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mercredi 24 mai 2017

"Romance de l'Esprit" : film inédit de Dominique Aubier

Madame, monsieur,

Le film « Romance de l'Esprit », de Dominique Aubier, est maintenant disponible…



Romance de l'Esprit
Film inédit de Dominique Aubier, dans la série « Héritage ».
Ce film a été conçu dans le souci pédagogique de rendre intelligibles les concepts de la Connaissance. L'auteure y retrace les grandes lignes de son parcours avec Don Quichotte et les prises de conscience suscitées par le roman de Cervantès.
Dominique Aubier le précise dans ce film : « Il faut être disponible pour la vérité, même si elle vous choque, cette vérité est à la base de toute création, elle n’est pas à inventer, étant à l’origine de toute chose de ce monde… »

Thèmes :
— la kabbale dans Don Quichotte
— des mauvaises habitudes de la France
— l’Espagne et son génie culturel
— et que dit l’Aubergiste ?
— les religions, grand thème de notre époque
— de la captation du message divin et de sa transmission

Romance de l'Esprit
film DVD, 27 euros.

Commande par le site internet
ou par courrier (joindre le chèque correspondant) adressé à :

MLL - Films
BP 16
27 240 DAMVILLE






dimanche 14 mai 2017

Messages pour les Lecteurs de Dominique Aubier

Cher Amis,

Nous avions prévu d'organiser une rencontre samedi le 13 mai, au Cabaret Au Lapin Agile, à Paris, pour rendre hommage à Dominique Aubier. C'est avec grâce qu'une nouvelle fois, l'équipe du célèbre Cabaret a accepté de mettre sa salle à notre disposition : je remercie Frédéric, Yves et Vincent de leur belle générosité.

Ce haut lieu de culture dominant la Capitale depuis le sommet de la Butte Montmartre, rendez-vous des Poètes et des Artistes, était particulièrement bien adapté pour accueillir l'enseignement de Dominique Aubier. D'autant que les propriétaires sont de fidèles amis…

Nous avions prévu de présenter le film Romance de l'Esprit, tourné dans la maison de Dominique Aubier, un film où elle raconte comment elle a rencontré Don Quichotte… Elle y parle de l'Espagne et son génie culturel, de la Kabbale dans Don Quichotte, de la captation du message sacré et sa transmission.
La rencontre du 13 a été annulée, au dernier moment.
Si l'initiative a été ajournée, ce n'est pas par désinvolture, vous vous en doutez bien, Je respecte les Lecteurs de Dominique Aubier qui s'étaient inscrits pour vivre ce moment d'échange. Mais des signes précis — qu'il serait bien longs à raconter — m'ont fait comprendre qu'il fallait… ne pas faire.

Nous n'avons malheureusement pas pu contacter à temps toutes les personnes inscrites et nous les prions de nous en excuser. Certaines ont fait le déplacement et ont peut-être eu le sentiment qu'on leur a posé… un lapin. Tel n'est pas le cas. Je les remercie de leur confiance. Je les remercie de s'être déplacées. Leur voyage n'a pas été inutile. Au contraire, il renforce le message : ces personnes ont pu constater, voir, qu'en effet, la rencontre n'a pas lieu. Ces personnes sont les témoins du non-faire initié que j'ai activé. Leur témoignage est capital.

Une lectrice du nom de Marie a envoyé un bref commentaire où elle pose la bonne question : « Le Réel, avec ces non précisées " raisons techniques " a rendu impossible la rencontre annoncée ce samedi 13 mai 2017. Le Qui fait aurait-il terrassé le Qui sait ? »

En effet, dans le message où je tentais d'avertir et d'informer les Lecteurs, j'ai simplement mentionné que des « raisons techniques » étaient à l'origine de l'annulation. La question de Marie m'oblige à apporter des précisions.

Dans la circonstance précise du 13 mai, le Qui Fait a été remis à sa juste place, précisément par une décision de non-faire. « Ne pas faire »  est peut-être la chose la plus difficile, dans un monde où l'on ne juge que par l'action matérielle accomplie. Nous voulons toujours « prendre des mesures », mais on ne nous dit pas quel doit être l'instrument de mesure et l'unité de référence…
« Que comptez-vous faire » est une de ces questions inévitables à laquelle on est constamment confronté. Dans nos vies personnelles, en politique etc. il s'agit toujours de faire comme s'il n'existait aucune alternative… Faire, toujours faire… Et si justement, je cessais de faire ? Permettant ainsi à l'espace, au Temps, de remplir leur rôle ?

La décision n'a pas été facile à prendre. Tout annuler… J'ai pensé aux personnes qui se sont inscrites… et dont nous n'avions pas toujours les coordonnées pour les avertir.

L'annulation de l'initiative n'est pas le fruit d'une lubie soudaine qui m'a traversé.
Une série de signes se sont imposés, exigeant l'arrêt.
Un Stop a été demandé. Je l'ai marqué.

Ainsi, l'arrêt s'est imposé au Qui-Fait. Son élan a été arrêté. Afin qu'en face, s'opère le meilleur recentrage sur la branche Qui-Sait. « On ne sait jamais où le lièvre va bondir ». La raison technique est donc clairement initiatique. Les signes ont été formels, ils seraient longs à raconter.
J'ai interrogé aussi mon Allié, sans l'avis de qui je n'entreprends jamais rien.
Il m'a dit de ne pas faire. De ne pas bouger. Et comme me l'a enseigné Dominique Aubier, « on ne discute pas avec son Allié, on l'écoute, on fait ce qu'il dit, puisqu'il est le mieux informé en toute chose, et plus particulièrement pour tout ce qui concerne le Qui Fait dont il est lui-même une émanation. »
Alors j'ai fait ce qu'il m'a dit. C'est-à-dire, justement : ne pas faire.

Il y a une vertu dans le fait de ne pas… faire. C'est de laisser le Réel prendre en charge sa propre structure. L'interventionnisme est notre habitude. Surtout en Occident qui est l'empire du faire.  Et si tout n'était pas entre mes mains ? Je veux permettre au Qui Sait de contrôler et de montrer au Qui Fait qui est le maître à bord… Avant de faire, il faut entendre et écouter « ce qui est dit ».

Il y a aussi une vertu dans le fait de… faire. Mais alors faire à bon escient, en plein accord avec le Qui Sait et sous la directive des signes. Et c'est là que les choses deviennent délicates car nous agissons le plus souvent en nous fiant à la raison raisonnante, à l'expérience passée, au raisonnement linéaire alors que la vie ne procède pas de ces catégories.
Les signes pourtant ne trompent pas :
S'ils disent « oui, vas-y, fais-le », alors je n'hésite pas.
J'interroge mon Allié… qui d'ailleurs se manifeste sans que je lui demande. Il me dit ce qu'il faut faire… ou ne pas faire. Je le suis, sans état d'âme, car il sait mieux.

La rencontre du 13 a été annulée, mais pas le message qui devait être transmis. Ce message se trouve dans le film.
« Romance de l'Esprit » est disponible sur disque DVD, dès que la France aura son nouveau Gouvernement.

PS : (Les personnes ayant fait le déplacement au Lapin Agile sont priées de se faire connaître et recevront gratuitement un exemplaire du film.)

Ecrire à M.L.L.- Films
BP 16
27 240 DAMVILLE
06 13 16 67 45

dimanche 30 avril 2017

Au Lapin Agile : "Romance de l'Esprit", hommage à l'écrivain Dominique Aubier

À l'occasion de la sortie du film DVD « Romance de l'Esprit »
 Hommage à l'écrivain Dominique Aubier 
au Lapin Agile, Paris 18°
samedi le 13 mai 2017, 15 h 30.


Pour des raisons techniques 
la rencontre du 13 mai a été annulée

 

Dominique Aubier (1922-2014) a laissé une œuvre considérable, quelques 40 ouvrages, dont une remarquable série exégétique sur Don Quichotte.

Le Cabaret Au Lapin Agile, haut lieu de poésie et rendez-vous des Artistes, rend hommage à l'Écrivain et organise la projection du film Romance de l'Esprit, réalisé par Olivier Verger.
Ce film fut tourné au domicile de l'Auteure, dans sa volonté pédagogique de rendre intelligibles les concepts de la Connaissance. Elle y retrace les grandes lignes de son parcours avec Don Quichotte et les prises de conscience suscitées par le roman de Cervantès, programmé pour les temps futurs où l’humanité n’aura d’autre choix que se tourner vers l’Absolu. Dominique Aubier le précise dans ce film : « Il faut être disponible pour la vérité, même si elle vous choque. » Cette vérité est à la base de toute création, elle n’est pas à inventer, étant à l’origine de toute chose de ce monde.
Une après-midi pour les Amis de la Connaissance et pour les Amis de Don Quichotte…

SAMEDI 13 MAI 2017, 15h 30,
au Cabaret “AU LAPIN AGILE “
22 rue des Saules, Paris 18è M° Lamarck
Réservations et renseignements : 01. 46. 06. 85. 87
ou Frédéric au 06. 47. 80. 21. 07
Nous remercions le Lapin Agile qui nous prête gracieusement la salle.
Ed. M.L.L - La Bouche du Pel BP 16
27 240 DAMVILLE


Pour des raisons techniques, cette rencontre a été annulée. Merci de votre compréhension.

dimanche 16 avril 2017

La Connaissance doit être partagée, par delà les religions. La Face cachée du Cerveau.

La Connaissance doit être partagée : par-delà les religions.
par Dominique Blumenstihl

"La Connaissance, c'est le don de l'origine. Ce qui est donné au départ. Donné par la Révélation. Développé par le commentaire.  Co-naisssance : ce qui vient avec la naissance, donc avec la Création. Elle a été donnée dès le début des Temps. Elle est ce après quoi nous courons, alors que nous la possédons.
Les initiés en ont décodé les aspects les plus subtils. Ils en ont compris l'identité et l'ont enseignée,  sous la forme symbolique."

"Mais aujourd'hui, il faut la libérer du symbolisme. Le symbolisme, il faut le décoder, le ramener face au modèle fondateur. Pour cela, regarder les images symboliques dans la rigueur conceptuelle, sans interférence et recourir au Code de Archétypes."
Ce Code est là : c'est La Face cachée du Cerveau.

1. La Connaissance.
Il faut assurément la donner à l'humanité tout entière. Elle la possède déjà, dans la latence de la pensée imagée. Mais maintenant, face à la barbarie du monde moderne, il faut la redonner sous une forme indiscutable et universelle. Dès lors briser le confinement symboliste particulier et entrer dans la sphère explicative.
Chaque tradition dispose d'un lexique permettant de prendre langue avec l'invisible. Ce vocabulaire dépend de la région du monde où cette tradition est logée. Il est lié à la langue parlée de cette province de l'esprit. Il subit l'inflexion de ce filtre. La kabbale hébraïque bénéficie du filtrage cortical où est enraciné le phénomène juif. Celui-ci s'insère dans l'aire (ou ère !) du langage. D'autres traditions s'implantent dans des zones corticales différentes, certaines privilégient l'image, d'autre le récit symboliste… mais toutes disent la même chose. Encore faut-il identifier ce noyau universel, le mettre « à nu », l'exposer, en découvrir le secret. En d'autre terme : trouver le Graal.
Et c'est chose faite dans ce livre incontournable, car si les traditions du monde parlent en termes symboliques, il existe un code devant être ouvert : pour cela, ouvrir la pelure qui les entoure, et le sens finit par tomber comme un fruit mûr…

2. La Face cachée du Cerveau
Dominique Aubier s'est appliquée à rendre intelligible chaque unité de signification de la Connaissance. Chaque article de loi y est traité isolément, entouré d'une double haie de renseignements. Une ronde d'affirmations empruntées à diverses traditions forment le premier encerclement. Le second se compose de descriptions scientifiques visant le même point de vue. Le parallélisme entre les deux séries d'arguments est d'un effet singulier. Il apparaît que, point par point, la Connaissance traditionnelle et la Science ont découvert l'existence des mêmes faits, bien qu'elles ne les aient pas regardés du même observatoire ni dans la même perspective. 
Les références ne se superposent pas exactement, elles se complètent. La dualité des repères composent un jeu d'optique comparable à celui des lunettes dont un verre est rouge et l'autre vert et qui, en se combinant, mettent en relief une image à deux dimensions. Impossible de ne pas constater l'effet produit.
Dominique Aubier a parcouru tous les sentiers traditionnels de la terre, elle a marché dans tous les chemins du savoir et de l'expérience. L'érudition dépasse en ampleur tout ce que je pensais qu'un être humain puisse accumuler. Et cette formidable masse de savoir a ici… la gentillesse de se ranger au service d'une explication franche et directe. On ne peut guère résister à la cohérence des arguments.
Cette technique d'enveloppement, en outre, se maintient d'un principe sur l'autre. C'est vrai pour chaque article de loi, cette cohérence science-tradition. À la longue, l'édifice logique devient impressionnant. Pas une rupture. Pas une exception. Si la convergence des deux points de vue ne se manifestait qu'une fois, voire même plusieurs fois, sans s'étendre obstinément à tous les faits considérés, on aurait pu douter de la valeur de la thèse. Mais du haut en bas de l'échelle, tous les principes énumérés se laissent recouvrir par la même théorie. Déconcertante, cette nomenclature de règles dont chacune et toutes sans exception acceptent d'être incorruptiblement attestées par les deux lectures du réel. La constance du procédé explicatif n'a d'égale que la permanence de l'effet de conviction résultant de son emploi.

3. Rien de semblable, à mon sens, n'existe à ce jour dans la librairie du monde. 
Il me semble que jamais personne n'a réalisé une synthèse de cette envergure, dans un langage aussi direct. C'est un véritable dictionnaire des principes jadis ésotériques de la Connaissance. À la longue, cette imperturbable logique garantit la réalité du modèle porteur : il existe bien une structure dite « absolue » (le mot fait frémir, je le sais, mais il est de Raymond Abellio, un scientifique qui l'a pressentie… sans l'identifier) guidant les opérations constructives, aussi bien dans le domaine de la matière que dans celui de la pensée et de la vie culturelle. Est-ce une « structure absente » comme se plaisait à l'affirmer Umberto Eco ? Bien au contraire : structure hyper - présente écrit D. Aubier. Structure et lois systémiques identifiées et mises au clair dans cette Face cachée du Cerveau.

Ce livre — en deux volumes inséparables — donne à comprendre ce qui jusque là constituait de vastes énigmes : ces articles de loi deviennent clairs, ces unités de signification deviennent des figures de la vie réelle. Les informations scientifiques collectées démontrent le bien fondé des découvertes : les références traditionnelles recueillies prouvent qu'en effet les critères de la pensée symbolique actifs dans la pensée d'un initié s'intègrent à sa pensée quotidienne et lui permettent d'agir. Un livre éblouissant. Quatrième édition… Dans l'indifférence totale (et coupable) des médias.

La Face cachée du Cerveau
en deux volumes.
Traduit en anglais sous le titre The Hidden Face of the Brain.

vendredi 24 mars 2017

PI, 3,14. Un film-culte de Darren Aronofsky. Lecture initiatique et décodage du film.

PI, un film de Darren Aronofsky. Lecture initiatique du film.
Pi = 3,14…

Cet article est extrait du livre "Quand le Sacré fait du Cinéma", par Dominique Aubier.

AVANT la projection du film.

Cette histoire de rencontre entre la science et la Kabbale, que je prétends être fondamentale aujourd'hui, est doctrinalement nécessaire et culturellement indispensable : ce film crée une intrigue dans laquelle deux personnes juives sont séparées par leur engagement professionnel. L'un est un physicien qui cherche au travers d'un tube à voir l'unité de l'Univers, l'autre est un kabbaliste qui porte toujours son chapeau sur la tête. Les deux hommes sont mathématiciens. L'un est mathématicien classique, en ce sens où la physique moderne a besoin des mathématiques, et l'autre est un mathématicien kabbaliste, en ce sens que pour lui, les lettres ont une valeur numérique. Évidemment ces deux mathématiques ne coïncident pas. L'une est extrêmement compliquée — je vous ferai remarquer  que les maths doivent fabriquer leurs propres équations si elles veulent s'adapter aux problèmes qu'elles ont à régler : donc les mathématiques scientifiques sont une pure invention humaine. On se demande d'où cette invention peut bien venir, pour pouvoir coller aux événements physiques qu'elle vérifie ou parfois prédit avant qu'on les observe, alors qu'elle est apparemment le fruit de l'imaginaire. L'autre est au contraire une mathématique très simple, collée à vingt-deux lettres où l'on fait de petites additions et de petites soustractions…

D'abord je voudrais vous dire quelles opérations mathématiques on fait en langage kabbalistique. Par exemple, je prends des mots que vous allez rencontrer dans le film : le mot « mère » en hébreu c'est EM qui s'écrit, si je ne me trompe pas Alef + Mem. Regardez les valeurs numériques, Alef : 1 et Mem : 40. Quelle sera la valeur du mot ? Ce sera 41. On additionne Alef et Mem, et cela vous donne la valeur générale du mot. Cette valeur générale, on peut la traiter encore, on peut lui faire dire beaucoup plus, pour cela, on additionne le 4 et le 1 de 41. C'est-à-dire que de 41, je prends le 4 et le 1, j'enlève le zéro des dizaines, et je trouve 5… Or 5 c'est la moitié de la personne — 5 doigts de la main. Ce qui vous renvoie à la notion de structure, commanditée par le 5. Mais si vous regardez le 5 vous voyez qu'il correspond au Hé. Le Hé, c'est une droite et une gauche. Donc 41 qui signifie mère, vous renvoie à la notion Hé, et la notion Hé vous renvoie à la notion de couple, gauche et droite. On ne peut pas être mère toute seule ; il faut un couple.

Si je prends le mot « père », en hébreu, j'ai le mot AB : Alef + Beit. Cela fait 1+2 = 3. On ne peut pas se tromper beaucoup. Et 3 qu'est-ce que c'est ? C'est la lettre Guimel. C'est-à-dire que le père vous renvoie, par la somme de ses valeurs, à la notion de réalité matérielle. Et à une notion de structure, qui est l'appui structural. Puisque le Guimel fait partie des trois appuis : vous avez le système, la structure, sa matière.

En kabbale, on prend les valeurs des lettres, on supprime les zéros, on garde les chiffres de 2 à 10, et l'on trouve la structure. On retombe sur la partie basse de l'arbre, de Alef à Yod. On ne peut pas tomber sur le 1, difficilement sur le 2, donc on va commencer à 3. Et de 3 à 10 on peut situer structurellement n'importe quelle somme de lettres, n'importe quelle valeur, n'importe quelle incidence cyclique, pour peu que vous ayez son nom, les valeurs de son nom. En prenant les valeurs numériques en les additionnant et puis en les réduisant à ce qu'on appelle la réduction guématrique, le minimum, vous obtenez un indicatif structurel.

Avant de voir le film, je vous résume cette situation, parce que Darren Aronofsky, le scénariste, y a fait une petite blague. Il donne sa leçon de mathématiques avec les mots père et mère que je viens de vous expliquer, puis il ajoute père-mère, valeurs numériques 44, et cela fait YELED : l'enfant. Un père, une mère : cela fait un enfant, vous additionnez les valeurs numériques du père et de la mère et cela fait la même chose. C'est une merveille de l'hébreu, où les mots eux-mêmes, par leurs valeurs structurales ne se trompent jamais sur la valeur numérique. C'est une sacrée affaire, parce que c'est vrai pour tous les mots du dictionnaire hébreu.

Le scénariste nous explique donc AB : le père, 1+2, la mère : 1+40, puis l'enfant : YELED  ce qui revient à faire 44, et puis il s'arrête. Moi, je suis pas contente du tout qu'il s'arrête à 44. Parce que des mots qui valent 44, il y en a d'autres, et un en particulier qui est tout à fait lié au père, à la mère et à l'enfant, c'est 44, le mot DAM, le sang. Or il ne le dit pas. Voilà un scénariste kabbaliste, qui nous avertit qu'il a un système, et au moment où le système se met en image, il ne vous le donne plus. Que va-t-il mettre en image ? Une affaire de sang. Notre scientifique saigne sans arrêt du nez. Et de quelle narine ? La droite, bien entendu.

Le sang va devenir l'élément actif du scénario. Mais on ne nous a pas dit que c'était la même valeur que l'enfant. Alors moi je dis : quel est le hijo de puta, pour m'exprimer comme Sancho Panza, qui apporte le sang ? Parce que c'en est un, le scientifique. Il saigne continuellement et dans son aventure il marche sur des flaques d'hémoglobine, sans arrêt. Il sera dirigé par ses propres traces. Je me suis demandée : « mais de quoi est donc malade cet homme ? » Il est forcément malade, puisqu'il saigne constamment du nez. Il est malade dans DAM. Or DAM c'est le sang. Mais le nom de ADAM, l'homme parfait, c'est 44+1 : le sang plus Alef. Vous mettez le sang, vous ajoutez le système et vous obtenez l'homme. Donc ce personnage n'est pas un homme complet, il n'a pas l'Alef… Il est 44.
On nous a indiqué qu'il est 44, mais il n'est pas 45. La valeur 45 n'y est pas, et si je fais la guématrie du mot 45 j'obtiens 9, le maximum symbolique par la lettre Tet. Donc dans ce film, l'homme parfait, l'homme modèle, ADAM, c'est le symbole sous-entendu qui n'est pas prononcé. Mais par la valeur numérique qu'il ne désigne pas, on doit le découvrir.

Ne vous inquiétez pas. Pas un spectateur, pas un critique ne l'a vu. Les spectateurs n'assistent pas à cet impondérable du scénario. Il ne devient pondérable que si vous êtes habitué à ce langage. Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de gens qui y soient rompus. Et même s'ils le connaissent, encore faut-il le reconnaître quand il se présente. Pour reconnaître ce langage, il faut déjà connaître la symbolique de l'alphabet. Or ce trésor est perdu.

Ce qu'il y a d'intéressant dans ce film, c'est qu'il a été dicté à Darren Aronofsky dans des conditions à peu près égales spirituellement à celles qui ont inspiré Bus Stop à Yoshua Logan. C'est-à-dire qu'il est allé dans une espèce de perception interne de la logique kabbalistique sans l'assumer. S'il l'avait assumé il y aurait des indices.
L'indice sur DAM et ADAM, c'est moi qui vous le donne, pas le cinéaste. La valeur 45, celle d'ADAM, donne 9, le Tet : c'est-à-dire le symbole constitué, le symbole prêt à sortir pour agir, le symbole d'Homo Sapiens Sapiens. 45 c'est aussi la valeur numérique du mot qui dit « Quoi » en hébreu : MA. Or MA c'est un des termes de la grande interrogation métaphysique qui se pose à l'esprit. L'interrogation en hébreu s'appuie sur deux mots : QUI et QUOI. QUI est l'être, de QUOI est-il fait ? Quand on lit Don Quichotte, on s'aperçoit que le personnage clé de la navigation interne sur la mer c'est le capitaine MAMI, son nom en hébreu signifie Qui est Quoi ? Qui est Qui ? Et Quoi est Quoi ?
Dans le cas d'ADAM, dans le cas d'Homo Sapiens Sapiens, il faut savoir Qui est Qui ? Et Quoi est Quoi ? C'est-à-dire quelle est cette créature biologique et qui est-elle quand elle possède l'énergie du Yod ? Quand elle sort du symbole après le Tet, elle possède le Yod ; elle devient MI. Toutes ces implications ne sont pas ouvertement montrées dans le film, elles ne sont pas écrites par le scénariste. Mais je n'ai pu m'empêcher de les penser en voyant le film. Et si je les ai pensées, c'est parce qu'elles ont été dictées par le système ayant inspiré l'artiste. Je vous ai expliqué qu'il fait penser tout seul. Je crois que le système pense et suggère par lui-même. Il s'agit d'un système crée par le divin qui apporte sa puissance partout où il est. C'est vrai pour les Redoublements, c'est vrai pour la structure absolue, c'est vrai aussi pour l'alphabet et pour toutes les actions placées sous sa gouverne. On le voit bien quand on le suit du côté droit. Parce que l'alphabet n'est vraiment positif que du côté droit, qualitatif.

Ce film a été inspiré par « quelqu'un ».
Trois savants ont été interrogés et les trois sont d'accord pour prétendre qu'ils vont reconstituer le réel. L'un d'eux dit : « Moi, je vais le reconstituer mais pas la biologie ». L'autre dit : « Je vais le reconstituer, jusqu'au dernier cheveu de n'importe qui ». Le troisième affirme :  « Si vous avez la solution donnez-la moi ! »… Je vous laisse en face de ces trois questions : l'un dit « pas la biologie », l'autre dit « jusqu'à la biologie », et le troisième dit « peut-être », mais qui a la solution ?


Après la projection du film.

En dehors de son côté cauchemardesque, ce qui est saisissant dans cette œuvre, c'est l'intervention des fourmis qui rognent les ordinateurs du chercheur et qui ensuite vont ronger son cerveau. C'est une allusion à une phrase du roi Salomon : « Demande la sagesse à la fourmi ». Un jeune écrivain français a fait un roman pour dire que la sagesse était la fourmilière elle-même. Il a pris le mot fourmi en français. En hébreu, les choses du réel sont du côté gauche. La sagesse veut que l'on aille du côté droit chercher ce qu'elles signifient. Dans la phrase biblique, ce qui importe, c'est moins l'insecte que le mot qui le nomme. Parce que le mot qui nomme la fourmi appartient au système, à droite. Ce mot, c'est NEMLA, qui s'écrit Noun, Mem, Lamed et Hé.
Noun veut dire l'homme culturel, Mem c'est l'universalité. Donc l'homme culturel qui cherche l'universalité demande son savoir (Lamed). Il le demande à quoi ? À la gauche et à la droite. Demander la sagesse à la fourmi, cela veut dire : on a le sens de l'universel, on va chercher l'universalité dans la culture, on s'intéressera à la fois à la Gauche et à la Droite. Donc à la fois au système divin qui nous est donné et aux exploitations de l'expérience qui en sont faites par les sciences y compris les mathématiques, à condition que ces mathématiques ne deviennent pas impérieuses, contraignantes et absolutistes comme chez ce pauvre type qui est finalement un homme privé d'Alef. Privé de sa vérité profonde, il est devenu le robot du calcul, calculs qui ne donnent jamais aucune certitude. Il en devient fou. La seule certitude qu'il aura, c'est quand il se rendra dans un jardin pour se mutiler en procédant à sa propre trépanation. Mais franchement, s'il faut recourir à la perceuse électrique et s'ouvrir la tête pour être heureux…

Shaddaï, c'est un triplé, c'est un nom de Dieu. C'est le nom sur lequel on s'arrête. Shaddaï est le nom de l'Immanence qui stoppe tout. Sa valeur numérique ? Le mot s'écrit Schin, valeur 300 ; Dalet (daï) la porte, valeur 4 et Youd vaut 10. Au total : 314. Et vous avez vu ce que c'est que 314 ? C'est Pi. Pi c'est 3,14. Et le nom de Shaddaï c'est 314. Or si vous ajoutez le 3 au 1 et au 4, vous obtenez 8. Reportez-vous à 8. C'est la lettre Het, le pont. C'est-à-dire l'obligation, quand on a respecté le Stop, de passer le Pont et d'aller de l'autre côté ; la logique interne est fatale, vous la retrouverez toujours.
 Pi= 3,14116… un nombre qui ne finit pas. Pourquoi ne finit-il pas, tout en étant 3,14 ? Parce que la numération mathématique que nous employons n'est pas absolue. L'absolu est de l'autre côté. Shaddaï, 314, renvoie à Het. Dès lors on sait ce qu'il faut faire : il faut passer le pont, faire la synthèse de l'autre côté. Quand on a 314, on n'hésite pas. On y va, on passe le pont.
Ce nombre sert à calculer la mesure de la circonférence, mathématiquement parlant, mais elle n'est jamais tout à fait précise. Il reste toujours une décimale de plus qui peut s'ajouter et vous pouvez admettre des décimales à l'infini. Ce ne sera jamais tout à fait exact, parce que sur le côté gauche, même les réalités les plus approchées ne sont jamais tout à fait justes. Cela vous enseigne qu'il faut chercher l'exactitude et la certitude de l'autre côté. C'est ce que je fais en toute circonstance. Quoi qu'il arrive, je consulte l'équivalent du mot en hébreu. Je cherche les valeurs des lettres et la position structurelle.

Le mathématicien ne verra pas l'univers à travers son hublot, il ne le verra pas dans les ordinateurs ; l'univers est une chose organique qu'il faut savoir penser avec sagesse. Et la sagesse, comme le dit le mot fourmi : c'est de consulter à la fois le Sacré et le profane. Alors tout s'équilibre. On sort du cauchemar. Ce qui est cauchemardesque, c'est de s'enfermer dans la Gauche.
Ce cauchemar nous le vivons tous. Monsieur Max Cohen, le personnage du film, le vit au maximum comme un grand imbécile rationaliste qu'il est, mais nous le vivons tous socialement et économiquement, parce que le drame par lequel passe l'humanité, c'est aussi un cauchemar : le cauchemar de nous être enfoncés dans trop de science, trop de pensée unique et d'avoir oublié que la réalité c'est autre chose. La réalité est organique, elle est à la fois beaucoup plus simple, beaucoup plus vraie. Sans la vision métaphysique des choses on rate le réel parce que le réel avant d'être physique, il est métaphysique.


Ce texte a été publié dans le livre "Quand le Sacré fait du Cinéma", de Dominique Aubier.

Le film Pi = 3,14 : étude initiatique

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vendredi 17 mars 2017

Ils ont tué Ziva David — le secret de NCIS ou la kabbale hébraïque au cœur des séries américaines…

Ils ont tué Ziva… (NCIS)
Par Dominique Blumenstihl

Un public très nombreux s'est fidélisé les vendredis soir autour de la série américaine « NCIS » crée par Donald Belisario qui relate les aventures d'une équipe de policiers travaillant pour l'agence « Naval Criminal Investigative Service » (Service d'enquêtes criminelles de la Marine).


Au début, j'étais très dubitatif : je trouvais déplorable cette avalanche de violence, de meurtres à raison d'un crime toutes les deux minutes, ces répliques et dialogues calibrés sur une mentalité ayant le goût des armes à feu. Et pourtant, je l'avoue, je me suis laissé prendre au jeu. Moins pour les ingrédients expéditifs composant des recettes bien connues des scénaristes — du sur mesure pour le goût américain — que pour l'étrange fascination qui s'en dégage et dont j'ai tenté de comprendre le mécanisme et les causes… subliminales. Y aurait-il une intention non dite derrière cette série, dont le symbolisme se construit de film en film ? Il m'en a fallu du temps pour saisir et ce n'est qu'au 144ième épisode que j'ai compris… À la mort de Ziva, tout est soudain devenu clair.


1. Le secret de la série NCIS
Les histoires relatées dans la série ne m'intéressent pas beaucoup, et comment le pourraient-elles ! Je défie tout téléspectateur de m'en résumer une seule. Elles sont irracontables, compliquées au possible, plus encore quand les épisodes sont liés les uns aux autres par des fils conducteurs dont il est impossible de remonter la bobine. Peu importe, l'action mène le jeu, rehaussée par des rebondissements dont on rattrape les thèmes récurrents : les auteurs de la série le savent bien, le spectateur ne peut garder en mémoire le déroulé intégral d'un épisode tant les images vont vite et ce n'est pas du tout leur but que raconter un récit cohérent sur la linéarité narrative. Ici tout rebondit, se dilue, se retrouve cinq épisodes plus loin, sans que jamais on ne s'interroge sur la dynamique rationnelle. Ce n'est qu'action, mouvement, spirale entropique de "faire". Et pourtant…

La série a commencé en 2003 et se décline en plusieurs saisons. Nous en sommes à la 14ième et je n'ai pas compté le nombre d'épisodes de l'ensemble. Les fans le savent mieux que moi, le feuilleton ayant ses « adeptes » et inconditionnels. Une série qui hante les écrans depuis plus de 10 ans et qui finit par épuiser les comédiens, dont la carrière se déroule presque exclusivement pour cette production au point que certains d'entre eux ont supplié les auteurs de prévoir leur mort scénaristique afin de pouvoir enfin s'échapper de l'infernal tourbillon les retenant depuis plus d'une décennie.

Il faut se dégager de toute fascination mortifère pour comprendre le secret de la série. Elle est dynamique, sportive, pleine d'humour, et les auteurs se sont appliqués à créer des personnages attachants — une sorte de famille affectueuse — au service de la justice, luttant contre le crime. Comment résister à Scuito, la jeune scientifique brillante attifée en fillette, le cœur « gros comme-ça » toujours en quête de câlin, alors qu'elle travaille au laboratoire de l'équipe et analyse les détails les plus sordides des crimes qui lui sont soumis ? Comment ne pas être séduit par DiNozzo, interprété par le charmant Michael Weatherly, beau gosse toujours en chasse de beautés mais qui secrètement, puis très clairement, d'épisode en épisode, tombe amoureux de la belle Ziva. Qui elle-même, agent secrète du Mossad israélien, a rejoint le NCIS, où elle tente de résoudre ses problèmes personnels… avec le très sympathique Leroy Jethro Gibbs, joué par Mark Hamon. Une palette d'excellents acteurs et actrices parmi lesquels David MacCallum dont on se souvient qu'il a joué dans la série des«  Agents très spéciaux » entre 1964 et 1968.

Tous ces comédiens et comédiennes ont un point commun. Outre leur talent, ils laissent transparaître des courbes séphirotiques parfaites. Leur système nerveux est lisse, et cela se voit sur leur peau. Aucune interférence psychique, toute leur personnalité est au service du personnage et du projet scénaristique. Ces acteurs se laissent traverser par le jeu qui leur est demandé, quand bien même il n'est peut-être pas toujours plaisant pour eux. Ce sont des « pros », et ils savent faire la différence entre leur être « civil », et leur être d'emprunt dont ils nous expédient l'image au travers de l'écran.
Ce qui fascine, c'est la projection de leur courbe séphirotique traversant l'écran. Cette courbe assure la puissance de leur être, au service du rôle pour lequel ils ont été retenus. Et je ne doute pas que les producteurs et l'équipe de casting aient des critères très solides pour sélectionner leurs comédiens. Ces derniers doivent « être » — incarner avec force, mais naturel des personnages imaginaires et pour cela, posséder en eux une ressource naturelle spécifique, une source énergétique en communication avec les émanations (atziluth) que l'Invisible déverse sur eux — comme sur chacun de nous. La question est de savoir si ces émanations de l'Invisible, dont nous sommes tous les récipiendaires à titre personnel, peuvent s'exprimer librement, sur toute l'étendue de leur aura. Si elles ne subissent pas de distorsions psychiques ou nerveuses, ou des blessures infligées lors de nos parcours de vie souvent chaotiques. Ici, nous avons le spectacle étonnant d'une palettes d'acteurs qui, comme chacun de nous, vit sa vie privée. Mais rien de ce qui peut entraver la circulation de l'énergie sur leur corps ne transparaît lors des tournages. Le talent de l'acteur est alors à son comble quand il se dévêt de son être ordinaire pour revêtir celui, inventé pour lui, par l'auteur et dont il assume l'identité, le destin. Plus encore : sa neschama, son rouah, son nefesch. Autrement dit les trois éléments fondateurs de l'être, bien connus par les kabbalistes.

2. Rouah, Nefesch, Neschama
Quel est le souffle qui présida à ma naissance ? Rouah.
Quelle est la formation que la vie me permit d'acquérir afin que ce souffle se concrétise ? Nefesch.
Quel est le mot qui préside à ma destinée ? Neschama.

Pour avoir l'explication détaillée de ces concepts kabbalistiques — et je suis convaincu que Don Bellisario, le créateur de la série NCIS les connaît — se reporter à l'ouvrage de Dominique Aubier : Le Pouvoir de la Rose.

Dans ce livre, nous apprenons que nous sommes tous des « agents très spéciaux » au service de la vie. Et chacun de nous possède son Rouah d'origine, ce souffle qui nous fut insufflé par l'Esprit et qui inspire notre destin. Qui nous pousse à devenir ce pourquoi nous sommes faits. Mais il existe des interférences, et nous vivons des événements qui peuvent nous éloigner de notre axe de vie. Cependant, très tôt, les signes, les premiers symboles édictent leurs messages et nous montrent le chemin à suivre.
Puis, après avoir vécu et passé les années de l'adolescence, parfois tardive, surgit un moment où le destin se laisse voir et reconnaître, c'est ce que l'on appelle alors la Neschama. Elle veut être connue de nous et se présente à nous sous le trait d'un mot, d'un nom qui concentre en lui la formule secrète de notre vocation profonde. Nous sommes tous appelés à rencontrer notre Neschama. Je dois alors être celui que de tout temps l'Invisible avait décidé que je sois. À nous de découvrir ce mot secret qui code notre existence. C'est notre nom de code personnel. Notre Neschama est à la portée de toute introspection honnête et sérieuse, de tout regard objectif porté sur soi-même ne se laissant pas éconduire par les séductions égotiques.

3. Ziva David
Dans la série NCIS, chaque personnage est fortement identifié. Chacun a ses problèmes, sa vie, mais tous sont au service de la « cause ». Ainsi la belle Ziva David, dont l'identité hébreue ne fait aucun doute tant l'étoile de David qu'elle porte à son cou est visible. Ce thème revient inlassablement. Les auteurs de la série ont délibérément mis en scène ce personnage — agent secrète du Mossad — pour attirer l'attention sur le thème « Israël ». Ziva rejoint le NCIS. Le symbolisme est fort, représentant une sorte d'union entre Israël et les USA, alors que du point de vue biblique, Israel c'est Jacob tandis que l'Occident, c'est Esaü. Et ce ne sont pas exactement des amis. Mais ici, l'agent DiNozzo et Ziva forment un couple. Fort sympathique au demeurant. Et elle est attachante, Ziva. De mission en mission, elle nous fait le portrait d'une femme qui, à elle seule, pourrait représenter Israël dans ce qu'il a de meilleur, de solide — d'obstiné également — et de fidèle. Avec Ziva, ce sont toujours les forces de vie qui l'emportent.
J'ai suivi son personnage avec attention, jusqu'à l'épisode 144, où l'on apprend qu'elle est décédée… Une vague d'émotions, voire de protestation s'est soulevée dans le public qui s'est senti trahi par les auteurs de la série. Fallait-il tuer Ziva ?

L'actrice d'origine chilienne, Cote (Maria José) de Pablo, qui a pris en charge ce personnage avait déjà quitté la production depuis plusieurs épisodes, et les producteurs se trouvaient dans l'embarras, sachant qu'elle ne reviendrait pas. Les auteurs ont du adapter leurs écrits afin d'aménager au personnage une sortie généreuse, forte en émotion tant elle avait suscité la sympathie de millions de spectateurs à travers le monde. Il lui fallait une issue à la hauteur de son charisme, et aussi une projection puissante sur l'avenir. Ainsi l'épisode 144 ne montre pas la disparition de Ziva — elle n'est qu'évoquée, ce qui fait d'elle le personnage principal… sans qu'on la voie. Dans ce même épisode 144 (12 x 12) son ami DiNozzo apprend qu'elle avait une fille née en Israël et dont il est le père. Superbe issue, permettant à l'acteur Michael Weatherly de quitter à son tour la série : il doit s'occuper désormais de l'enfant qu'il a de Ziva.

144 épisodes : le chiffre mérite qu'on s'y arrête un instant. Il s'écrit en hébreu Qof Mem Dalet. ce qui signifie que le passage de Tzadé en Qof est réussi, qu'un nouveau cycle commence (Mem) et que s'ouvre une nouvelle époque dont Dalet est la porte donnant sur l'avenir. Et en effet, les auteurs ne s'y sont pas trompés :  Ziva meurt. DiNozzo quitte la série. Mais les deux héros se sont unis et nous présentent le fruit de leur union naissant sur la branche droitière du nouveau cycle, en Qof. L' Union des Contraires entre Ziva la jolie juive et DiNozzo, le rital américain (Esav) a opéré son miracle. De leur union nait une fillette dont on entend qu'elle parle hébreu, puisqu'elle prononce ima pour maman et aba pour papa. Elle évoque bien les archétypes Gauche et Droite unis dans la structure. Elle est le fruit de l'Union des Contraires, représentant la génération naissante, dépassant les antagonismes. Une génération naissant en Qof, ouvrant un cycle, passant la porte vers le futur. Une génération… messianique ?

 4. Le message de Ziva
La vie utilise tout et n'importe quoi pour exprimer ses intentions. Y compris l'image télévisée…  Alors peut-être cette série télé n'aura été que le support d'un symbole cherchant à s'exprimer, et son succès n'était peut-être dû qu'au fait qu'il s'agissait, pour la volonté de la vie, de montrer ce symbole à un maximum de spectateurs ? De les préparer en quelque sorte, pendant plus d'une dizaine d'années, à recevoir le message de Ziva ?
Il aura fallu 144 épisodes de lente préparation, au thème « Israël », à la rencontre, à la naissance de l'amour, pour qu'on voie naître finalement l'enfant d'une union, inconsciemment programmée dès le premier épisode. Comme si la fiction inventée se mettait à imiter et reproduire le réel de la vie et ses intentions. 
Il faut donc « voir » la naissance de la fille de Ziva et la considérer comme la puissante promesse des temps futurs. L'avenir est déjà là, et le symbolisme de la scène est clair : cette nouvelle génération, issue de l'Union entre Israël et les Nations (Ziva-DiNozzo), bénéficiera de magnifiques possibilités dans un monde qui sera instruit de l'hébreu, langue du Réel qui calque les secrets de la vie au plus près de son codage. L'enseignement sinaïtique sera donné aux nations et une nouvelle génération naîtra, instruite directement des secrets de l'hébreu dévoilé et expliqué en référence au motif cérébral, ainsi que le déclare le premier mot de la Torah, le mot Berechit. Ce dévoilement à propension universaliste n'est rien d'autre… que le messianisme.

Les auteurs de la série auront été très inspirés pour mettre au point ce symbolisme de l'Union des contraires et de la naissance de l'enfant : il demandait à être vu sur écran, fût-ce au moyen d'une série télé. Vu d'un maximum de spectateurs qui, sans même s'en rendre compte, en intégrerons le symbolisme. Ce qui ne manquera pas d'agir sur le plan collectif quand ce symbolisme passera à l'acte. Encore fallait-il que le sens de ce symbole soit décrypté, et c'est chose faite dans cet article. Ce décryptage en libère le sens. Dès lors le passage à la phase active est ouvert.

Ce qui fascine également dans NCIS, et qui touche l'esprit, c'est la positivité remarquable de l'état d'esprit animant le projet. Hémoglobine, violence, crime oui tout cela existe : c'est l'empire d'Edom. Au sein duquel veille une force portant l'étoile de David nous rappelant qu'il existe, en toute circonstance, en face, le lieu protégé vers lequel nous tendons de toutes nos forces, Jérusalem, en chacun de nous, et dans le cœur de tous : universelle.

Dominique Blumenstihl-Roth

dimanche 12 mars 2017

Pourim. Le sens de la fête et hommage à la reine Esther.

Pourim. Hommage à la Reine Esther.

C'est Pourim, en mémoire de la reine Esther.
A quoi correspond cette commémoration ?
Le fameux "devoir de mémoire" ?
Quel est le sens de Pourim ?
S'agit-il d'évoquer le souvenir par des rituels ou par une prise de conscience des événements ?
Comment a fait Esther pour sauver son Peuple ?

Il est nécessaire de dépasser le symbolisme et de libérer le message par une mise au clair.
Donc, de lire le texte biblique en dépassant le caractère littéral : pour cela, sonder le texte par
le Code des lettres hébraïques.

Aussi ai-je l'honneur de vous présenter mon livre :

ESTHER, La Délivrance d'Israël

Décryptage du Livre d'Esther
par Dominique Blumenstihl-Roth
Éditions Peleman ISBN 2-952221-6-4

La Méguilla d'Esther est un court chapitre biblique en 166 versets contant l'histoire de la jeune Hadassa, choisie pour devenir l'épouse d'Assuérus qui régna sur l'Assyrie, il y a 2400 ans.
Despote sanguinaire, ce roi organise et planifie un génocide dont il laisse le soin à son ministre Haman, descendant d'Amaleq. Le roi ignore cependant que sa propre épouse, dont il est fort amoureux, est juive.
Suivant le conseil de son cousin Mardochée, la jeune femme cache son identité et se fait appeler Esther. Parviendra-t-elle à empêcher le crime ? Quelle sera sa méthode ? Quel est son « code » lui permettant de voir clair dans les intentions assassines de son mari ? Quelle est sa grille de lecture ? Réussira-t-elle à déjouer le projet des exterminateurs ?
Cette étude propose une lecture inédite de la saga, en ce qu'elle dégage non seulement les clés archétypales de l'épopée, mais décrypte les procédés initiatiques déployés par Esther et Mardochée, réalisant tous deux le sauvetage in extremis du peuple d'Israël en un moment crucial de son histoire. La victoire d'Esther, aujourd'hui encore célébrée lors des fêtes de Pourim, met en garde : à tout moment, le pire peut recommencer… à moins que la leçon d'Esther soit entièrement mise au jour, dévoilée et comprise ?
Pour entrer pleinement dans la confidence d'Esther, l'auteur sonde le texte hébreu originel, décode les versets et réalise le décryptage du sens des lettres hébraïques, aboutissant à une exégèse éclairante.


L'auteur :
Dominique Blumenstihl-Roth est né à Strasbourg.
Auteur de séries radiophoniques pour France-Culture et la Radio nationale d'Espagne, il a écrit Jean Racine, Kabbaliste — les sources hébraïques du théâtre racinien — ainsi qu'une biographie de José Rizal. Prix des Ecrivains d'Alsace et de Lorraine. Prix de la radio SDR Karlsruhe, Allemagne. Il a été l'assistant de la kabbaliste Dominique Aubier pendant 28 ans.

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ESTHER, la Délivrance d'Israël
228 pages, éditions Peleman
Edition courante : 47 euros, taxes et expédition incluse pour toute destination.
L'édition originale numérotée, reliée et signée est disponible sur demande : 57 euros.
ISBN  9782952226165

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mercredi 8 mars 2017

Jeanne d'Arc : une lecture initiatique de l'épopée.

JEANNE D'ARC, LA DÉLIVRANCE. 

Il y a quelques temps, un candidat à la Présidence de la République, manifestant son intérêt pour Jeanne d'Arc, disait que notre pays aurait besoin d'une politique inspirée par une mystique… Aurait-il lu mon livre ? À moins qu'il ne s'agit d'un effet de l'Échange latéral. J'écris un texte et l'information divulguée produit un effet direct à l'extérieur, sans qu'il n'y ait eu de contact direct. C'est un effet dû à la structure en deux polarités où l'un informe et l'autre réalise. Alors sans hésiter, je souhaite que ce candidat soit élu.
Voici mon livre :



Ce livre présente le portrait d’une Jeanne qui pourrait inspirer la politique, et permettre à la France de renouer avec sa vocation universalisante, dépassant les aspects partisans qui ne cessent de déchirer les opinions.

C'est la 3ième édition de ce livre.
On m'a dit qu'il a été reçu à la librairie de Stanford University, USA : http://searchworks.stanford.edu/view/9751973http://searchworks.stanford.edu/view/9751973

Cette étude ne ressasse pas les anecdotes ayant fait la gloire de tant d'ouvrages passés. Ici, nous pénétrons le secret d’une femme, de son épopée, de son destin.
 
Quel est le mystère des voix ? Quel est le sens de la Libération opérée ? Quel est le message qu’elle nous laisse, en héritage, à six siècles de distance ?
 
L’enquête, richement documentée, sonde les archives au delà des simples apparences. Elle dégage la portée de l’opération initiatique réalisée par cette femme qui aboutit, en son temps, à la création d’une nation cohérente, dotée d’un projet spirituel. Le décryptage de l'épopée johannique s'avère précieux pour comprendre la puissance de l'énergie transhistorique se déversant sur notre temps.
 
Cette étude s’appuie certes sur les travaux des meilleurs historiens — mais ne leur cède point la palme : l’indigence de la méthode rationaliste en effet ne permet pas de pénétrer les mystères de l’être. Aussi est-ce par une tout autre technique, plus efficace et pertinente, que j’ai abordé Jeanne d’Arc. Il me fallait tout d’abord comprendre le mystère du Temps : quelle est sa matière, de quoi est-il fait ?
Pour résoudre l’énigme johannique, je me suis fié à l’enseignement de Dominique Aubier, spécialiste de la kabbale hébraïque et dont j'ai été le collaborateur et assistant pendant 28 ans. Appliquant concrètement ses leçons, j’ai vu se dessiner le portrait d’une femme exceptionnelle dont le message depuis six siècles désigne et nourrit la vocation française. C’est uniquement à la lumière du décryptage kabbalistique que Jeanne d’Arc devient pleinement compréhensible et que la prophétie d’Orléans libère son message.
 
L’ouvrage présente, en annexes, le portrait de quatre femmes remarquables, vivantes ou ayant vécu, dont l’apparentement avec l’idéal johannique rappelle le rôle essentiel des femmes au regard de la Création.

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Jehanne, la Délivrance
Sommaire

1. Pour une nouvelle science de l’Histoire
1. Certitude historique
2. Les protagonistes
3. Parole donnée
4. Justice inquisitoriale
5. D’Estivet, lumière de la Sorbonne
6. La Sainte procédure
7. Plaidoyer pour une justice initiatique
8. Séquelles de la Sainte Inquisition
2. Lecture initiatique
1.         La communication avec l’Invisible
2.         Une personnalité hors normes
3.         Les voix
4.         Le second procès
5.         Une nouvelle science du Temps
6.         Jehanne d’Arc, réalité métaphysique
7.         Le Temps johannique
8.         Une nouvelle fécondité
9.         Décodage kabbalistique
10. Lumière d’Orléans

JEHANNE, LA DELIVRANCE
éd. Peleman, 3° édition. 45 euros.
Par Internet
ou par la Poste en écrivant : :
DBR
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27 240 DAMVILLE
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jeudi 23 février 2017

"Réponse à Hitler". Une étude de la Shoa par Dominique Aubier.

Réponse à Hitler
par Dominique Aubier
 

Dans l'édition originale de ce livre, le nom du dictateur est écrit à l'envers. Il est en effet l'inverseur : celui qui détourne et anéantit, là où il faudrait soutenir et favoriser l'esprit, il impose le crime. La Shoa dont il fut le commanditaire témoigne de cette barbarie négationniste. Mais sommes-nous bien certains qu'elle ait cessé, et qu'elle n'ait pas pris d'autres formes, plus perverses encore, en ce qu'elles seraient pernicieusement adaptées à notre mode de vie démocratique : qu'en est-il de l'antisémitisme de notre culture, amidonné dans ses formes, mais féroce quant à ses desseins invariables ? Hitler est mort. Mais qu'en est-il de son projet ? La victoire contre le nazisme a-t-elle réellement été remportée ? À l'occasion de la campagne pour les élections présidentielles en France, on aimerait que les candidats et candidates s'expriment un peu plus clairement sur le sujet…

Réponse à Hitler est un livre puissant.
Dominique Aubier y présente une lecture initiatique du nazisme et son projet. Elle en démonte la logique et fait comprendre les motivations profondes ayant activé la Shoa. Ce n'est nullement, comme le croyait la philosophe Hannah Arendt, un mal ordinaire, mais la quintessence satanique visant l'extermination du projet civilisateur de l'humanité tout entière. L'asservissement de l'être à une idéologie criminelle, l'anéantissement de la pensée, la négation de la relation métaphysique entre l'esprit et l'absolu : et finalement, l'esclavage suivi de l'assassinat.
Pour comprendre la Shoa, il ne sert à rien, comme le font certaines chaines télévisées, de passer en boucle les images insupportables des camps de concentration et de la guerre si elles ne s'accompagnent pas d'une explication, dépassant le caractère descriptif. La souffrance, la douleur des victimes doit être connue. Mais également l'analyse et la lecture initiatique profonde des événements, car la Shoa est un phénomène collectif ayant touché l'histoire du monde et menacé d'extinction toute forme de civilisation.

C'est là que ce livre intervient avec une grande pertinence, car il va au fond des choses. Il propose un décryptage précis de la pensée nazie face au projet Abrahamique. Ce livre est donc une vraie "réponse à Hitler", en ce sens qu'il montre en quoi le nazisme a échoué et ne saurait jamais réussir, aussi longtemps que l'affirmation du Sinaï assumera le message universel du Buisson Ardent. Mais cette affirmation de la Révélation par le Verbe doit également être prise en charge par les Hommes — tous les Hommes — faute de quoi elle se retrouverait sans partenaire dialogal pour s'inscrire dans le projet évolutif de l'humanité.
C'est affaire de contrat. De choix.


Tout à l'opposé de la tentative d'extermination des Nazis, se dresse l'Alliance, le contrat intime et privilégié que le Créateur a établi entre Lui et le peuple hébreu, récipiendaire du message et dont la vocation est de PARTAGER avec l'Humanité tout entière. Ce contrat a été confirmé par Moïse au Sinaï et par Esther, dans des circonstances annonciatrices de la Shoa. D'où le sous-titre : "La Mission juive". Une mission qui implique que l'ensemble des cultures du monde participent au projet : « car nous étions tous au Sinaï ».

Cette mission, Dominique Aubier l'a présentée tout au long de son œuvre : Israël a eu pour vocation de capter les normes du système de vérité, les préparer par ses prophètes pour qu'elles puissent être enseignées à tous. Dès lors, le peuple hébreu — peuple dit "élu" — apparait davantage comme le peuple - otage d'une situation civilisatrice et ce que l'on appelle "élection", comme le souligne le chercheur Raphaël Draï, est bien plus une lourde responsabilité qu'un privilège. 

Cette responsabilité est notifiée sur le corps même de tout homme appartenant à cette tradition. Il porte sur lui la marque symbolique de cet attachement à l'Alliance : la circoncision à huit jours. Chose curieuse, aucune étude à ce jour n'a levé le voile sur le sens de ce rituel. Il est pourtant l'antidote symbolique au nazisme.
L'occasion de rappeler que tout homme, qu'il en soit porteur ou non, juif, musulman, chrétien — ou athée — est appelé à être acteur de la délivrance : ce qui implique bien évidemment les femmes, ayant le rôle d'apporter les lumières lors du rituel sabbatique. Autrement dit : l'explication des symboles se réalisera par le travail d'une femme… N'est-ce pas le cas pour cet ouvrage ?

Voici un ouvrage-antidote aux idées nauséabondes du nazisme. Dont on ne s'aperçoit que trop qu'il continue d'empuantir l'espace culturel, sous des formes parfois bien sophistiquées et subtilement distillées dans les médias. Ce livre est essentiel car il rappelle l'identité du symbole de la circoncision, sa signification, et le référentiel auquel il fait allusion. Il aborde également un sujet fort délicat, celui des #séphiroth dont on a trop galvaudé le sens exact. La mise au point que présente Dominique Aubier établit les corrélations anatomiques et physiologique des séphiroth, et touche à la précision la plus fine, en ce qu'elle fonde son travail sur le Sefer #Yetsirah dont elle sonde le mystérieux codage. Rédigé pendant ses années d’exil en Espagne, ce livre incontournable vaut, depuis sa première édition, à Dominique Aubier le respect des meilleurs Talmudistes. Le rabbin Ouaknin le recommande chaleureusement lors de ses conférences.

Ce livre a été typographié et imprimé par l'imprimerie Arte Graficas Sollers à Valence. Il est façonné en cahier, cousus dans la reliure collée, ce qui lui confère une solidité à toute épreuve. Pour le respect du Livre, objet de culture et de civilisation.

Par Dominique Aubier
322 pages, 16 x 24 cm, 47 €
Editions Qorban 

Pour tout achat de ce livre, écrire à :
MLL
BP 16
27 240 Damville

samedi 18 février 2017

Jacob et Esaü, le secret de jumeaux bibliques (2/2)

ESAV et JACOB : le secret des jumeaux
par Dominique Blumenstihl-Roth

(la première partie 1/2 se trouve ici)

Suite de l'article (2/2) :

I. JACOB
Le thème de Jacob paraît plus simple. Il n'a droit qu'à un seul nom au berceau, dont l'étymologie est ambiguë : de 'aqev = talon, mais aussi récompense, également ce qui est tordu puisque 'oqva signifie tromperie. Jacob est donc celui qui talonne, mais aussi celui qui a rattrapé et dépassé, peut-être par la tromperie. Il faudra que Jacob se débarrasse de son nom, qu'il enlève l'hypothèque de la tromperie, qu'il devienne le "Droit de Dieu".

"Dieu lui dit : ton nom est Jacob, mais on ne t'appellera plus Jacob, ton nom sera Israël" (Gen. 35. 10). On l'appellera aussi Yeshouroun, la rectitude, par opposition à la tromperie, car Israël, c'est Yashar El (yasha = aplanir, rendre droit).
Ces changements de nom correspondent à des étapes initiatiques qui élèvent graduellement l'homme au-dessus de sa condition charnelle.
Esaü, l'enfant né adulte, est au fond un être fragile. Nayant pas à gravir d'échelons initiatiques marqués par la nécessité de surmonter des obstacles, il peut se tromper de chemin et dégringoler du sommet au lieu de gravir la montagne.
La vie de Jacob, quant à elle, est une suite d'obstacles surmontés grâce à son énergie, à sa patience, à sa rectitude, l'apothéose en étant le songe de l'échelle et le combat avec l'ange.

Esaü, destiné à n'être qu'Esprit, restera au niveau de Nefesch, alors que Jacob réussira à lever la lourde hypothèque qui pèse sur son nom, transcendant le nephesch pour en arriver à Rouakh.

Ce passage écrit par Liliane Servier mérite un éclaircissement car il me semble qu'elle confond les choses. Elle ne m'en voudra pas si j'ai l'audace ici mettre mon "grain de sel", et je suis persuadé qu'en elle l'amie autant que l'experte en hébreu biblique approuvera.
Esaü, me semble-t-il, accomplit pleinement sa mission. Elle est lourde, ingrate. Mais il fait ce pourquoi il est né : être l'adversaire et l'opposite. Il accède donc au plus haut degré de sa vocation. Fût-elle négative, il incarne ce rôle jusqu'au bout. Il est certain qu'Esaü ait eut son Rouah et sa Nefesch. Autrement dit : son souffle originel déterminant sa vocation profonde. Il a accompli les actes conditionnés par l'information initiale qui a été initialement insufflée en lui. Il est le fruit de sa Nefesch. Il a bénéficié comme tout le monde du Rouakh divin activant son énergie. Il a même, à mon sens, parfaitement accompli son rôle et il a accédé à sa Neschama quand il a pris conscience de qui il était par rapport à Jacob. Ce jour-là, Esaü a pleuré et Dieu lui en a été miséricordieux.

Dominique Aubier a écrit à ce sujet :
"Tout être possède une formule formule existentielle par son néfesch, son rouah et sa neschama.
Néfesch dit la doctrine hébraïque. Noun, Pé, Schin. L’orthographe rend raison du triplet et  délivre le sens de cette détermination au commencement de la personne (Noun) :  effet vibratoire du Verbe qui a parlé  avec sa bouche (Pé) la Création, conformément  aux lois fonctionnelles (Schin)  insérées dans ses dires. Le Néfesch est le nom que la doctrine hébraïque donne à l’information subsidiaire qui fournit la matière à gérer.
"
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A propos de Rouakh, Nefesch et Neschama : des explications plus précises dans un prochain blog. Si cela vous intéresse, bien sûr. On trouvera les explications les plus précises sur ces concepts dans le livre Le Pouvoir de la Rose.

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À propos de ESAÜ et JACOB
J'ai reçu beaucoup de courriers. Il m'a paru nécessaire de publier ici une mise au point pour mettre fin aux infinies conjectures. La question a été résolue, par Dominique Aubier, dans son livre "La 23ième Lettre de l'Alphabet hébreu." En voici un extrait.

Les jumeaux Jacob et Esaü représentent la formation d'une structure en deux hémisphères. Deux forces contraires. Ils se battaient dans le ventre de leur mère. Cette gémellité combative correspond-elle au stade du deuxième jour de la fécondation, quand l’ovocyte se complexifie en deux cellules et deux globules polaires diamétralement opposés ? Situation présomptive de la dualité cérébrale qui sera le propre plus tard de l’individu. Est-ce pour ne pas contrarier le savoir objectif que l’Eternel (YHVH) se hâte de lire l’avenir dans l’instinct qui fait les deux fœtus s’entre-pousser dans le sein de Rebecca? Un avertissement divin spécifie que deux nations se préparent à naître, dont le peuple de l’un sera plus puissant que celui de l’autre. L’aîné obéirait au plus jeune.

1. Selon quel critère déterminer le fait d’être l’aîné ou le puîné ?
Par rapport à la conception ou la naissance ? S’agissant de jumeaux qui ne sont pas monozygotes, l’appréciation n’est pas la même selon que l’on se fie à l’ordre de leur engendrement ou celui de leur venue au monde. Selon les apparences, le plus jeune — de quelques minutes — était Jacob dont la main tenait le talon de son frère. De ce point de vue, Esaü étant sorti le premier, c’est le peuple issu de Jacob qui dominera sur celui né d’Esaü. Sous ce rapport, le droit d’aînesse est à l’un — Esaü — et l’autorité à l’autre : Jacob. Faudrait-il que les deux soient réunis dans la même personne ? Et considérer que, du point de vue de l’ovulation, la cellule appelée à devenir l’embryon Jacob a été pénétrée la première par le spermatozoïde paternel ? Une autre cellule germinale effectuera sa nidation séparée, dans son propre placenta, à moins qu’il y ait nidation commune pour les dizygotes dans la fusion des placentas. Pour se combattre, il fallait que les deux fœtus soient en vis-à-vis assez proche, ce qui est probable du strict point de vue de la représentation cérébrale où les deux hémisphères sont l’un contre l’autre, séparés par la ligne médiane. Le sens de l’unité était un critère suffisant pour que les initiés misent sur la nidation commune de deux boutons embryonnaires différents. Le premier-né peut n’être que le second du point de vue de l’engendrement. Comment en décider ? Pour le raisonnement initiatique, c’est assez simple. L’élan constructeur du cycle étant motivé par une finalité spirituelle, c’est forcément celui qui a le sens de l’esprit plus que de la matière qui devra être considéré comme l’aîné. Selon cette option, l’aîné c’est Jacob. Il semble bien qu’un débat de ce genre ait été tenu par les initiés au fil du temps, car c’est opinion admise par la tradition. Quant au fait d’avoir à obtenir la bénédiction qui en sanctifierait le signe, c’aurait été un souci pour Jacob comme pour sa mère Rebecca. Isaac n’était pas prédisposé à favoriser Jacob contre son préféré Esaü.

2. Le droit d'aînesse contre un plat de lentilles.
Genèse 25, versets 29 à 34, raconte en vingt-deux lignes en hébreu, trente-deux en français, comment Esaü revient des champs, fatigué et affamé, un jour que Jacob faisait cuire un potage. Il dit à son frère jumeau, « laisse-moi avaler, je te prie, de ce rouge, de ce met rouge ». Avaler est une fonction de la bouche et indique la chute ressentie sur la gauche du corps quand on boit ou mange. C’est l’endroit de la bonne descente chez un buveur invétéré. Pressé par la faim, Esaü mentionne la couleur du plat qu’il a envie de manger, sans y regarder de près. Rouge. Adom en hébreu. Cette référence visuelle à la couleur a beaucoup de sens. Elle dénonce le génie personnel d’Esaü puisque c’est de là qu’il a été surnommé Edom (Alef, Dalet, Vav, Mem). Toutefois, le mot rouge quand il désigne la couleur ne comporte pas de Vav. Il en obtient un quand il devient le surnom d’Esaü. On peut comprendre qu’une mesure évolutive complète s’adresse à l’icône de celui qui a faim et veut rapidement avaler. Le nom de Jacob ne comporte pas de Vav dans la même circonstance. L’épisode est remarquable en ce qu’au désir de manger d’Esaü, une fonction de la bouche étant de déglutir, Jacob met une condition qui relève du second pouvoir de la bouche, celui de parler : «Vends-moi d’abord ton droit d’aînesse ». Un marché de dupes, pense aussitôt le rouquin, le velu. Il consent sous serment à vendre son droit d’aînesse contre un plat cuisiné. L’alternative est claire : manger, parler. Les deux fonctions de la cavité buccale sont évoquées dans le jumelage qu’elles représentent aussi dans les tendances des deux jumeaux. L’affaire relative à cette double fonction se corse et prend une consistance supérieure à cause du droit d’aînesse qui, en l’occurrence, concerne le pouvoir de parler, attribut patriarcal d’Isaac. Aspect des choses auquel Esaü ne prête aucune attention. En revanche, c’est tout ce qui intéresse Jacob. Pour lui, les lentilles ont un sens. Adachim. Ayin, Dalet, Schin, Yod, Mem final. Il a pris note de l’information et cuisait le potage avec des nobles pensées en tête. Il observe qu’Esaü ne prononce pas le mot de lentilles mais celui de rouge. Il n’a donc pas évalué le sens de la circonstance. Jacob en déduit que son frère n’est pas au fait du symbole qu’ils sont en train de vivre. Or, le sens en est magistral. La vue mentale (Ayin) distingue la porte (Dalet) par laquelle le Verbe (Schin) va opérer sa sortie et devenir (Yod) l’énergie de l’universalisation (Mem final). Jacob, lui, connaît cette signification. Il était précisément en train d’y réfléchir tout en tournant ses lentilles dans leur jus de cuisson. Il sait donc que le sort, en cet instant, va choisir celui qui sera la porte. Son frère ou lui. Cette hypothèse lui insuffle l’idée d’acheter le droit d’aînesse en contrepartie du rouge qui n’est pas le nom du plat de lentilles dont la formule est souveraine au regard du projet divin.
Faut-il songer à la double fonction de la bouche : manger, parler ? Elle serait le lieu épigénétique d’un tout ou rien. Lorsque les hominidés sont devenus bipèdes, des modifications morphologiques sont intervenues. Le tractus supra-laryngé s’est formé, une des principales bases anatomiques de la parole. Pour que les gourmands ou gourmets que nous sommes ne s’étouffent pas en mangeant, il faut que leur épiglotte se ferme au moment de la déglutition : nous ne pouvons pas articuler des sons tout en avalant sans risquer la mort. Le mentor qui a dicté l’histoire biblique des Patriarches a-t-il estimé nécessaire de le faire savoir ? Le fait qu’Esaü le chasseur cuise de bons ragoûts pour son père n’est pas étranger aux joies de la bouche. Il n’y a rien d’impertinent en soi pour un homme qu’être sensible à tout ce qui passe par son palais. Au contraire. Il est attentif au goût des choses. Est-ce le thème du tractus ou chambre supra-laryngée qui descend avec le larynx, parallèlement au développement des cordes vocales qui demande ici à être considéré ? La dialectique manger-parler, sous l’aspect que lui confère son positionnement physiologique dans l’élaboration du corps humain, est-elle mise en évidence?

3. Rebecca préfère Jacob.
… tandis que le père a une prédilection pour Esaü qui lui met du gibier dans la bouche. Les deux fonctions de la bouche se trouvent donc évoquées au plan des préférences parentales. On ne saurait douter qu’il s’agisse de la bouche en tant qu’organe physique car l’hébreu du texte est formel : Ci-tzahid be-Pif. Le chasseur met du bon gibier dans les papilles du vieux papa. C’est donc à la maman en ce qu’elle est miam-miam de se gourmander contre une inversion qui s’est produite dans le couple : le père cède à l’importance du gustatif, la mère se voit alors investie de l’obligation de réparer l’équilibre. Comme si, à ce moment-là de leur vie à quatre, se posait le problème de respecter les deux fonctions de la bouche, tandis que leur projection symbolique se croisent, n’étant pas équilibrées de la même façon pour les deux générations.
Rebecca a-t-elle consulté son nom ? Sait-elle comment il s’écrirait en hébreu ? Ou sa phonétique suffit-elle à l’alerter ? Son nom dit qu’elle est celle qui attache. Comprend-elle qu’il est de sa mission d’attacher la connaissance du Verbe au droit d’aînesse, de le lier à celui des jumeaux qui a le sens de la parole et qui est réellement l’aîné au plan conceptuel ? Reisch, Beth, Qof, Hé. L’orthographe de son nom indique le type de pensée qui l’anime. Elle est en face d’une situation — la sienne, celle de sa personne, destin collé à son nom — où le Reisch précède le Beth, où le Qof se plante avant le Hé. Dans l’ordre de la conception créatrice, si le Beth, cerveau caché, mou du monde, précède le Reisch, c’est fautivement. En outre, dans l’ordre alphabétique, la dualité déclarée par le Hé s’arrête avant que surgisse le Qof. Eth-Ribquah se rend-elle compte qu’elle est une entité où les prééminences naturelles s’entrecroisent ? Voit-elle l’image de sa mission prédestinée dans ce qui se passe dans sa famille ? C’est là que les valeurs de la bouche se croisent à l’envers.

4. Où l'on retrouve Don Quichotte
Cervantès a dû réfléchir à cette situation. Si l’on parle en mangeant, on s’étouffe, à moins que la bonne éducation ait enseigné à mastiquer avec la gauche de la bouche de manière à laisser sa droite libre pour la parole. Sancho, lui, mâchait avec les deux côtés. Don Quichotte voyait là un signe de sa rusticité. La courtoisie commence à table et la connaissance aussi. Une métaphore consacrée dit que la table c’est l’autel ! Il faut donc considérer ce que l’organisme humain présente de singulier par sa manière d’utiliser la bouche. Séparer la droite de la gauche.
Vieille consigne si l’on se fie à Genèse 25. Rebecca a-t-elle pris sur elle le droit d’aider Jacob à s’emparer non pas du droit d’aînesse — il l’a acheté — , mais de la bénédiction qui l’octroie ? Le conseil qu’elle lui donne n’est pas correct du point de vue de l’éthique familiale. La mère inspire à son fils une action qui consiste à berner son mari. Isaac en l’occurrence, étant ce qu’il est, signe de l’insertion de l’aire du langage dans le cycle en formation, la conduite de Rebecca équivaudrait à défier les forces du Verbe, si elles ne s’étaient pas inversées. Elle ne commet aucune faute contre l’ordre systémique en voulant déjouer une prise de parti infondée. Mais abuser d’un vieillard devenu aveugle ! Isaac avait soixante ans quand les jumeaux sont nés. Durant des décades son épouse est restée inféconde. Il a vingt ans de plus quand Jacob, sur les directives de sa mère, lui arrache sa bénédiction… Une bénédiction dont Esaü recevra, lui aussi, sa part.


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— La 23ième Lettre de l'Alphabet hébreu
— Don Quichotte prophète d'Israël
— Le Pouvoir de la Rose (explication de Rouah, Nefesch, Neshama) 

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