Par Dominique Blumenstihl-Roth
D'opinion sur le virus, je n'en avais aucune, ne sachant pas très bien ce que c'est. Alors je me suis rendu sur le site de l'université de Jussieu, une recherche très brillante… qui m'a donné le vertige, car elle ne fournit aucune réponse au sens. Je me suis rendu compte que les chercheurs ne savaient pas grand chose sur les virus. Leurs descriptions sont fastueuses, mais ils ne savent pas pourquoi, soudain, un virus jusque là inerte se met à vivre…
J'ai compris que c'est une poche d'ADN ou d'ARN (donc d'information) dépourvue de protéine. Qui se met à rechercher la structure pour compléter son processus vital. Le virus cherche la protéine…
Le sens du Corona (alias Covid19) ?
Le sens pourrait apparaître dans son comportement, dans son mode de propagation, et surtout, dans les réactions qu'il suscite socialement et culturellement. J'ai appris qu'il se transmettait surtout par les contacts interpersonnels et les postillons, quand on parle. Que cela touche les voies respiratoires (et non digestives car il ne résiste pas à l'acide gastrique ni aux enzymes du tube digestif. Donc il faut arrêter de croire que cela viendrait de l'ingestion de tel ou tel animal…). On peut continuer de manger tranquillement, sans risque d'infection. La nourriture matérielle n'est pas en cause. La transmission virale compromet essentiellement le mode relationnel interhumain, et les échanges verbaux (postillons).
Les responsables chargés de « gérer la crise » recommandent d'adopter des évitements afin de « ralentir » la propagation. Le Corona condamne donc les gestes sociaux, poignées de mains, accolades, etc. Fini les bises dont les Français(es) sont friands — trois au quatre bises ? — en tout cas, grand Stop sur ces échanges interpersonnels. Que chacun garde ses microbes et virus. Que chacun se cache la bouche et évite de parler.
En effet, l'un des modes de propagation, ce sont les gouttelettes des postillons. Le virus exploite donc ce qui fait de nous des humains, notre caractère social, notre faculté locutoire. La Parole est visée. Voudrait-il qu'on se taise ? Chacun reste dans son coin, n'adresse plus la parole à personne, se renfrognant dans sa solitude sous Cellophane antivirale ?
Ce virus nous signale que ce qui est en cause… c'est la Parole. Le Verbe.
Ne s'exprime plus que la parole des « experts » qui occupent les ondes. Ils savent tout. Et démontrent surtout… qu'ils ne savent rien de l'ennemi qu'ils espèrent terrasser.
Ce virus me fait réfléchir au sens de la parole. Non seulement à l'acte de parler, mais à son contenu. Si c'est pour ne rien dire, apprenons à nous taire. Ce seront autant de postillons-contagions en moins. Si c'est pour exprimer la Connaissance, alors allons-y, parlons, lisons, le plus possible. Mais cette parole d'initié est si rare qu'elle ne risque pas de contaminer grand monde.
« Tu ne postillonneras pas sur ton prochain » est le 11è Commandement divin. Autrement dit : tu ne parleras pas en vain, et ton verbe sera réservé à l'expression du DIRE, en hébreu, DaBaR.
Ce qui contamine (l'esprit du siècle) c'est le parler matérialiste, la jactance dont on se gausse et se flatte, dans nos vantardises et vénérations. Le virus stigmatise les dysfonctionnements et les abus, les impostures qui ont relégué la Parole vraie. Quelque chose, au travers du virus, veut être entendu et vu. La Couronne, comme son nom l'indique, la Parole, par son mode de propagation.
L'insistance du virus est lourde, au niveau mondial. Or nous vivons dans un univers qui est un « Qui Fait » par rapport à un « Qui Sait » invisible. Le « Qui Sait », hémisphère doté du Verbe, envoie ses informations. Tous les kabbalistes (sérieux) savent — Cordovero, Louriah, Volozhyn, Cervantès — que cette information subit une inversion dès lors qu'elle franchit la séparation entre les deux hémisphères. Le virus serait-il l'expression de cette troublante inversion ? (Archétype de l'Inversion, voir la Face cachée du Cerveau).
Freud avait remarqué que les amnésiques, dans leurs crises hallucinatoires, inversaient les traits fondamentaux de leur caractère, si bien que les doux devenaient violents. La raison en est que l'Hémisphère « Qui Fait » commence toujours par inverser l'information qu'il reçoit. C'est une phase transitoire, d'une durée de temps plus ou moins longue selon les individus, selon les cycles. J'ose présager que bientôt la Connaissance sera rétablie dans ses droits à la Parole, après que le virus (expression de l'inversion) aura perdu de sa puissance. Il est le résultat de l'inversion d'une information qui, à l'origine, veut la Connaissance. En lieu et place, notre monde à l'envers génère le postillon contaminateur. Le virus, entretemps, aura coupé le sifflet aux bavardages qui polluent la planète, aux mensonges, aux impostures.
Nous avons été avertis, très tôt, de la contamination.
A l'instant même où le virus se manifestait dans le village des « Contamines », en Haute Savoie (en haut de sa voie) tout était dit. Dès cet instant, il fallait organiser immédiatement une surveillance à tous les niveaux. Au lieu de cela, on gère « au jour le jour »… confiant aux laboratoires et aux scientifiques le soin et la responsabilité de « trouver » le vaccin. Ils font de leur mieux, et les personnels soignants ne sont pas en cause. Au contraire ! Ils sont les premiers exposés. Dès l'affaire des Contamines, les dotations en masques pour les soignants auraient dû être organisées. Et les grands rassemblements interdits. Mais nous naviguons à vue, sans carte ni boussole, dans l'inconnaissance totale du Code de la Vie. Et dans une volonté farouche de ne pas écouter les signes que la vie nous envoie.
Il serait bon que l'Elysée, qui reçoit en grandes pompes les directeurs des laboratoires pharmaceutiques en quête de subventions, écoute également la parole initiée : ce virus a quelque chose à nous dire.
Le virus va faire éclater les liens de solidarité. L'isolement, le confinement peuvent être ordonnés par décrets. Ce sera la grande victoire du Covid.
Ou au contraire il va susciter une fantastique réaction humaine d'amour. La réaction d'amour ne se décrétera pas. Elle est de la responsabilité de chacun(e).
Le mot d'ordre est d' « éviter de contagier les personnes âgées et fragiles… » Autrement dit, ne plus les approcher et les laisser mourir… et bientôt nous accepterons leur mort par le virus comme une fatalité. On nous précise l'âge des victimes, insistant sur le caractère fragile, avec une sorte de sous-entendu pénible qui laisserait croire qu'au fond, ce n'est pas bien grave, si ce ne sont que les « vieux » qui disparaissent. Il est vrai que les « anciens » (à partir de quel âge ?) sont mis au rebut dans le système « Qui Fait ». Système impitoyable qui finira par nous engloutir. Un cycle civilisateur nouveau se prépare-t-il, sans les Séniors, gouverné par une jeunesse aseptisée, comptable, gestionnaire, brillamment scientifique et technique ? Qui est « vieux » ? Qui est « jeune » ? Certains jeunes, de moins de trente ans, ont une pensée totalement « protéinisée » sur les critères obsolètes du XIXè siècle industriel, plus vieux que les dinosaures…
Ou alors le virus, doté de son ARN, en quête de protéine, s'attaque prioritairement aux personnes ayant déjà protéinisé fortement leur existence, c'est à dire les plus âgés ? Cela expliquerait, analogiquement, que les plus jeunes qui en sont encore aux couches I et II de leur existence soient épargnés. Ils vivent en « Bip », au stade où l'information s'inocule mais ne se réalise pas. Le virus n'y a pas de prise… (Lire à ce sujet le Redoublement, archétype du réel).
Le virus pourrait déclencher un immense élan de fraternité, de prise de conscience.
Dans l'Evolution, le but, c'est la cause agissante dans ce qui se produit. Tout événement est lié à un but dont nous ignorons la finalité. Le virus n'est-il peut-être qu'une invention de la vie, un coup d'éclat pour signaler une règle agissant au service d'une finalité de nous encore inconnue ? Mais que l'Initié peut soupçonner ?
L'initié observe la réalité comme l'expression de la pensée « venue de plus loin ». Le réel, le monde, la nature sont le terrain où cette pensée s'écrit. Elle est donc lisible par qui possède la grille de lecture applicable sur ce terrain où les choses ne se dévoilent pas directement, mais au travers de l'expressivité symbolique.
Je crois donc que le virus, tout en étant très réel, est un symbole et non la déclaration directe de ce qu'il désigne. Son symbole est lisible dans son nom. Corona. En cause, la Couronne, le principe du Modèle Absolu, la Tête. Son symbole est décelable dans son comportement et ce qu'il nous oblige à faire. Il nous oblige au confinement silencieux. Par inversion, il nous dit de renouer avec le Verbe, le vrai Verbe et non le postillonnage bavard. Je crois que le virus ne lâchera pas tant que le sens de son symbole n'ait été saisi et accepté.
Le Virus, nous obligeant à fermer nos portes, à nous isoler, nous couper des autres, nous indique par inversion, que les cœurs doivent s'ouvrir au maximum, pour une solidarité immédiate et totale. Que l'amour brille dans les regards, au lieu de la suspicion, voilà une arme à laquelle le virus inverseur n'est pas préparé. Vivre désormais la main ouverte pour recevoir et donner… est-ce tellement difficile ?
C'est l'épreuve à laquelle l'humanité est soumise pour se survivre.
PS : — Israël a fermé ses frontières à tous les non-résidents. Fermeture totale de la Terre Sainte. Car tout ce qui se passe à Jérusalem concerne le monde. Cela signifie, par inversion, que la Connaissance fera bientôt son grand retour et que Jérusalem ouvrira largement ses portes aux temps nouveaux. Les Temps messianiques ?
— La veille, le TGV Colmar-Paris a déraillé. Là où quelques semaines plus tôt, en novembre, la terre a tremblé, avec une magnitude de 2,6. Voilà un chiffre qui retient l'attention, c'est Yod Hé Vav Hé. Le Haut-Rhin est particulièrement touché par le Covid19… Tout serait donc lié ?
Suite sur Covid 19 : pour aller jusqu'au bout du sens.
— Pour ou contre le prof. Raoult (chloroquine…)
A lire :
Livres :
Tous les films de Dominique Aubier.
— Les secrets de l'Alphabet hébreu,
— Le secret des Séphiroth,
— Les 10 Plaies d'Egypte
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