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vendredi 15 septembre 2017

IRMA : LE SENS DE LA TEMPETE. Une lecture initiatique.

IRMA : LE SENS DE LA TEMPETE. Une lecture initiatique.

Lire et relire sur ce sujet le livre :
 LE DEVENIR DU MONDE EST LIÉ À CELUI DE L'HOMME.


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COMMENTAIRE SUR LE MI ET LE MA, CONCEPTS KABBALISTIQUES.

Suite à mon article sur IRMA, plusieurs personnes m'ont demandé des précisions au sujet du "Mi" et du "Ma"…

Le Mi et le Ma, c'est une notion kabbalistique développée dans le Zohar, et que Cervantès reprend dans les aventures de son chevalier Don Quichotte. Ce dernier, en effet, lutte pour sauver la princesse "Micomicona". Dans ce nom, on retrouve deux fois le mot "Mi", désignant les informations divines se déversant sur terre. 
Le royaume de Micomicona a été dévasté par un géant, du nom de "Caraculiambro". Don Quichotte s'est résolu à affronter le géant et restaurer la principauté de Dorotea en qui il croit voir Micomicona. Il veut sauver les générations "et-Doro"et asseoir le "Mi" sur le trône 'Coun".
En attendant, le géant fait des ravages, il a chassé Dorotea qui se retrouve en exil.

Il est bien possible que nous en soyons là : le géant a pris le pouvoir, avec ses valeurs matérialistes et son idéologie négationniste. Son nom est symptomatique, Caraculiambro signifiant clairement "la tête à la place du cul". Peut-être est-ce sous cette formule lapidaire que l'on pourrait désigner notre époque, avec ses préoccupations vitales centrées sur l'économie, l'exploitation, la production quantitative. Et surtout son idéologie niant toute prérogative à l'esprit. Comble de cynisme, Caraculiambro s'orne de bons sentiments, d'idéaux charmants, comme la "bienveillance", "le partage", la "solidarité" — à condition bien entendu que le pouvoir du "Ma" puisse à jamais perdurer, distribuant ses gratifications à tous ceux qui contribuent à le maintenir en place et parmi eux, ceux-là même qui se voudraient "révolutionnaires"…

Où sont les Quichotte, capables d'affronter Le géant ?
Car il ne s'agir pas de remplacer un mode de gestion par un autre (extrême gauche contre extrême droite par exemple) mais de modifier le paradigme de pensée qui gouverne nos actions. Mettre en place une politique "quichottienne"… C'EST CELA, ÊTRE EN MARCHE.

(A l'instant où j'écris ces lignes, je reçois un SMS de la part de la société "Lampa-express" qui vend des lampadaires et ampoules d'éclairages… Bon signe, sur le plan de cohérence : il est plus que jamais nécessaire d'éclairer quelque peu les opinions, Don Quichotte lui-même se promène dans l'auberge, pendant la nuit, avec une lampe à la main. "La Lampe" est d'ailleurs l'un des grades qui est accordé au kabbaliste quand il atteint un certain niveau de compétence, celui qui lui donne le droit d'enseigner et de partager ses lumières avec les autres. Faut-il que je me résigne à le faire ? Eh ! Pas si vite. Moi, je donne et vous, vous prenez ? Où est l'échange ?)

Quoiqu'il en soit, il reste un combat à mener. Et il n'a rien à voir avec les manifestations syndicales dans la rue : il s'agit d'un combat autrement plus difficile que celui qui consiste à rassembler une foule pour garantir la défense des intérêts catégoriels. Etre au service du "Mi" pour contrôler le "Ma". Restaurer la prévalence du royaume de "Micomicona"… cela n'est pas si loin du message christique, sur lequel je reviendrai prochainement.
Il s'agit, en termes simples, de réaliser une union entre "Mi" et "Ma", de restaurer l'intégralité de la structure, mais en gardant la "tête sur les épaules" et non à l'endroit où le géant Caraculiambro se torche, faisant de nous ses déjections.
Suis-je sévère ? Je ne fais que suivre la logique et l'humour de Don Quichotte. À nous de choisir notre politique…

Don Quichotte nous permet de mieux comprendre que le "Ma" sans contrôle engendre les désastres. Il nous invite à voir du côté du "Mi" : et dans le cas qui nous préoccupe, c'est dans le nom de la tempète Irma. Il faut "mira" (mirer) le "Ma : voir le "Ma" et aller (ir) vers le "Mi". Vers le sommet ("Amir"). Et faire attention à la parole (Amr).

Dominique Aubier a écrit un superbe passage étudiant le "Mi" et le "Ma", tels qu'ils composent le nom de "Elohim".
Je donne ici ce passage que j'ai recopié de son livre.
Un livre que je recommande. Vous ne trouverez nulle part, même chez les meilleurs rabbins, de meilleure explication sur le sujet du "Mi" et du "Ma", car Dominique Aubier se réfère toujours au motif d'absolu, à l'ontogénèse du modèle.

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L'épreuve des Noms de Dieu (par Dominique Aubier)
Extrait du livre Le Principe du Langage ou l'Alphabet hébraïque


(Un livre à ne pas mettre entre toutes les mains)

Comprendre l'alphabet, c'est comprendre l'évolution. Comprendre l'évolution, c'est prononcer haut et clair le Nom imprononçable. Seuls les prêtres savaient jadis vocaliser ces quatre glyphes : Yod, Hé, Vav, Hé.
Essayons, en dehors de toute tentative phonétique, de caractériser la puissance détonante de ces quatre signes qui nomment l'Eternel dans Son immanence. L'évolution considérée pour comprendre un nom sera nécessairement celle qui, pour l'homme doué de parole, se limite à la terre. Mais la terre dans sa structure s'autoconstruit. Elle se développe spontanément par une ontogenèse téléguidée, asservie à la formule rosch, dès sa première cellule. De la masse gazeuse à la condensation en matière, de la première végétation à l'animal et l'Homme, tout n'est que lancée structurale. Une unité se réalise. Celle de la structure porteuse
avec ses trois matières développées. Cette unité roschique a exalté tour à tour l'énergie unitaire qui la travaille (Yod), la constitution droite-gauche qui la réalise (Hé), la plénitude évolutive à laquelle elle atteint (Vav) que le Vav reçoive le point qui le rend prononçable et la structure s'étant achevée par un sabbat qui sert de charnière, elle est disponible aussitôt pour le fonctionnement en retour. Celui-ci décrira une autre unité structurale. Elle obéira obligatoirement à la maîtrise du
Hé, décret (second Hé).

יהוה =אלהים


Le tétragramme apparaît comme le sceau de l'évolution générale. Les trois premières lettres racontent l'ontogenèse de l'organe cyclique. Sa quatrième lettre proclame le régime fonctionnel à suivre dans sa phase d'énergétisation. Le Saint Nom comporte deux Hé. Le premier est celui qui apparaît dans l'autostructuration de rosch. C'est un Hé biologique. Le second est celui que l'évolution spirituelle doit respecter dans sa réalisation sur des milliards d'années. L'un est un don organique. L'autre est un programme à viser. La différence entre les deux glyphes correspond aux cadres phylogénétiques différents où elles apparaissent. Le premier correspond à la structuration de la cinquième couche dans la lancée de la sphère matérielle. Le second gouverne l'évolution fonctionnelle dans l'exploitation qui se réalise en seconde rotation quand la sphère matérielle devient le siège de la maturation spirituelle, œuvre de l'humanité. Portée par l'énergie créatrice, la forme devient à son tour porteuse d'une évolution confiée à la conscience de l'homme. Si le comportement humain n'avait pas d'influence sur le premier Hé, il agit sur le second. De là l'expression juive bien connue : s'interposer et gêner le Hé. Conduite fatale. Elle mènerait au désastre. Le tétragramme vaut numériquement 26. C'est-à-dire deux fois l'unité qui dans Ehad s'élève à 13, nombre correspondant à un rosch complet. C'est que le tétragramme évoque les deux rotations évolutives dans l'unité d'une seule sphère : son autostructuration, son fonctionnement. En ce sens, le tétragramme est l'équivalence exacte de Elohim. Ce nom se décompose en Eleh, les choses et en im.
Eleh s'écrit Alef, Lamed, Hé. Il est facile de lire dans cette équation : une structure avec sa systématisation, celle de rosch (Alef) évolue complètement (Lamed) et conformément à la prescription orthodoxe, symbolisée par Hé. Dans cet élan qui est celui d'un Lamed véritable, répondant à la programmation du Hé, c'est bien dire selon l'exacte prévision de l'Alef, les choses se créent. Eleh signifie les choses.
L'ontogenèse de l'organe cyclique les a fait apparaître. Eleh en ce sens égale les trois premières lettres du tétragramme, à cette nuance près que Eleh considère les choses qui se révèlent tandis que les trois lettres du Nom survolent la cadence créatrice, sans en observer les détails.
Quand l'ontogenèse se termine, l'énergie est libérée (Yod).
Elle doit agir maintenant en vue de produire le Mem, l'universalité finale. Elohim dès lors désigne les deux rotations de l'évolution, mais dans les effets qu'elles produisent : Eleh d'abord, im ensuite. On n'évitera pas de remarquer que im est mi renversé. Or mi désigne Celui au sujet de Qui on interroge, c'est dire le Créateur, dans Son infini. Ainsi le im de Elohim conduira au face à face avec celui qui est désigné par mi (qui). L'universalité finale atteinte délivrera pour la conscience humaine l'approche la plus certaine de Dieu. Celle qui correspond à Elohim se réalisera par la force énergétique de l'esprit (Yod) procédant à la mise en place du savoir universel (Mem final). Côté tétragramme, ce travail fantastique correspond au respect du Hé. En ce sens, le mi renversé de Elohim égale le Hé du tétragramme. Et puisque Eleh égale les trois premières lettres du Nom et im la quatrième, par addition des parties égales entre elles on obtient que Elohim égale le Nom. Cette égalité correspond à l'accroissement cyclique. Les deux termes sont égaux parce qu'ils expriment chacun à leur manière cet accomplissement. Elohim en surveille les mouvements et les effets. Le tétragramme en retient les mutations réalisées correctement. Mais que l'on prenne l'un ou l'autre aspect, c'est toujours la même oeuvre qui est contemplée. Elohim a assisté à ses processus de formation et d'énergétisation au fur et à mesure qu'ils se réalisaient.
Jehovah les gouvernait de haut par ses quatre lettres décrétales.
Notre explication de l'alphabet se révèle ici en concordance absolue avec les données traditionnelles. Elle permet de comprendre bien des assertions retenues par les auteurs et qui sonnent creux, aujourd'hui, dans la plupart des livres qui les citent. Elle authentifie les interprétations kabbalistiques dont ces assertions sont généralement les
résultats. Par là, elle redonne à la Kabbale sa juste place au dernier stade évolutif de la culture hébraïque dans son élan droitier, séparé de la gauche, avant la conciliation typologique du Hé, dans le cycle de l'histoire où le judaïsme s'inscrit, côté moteur.
L'alphabet, tel que nous l'avons éclairé, fournit un langage universel de haute portée conceptuelle. Universel dans le sens où il domine et comprend les phénomènes variés de la vie et de l'évolution. Mais dès lors qu'il exprime les grandes cadences évolutives et nous permet de les dénombrer, il fournit un instrument d'une extraordinaire importance et dont les conséquence sans fin risquent de bouleverser nos manières de penser et d'agir. L'urgence de consulter son appareil de précision pour faire le point de l'évolution ressort de sa première leçon.
C'est délibérément contrarier le programme du Hé futur que ralentir actuellement la prononciation du Vav. Car nous vivons le cycle qui est à la charnière entre l'unité de la sphère matérielle et celle de la sphère à spiritualiser. Les trois matières réalisées exposent à ciel ouvert l'ouvre des trois glyphes : Yod, Hé, Vav. A la fin du Vav, l'animalité expulse l'Homme. Biologiquement terminé, l'être humain reste an seuil de sa mission spirituelle, tant qu'il n'a pas mis au clair le mode d'emploi correspondant à l'organe cérébral dont il est pourvu.
Ce travail s'exprime alphabétiquement par plusieurs équations. Par rapport au Vav qui écrit le tétragramme, survolant toute l'évolution planétaire dans son mouvement ontogénique, l'opération actuelle consiste à sécréter le petit Vav qui servira de point à ce grand Vav. Vav réduit, il s'appuie nécessairement sur un cycle. C'est le Vav de Jacob, devant survoler le cycle qui s'engendre au niveau de Noé et paraît à l'existence au degré d'Abraham, dispose de sa parole libérée à l'époque de Moïse et mène depuis son énergétisation impeccable que nous appelons l'histoire d'Israël. En marge de ce qui, pour les autres peuples, constitue aussi les temps historiques, le phylum juif dessine avec vigueur son arborescence motrice.
Nous sommes au seuil de la vraie vie, travaillant évolutivement à connaître la conscience. C'est le but juif par excellence : ajuster la conscience à la raison. Et la raison n'est que le fonctionnement orthodoxe de l'organe qui produit la conscience. Œuvre collective, modeste et triomphante.
Mettre l'esprit en place et en action. Accorder nos vies au régime cosmique. Collaborer à l'œuvre de la Création. Commencer par identifier évolutivement l'espace-temps où notre époque s'accomplit. Savoir avec précision quel est son exercice. En termes d'alphabet, produire le Vav qui rend prononçable le Vav du tétragramme. Tout se tient en fait dans le langage prophétique des lettres hébraïques. Le comment et le pourquoi. La condition et la règle. La vie et la bonne manière de s'en servir. A nous donc de jouer. Il s'agit, en somme, d'apprendre à lire.

Extrait du livre : "Le Principe du Langage ou l'Alphabet hébraïque", par Dominique Aubier.
Ouvrage disponible ici :
L'utilisation de cet extrait doit faire l'objet d'une demande. Toute citation doit mentionner le nom de l'auteur, car "celui qui ne cite pas ses sources empêche le messie de venir" (cf Rabbi Eliézer).


C'est pourquoi je précise que l'explication de "Micomicona" se trouve dans les ouvrages de Dominique Aubier, dans la série des 4 livres qu'elle a écrits sur le codage et le cryptage hébreu et araméen de Don Quichotte.







dimanche 10 septembre 2017

IRMA est-elle l'expression de la nature en colère ?

IRMA.
= IRE + MA
= Ma colère.


La tempête Irma est-elle l'expression de la nature en colère ?
J'ignore ce que la voyante Irma a voulu nous dire, mais l'œil du cyclone est passé sur les îles françaises.
D'autant que le nom Irma est l'anagramme de "Mira", impératif du verbe "mirar" en espagnol qui signifie "regarde".
Alors il convient de regarder de près et de bien ouvrir les yeux pour voir ce qui se passe.

Deux îles françaises des caraïbes dévastées.
C'est la France qui est visée.
Les deux îles sont des microcosmes de la métropole : en première instance, la tornade frappe les îles. Que se passera-t-il en seconde instance ? Tous les initiés du monde savent que les choses se produisent en deux temps. Cela a été largement observé et confirmé par les sciences (botanique, biologie, sociologie etc.) Lire à ce sujet La Face cachée du Cerveau.
Le territoire est visé : la seconde tempête annoncée s'appelait José. Elle s'est détournée des îles au dernier moment. Cela signifie que le redoublement sur les Caraïbes n'a pas eu lieu, mais qu'il reste en suspens, non sur les îles mais sur la métropole.
J'ignore si cela s'exprimera de la même manière. La nature a plus d'un tour dans son sac.
En "Bip", la tornade sur les îles. En "BOP", autre chose frappera la métropole.
Autre chose : problème nucléaire ? Le feu ? Une tempête sociale ?

Comment "détourner" la colère de la nature ?
En acceptant l'idée que nous faisions partie d'elle, que nous sommes partie prenante, que nous sommes ses partenaires et en entamant le dialogue avec elle. Nous ne sommes pas les maîtres à bord du vaisseau.

À mon sens, nous avons la capacité soit de le mener à bon port, soit de le faire échouer. A nous de "voir". De lire les signes. D'en tenir compte. À nous de lire le réel et de nous munir de la carte et de la boussole nous permettant de "voir clair".

Voir de près ce que le "MA" (les choses) nous réservent, dans la dialectique du "Mi" et du "Ma"…

En l'an 2000, il y a eu deux tempêtes qui ont balayé la France. On a oublié.
"Quelle est l'intention du vent", demandait Dominique Aubier. Que veut-il nous dire ?

Pour  comprendre le sens de la tempête, je recommande chaleureusement ce film :

"APRÈS LA TEMPÈTE"
Film de Joële van Effenterre.
en DVD


A propos du Redoublement :
Toute réalité se forme sur deux instances, dont la première informe et la seconde réalise. Cette règle est bien connue par les kabbalistes qui l'appellent le Davar Schanoui (le "dire deux fois"). C'est-à-dire qu'en première phase, les éléments informatifs se font connaître, réservant leur phase d'actuation décisive en deuxième phase, avec augmentation du métabolisme.



Selon la règle du Redoublement, il existe toujours deux phases d'actuation. Ce processus conditionne toute réalité.  Cette loi est exprimée dans un verset biblique : "une fois Dieu a parlé, deux fois j'ai entendu", Psaume 62/12.

Dominique Aubier a commenté ce verset. Il a trait à l’archétype du Redoublement. La Parole initiale est unique au moment de sa diction (une fois Dieu a parlé) mais lors de sa tombée dans la matérialité, elle se déploie en un second temps, le premier assurant la réception de l’information inoculée, le second métabolisant l’information. Le verset biblique signifie qu’un événement se coagule toujours sur une donnée verbale initiale, l’incarnation substantielle s’opérant toujours en mode de double
détente. Dieu parle une fois signifie l’unicité originelle du décret, c’est la force éloquente du mandat verbal. Deux fois je l’ai entendu confirme le double traitement dont la seconde phase incarne puissamment ce qui fut instillé en amont. Deux fois je l’ai entendu évoque la mécanique du double barattage cyclique.

C'est en raison de la loi du Redoublement que j'en appelle à la plus grande vigilence à M. Macron, puisqu'il se réfère lui-même à l'Homme en Marche (Verset 1 du premier Psaume de David).


 Pour comprendre la tempète :
"APRÈS LA TEMPÈTE"
Film de Joële van Effenterre.
en DVD

mardi 5 septembre 2017

La vraie origine d'En Marche.

La vraie origine d'En Marche.
Par Dominique Blumenstihl

I ."En Marche" n'est pas une invention de M. Macron.
Le Président s'est de toute évidence inspiré (sans le savoir peut-être) de la Torah, notamment des deux premiers mots ouvrant les Psaumes. En hébreu : "Ashrei". Texte qui s'ouvre justement sur l'expression "En marche".
Le talmudiste Samson Raphael Hirsch (1808 - 1888) précise : « le mot "Ashrei" désigne la démarche d'un homme debout, en route vers le but ultime, c'est-à-dire la rencontre avec l'Absolu. » (cité par André Chouraqui, dans sa traduction des Psaumes, éditions du Rocher 1996, p. 50).
Il ne s'agit donc pas tant d'être "en marche" pour marcher : le tout étant de savoir où l'on veut aller. C'est moins la capacité de mouvement qui est en cause que l'objectif visé et les moyens dont on se dote pour y parvenir. En marche, nous le sommes tous — vers notre propre mort. Mais pourquoi ne serions-nous pas en marche vers le meilleur de nous-même, la vie étant justement le moyen d'y parvenir ?
Reste à déterminer la méthode efficace pour atteindre à ce noble dessein.
La méthode politique est assez faible, ne relevant d'aucune philosophie assez instruite des lois du réel. Jurerait-on par des penseurs comme Jacques Derida, Beaudrillard ou Bourdieu ? Est-il cruel de ma part de dire que ce sont de brillants esprits forant dans le vide de leurs diagnostics et n'offrant aucune issue à la crise qu'il décrivent si bien ? Quel chemin prendre ? Comment ne pas se tromper ? Existe-t-il une "carte" ? Une boussole pour faire le point et dresser la route à suivre ? À cela, les philosophes ne répondent point. Leur domaine d'investigation n'accède nullement aux règles qui fondent l'herméneutique de la pensée.

Alors "En Marche", le mouvement initié par M. Macron, propose-t-il, comme les Psaumes de David (Psaume 2-12-12) d'être debout et d'avancer vers le salut ?

Le fait que le mouvement de M. Macron dispose de la majorité au Parlement est symptomatique, non que la vénérable assemblée soit soudainement visitée par l'Esprit (encore qu'elle n'en soit pas à l'abri) mais c'est un signe qui nous suggère de bien lire le texte sacré, et de se souvenir que la démarche humaine doit être tendue vers les forces de l'Esprit. La politique peut en être l'outil pour mettre en œuvre cette quête de vérité. À condition qu'elle s'appuie sur la compréhension la plus exacte du réel, hors des fictions psychologiques et des chimères mercantiles ; je veux dire que la politique d'En Marche se doit d'être "épineurienne" (lire à ce sujet "La Synthèse des sciences ou l'hébreu en Gloire").
La politique doit cesser de s'agiter à l'extérieur. René Guénon en parle dans son livre "Aperçu sur l'Initiation" et préconise de centrer l'action politique sur une pensée initiatique. Dominique Aubier ajoute : "agir en toute chose, avec en tête, le Principe unique, le Principe Rosch, le modèle d'Absolu".

2. Sommes-nous prêts, dès lors, à nous mettre "en marche" ?
Non pour toucher à de petites réformettes, mais pour un changement du paradigme de la pensée ? Remplacer l'hyponeurien par l'épineurien, en tout domaine. Les responsables en effet s'échinent à "réformer" et croient sincèrement le faire, s'imaginant mitonner une grande recette quand ils ne font que remuer un plat dont le fond est fort carbonisé.  Il est bien inutile de s'attaquer à tel ou tel point de détail d'une structure tant que le système n'en est pas modifié. On ne peut affronter le réel par la multitude de ses aspérités, dans l'infini éclatement de ses spécialisations. La seule méthode qui vaille, pour déclencher un processus général de changement, c'est de fonder toute action sur une réflexion initiatique, et d'agir en produisant des actes symboliques qui agiront par eux - même sur l'ensemble de la structure. Les symboles conçus au bon moment (fin de la couche 3 d'un cycle), dans l'état d'esprit requis, agissent toujours sur les structures porteuses, et entrent en efficience dans la seconde instance évolutive appelée Bop par Dominique Aubier.
Il n'est donc plus question de "réformer", mais de faire évoluer le cycle civilisateur vers l'issue heureuse où prédomine la pensée dite "épineurienne". Autrement dit, faire prédominer les critères culturels, le qualitatif, et reléguer l'argent à sa juste place, celle de l'intendance — elle suivra, comme disait un célèbre général.

3. Voici un exemple de décision systémique
que le président Macron pourrait prendre. C'est très simple. Lors du Conseil des Ministres, de placer à sa droite la ministre de la Culture. Non qu'elle soit une géniale inspirée, mais étant Ministre de la culture, elle symboliserait, à la droite du président, la prééminence accordée. Et l'on renouerait ainsi avec le fondateur de la V° République qui avait installé là, à sa droite, son Ministre André Malraux. De Gaulle s'en expliquait en disant qu'il appréciait tout particulièrement ses fulgurances d'esprit.
Une deuxième décision qui pourrait agir de manière systémique puissante sur l'organisation de notre société, ce serait d'agir…

4. Agir sur le Temps…

et remettre les pendules à l'heure, aussi bien pour le symbole que pour l'économie. Je veux dire qu'après le retour prochain à l'heure d'hiver, en octobre, il ne faudrait plus y toucher. Cesser de trafiquer le Temps. Mettre fin au désordre occasionné par le passage à l'heure d'été qui nous décale de deux heures sur le temps solaire. Qu'on le veuille ou non, nos organismes sont soumis aux sécrétions de la mélatonine, régulatrice du sommeil et subissent les conséquences des décalages. Les spécialistes de la Médecine du Travail ont rédigé de nombreux rapports à ce sujet dont il faudra bien un jour tenir compte.
L'invention de l'heure d'été remonte au septennat de Valéry Giscard d'Estaing. Il y aurait beaucoup à dire sur les fantasmagories faussement aristocratiques qu'il se rêvait, beaucoup à dire si l'on écoutait son nom, en usant de la technique des kabbalistes qui pourrait y déceler bien des messages… La fausseté de ses raisonnements peut s'y lire. La dissociation d'avec le Temps réel et la rupture avec le Temps cosmique entre tout à fait dans la typologie giscardienne… (voir le livre "Catalina"…) que ses successeurs n'ont pas osé corriger, étant eux aussi sous le charme vénéneux des faux raisonnements.
Le prétexte économique était une bouffonnerie. Il convertissait le temps en équivalent-pétrole, tout en ignorant que le temps n'est nullement convertible, étant à lui-même l'expression de l'énergie pure déferlant sur le réel. Einstein l'a largement prouvé par son équation célèbre. C'est pourquoi le fait de décaler nos organismes, nos corps, nos systèmes nerveux de l'apport énergétique du temps (et de la lumière) provoque un déraillement individuel et collectif de la réceptivité. Il est temps de revenir au Temps du réel. Quitte à conserver, pour la commodité de l'unité européenne, l'avance d'une heure au maximum (celle de l'hiver).
Il n'existe aucune raison pour que soit maintenu le changement d'heure. L'argument économique, fallacieux dès le départ, ne tient pas. Il a toujours été faux et le devient de plus en plus. La restitution au Temps réel, à l'horloge naturelle permettra un meilleur ressourcement à la source vitale du vrai.
La "marche" que je propose s'appuie très clairement sur les critères de la Connaissance tels que Dominique Aubier les a mis au point et dégagés de leur carcan symboliste.

PS 1 : Le Chef de Cabinet  de la Présidence (M. François-Xavier Lauch) m'informe que le Président Macron a bien reçu les ouvrages que certains Lecteurs lui ont fait parvenir. Parmi eux, "La Face cachée du Cerveau".

PS 2 : Un livre pour votre élu : l'opération se poursuit.

lundi 7 août 2017

Opération "Le Réel au Pouvoir" (Dominique Aubier)

Le Réel au Pouvoir… ou le Pouvoir du Réel.

"Il verra vite les ennuis de près, celui qui ne voit pas au plus loin", écrit Lao Tseu.
Mais justement : comment faire pour "voir" ?
"Tu ne vois les choses que d'un seul œil", dit le sorcier amérindien don Juan à l'ethnologue Carlos Castaneda : un seul œil, c'est-à-dire celui de la pensée rationnelle linéaire. Elle a certes ses qualités mais aussi ses limites. Elle ne considère que l'écume des choses, l'immédiateté apparente. Au mieux, se sert-elle de la psychologie pour sonder les caractères, mais il n'est pas certain qu'aucune science ne parvienne à comprendre le système sur lequel repose le réel. Le réel est bien trop merveilleux pour se plier à l'étroitesse de nos cachots intellectuels…

"Le Réel au Pouvoir":
Cet ouvrage propose d'observer les lois du réel telles qu'elles se manifestent et telles que les sciences ont pu en prendre connaissance, en corrélation avec la connaissance initiatique. Il s'agit d'avoir une double vue sur le Réel… Cette double vue s'applique à tous les phénomènes vivants, donc également aux cycles économiques, aux projets politiques.

L'ouvrage développe la notion « hyponeurienne » et  « épineurienne », issue de l'observation de l'évolution des espèces et dûment relevées par les spécialistes. Distinguant ces deux voies évolutives et les appliquant à la réalité sociopolitique, Dominique Aubier dégage la voie conductrice du projet civilisateur de l'Homme connecté à l'Esprit. (Je sais, rien que le mot "Esprit" fait frémir ! Notre société hyper matérialiste ne jure que par la puissance des "choses", de l'économique, du "pratique". Mais la réalité de notre monde est faite de tout autre chose que l'illusion pragmatique et bancaire…)

Notre liberté consiste à choisir entre ces deux voies : celle menant à la société insectoïde (hyponeurienne) ou celle menant à l'édification de l'être (épineurienne). La priorité technologique procède de l'hyponeurien : elle est reconnaissable dans les options de développement. Par exemple le nucléaire à tout crin, l'avion "Concorde" et dans le même style, le fameux TGV qui engloutit le budget de la SNCF. Tout à l'opposé, n'aurait-il pas mieux valu opter pour la direction épineurienne préservant la qualité culturelle et l'avancée sociale ?

Allez ! On se réveille ! Je suggère aux Lecteurs et Amis de Dominique Aubier d'acheter un exemplaire de ce livre (ou de tout autre livre qu'ils jugent indispensable) et de l'offrir au Président Macron — ou de tout autre élu qui leur paraît ouvert à ces idées. (Quoi ? Dépenser un centime pour offrir un livre au Président, celui-là même qui ne jure que par la finance ?) Oui, c'est pour l'aider à choisir la voie salutaire et impulser la direction épineurienne, celle de l'Esprit.

Il s'agit de réaliser un acte positif  en direction de l'Esprit, en partage avec ceux qui décident mais qui ne disposent pas de toutes les cartes.
Ce livre présente toute une refonte de notre système de pensée. Pour Dominique Aubier, culture et civilisation, fondée sur la Parole et le Verbe doivent (re)prendre la première place. L'argent doit en être le serviteur et non le maître. Il s'agit de s'appuyer sur la connaissance du réel, avec son référentiel universel, ses lois archétypales et systémiques, exposés dans La Face cachée du Cerveau.
Un livre que nos élus (députés et sénateurs, maires et conseillers) devraient méditer sérieusement.
A lire aussi : Ces Désastres qu'on nous fabrique…Tout y est.

Je propose donc aux Lecteurs et Amis de Dominique Aubier d'offrir un de ses livres ou film aux élus de leur choix. 

Car il ne faudrait pas que nos dirigeants nous disent, en guise d'excuse : "nous ne savions pas, personne ne nous a informés…" Nos élus sont des gens pour la plupart honnêtes et scrupuleux, ils méritent d'être informés et dotés de l'instrument leur permettant de prendre les bonnes décisions, pour sortir de l'impasse.

Alors à vous de jouer, faites connaître ces livres.

Merci de votre confiance !
Dominique Blumenstihl - Roth



Vous pouvez aussi : m'indiquer l'adresse de l'élu de votre choix, et je lui envoie directement le livre de votre part.

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— Tous les livres de Dominique Aubier

— Tous les films de Dominique Aubier

Pour toute question : d-b-r (arobase) bbox.fr



samedi 15 juillet 2017

Le Président Macron ou le "Réel au Pouvoir" ?

Le Président Macron ou "Le Réel au Pouvoir" ?

L'élection d'Emmanuel Macron a surpris. Moi-même, je ne m'y attendais pas vraiment… et pourtant j'aurais dû. En effet, lors de son discours à Orléans, en 2016, il a appelé à une "mystique de la politique", reprenant en cela mot pour mot la phrase que j'ai écrite dans mon livre consacré à Jeanne d'Arc.
Cela m'a fait plaisir de voir que j'avais là un bon lecteur. L'auteur qui concocte les discours du Président Macron (à moins qu'il ne le fasse lui-même, ce qui ne m'étonnerait pas) a simplement oublié de citer ses sources…

Dans mon livre, je souligne qu'il fallait qu'un homme (ou femme) politique reprenne en main la symbolique johannique afin que la captation, je dirais même le "syphonage" opéré par le Front National (anagramme de "entonnoir fatal") cesse de s'accaparer le personnage historique et sa mythologie. Jehanne appartient à l'Histoire collective, sans qu'elle puisse être versée dans l'escarcelle du nationalisme ou de la xénophobie.
Elle est supra-nationale, agissant en son temps selon les directives des voix qu'elle a entendues.
J'écris dans mon livre, qui a servi de base à ma conférence de Toulouse :
« Le recours à la fiction comme outil de création mythologique et de communication politique vise à exploiter la mémoire transgénérationnelle de la Libératrice pour nourrir l'ambition politique du pouvoir personnel. Mais il s'agit aussi, pour les politiques, de combler l'indigence intellectuelle de leur programmes qui ne jurent que par des raisonnements fondés sur la pensée matérialiste. Ils sont tous adoubés par la "Molinera" — la mauvaise lumière d'en face — mais très peu par la "Tolosa", autrement dit "Asolot", dispensatrice des émanations célestes évoquée par Don Quichotte quand il est approuvé comme chevalier. Nos politiques se référant à Jehanne d'Arc, chercheraient-ils en elle une sorte de gratification ou de garantie métaphysique ? »

Le Président Macron s'est revendiqué de la démarche johannique. Mais accepte-t-il d'entendre les voix célestes, de s'inscrire résolument dans la "mystique de la politique" ? Son discours donné au Parlement réuni en Congrès à Versailles le laisserait croire, lui qui parle de la "mission française" et du nécessaire rapport à la réalité. Mais qu'est-ce que le "réel" ?
Et sait-il ce qu'est réellement la France ?
Il en a sans doute une intuition. Il en incarne (ou voudrait en incarner) la grandeur de la mission sous la forme "jupitérienne". Mais quelle est la "mission française" ? C'est une expression dont se gaussent les politiques, mais ils sont bien incapables de donner corps à ce désir, faute de connaître exactement l'identité de la France.
Elle est pourtant aisée à cerner… dès lors que l'on se dote des lunettes de vision permettant de la voir. Qu'est-ce que la France, monsieur Macron ? La réponse est ici… (mais dites à votre scribe de l'Elysée de citer ses sources, car "celui qui ne cite pas ses sources empêche le Messie de venir"… (cf rabbi Eliezer)

Qu'est-ce que le "réel". Plusieurs fois M. Macron a prononcé ce mot. Vivre dans le réel, comprendre le réel. Encore faut-il en connaître les lois.
Qui lui suggérera, dans son entourage de gens tellement érudits et brillants, de lire ce livre : "Le Réel au Pouvoir", de Dominique Aubier ?
Qui lui mettra sous les yeux le livre "La Face cachée du Cerveau" ? Cet ouvrage expose en effet les lois incontournables du réel, avec ses seuils de fonctionnement archétypaux. Et ce n'est certes pas à l' E. N. A. qu'elles sont enseignées. Et c'est bien dommage.

Alors, chers amis de la Connaissance, je vous propose d'envoyer un exemplaire de ces deux ouvrages à notre Président. Il ne sera pas dit qu'il n'aura pas été informé, et il ne pourra pas nous reprocher de ne pas avoir tenté de le mettre au courant.

Le Président Macron est jeune. Mais on peut être jeune et penser avec des idées vieilles. Sa foi en l'expansion, dans la technologie… c'est à mon sens une croyance, une naïveté comme une autre. Il ne jure que par la philosophie… Baudrillard, Deleuze, Dérira, … (j'ai écrit "D.- Rira" au lieu de Dérida, ce lapsus convient car je pense bien que "D." rira). 
Bref, autant de penseurs ayant foré dans le vide, posant parfois les bonnes questions mais n'apportant aucune réponse, précisément parce que leur rapport au réel est faux. Et quand il est juste, ils ne font que décrire les situations sans proposer de sortie au tunnel qu'ils creusent eux-même.
Aucune philosophie ne résiste au mur du réel qui les écrase toutes. Il n'y a que Nietzsche qui ait pu s'avancer vers la vérité des choses, parce qu'au fond, il est davantage poète inspiré, révolté que philosophe. Il est clairement sous la pression de "forces invisibles" dont il reconnaît et accepte la puissance. 
La philo… "vous y entrez avec une question simple espérant une réponse, et vous en ressortez avec dix questions compliquant la première, et toujours sans réponse".  Moi, ce qui m'intéresse, c'est la réalité. Et la réalité du monde, c'est l'expression de "Sa" vérité. Dès lors je veux connaître le vrai, avec le langage du vrai. Et le langage du vrai ne se trouve que dans le langage initiatique. A condition qu'il soit actualisé et libéré de ses images symboliques.
Quant à la science, isolée, avec sa seule force dite objectivante, elle n'atteint pas à la vérité des choses. Elle observe, recherche, décrit… fort bien, mais donne-t-elle le sens des choses ? Elle répond au "comment". Non au "pourquoi"… C'est pourquoi Dominique Aubier a appelé au partenariat Connaissance et sciences, en vue de réaliser "l'Union des Contraires". Ce qu'en hébreu on appelle un "Qorban".

Dès lors j'invite le Président Macron à se méfier de la "philosophie" en ce qu'elle égare les esprits tout en prétendant apporter des réponses. Elle embrouille plus qu'elle n'éclaire, tout en donnant l'illusion de solutions à travers la vaporisation de son langage spécialisé, souvent enthousiaste, de ceux qui croient en elle… La philosophie de la philosophie, c'est d'affirmer que nous cherchons la vérité, et donc de se retrancher derrière une fausse modestie abritant l'échec de l'investigation. La Connaissance actualisée, quant à elle, avec ses lois claires, — connaissance de archétypes, connaissance des lois immuables du réel — nous permet d'avancer en terrain sûr et solide. C'est sur elle que le politique devrait miser, et non sur la fausse science de l'économie dont nous subissons chaque jour les errances et la prétention.

J'invite le Président Macron à lire "La Face cachée du Cerveau".
Ce livre donne la "carte de lecture" permettant d'avancer dans la vie, dans la réalité : pourquoi le politique s'en priverait-il ? C'est la carte initiatique que possèdent tous les initiés du monde, dans toutes les traditions. L'avantage de ce livre, c'est qu'il apporte les éléments de vérification par les preuves scientifiques : c'est l'union Connaissance et sciences.

Je l'invite à lire "Le Réel au Pouvoir".
Ce livre propose une mise en œuvre politique des critères initiatiques.
Libre à M. Macron d'incarner cette politique, de manière terrienne, branchée sur l'Invisible et ses signes…

mercredi 24 mai 2017

"Romance de l'Esprit" : film inédit de Dominique Aubier

Madame, monsieur,

Le film « Romance de l'Esprit », de Dominique Aubier, est maintenant disponible…



Romance de l'Esprit
Film inédit de Dominique Aubier, dans la série « Héritage ».
Ce film a été conçu dans le souci pédagogique de rendre intelligibles les concepts de la Connaissance. L'auteure y retrace les grandes lignes de son parcours avec Don Quichotte et les prises de conscience suscitées par le roman de Cervantès.
Dominique Aubier le précise dans ce film : « Il faut être disponible pour la vérité, même si elle vous choque, cette vérité est à la base de toute création, elle n’est pas à inventer, étant à l’origine de toute chose de ce monde… »

Thèmes :
— la kabbale dans Don Quichotte
— des mauvaises habitudes de la France
— l’Espagne et son génie culturel
— et que dit l’Aubergiste ?
— les religions, grand thème de notre époque
— de la captation du message divin et de sa transmission

Romance de l'Esprit
film DVD, 27 euros.

Commande par le site internet
ou par courrier (joindre le chèque correspondant) adressé à :

MLL - Films
BP 16
27 240 DAMVILLE






dimanche 14 mai 2017

Messages pour les Lecteurs de Dominique Aubier

Cher Amis,

Nous avions prévu d'organiser une rencontre samedi le 13 mai, au Cabaret Au Lapin Agile, à Paris, pour rendre hommage à Dominique Aubier. C'est avec grâce qu'une nouvelle fois, l'équipe du célèbre Cabaret a accepté de mettre sa salle à notre disposition : je remercie Frédéric, Yves et Vincent de leur belle générosité.

Ce haut lieu de culture dominant la Capitale depuis le sommet de la Butte Montmartre, rendez-vous des Poètes et des Artistes, était particulièrement bien adapté pour accueillir l'enseignement de Dominique Aubier. D'autant que les propriétaires sont de fidèles amis…

Nous avions prévu de présenter le film Romance de l'Esprit, tourné dans la maison de Dominique Aubier, un film où elle raconte comment elle a rencontré Don Quichotte… Elle y parle de l'Espagne et son génie culturel, de la Kabbale dans Don Quichotte, de la captation du message sacré et sa transmission.
La rencontre du 13 a été annulée, au dernier moment.
Si l'initiative a été ajournée, ce n'est pas par désinvolture, vous vous en doutez bien, Je respecte les Lecteurs de Dominique Aubier qui s'étaient inscrits pour vivre ce moment d'échange. Mais des signes précis — qu'il serait bien longs à raconter — m'ont fait comprendre qu'il fallait… ne pas faire.

Nous n'avons malheureusement pas pu contacter à temps toutes les personnes inscrites et nous les prions de nous en excuser. Certaines ont fait le déplacement et ont peut-être eu le sentiment qu'on leur a posé… un lapin. Tel n'est pas le cas. Je les remercie de leur confiance. Je les remercie de s'être déplacées. Leur voyage n'a pas été inutile. Au contraire, il renforce le message : ces personnes ont pu constater, voir, qu'en effet, la rencontre n'a pas lieu. Ces personnes sont les témoins du non-faire initié que j'ai activé. Leur témoignage est capital.

Une lectrice du nom de Marie a envoyé un bref commentaire où elle pose la bonne question : « Le Réel, avec ces non précisées " raisons techniques " a rendu impossible la rencontre annoncée ce samedi 13 mai 2017. Le Qui fait aurait-il terrassé le Qui sait ? »

En effet, dans le message où je tentais d'avertir et d'informer les Lecteurs, j'ai simplement mentionné que des « raisons techniques » étaient à l'origine de l'annulation. La question de Marie m'oblige à apporter des précisions.

Dans la circonstance précise du 13 mai, le Qui Fait a été remis à sa juste place, précisément par une décision de non-faire. « Ne pas faire »  est peut-être la chose la plus difficile, dans un monde où l'on ne juge que par l'action matérielle accomplie. Nous voulons toujours « prendre des mesures », mais on ne nous dit pas quel doit être l'instrument de mesure et l'unité de référence…
« Que comptez-vous faire » est une de ces questions inévitables à laquelle on est constamment confronté. Dans nos vies personnelles, en politique etc. il s'agit toujours de faire comme s'il n'existait aucune alternative… Faire, toujours faire… Et si justement, je cessais de faire ? Permettant ainsi à l'espace, au Temps, de remplir leur rôle ?

La décision n'a pas été facile à prendre. Tout annuler… J'ai pensé aux personnes qui se sont inscrites… et dont nous n'avions pas toujours les coordonnées pour les avertir.

L'annulation de l'initiative n'est pas le fruit d'une lubie soudaine qui m'a traversé.
Une série de signes se sont imposés, exigeant l'arrêt.
Un Stop a été demandé. Je l'ai marqué.

Ainsi, l'arrêt s'est imposé au Qui-Fait. Son élan a été arrêté. Afin qu'en face, s'opère le meilleur recentrage sur la branche Qui-Sait. « On ne sait jamais où le lièvre va bondir ». La raison technique est donc clairement initiatique. Les signes ont été formels, ils seraient longs à raconter.
J'ai interrogé aussi mon Allié, sans l'avis de qui je n'entreprends jamais rien.
Il m'a dit de ne pas faire. De ne pas bouger. Et comme me l'a enseigné Dominique Aubier, « on ne discute pas avec son Allié, on l'écoute, on fait ce qu'il dit, puisqu'il est le mieux informé en toute chose, et plus particulièrement pour tout ce qui concerne le Qui Fait dont il est lui-même une émanation. »
Alors j'ai fait ce qu'il m'a dit. C'est-à-dire, justement : ne pas faire.

Il y a une vertu dans le fait de ne pas… faire. C'est de laisser le Réel prendre en charge sa propre structure. L'interventionnisme est notre habitude. Surtout en Occident qui est l'empire du faire.  Et si tout n'était pas entre mes mains ? Je veux permettre au Qui Sait de contrôler et de montrer au Qui Fait qui est le maître à bord… Avant de faire, il faut entendre et écouter « ce qui est dit ».

Il y a aussi une vertu dans le fait de… faire. Mais alors faire à bon escient, en plein accord avec le Qui Sait et sous la directive des signes. Et c'est là que les choses deviennent délicates car nous agissons le plus souvent en nous fiant à la raison raisonnante, à l'expérience passée, au raisonnement linéaire alors que la vie ne procède pas de ces catégories.
Les signes pourtant ne trompent pas :
S'ils disent « oui, vas-y, fais-le », alors je n'hésite pas.
J'interroge mon Allié… qui d'ailleurs se manifeste sans que je lui demande. Il me dit ce qu'il faut faire… ou ne pas faire. Je le suis, sans état d'âme, car il sait mieux.

La rencontre du 13 a été annulée, mais pas le message qui devait être transmis. Ce message se trouve dans le film.
« Romance de l'Esprit » est disponible sur disque DVD, dès que la France aura son nouveau Gouvernement.

PS : (Les personnes ayant fait le déplacement au Lapin Agile sont priées de se faire connaître et recevront gratuitement un exemplaire du film.)

Ecrire à M.L.L.- Films
BP 16
27 240 DAMVILLE
06 13 16 67 45

dimanche 30 avril 2017

Au Lapin Agile : "Romance de l'Esprit", hommage à l'écrivain Dominique Aubier

À l'occasion de la sortie du film DVD « Romance de l'Esprit »
 Hommage à l'écrivain Dominique Aubier 
au Lapin Agile, Paris 18°
samedi le 13 mai 2017, 15 h 30.


Pour des raisons techniques 
la rencontre du 13 mai a été annulée

 

Dominique Aubier (1922-2014) a laissé une œuvre considérable, quelques 40 ouvrages, dont une remarquable série exégétique sur Don Quichotte.

Le Cabaret Au Lapin Agile, haut lieu de poésie et rendez-vous des Artistes, rend hommage à l'Écrivain et organise la projection du film Romance de l'Esprit, réalisé par Olivier Verger.
Ce film fut tourné au domicile de l'Auteure, dans sa volonté pédagogique de rendre intelligibles les concepts de la Connaissance. Elle y retrace les grandes lignes de son parcours avec Don Quichotte et les prises de conscience suscitées par le roman de Cervantès, programmé pour les temps futurs où l’humanité n’aura d’autre choix que se tourner vers l’Absolu. Dominique Aubier le précise dans ce film : « Il faut être disponible pour la vérité, même si elle vous choque. » Cette vérité est à la base de toute création, elle n’est pas à inventer, étant à l’origine de toute chose de ce monde.
Une après-midi pour les Amis de la Connaissance et pour les Amis de Don Quichotte…

SAMEDI 13 MAI 2017, 15h 30,
au Cabaret “AU LAPIN AGILE “
22 rue des Saules, Paris 18è M° Lamarck
Réservations et renseignements : 01. 46. 06. 85. 87
ou Frédéric au 06. 47. 80. 21. 07
Nous remercions le Lapin Agile qui nous prête gracieusement la salle.
Ed. M.L.L - La Bouche du Pel BP 16
27 240 DAMVILLE


Pour des raisons techniques, cette rencontre a été annulée. Merci de votre compréhension.

dimanche 16 avril 2017

La Connaissance doit être partagée, par delà les religions. La Face cachée du Cerveau.

La Connaissance doit être partagée : par-delà les religions.
par Dominique Blumenstihl

"La Connaissance, c'est le don de l'origine. Ce qui est donné au départ. Donné par la Révélation. Développé par le commentaire.  Co-naisssance : ce qui vient avec la naissance, donc avec la Création. Elle a été donnée dès le début des Temps. Elle est ce après quoi nous courons, alors que nous la possédons.
Les initiés en ont décodé les aspects les plus subtils. Ils en ont compris l'identité et l'ont enseignée,  sous la forme symbolique."

"Mais aujourd'hui, il faut la libérer du symbolisme. Le symbolisme, il faut le décoder, le ramener face au modèle fondateur. Pour cela, regarder les images symboliques dans la rigueur conceptuelle, sans interférence et recourir au Code de Archétypes."
Ce Code est là : c'est La Face cachée du Cerveau.

1. La Connaissance.
Il faut assurément la donner à l'humanité tout entière. Elle la possède déjà, dans la latence de la pensée imagée. Mais maintenant, face à la barbarie du monde moderne, il faut la redonner sous une forme indiscutable et universelle. Dès lors briser le confinement symboliste particulier et entrer dans la sphère explicative.
Chaque tradition dispose d'un lexique permettant de prendre langue avec l'invisible. Ce vocabulaire dépend de la région du monde où cette tradition est logée. Il est lié à la langue parlée de cette province de l'esprit. Il subit l'inflexion de ce filtre. La kabbale hébraïque bénéficie du filtrage cortical où est enraciné le phénomène juif. Celui-ci s'insère dans l'aire (ou ère !) du langage. D'autres traditions s'implantent dans des zones corticales différentes, certaines privilégient l'image, d'autre le récit symboliste… mais toutes disent la même chose. Encore faut-il identifier ce noyau universel, le mettre « à nu », l'exposer, en découvrir le secret. En d'autre terme : trouver le Graal.
Et c'est chose faite dans ce livre incontournable, car si les traditions du monde parlent en termes symboliques, il existe un code devant être ouvert : pour cela, ouvrir la pelure qui les entoure, et le sens finit par tomber comme un fruit mûr…

2. La Face cachée du Cerveau
Dominique Aubier s'est appliquée à rendre intelligible chaque unité de signification de la Connaissance. Chaque article de loi y est traité isolément, entouré d'une double haie de renseignements. Une ronde d'affirmations empruntées à diverses traditions forment le premier encerclement. Le second se compose de descriptions scientifiques visant le même point de vue. Le parallélisme entre les deux séries d'arguments est d'un effet singulier. Il apparaît que, point par point, la Connaissance traditionnelle et la Science ont découvert l'existence des mêmes faits, bien qu'elles ne les aient pas regardés du même observatoire ni dans la même perspective. 
Les références ne se superposent pas exactement, elles se complètent. La dualité des repères composent un jeu d'optique comparable à celui des lunettes dont un verre est rouge et l'autre vert et qui, en se combinant, mettent en relief une image à deux dimensions. Impossible de ne pas constater l'effet produit.
Dominique Aubier a parcouru tous les sentiers traditionnels de la terre, elle a marché dans tous les chemins du savoir et de l'expérience. L'érudition dépasse en ampleur tout ce que je pensais qu'un être humain puisse accumuler. Et cette formidable masse de savoir a ici… la gentillesse de se ranger au service d'une explication franche et directe. On ne peut guère résister à la cohérence des arguments.
Cette technique d'enveloppement, en outre, se maintient d'un principe sur l'autre. C'est vrai pour chaque article de loi, cette cohérence science-tradition. À la longue, l'édifice logique devient impressionnant. Pas une rupture. Pas une exception. Si la convergence des deux points de vue ne se manifestait qu'une fois, voire même plusieurs fois, sans s'étendre obstinément à tous les faits considérés, on aurait pu douter de la valeur de la thèse. Mais du haut en bas de l'échelle, tous les principes énumérés se laissent recouvrir par la même théorie. Déconcertante, cette nomenclature de règles dont chacune et toutes sans exception acceptent d'être incorruptiblement attestées par les deux lectures du réel. La constance du procédé explicatif n'a d'égale que la permanence de l'effet de conviction résultant de son emploi.

3. Rien de semblable, à mon sens, n'existe à ce jour dans la librairie du monde. 
Il me semble que jamais personne n'a réalisé une synthèse de cette envergure, dans un langage aussi direct. C'est un véritable dictionnaire des principes jadis ésotériques de la Connaissance. À la longue, cette imperturbable logique garantit la réalité du modèle porteur : il existe bien une structure dite « absolue » (le mot fait frémir, je le sais, mais il est de Raymond Abellio, un scientifique qui l'a pressentie… sans l'identifier) guidant les opérations constructives, aussi bien dans le domaine de la matière que dans celui de la pensée et de la vie culturelle. Est-ce une « structure absente » comme se plaisait à l'affirmer Umberto Eco ? Bien au contraire : structure hyper - présente écrit D. Aubier. Structure et lois systémiques identifiées et mises au clair dans cette Face cachée du Cerveau.

Ce livre — en deux volumes inséparables — donne à comprendre ce qui jusque là constituait de vastes énigmes : ces articles de loi deviennent clairs, ces unités de signification deviennent des figures de la vie réelle. Les informations scientifiques collectées démontrent le bien fondé des découvertes : les références traditionnelles recueillies prouvent qu'en effet les critères de la pensée symbolique actifs dans la pensée d'un initié s'intègrent à sa pensée quotidienne et lui permettent d'agir. Un livre éblouissant. Quatrième édition… Dans l'indifférence totale (et coupable) des médias.

La Face cachée du Cerveau
en deux volumes.
Traduit en anglais sous le titre The Hidden Face of the Brain.

vendredi 24 mars 2017

PI, 3,14. Un film-culte de Darren Aronofsky. Lecture initiatique et décodage du film.

PI, un film de Darren Aronofsky. Lecture initiatique du film.
Pi = 3,14…

Cet article est extrait du livre "Quand le Sacré fait du Cinéma", par Dominique Aubier.

AVANT la projection du film.

Cette histoire de rencontre entre la science et la Kabbale, que je prétends être fondamentale aujourd'hui, est doctrinalement nécessaire et culturellement indispensable : ce film crée une intrigue dans laquelle deux personnes juives sont séparées par leur engagement professionnel. L'un est un physicien qui cherche au travers d'un tube à voir l'unité de l'Univers, l'autre est un kabbaliste qui porte toujours son chapeau sur la tête. Les deux hommes sont mathématiciens. L'un est mathématicien classique, en ce sens où la physique moderne a besoin des mathématiques, et l'autre est un mathématicien kabbaliste, en ce sens que pour lui, les lettres ont une valeur numérique. Évidemment ces deux mathématiques ne coïncident pas. L'une est extrêmement compliquée — je vous ferai remarquer  que les maths doivent fabriquer leurs propres équations si elles veulent s'adapter aux problèmes qu'elles ont à régler : donc les mathématiques scientifiques sont une pure invention humaine. On se demande d'où cette invention peut bien venir, pour pouvoir coller aux événements physiques qu'elle vérifie ou parfois prédit avant qu'on les observe, alors qu'elle est apparemment le fruit de l'imaginaire. L'autre est au contraire une mathématique très simple, collée à vingt-deux lettres où l'on fait de petites additions et de petites soustractions…

D'abord je voudrais vous dire quelles opérations mathématiques on fait en langage kabbalistique. Par exemple, je prends des mots que vous allez rencontrer dans le film : le mot « mère » en hébreu c'est EM qui s'écrit, si je ne me trompe pas Alef + Mem. Regardez les valeurs numériques, Alef : 1 et Mem : 40. Quelle sera la valeur du mot ? Ce sera 41. On additionne Alef et Mem, et cela vous donne la valeur générale du mot. Cette valeur générale, on peut la traiter encore, on peut lui faire dire beaucoup plus, pour cela, on additionne le 4 et le 1 de 41. C'est-à-dire que de 41, je prends le 4 et le 1, j'enlève le zéro des dizaines, et je trouve 5… Or 5 c'est la moitié de la personne — 5 doigts de la main. Ce qui vous renvoie à la notion de structure, commanditée par le 5. Mais si vous regardez le 5 vous voyez qu'il correspond au Hé. Le Hé, c'est une droite et une gauche. Donc 41 qui signifie mère, vous renvoie à la notion Hé, et la notion Hé vous renvoie à la notion de couple, gauche et droite. On ne peut pas être mère toute seule ; il faut un couple.

Si je prends le mot « père », en hébreu, j'ai le mot AB : Alef + Beit. Cela fait 1+2 = 3. On ne peut pas se tromper beaucoup. Et 3 qu'est-ce que c'est ? C'est la lettre Guimel. C'est-à-dire que le père vous renvoie, par la somme de ses valeurs, à la notion de réalité matérielle. Et à une notion de structure, qui est l'appui structural. Puisque le Guimel fait partie des trois appuis : vous avez le système, la structure, sa matière.

En kabbale, on prend les valeurs des lettres, on supprime les zéros, on garde les chiffres de 2 à 10, et l'on trouve la structure. On retombe sur la partie basse de l'arbre, de Alef à Yod. On ne peut pas tomber sur le 1, difficilement sur le 2, donc on va commencer à 3. Et de 3 à 10 on peut situer structurellement n'importe quelle somme de lettres, n'importe quelle valeur, n'importe quelle incidence cyclique, pour peu que vous ayez son nom, les valeurs de son nom. En prenant les valeurs numériques en les additionnant et puis en les réduisant à ce qu'on appelle la réduction guématrique, le minimum, vous obtenez un indicatif structurel.

Avant de voir le film, je vous résume cette situation, parce que Darren Aronofsky, le scénariste, y a fait une petite blague. Il donne sa leçon de mathématiques avec les mots père et mère que je viens de vous expliquer, puis il ajoute père-mère, valeurs numériques 44, et cela fait YELED : l'enfant. Un père, une mère : cela fait un enfant, vous additionnez les valeurs numériques du père et de la mère et cela fait la même chose. C'est une merveille de l'hébreu, où les mots eux-mêmes, par leurs valeurs structurales ne se trompent jamais sur la valeur numérique. C'est une sacrée affaire, parce que c'est vrai pour tous les mots du dictionnaire hébreu.

Le scénariste nous explique donc AB : le père, 1+2, la mère : 1+40, puis l'enfant : YELED  ce qui revient à faire 44, et puis il s'arrête. Moi, je suis pas contente du tout qu'il s'arrête à 44. Parce que des mots qui valent 44, il y en a d'autres, et un en particulier qui est tout à fait lié au père, à la mère et à l'enfant, c'est 44, le mot DAM, le sang. Or il ne le dit pas. Voilà un scénariste kabbaliste, qui nous avertit qu'il a un système, et au moment où le système se met en image, il ne vous le donne plus. Que va-t-il mettre en image ? Une affaire de sang. Notre scientifique saigne sans arrêt du nez. Et de quelle narine ? La droite, bien entendu.

Le sang va devenir l'élément actif du scénario. Mais on ne nous a pas dit que c'était la même valeur que l'enfant. Alors moi je dis : quel est le hijo de puta, pour m'exprimer comme Sancho Panza, qui apporte le sang ? Parce que c'en est un, le scientifique. Il saigne continuellement et dans son aventure il marche sur des flaques d'hémoglobine, sans arrêt. Il sera dirigé par ses propres traces. Je me suis demandée : « mais de quoi est donc malade cet homme ? » Il est forcément malade, puisqu'il saigne constamment du nez. Il est malade dans DAM. Or DAM c'est le sang. Mais le nom de ADAM, l'homme parfait, c'est 44+1 : le sang plus Alef. Vous mettez le sang, vous ajoutez le système et vous obtenez l'homme. Donc ce personnage n'est pas un homme complet, il n'a pas l'Alef… Il est 44.
On nous a indiqué qu'il est 44, mais il n'est pas 45. La valeur 45 n'y est pas, et si je fais la guématrie du mot 45 j'obtiens 9, le maximum symbolique par la lettre Tet. Donc dans ce film, l'homme parfait, l'homme modèle, ADAM, c'est le symbole sous-entendu qui n'est pas prononcé. Mais par la valeur numérique qu'il ne désigne pas, on doit le découvrir.

Ne vous inquiétez pas. Pas un spectateur, pas un critique ne l'a vu. Les spectateurs n'assistent pas à cet impondérable du scénario. Il ne devient pondérable que si vous êtes habitué à ce langage. Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de gens qui y soient rompus. Et même s'ils le connaissent, encore faut-il le reconnaître quand il se présente. Pour reconnaître ce langage, il faut déjà connaître la symbolique de l'alphabet. Or ce trésor est perdu.

Ce qu'il y a d'intéressant dans ce film, c'est qu'il a été dicté à Darren Aronofsky dans des conditions à peu près égales spirituellement à celles qui ont inspiré Bus Stop à Yoshua Logan. C'est-à-dire qu'il est allé dans une espèce de perception interne de la logique kabbalistique sans l'assumer. S'il l'avait assumé il y aurait des indices.
L'indice sur DAM et ADAM, c'est moi qui vous le donne, pas le cinéaste. La valeur 45, celle d'ADAM, donne 9, le Tet : c'est-à-dire le symbole constitué, le symbole prêt à sortir pour agir, le symbole d'Homo Sapiens Sapiens. 45 c'est aussi la valeur numérique du mot qui dit « Quoi » en hébreu : MA. Or MA c'est un des termes de la grande interrogation métaphysique qui se pose à l'esprit. L'interrogation en hébreu s'appuie sur deux mots : QUI et QUOI. QUI est l'être, de QUOI est-il fait ? Quand on lit Don Quichotte, on s'aperçoit que le personnage clé de la navigation interne sur la mer c'est le capitaine MAMI, son nom en hébreu signifie Qui est Quoi ? Qui est Qui ? Et Quoi est Quoi ?
Dans le cas d'ADAM, dans le cas d'Homo Sapiens Sapiens, il faut savoir Qui est Qui ? Et Quoi est Quoi ? C'est-à-dire quelle est cette créature biologique et qui est-elle quand elle possède l'énergie du Yod ? Quand elle sort du symbole après le Tet, elle possède le Yod ; elle devient MI. Toutes ces implications ne sont pas ouvertement montrées dans le film, elles ne sont pas écrites par le scénariste. Mais je n'ai pu m'empêcher de les penser en voyant le film. Et si je les ai pensées, c'est parce qu'elles ont été dictées par le système ayant inspiré l'artiste. Je vous ai expliqué qu'il fait penser tout seul. Je crois que le système pense et suggère par lui-même. Il s'agit d'un système crée par le divin qui apporte sa puissance partout où il est. C'est vrai pour les Redoublements, c'est vrai pour la structure absolue, c'est vrai aussi pour l'alphabet et pour toutes les actions placées sous sa gouverne. On le voit bien quand on le suit du côté droit. Parce que l'alphabet n'est vraiment positif que du côté droit, qualitatif.

Ce film a été inspiré par « quelqu'un ».
Trois savants ont été interrogés et les trois sont d'accord pour prétendre qu'ils vont reconstituer le réel. L'un d'eux dit : « Moi, je vais le reconstituer mais pas la biologie ». L'autre dit : « Je vais le reconstituer, jusqu'au dernier cheveu de n'importe qui ». Le troisième affirme :  « Si vous avez la solution donnez-la moi ! »… Je vous laisse en face de ces trois questions : l'un dit « pas la biologie », l'autre dit « jusqu'à la biologie », et le troisième dit « peut-être », mais qui a la solution ?


Après la projection du film.

En dehors de son côté cauchemardesque, ce qui est saisissant dans cette œuvre, c'est l'intervention des fourmis qui rognent les ordinateurs du chercheur et qui ensuite vont ronger son cerveau. C'est une allusion à une phrase du roi Salomon : « Demande la sagesse à la fourmi ». Un jeune écrivain français a fait un roman pour dire que la sagesse était la fourmilière elle-même. Il a pris le mot fourmi en français. En hébreu, les choses du réel sont du côté gauche. La sagesse veut que l'on aille du côté droit chercher ce qu'elles signifient. Dans la phrase biblique, ce qui importe, c'est moins l'insecte que le mot qui le nomme. Parce que le mot qui nomme la fourmi appartient au système, à droite. Ce mot, c'est NEMLA, qui s'écrit Noun, Mem, Lamed et Hé.
Noun veut dire l'homme culturel, Mem c'est l'universalité. Donc l'homme culturel qui cherche l'universalité demande son savoir (Lamed). Il le demande à quoi ? À la gauche et à la droite. Demander la sagesse à la fourmi, cela veut dire : on a le sens de l'universel, on va chercher l'universalité dans la culture, on s'intéressera à la fois à la Gauche et à la Droite. Donc à la fois au système divin qui nous est donné et aux exploitations de l'expérience qui en sont faites par les sciences y compris les mathématiques, à condition que ces mathématiques ne deviennent pas impérieuses, contraignantes et absolutistes comme chez ce pauvre type qui est finalement un homme privé d'Alef. Privé de sa vérité profonde, il est devenu le robot du calcul, calculs qui ne donnent jamais aucune certitude. Il en devient fou. La seule certitude qu'il aura, c'est quand il se rendra dans un jardin pour se mutiler en procédant à sa propre trépanation. Mais franchement, s'il faut recourir à la perceuse électrique et s'ouvrir la tête pour être heureux…

Shaddaï, c'est un triplé, c'est un nom de Dieu. C'est le nom sur lequel on s'arrête. Shaddaï est le nom de l'Immanence qui stoppe tout. Sa valeur numérique ? Le mot s'écrit Schin, valeur 300 ; Dalet (daï) la porte, valeur 4 et Youd vaut 10. Au total : 314. Et vous avez vu ce que c'est que 314 ? C'est Pi. Pi c'est 3,14. Et le nom de Shaddaï c'est 314. Or si vous ajoutez le 3 au 1 et au 4, vous obtenez 8. Reportez-vous à 8. C'est la lettre Het, le pont. C'est-à-dire l'obligation, quand on a respecté le Stop, de passer le Pont et d'aller de l'autre côté ; la logique interne est fatale, vous la retrouverez toujours.
 Pi= 3,14116… un nombre qui ne finit pas. Pourquoi ne finit-il pas, tout en étant 3,14 ? Parce que la numération mathématique que nous employons n'est pas absolue. L'absolu est de l'autre côté. Shaddaï, 314, renvoie à Het. Dès lors on sait ce qu'il faut faire : il faut passer le pont, faire la synthèse de l'autre côté. Quand on a 314, on n'hésite pas. On y va, on passe le pont.
Ce nombre sert à calculer la mesure de la circonférence, mathématiquement parlant, mais elle n'est jamais tout à fait précise. Il reste toujours une décimale de plus qui peut s'ajouter et vous pouvez admettre des décimales à l'infini. Ce ne sera jamais tout à fait exact, parce que sur le côté gauche, même les réalités les plus approchées ne sont jamais tout à fait justes. Cela vous enseigne qu'il faut chercher l'exactitude et la certitude de l'autre côté. C'est ce que je fais en toute circonstance. Quoi qu'il arrive, je consulte l'équivalent du mot en hébreu. Je cherche les valeurs des lettres et la position structurelle.

Le mathématicien ne verra pas l'univers à travers son hublot, il ne le verra pas dans les ordinateurs ; l'univers est une chose organique qu'il faut savoir penser avec sagesse. Et la sagesse, comme le dit le mot fourmi : c'est de consulter à la fois le Sacré et le profane. Alors tout s'équilibre. On sort du cauchemar. Ce qui est cauchemardesque, c'est de s'enfermer dans la Gauche.
Ce cauchemar nous le vivons tous. Monsieur Max Cohen, le personnage du film, le vit au maximum comme un grand imbécile rationaliste qu'il est, mais nous le vivons tous socialement et économiquement, parce que le drame par lequel passe l'humanité, c'est aussi un cauchemar : le cauchemar de nous être enfoncés dans trop de science, trop de pensée unique et d'avoir oublié que la réalité c'est autre chose. La réalité est organique, elle est à la fois beaucoup plus simple, beaucoup plus vraie. Sans la vision métaphysique des choses on rate le réel parce que le réel avant d'être physique, il est métaphysique.


Ce texte a été publié dans le livre "Quand le Sacré fait du Cinéma", de Dominique Aubier.

Le film Pi = 3,14 : étude initiatique

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