatiques sont appelées à disparaître au profit d’une gnose mystique reconduisant les données à leur origine, à leur archétype, à leur donateur![19] La Face cachée du Cerveau, —livre parfumé au jasmin de la connaissance actualisée— réalise ce travail, véritable remontée du puits : les archétypes sont expliqués. Le référentiel universel est démontré. L’esprit atteint la station de l’Unité (Tawhîd). La conciliation des croyances devient possible par l’élévation et l’accès à la claire intelligence d’une exégèse de la pensée sacrée. Oeuvre pleinement accomplie par Dominique Aubier qui apporte à l’Islam ce qui lui manque cruellement : le nécessaire accroissement de clarté  mentionné dans la Sourate 24, verset 35: Lumière sur lumière [20]?


Dominique AUBIER est l’auteure d’une magistrale exégèse coranique, parue sous le titre Don Quichotte, la réaffirmation messianique du Coran, Al Mahdî, parue chez M.L.L. BP 16 — 27 240 Damville France —








           



[1]Rûzbehân, Le Jasmin des Fidèles d’Amour, trad. Henry Corbin, éd. Verdier 1991
[2]Dominique Aubier, la Face cachée du Cerveau, éd. Dervy,1992
[3]Pluie de lumière sur la montagne vide, film de King Hu, 1982
[4]Ibn’Arabî, l’Arbre du Monde  (Shajarat al-Kawn) trad. Maurice Gloton, éditions Les Deux Océans, Paris 1982.
[5]Le nouillage : néologisme inventé par Marie-Thérèse de Brosse pour désigner la spiritualité paresseuse made in USA connue sous le nom de New-Age.
[6]Ali, cité par Frithjof Schuon, inComprendre l’Islam, page 8, collection Points-Sagesses, éd. du Seuil, Paris 1976.
[7]René Char, Le Voyageur sans tunnel, cité dans la Revue Arc n° 22, été 1963.
[8]Mohyiddin Ibn’Arabi, l’Alchimie du bonheur parfait, p. 41. Trad. Stéphane Ruspoli, collection L’Île Verte, éd. Berg International, Paris 1981.
[9] Ibid. page 121.
[10]Dominique Aubier, La Face cachée du Cerveau, op. cit.
[11]Le Saint Coran, p. 144, éd. du Complexe du Roi Fahd, BP 3561 Al-Madinah.
[12]Dominique Aubier, La Synthèse des Sciences, éd. Qorban 1973, dist. La Bouche du Pel BP 16 — 27 240 Damville.
[13]Mohyiddin Ibn’ Arabi, l’Alchimie du Bonheur parfait, op. cit. p. 141.
[14]Dominique Aubier, la Face cachée du Cerveau, op. cit. p. 322.
[15]Mohammad Karim Khan Kermani, cité par Henry Corbin, inTerre céleste et corps de résurrection de l’Iran mazdéen à l’Iran Shî’ite, p.358. Ed. Buchet/Chastel, Paris 1960.
[16] Ibn’ Arabî, la sagesse des prophètes, trad.Titus Burckhardt, op. cit. note p. 50.
[17] Dominique Aubier, l’exégèse du Coran : Don Quichotte, la réaffirmation messianique du Coran, Al Mahdî, M.L.L., Damville 2001.
[18]Dominique Aubier, Don Quichotte, le prodigieux secours du messie-qui-meurt, M.L.L. Damville 1997.
[19]Ibid, Henry Corbin p. 101.
[20]Le Saint Coran, op. cit. p. 354.

lundi 7 janvier 2013

The secret of TsimTsoum (The life of Pi, by Ang Lee, Yann Martel)

The secret of TsimTsoum

The movie " The Life of Pi ", realized by Ang Lee (from the book of Yann Martel)
tell the story of a young man embarked on a small boat being called TsimTsoum.
In his boat together with a tiger … The epic is beautiful but explains nothing of the concepts that we see appearing. The word of TsimTsoum appears on the small ship navigating on the ocean.
So appears the tiger. But what are these allegorical elements ?
What is TsimTsoum?
What is the Tiger?

We must not forget that the author, Yann Martel is born in Salamanca, a capital city of the spanish kabalah… 
Does he say what is TsimTsoum ?
The animal symbolise the living elements on earth created.
The tiger represents symbolically the energy coming to live in the structure (the boat).
As for Tsim Tsoum … The kabbalist Dominique Aubier widely presented this kabbalistic concept in several of her books and movies.
First of all, Dominique Aubier specifies that this concept comes from the Kabbalah and was worked out by Isaac Louriah. It is indeed indispensable to quote the author who finalized this concept.
Then, it is necessary to correct the phonetic transcription. Indeed, the phonetic transcription TsimTsoum is false, because there is no "i" (youd or aleph) in the original Hebrew word "Tsm". This word has been invented by Isaac Louriah to represent the concept and precess of Creation.
It is an essential element of the explanation. To introduce "i" between the "s" and the "m" is an «ease of pronunciation» but does not correspond to the original writing. The sense of this concept lies in 100 % in its coding in Hebraic letters.

To know the meaning of Tsim Tsoum and to know more about it, read the book "The 23rd letter of the Hebrew Alphabet ", by Dominique Aubier. And her masterwork : « The Hidden Face of the Brain » (published in English).

" TsimTsoum (thus TSM-TSOUM) is the name of an operation from which arises the Creation. This initial event would have been started by the Tsm-Tsoum strategy in the letter « Hey » of the alphabet, the movement realized by the energy, the Yod. This operation comes true at the moment coded beforehand when « Hey », in the feminine part experiences the emotion to be lifelessly. The fact of granting her activates the Creation. This act is recorded in the structure under the shape of the point which is at the heart of the Bet in Bereschit. This point represents the breakthrough of the divine energy which continues to pass in the reality.

An explanation of Tsim Tsoum in the book:
The Indian cinema indeed staged the kabbalistic concept in a movie.
Http://www.dominique-aubier.com / crbst_35.html

To know more about it:



dimanche 6 janvier 2013

Le secret du Tsim Tsoum (l'Odyssée de Pi)



What is TsimTsoum ?
Qu'est-ce que le Tsim Tsoum ?

Le film "L'Odyssée de Pi", réalisé par Ang Lee raconte l'histoire d'un jeune homme embarqué sur un petit bateau s'appelant TsimTsoum.
Un voyageur se retrouve dans sa barque en compagnie d'un tigre… L'épopée est belle… mais elle n'explique rien des concepts que l'on voit apparaître. Ainsi surgit le mot de TsimTsoum sur la coque du petit navire voguant sur l'océan.
Ainsi apparaît le tigre. Mais à quoi correspondent ces éléments allégoriques ?
Qu'est ce que le TsimTsoum ?
Qu'est ce que le Tigre ?

Le tigre désigne symboliquement l'énergie venant habiter la structure (le bateau).
Quant au Tsim Tsoum… La kabbaliste Dominique Aubier a largement présenté ce concept kabbalistique dans plusieurs de ses livres et films.
Voici un extrait de son explication qui permet de voir clair.
Tout d'abord, Dominique Aubier précise que ce concept kabbalistique a été mis au point par Isaac Louriah. Il est en effet indispensable de citer l'auteur qui a mis au point ce concept.
Ensuite, il est nécessaire de corriger la transcription phonétique. En effet, la transcription phonétique TsimTsoum est fausse, car il n'y a pas de "i" (youd ou aleph) dans le mot hébreu original "Tsm".
C'est un élément essentiel de l'explication. Introduire un "i" entre le "s" et le "m" est une facilité de prononciation mais ne correspond pas à l'écriture originale. Le sens de ce concept réside à 100% dans son codage en lettres hébraïques.
Pour connaître le sens du Tsim Tsoum et pour en savoir plus,  lire le livre "La 23ème lettre de l'Alphabet hébreu", par Dominique Aubier.
et voir le film "Le Logiciel kabbalistique"
et le film "L'impromptu de Genèse".

"Le TsimTsoum ( donc TSM-TSOUM) est le nom d'une opération dont est issue la Création. Cet événement initial aurait été déclenché par le jeu du Tsm-Tsoum dans le Hé initial de l’alphabet, mouvement réalisé par l’énergie ambulante, le Yod. Cette opération se réalise automatiquement au moment codé d’avance où le Hé, dans la partie féminine éprouve l’émotion d’être sans énergie. Le fait de la lui accorder déclenche la Création. Cet acte est enregistré dans la structure sous la forme du point qui est au cœur du Bet dans Béréschit. Ce point représente la percée de l’énergie divine qui continue de s’écouler dans la réalité 


Une explication du Tsim Tsoum dans le livre :
"Bolliwood, le Cinéma Indien"
Le cinéma indien a en effet mis en scène le concept kabbalistique dans un film.

Pour en savoir plus :

mardi 18 décembre 2012

Tsim Tsoum, le secret



Qu'est-ce que le Tsim Tsoum ?

La kabbaliste Dominique Aubier a présenté ce concept kabbalistique dans plusieurs de ses livres et films.
Voici un extrait de son explication qui permet de voir clair.
Tout d'abord, Dominique Aubier précise que ce concept kabbalistique a été mis au point par Isaac Louriah. Il est toujours nécessaire de citer les sources de l'inspiration.
Ensuite, il est indispensable de corriger la transcription phonétique. En effet, la transcription phonétique TsimTsoum est fausse, car il n'y a pas de "i" (youd ou aleph) dans le mot hébreu original "Tsm". Ensuite il ne faudra pas l'écrire avec un "S" car en hébreu cela s'écrit avec un Tzaddé qui correspond davantage à un "Z".
C'est un élément essentiel de l'explication. Introduire un "i" entre le "s" et le "m" est une facilité de prononciation mais ne correspond pas à l'écriture originale. Ce mot TSIMTSOUM (qui devrait s'écrire TZMTZUM) est en réalité une formule dont le sens réside dans les lettres qui le composent. Pour en libérer le sens, il faut faire appel à une compétence en matière de kabbale hébraïque, n'ayant pas commis l'erreur de la mauvaise transcription. Aussi, pour en savoir plus, je suggère de lire le livre "La 23ème lettre de l'Alphabet hébreu", par Dominique Aubier, de voir le film "Le Logiciel kabbalistique" et le film "L'impromptu de Genèse".

"Le TsimTsoum ( donc TZM-TZOUM) est le nom d'une opération dont est issue la Création. Cet événement initial aurait été déclenché par le jeu du Tsm-Tsoum dans le Hé initial de l’alphabet, mouvement réalisé par l’énergie ambulante, le Yod. Cette opération se réalise automatiquement au moment codé d’avance où le Hé, dans la partie féminine éprouve l’émotion d’être sans énergie. Le fait de la lui accorder déclenche la Création. Cet acte est enregistré dans la structure sous la forme du point qui est au cœur du Bet dans Béréschit. Ce point représente la percée de l’énergie divine qui continue de s’écouler dans la réalité crée. "
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Un film récent présente un petit bateau s'appelant TsimTsoum.
Un voyageur se retrouve dans une barque portant ce nom en compagnie d'un tigre…
Le tigre désigne symboliquement l'énergie venant habiter la structure…
Quant au nom du bateau, il renvoie directement au concept métaphysique conçu par Louriah. Pour bien le comprendre, se reporter à un autre film : "Paheli", réalisé par Amol Palekar…

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"Ce film indien, "Paheli" fournit une interprétation imagée à la fois allègre, humaine et fidèledu principe transcendantal qu’Isaac Louria a fixé sous les deux syllabes Tzm (sans i, j’y tiens !) Tzoum. Le premier de ces deux phonèmes a été visiblement retenu depuis longtemps par les kabbalistes puisqu’on en voit les deux lettres Tzadé et Mem au centre de la coquille séfirotique dressée par Moïse Cordovero.

"Il faudra commencer par décrire la phase créatrice qui met en place le
Rosch Primordial dans l’espace induit tout exprès pour le recevoir, selon 
l’idée qu’Isaac Louria s’en est faite. La structure appelée à être étant un cortex doué de parole, deux hémisphères s’accolent en elle, par leur bord interne. L’un d’eux est le « qui Sait », l’autre le « qui Fait ». Le premier nommé reçoit les aires du langage et possède l’énergie qui va mouvoir l’organisme entier. Une délégation de cette énergie en soutient la vie végétative. Mais du point de vue de l’évolution et de la progression dans les couches, le « qui Sait » est nettement favorisé par rapport au « qui Fait ». Inégalité qui va créer à la longue un déhanchement dangereux entre les deux moitiés. L’une saura ce qu’elle est, l’autre ne comprendra pas ce qu’elle fait. Pour pallier ce danger dans un esprit de justice qui devient l’effluve sensible de la situation, le Créateur ordonne à l’énergie de prendre ses renseignements dans le cerveau caché qui contient l’alphabet hébraïque, de charger tous les documents qui en définissent le statut cérébral et de les apporter au « qui Fait » . C’est ce qu’évoque l’allitération Tzmtzoum. La première syllabe correspond au trajet que l’énergie effectue en « qui Sait » ; la seconde au vecteur qui se dessine dans l’espace « qui Fait ». À ces deux phonèmes et aux phénomènes qu’ils impliquent, le film fournit l’équivalence remarquable de la conversation entre le fantôme et Lachchi quand ils sont en face à face corporels pour la première fois dans la chambre conjugale. Il dit qu’il est un imposteur. Mais il vient par amour. Et c’est l’amour du Créateur pour sa création qui doit être imitativement ressenti dans la droiture d’une généreuse initiative divine. Le sentiment qu’il faut être juste s’accompagne de l’obligation d’éclairer la mesure prise, puisque la structure créée est un cortex, organe producteur de conscience. Le comportement du fantôme fait humainement la description des
sentiments qui ont pu présider à l’opération dans l’état d’âme du Créateur."

Extrait du livre "Bolliwood, le Cinéma Indien"
Le film en cause :  Paheli, réalisé par Amol Palekar
Avec Sharukh Kahn, Rani Mukerji, Juhi Shawla

Pour en savoir plus :

vendredi 31 août 2012

ALZHEIMER : la verdad ! Film avec Dominique Aubier.


La Verticalidad del Tiempo

Documental sobre la enfermedad del Alzheimer
Con Dr. Luis Agera, Dr. Pablo Martinez,
y la Cabalista Dominique Aubier.


La Verticalité du Temps
film espagnol de Raùl Rincon, produit par Luca Film, Madrid
Avec Dominique Aubier. DVD. 
Langue : castillan.

Une superbe étude sur l'Alzheimer, le point de vue des scientifiques (désemparés !) confronté aux découvertes de la kabbaliste Dominique Aubier, spécialiste de l’Alphabet hébreu.


Un punto de vista único y exclarecedor sobre la enfermedad del Alzheimer que nos hará reflexionar sobre nuestro particular concepto de vida.
La búsqueda de respuestas al porqué de la enfermedad del Alzheimer nos conduce hasta la región de Normandía, en el norte de Francia, donde la investigadora y escritora la cabalista Dominique Aubier nos ofrece una nueva visión acerca de las causas que originan este terrible mal. Tras más de 50 años dedicada al estudio de la Cábala, una ciencia sagrada que brinda respuestas a incógnitas tan irresolubles como la enfermedad que nos ocupa. Dominique Aubier nos sorprende con su enfoque humanista y preciso.


film espagnol de Raùl Rincon
DVD 52 mn
Produit par Luca films, Madrid.
(lengua : Castellano)

Distribution :
MLL-FILMs

vendredi 17 août 2012

Les 3 dimensions de l'Espace. Film de Dominique Aubier.

LES 3 DIMENSIONS DE L'ESPACE…



Film de Dominique Aubier
DVD


Les scientifiques croient à l'existence d'un Big Bang qui serait à l'origine de l'univers. C'est une croyance comme une autre. Elle s'appuie essentiellement sur la négation de la Création. Aussi leurs recherches se limitent-elles au champ de l'observable, quant à l'invisible, c'est avec prudence qu'ils l'écartent en ce que la thèse métaphysique risquerait de contrarier leur spéculations essentiellement matérialistes.
Dominique Aubier présente ici un film dont le propos corrige les élucubrations (lourdement subventionnées) des astrophysiciens — 9 milliards d'euros pour entrevoir le fantôme du fameux Bozon de Higgs qui ne fera jamais pousser une carotte sur terre !
L'Alphabet hébreu quant à lui, en sait plus long. Il propose, à l'origine de la Création, deux Commencements en trois mouvements s'initiant par la lettre Beith visitée par l'énergie et traversant la paroi séparant le visible de l'invisible. Le processus créationnel, énergétisé par l'Aleph, clé de l'Unité, se déroule, lettres par lettres : trois données initiales, emboîtées l'une dans l'autre, écrivent trois décrets, trois informations posant le Principe de Création.
Comprendre la Création, c'est connaître les êtres, dit Dominique Aubier. Car si la Création est un Beith et si ce Beith est un cerveau, comme l'indique le premier mot d'ouverture de la Torah, alors je ne fais pas d'erreur en demandant à mon cerveau de m'instruire… La représentation en cause nous parle du cosmos, nous parle de nous, de la culture — superbe programme civilisateur ! — afin de réaliser le dernier grand pallier de l'évolution humaine.
Sondage au cœur du dispositif fondamental, conditionné — que cela plaise ou non — par l'Alphabet !
L'enquête est passionnante, plongeant dans le microcosme mental des humains pour mieux comprendre le grand cerveau cosmique !

LES 3 DIMENSIONS DE L'ESPACE

Disponible :
MLL-FILMS
BP 16
27 240 DAMVILLE (France)


mardi 24 juillet 2012

El secreto de Don Quijote the secret of Don Quixote

El Secreto de Don Quijote

Karos amigos,
Chers amis, dear Friends
Aki esta, la pelikula
Voici le film

"EL SECRETO DE DON QUIJOTE"
The Secret of Don Quixote
Dominique AUBIER
En castellano con subtitulo ingles.
Spanish - with English option
En castillan, option de sous-titrage en anglais
 

Meilleur documentaire au festival international Las Duñas, îles Canaries.
Best documentary at film festival Las Duñas, Canaries Islands, Spain.
Las claves ocultas y el secreto kabalistiko que esconde la novela Cervantina,
Primer premio en la categoria de mejor documental en el festival de cine Las Duñas en Fuerteventura.

In 1605, the first part of Don Quixote — the most famous book in Spanish literature, and the most translated and read in the world together with the Bible—was published.
Cervantes himself declared he did not write it but read a translation…
This might be the secret of its success, since Don Quixote might be a manuscript that was mysteriously discovered in Toledo, written in Arabic and maybe in... „another language“
which is obviously… Hebrew!
Researcher Dominique Aubier, who has been studying Don Quixote for fifty years, deciphers the secret code which had been hidden for 400 years.

La pelicula esta inspirada por el libro
Don Quijote, Profeta y cabalista.

En Amazon : aqui



Ce livre est la traduction de Don Quichotte, Prophète d'Israël





El Secreto de Don Quijote

vendredi 15 juin 2012

Don Quichotte, Prophète d'Israël : nouvelle édition


Nouvelle édition de

par Dominique Aubier


Voici, (enfin) à nouveau disponible, un livre très attendu :
Don Quichotte, Prophète d'Israël.

Ce livre est le premier ayant établi la corrélation exacte entre le roman de Cervantès et l’hébreu. La découverte est sensationnelle : Don Quichotte ouvrage initiatique, est structuré selon un plan précis qui épouse la représentation kabbalistique des sefirots.
Dégageant le roman de son carcan imagé et symbolique, Dominique Aubier décrypte les scènes les plus célèbres de Don Quichotte : les moulins à vents, les noces de Camacho, la bataille du Biscayen. L’auteur met au clair les références bibliques et les allusions à la Mercabah, relatives au char d’Ezechiel, actives dans le roman de Cervantès. L’itinéraire du Chevalier, de ville en ville, les personnages qu’il rencontre, les noms des endroits, des personnes, tout devient lisible : l’énigme de Dulcinée du Toboso s’éclaire et prend tout son sens dès lors que l’on accepte que la noblesse de Don Quichotte s’écrive sous la constellation des lettres hébraïques.
Dominique Aubier ouvre les secrets de Don Quichotte en actionnant les clefs initiatiques de la kabbale hébraïque. 

Un livre rare et… sensationnel.

3ième édition revue et corrigée
280 pages. Edition sur papier 90 grammes.
Ed. MLL
BP 16
27240 DAMVILLE

Commande par Internet :

Ce livre est également disponible en espagnol (castillan) sous le titre :
et a fait l'objet d'un film par la télévision espagnole RTVE (prix du meilleur documentaire au festival Las Duñas, îles Canaries)
disponible en DVD :

samedi 2 juin 2012

Les 10 Plaies d'Egypte



Dominique Aubier
Film DVD,  1h10 mn
Réalisation : Olivier Verger
Le processus distributif des Dix Plaies d'Egypte existe dans tous les cycles de vie. Nous sommes en train d'en vivre, dans l'actualité la plus pressante, la manifestation d'alerte. C'est cela, la Crise. Si nous n'y veillons pas, nous irons de jour en jour de malheurs en désastres, selon un fil rouge qui est déjà celui où s'enfilent les Dix Plaies.
Je ne sais comment prévenir mes semblables : je fais mon possible pour les alerter. On ne m'écoute pas. Je crie dans le désert. Le processus des dix frappes se recommence, il faut en connaître les règles et les lois. Nos prétendus "experts" en ignorent tout. Ils ne conçoivent que des idées fallacieuses en se fiant au peu de faits objectifs qui leur soit accessible et s'imaginent prendre des mesures décisives. Mais le Réel est conduit par un système implacable avec lequel on ne peut pas tricher.
"Un monde d'ignorants est dangereux". Et l'ignorance est telle aujourd'hui que ce qui est prévu arrivera à notre grande surprise. Nous avons à redouter le surgissement violent de Dix Plaies, en situation analogique à ce qui fut la Sortie d'Egypte. Les frappes se reproduiront sur le même rythme que celui consigné dans la Bible. D'autres éléments en seront les supports constitutifs, d'autant plus graves qu'ils seront plus difficiles à maîtriser.
 Nous devrions aller vers le Système de Vérité. Nous le savons. Et pourtant nous courrons en sens contraire. Quand il sera trop tard, quelle mesure de salut pourra être tentée ? Seul un regard conscient aide à discerner ce qui nous attend dans le réel. Prévenir dix fois n'est pas de trop… 


Les 10 Plaies d'Egypte
MLL-FILMS
BP 16
27240 DAMVILLE
MLL@DBMAIL.COM