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jeudi 3 juillet 2014

Le Prince de Hombourg, (Kleist) ou le théâtre de l'inconfort


Le Prince de Hombourg, la pièce de Kleist (1777 – 1811) sera donné au Festival d'Avignon le 5 juillet prochain. Un classique de la littérature allemande. Pièce étrange dont il n'est pas certain que nous ayons saisi tous les enjeux…

Le Prince de Hombourg, ou le théâtre de l'inconfort


Voici, en quelques mots, le scénario. 
Nous sommes en 1675. L’envahisseur suédois vient d’être défait, mais ses troupes ne reculent que pas à pas, offrant encore de vives résistances. L'Electeur de Brandebourg cherche à obtenir une victoire définitive. Il envoie en mission de reconnaissance le Prince de Hombourg qui tombe, par hasard, sur le camp ennemi. En bon militaire, il analyse la situation : la conjonction est extraordinaire. L’adversaire, insouciant, s’est maladroitement adossé à des obstacles naturels. Le moment est propice pour déclencher une attaque-surprise. Cependant, les ordres de l’Electeur sont formels. Il ne faut engager aucun combat dans l’immédiat, tant que les troupes alliées n’ont pas opéré leurs manœuvres tendant à encercler les Suédois. Le Prince passe outre, lance ses cavaliers. Dans un premier temps, l’effet escompté du Blitz décontenance les Suédois. Mais ils se ressaisissent. Le Prince doit faire appel à des renforts. L’Électeur envoie ses troupes et manque d’être tué dans la bataille. La victoire finale est heureusement acquise grâce aux cavaliers du Prince. Reçu en héros par la population du Brandebourg, félicité par ses pairs, le jeune héros, malgré la sympathie personnelle que lui témoigne l’Electeur, n’en essuie pas moins sa réprimande. Il a désobéi aux ordres et se voit en conséquence traduit devant une cour martiale. Sa condamnation est prononcée. L’Électeur lui refuse la grâce. L’expiation du coupable s’impose. Conduit devant la fosse où son corps sera jeté après l’exécution, le Prince vacille. Conscient soudain de sa faute, il conçoit la gravité de son erreur et revendique la peine à laquelle il est soumis. Il exige que la sentence lui soit appliquée : il a remporté une victoire, certes, mais au prix d’une désobéissance aux ordres. Sa mort doit servir d’exemple et affermir la puissance de l’autorité qu’il a contestée. L’Électeur acceptant la repentance, déchire l’acte de condamnation.

Le public n’a jamais eu beaucoup de sympathie pour le drame de Kleist. On a reproché au héros d’avoir craint la mort à l’instant où il a vu sa propre tombe. Qui n’aurait chancelé en pareille situation ? Il me semble que la désapprobation de la critique est liée à un tout autre phénomène. Si la pièce n’a jamais connu un grand succès, cela tient à mon avis à une incompréhension rendant cette œuvre déroutante.

Le Prince remporte une éclatante victoire : au prix d’une insurrection. Tout le drame tient au conflit entre la réussite personnelle du Prince et la rébellion qu’elle suppose. Sa gloire militaire est acquise, cependant l’insoumission est consommée. Le pouvoir, incarné par l’Electeur, s’ingénie à tirer bénéfice des hauts-faits du héros, mais le condamne pour refus d’obtempérer. La paranoïa du pouvoir est à son comble. D’une part, le Prince a pris l’initiative efficace. D’autre part, l’autorité lui reproche, non pas le résultat de son action, mais ce qui a présidé à son initiative : la rupture. Le héros a enfreint la loi pour assumer sa responsabilité personnelle. Or, l’ordre établi ne peut accepter d’être bafoué, fût-ce par celui qui, par sa désobéissance en a permis la survie. Le héros doit donc impérativement mourir. Mais, il doit, au paravant, se rétracter, faire acte de repentir, renier sa mutinerie, se soumettre au souverain dont il a méprisé la loi tout en la préservant. La rétractation du Prince lui vaut d’être réhabilité au nom d’une nouvelle légitimité : celle du soumis. Elle confère simultanément au pouvoir une puissance accrue : celle du rédempteur des fautes commises.

Le public devrait applaudir à l’habile articulation mise en scène par l’auteur de La cruche cassée. Oui, mais voilà : quelque chose grince dans la contrition du Prince.

Le rebelle à qui l’Electeur doit de survivre, peut-il encore se soumettre à l’ordre ancien alors qu’il en a rejeté l’autorité ? Sa re-soumission n’est-elle pas une régression, contraire à l’évolution dont il a été l’agent ? Est-ce cette pénitence excessive qui provoque la non-adhésion du spectateur à ce qu’instinctivement il estime navrant ? Où est l’erreur, — si erreur il y a — dans cette œuvre ? Où est la vérité dans la pièce de Kleist ?

Je ne serais pas comme ces grammairiens qui, estimant que l’auteur s’exprimait en un allemand régional approximatif, prétendaient corriger ses fautes de déclinaisons ! Je cherche à comprendre l’essence de la pièce. Si elle est perçue comme détestable par une partie du public, c’est qu’elle doit recéler une incommodité imposant une souffrance. Quelle est-elle ? Pour les besoins de la cause, le héros trahit l’ordre établi. La rupture étant consommée, pourquoi présente-t-il ses excuses à celui dont il a réfuté l’autorité ? La rupture entraîne condamnation à mort. Rien d’étonnant à cela. L’ordre établi ne tolère aucune variation dans les équilibres de pouvoir qu’il contrôle.

En 1940, l’Etat français, soumis à la botte nazie, cherche à invoquer une légitimité. D’où le discours pseudo-sacrificiel du maréchal Pétain. De Gaulle propose une autre légitimité, au nom d’une éthique supérieure en rupture avec l’asservissement. Il quitte la rive de l’intolérable Verboten pour gagner celle de l’avenir possible. Le futur chef de la France Libre est en ce sens précis un Übermensch : littéralement, un homme de l’autre rive, tirant sa légitimité de sa rébellion, de sa fuite, de son passage réussi, (über die Brücke) de son appel lancé depuis la rive opposée. Sa position ontologique fait de lui un héros nietzschéen. Le voyage vers la rive d’En face, vers le Lieu protégé est irréversible. Le  héros ne doit nulle allégeance aux demeurés qui persistent dans le Verboten. L'épopée de Moïse est l'exemple ontologique de ce type de passage sans retour possible.

Dans le Prince de Hombourg, le héros a battu l’ennemi. Mais incapable d’assumer son propre héroïsme, le Prince accepte de passer eu justice. Il conçoit la culpabilité dont l’affuble l’Électeur. L’acceptation de cette culpabilité légitime la compétence du tribunal qui prétend le juger. L’Électeur quant à lui, omnipotent mais prudent, se garde bien de prononcer lui-même la sentence. Il se délègue sur l’appareil judiciaire, administration anonyme condamnant le héros. En un second temps, l’Electeur, sûr de sa domination et de son autorité politique retrouvée, gracie le coupable et démontre, par sa largesse, à la fois la toute magnanimité du pouvoir et sa puissance de justicier. Triple victoire de l’Electeur ! 

1. Il récupère sur sa couronne le triomphe du héros ;

2. Il conserve le pouvoir et humilie son sauveur ;
3. Obtient contrition, condamnation de celui qui, un temps, a contesté l’autorité centrale. Triple défaite du Prince !
C’est cette triple déchéance qui a déplu.

Les Nazis sont restés perplexes devant l’œuvre de Kleist : si le Prince, guerrier vainqueur aurait pu les séduire un instant, ils ne peuvent aucunement valider le fait qu'il ait bafoué la sainte autorité de l'Etat. Furieux chaos dans les esprits adeptes de l'ordre et de la discipline du Commandeur !

Le public moderne quant à lui, assoupli à la loi démocratique, se retrouve également confronté à la complexité des intrications psychopolitiques de l’œuvre sans que l’énigme en soit résolue. Le vertige est garanti et l’on ne sait trop, en fin de représentation, ce que l’on applaudit. Le héros est battu, vilipendé. Condamné, on lui refuse la mort qui en aurait fait un martyre. Que reste-t-il de lui ? Un esclave ? Un humilié ? Appréciera-t-on la déchéance du Prince ?

Le Prince de Homburg ne comprend pas qu’il était en rupture. Il ne conçoit, à aucun moment, qu’il ne doit aucun compte à l’Electeur. Il accepte la sentence, va au-devant du verdict et devient à jamais le serviteur de son maître. Le public en ressort abattu. Insatisfait du héroïsme non-abouti, il quitte la salle, emporte avec lui le malaise d’avoir été dépossédé du héros en qui il aurait voulu se reconnaître. Sa sympathie, certes, va d’emblée, va au Prince. Mais l’Electeur le dépouille, et le spectateur subit ce pillage : il est volé de ses meilleures intentions, privé du sentiment d’exaltation et de libération que le théâtre a pour mission de représenter. Le Prince de Hombourg est l’anti-Numance !

À l’issue du spectacle, la pièce se poursuit dans l’esprit du spectateur. Dans l’œuvre de Kleist, tout finit par rentrer dans l’ordre… prussien. Chacun retrouve sa place : le subalterne est gracié d’autant qu’il se couche. L’Electeur conforté dans son pouvoir… Tout est si parfaitement ordonnancé !

Pourtant, une fois que le rideau tombe, le malaise s’empare du public. Comment le Prince peut-il, en vainqueur de l’ennemi Suédois, accepter d’être à ce point le jouet des puissances établies qu’il vient de sauver de la débâcle ? Il doit se rebeller à nouveau ! Il doit reprendre le jeu en main ! Oui, mais voilà : la pièce est terminée ! Comment l’imaginaire du spectateur peut-il se contenter du statu quo fixé par l’auteur ? Là commence l’éblouissement. Après la représentation ! À défaut d’explication, l’étourdissement se transforme en nausée qui se retourne… contre la pièce. Ainsi, Le Prince de Hombourg, sans être une œuvre bannie, demeure, dans le répertoire allemand, une pièce trouble empoisonnant la critique depuis plus de deux siècles ! Est-ce la mauvaise pièce inaboutie d’un auteur qui n’aurait pas eu le courage de son personnage ?

Je crois au contraire que Kleist a calculé cet effet de projection dans l’esprit du spectateur. Le Prince de Hombourg est une pièce à digestion lente. Elle ne libère ses sucs que de manière différée. La véritable dramaturgie se déroule dans le non-dit, dans le non-écrit que l’écrivain instille dans l’esprit du public, par-delà le jeu des apparences. L’illusion de la continuité du pouvoir est sauve, mais la révolte que le Prince n’a sû assumer se transfère dans l’inconscient du spectateur.

Kleist, ancien officier de l’armée, développe un stratagème remarquable : il dose son écriture sur la connaissance qu’il a de l’affectivité germanique. En apparence, l’émotivité des sentiments immédiats est satisfaite — patriotisme, grandeur du pouvoir, autant de valeurs consensuelles animant le cœur palpitant d’une nation. Mais s’adressant individuellement au spectateur, par delà l’espace confiné du théâtre, il lui interdit le romantisme de la sensibilité ! Kleist casse le bol de son public[1]. Le clivage entre l’attente affective du spectateur qui voudrait aimer le héros princier et le discours que l’auteur lui propose est si grand que la pièce s’enfonce dans une spirale centripète. Elle se referme sur elle-même, s'écrase, et laisse le spectateur démuni, sans héros, sans identifiant. Seul face au pouvoir régalien de l’auteur, auquel il doit… se soumettre !

Kleist télécommande l’aigreur du public. Avec quelle astuce ! Tout d'abord, sentiment national magnifié. Autorité célébrée. Rien ne contrarie l’adhésion au patriotisme que la pièce exalte. Mais l’auteur a pensé au spectateur qui, en nous, se retrouve seul, chez lui, après la représentation. S’il lui permet de quitter la salle, l’esprit tranquille — tout s’est finalement conformé à l’agencement prussien —, il ne donne pas moins rendez-vous à un violent sentiment de spoliation qui ne s’éveille que dans les heures ou les jours suivant le spectacle ! Le spectateur ressent l’insatisfaction de subir l’éviction de ses espérances. Sa bonne conscience que la victoire de l’Électeur garantissait en un premier temps — la durée effective de la représentation — se trouve soudain en prise à une dépossession. L’Électeur interdit au spectateur de s’identifier au héros. L’espérance secrète du public (de l'époque mais aussi celui de nos jours!) est bafouée ! Le spectateur en subit le coup de fouet. Il ne peut que… détester la pièce, haïr ce Prince en raison de l’espérance trahie ! Le personnage, d’ailleurs, n’est guère intelligent : il est un somnambulique qui, dès la première scène, épris de sentiments, n’agit que par impulsions. Inconscient, pleurnichard, irresponsable, il se rachète par un sursaut d’orgueil quand il exige que la sentence lui soit appliquée : mais c’est encore une sottise due à son aveuglement. Un gramme de réflexion lui aurait fait comprendre qu’étant le héros d’une nation, il en devenait intouchable. Il aurait dû dénier toute compétence au tribunal qui prétend le juger. Plaider en rupture, et d’accusé se transformer en accusateur. C’était à lui de condamner l’ordre ancien. D’invoquer la loi dite du Carret. La loi de la coupure[2].

Le Prince, soumis, perd toute autonomie. Son sursaut n’était qu’un nouvel acte de somnambulisme. La grâce dont il bénéficie ne sauve rien : elle est la contrepartie de son allégeance. Et cependant, il est acclamé par ses pairs : applaudissent-ils à son inféodation si rassurante pour leur propre incapacité de rupture ? L’invertébré romantique qu’est le Prince de Hombourg me fait penser aux sympathiques adeptes de New Age. Ils vivent au quotidien sur la fibre d’une source d’information intuitive. Qui voudrait les contrarier ? Je veux bien que l’on adopte des lignes de conduites successives sur la foi d’une formulation instinctive. Mais à quoi dès lors nous sert le cerveau ? À quoi bon l’extraordinaire effort évolutif qui, pendant des millions d’années, a promu la cérébration en tant que projet[3] ?

Le New Age se caractérise, selon l’un de ses principaux animateurs, L. Caroll, par l’absence de doctrine, la foi en l’individu, l’absence de méthode. Nous sommes un groupe de braves gens sans structure spirituelle, écrit-il sereinement[4].C’est cette carence d’armature intérieure, l’abandon à une intuition non-soutenue par une structure qui fait du Prince de Hombourg un irresponsable magnifique. Revendique-t-il, en plus de son inconscience, la valeur de la bravoure physique dont il a fait preuve ? Son absence de méthode lui vaut d’être passé en justice. On lui reproche précisément l’inconséquence de son intuition, qui aurait tout aussi bien pu conduire au désastre. Si son feeling avait été soutenu par une doctrine, par la Connaissance qui est la science de l’intuition, il aurait pu objecter au juge qu’il n’a, compte tenu de la loi à laquelle il a obéi, fait qu’observer la règle du Caret dont la légitimé est supérieure à la raison rationaliste dont se prévaut l’autorité militaire. Il aurait dû invoquer sa qualité d’Amant, au sens mystique du terme, qui lui aurait accordé l’immunité. 

Dieu a pardonné une fois pour toutes à ces êtres élus, écrit Ibn’ Arabî, le maître soufi de Murcia dans son Traité de L’Amour, c’est pourquoi la plume divine écrit en leur faveur, au contraire de ceux qui demeurent assujettis à l’espoir de la rétribution. Mais ne peut se déclarer Amant que celui qui dispose de la Connaissance : c’est en sa faveur que l’innocence est promulguée si les actes sont réalisés en conformité exacte avec les normes divines. L’Amant authentique est élargi. Il n’y a, dans le cas des authentiques, nulle transgression en cas de rupture avec la loi. Le dépassement des règles établies leur est une obligation. La sanction ne peut s’appliquer à leur cas, dans la mesure où l’acte commis emporte l’approbation divine qui ne peut se circonscrire à l’opinion des tribunaux humains. L’homme ordinaire, qui prétend s’ériger en juge, est incompétent : comment peut-il comprendre la valeur des actes de l’Amant ?

L’Amant, selon le soufi, est par définition un hors-la-loi qui n’a d’allégeance à formuler qu’à l’égard de son Aimé. Il échappe à toute forme de juridiction, n’ayant de compte à rendre qu’à l’objet de son amour.
Malheureusement, le prince de Hombourg s’aligne. En l’absence de structure intellectuelle solide, de doctrine, d’enseignement, il ne lui reste que le rêve éveillé, l’illusion d’être soi. Véritable mollusque, il renie sa propre identité, répudie et la bataille qu’il a livrée et la victoire remportée : il estime que sa bravoure désobéissante mérite châtiment.

Le piège de Kleist a parfaitement fonctionné sur moi ! Ce Prince liquéfie dans la non-identité est écœurant. Est-on grand lorsqu’on est faible jusqu’à chérir des chaînes honteuses, s’interroge Baltasar Gracian[5] ? Une fois gracié, le Prince est acclamé par ceux qui l’ont déculotté, le réduisant à n’être plus que l’ombre de lui-même. Cela valait bien une ovation !

La pièce de théâtre est puissante : le spectateur vit un inconfort total. Le héros larvaire a accordé aux autres la permission de n’avoir pas d’égards pour lui. Le spectateur en est interloqué. Soit il restera bloqué dans le malaise du non-élucidé — provoquant cette aigreur de pré-vomissement qui opprime le public mécontent depuis deux siècles. Soit il procédera à une re-présentation intérieure de la pièce. Le spectateur est obligé, à son tour, de convoquer un tribunal et rejuger l’inculpé. Dès lors le véritable héros désigné par Kleist, c’est le public lui-même !

On n’assiste pas impunément au Prince de Hombourg ! Pièce désagréable, déplaisante : elle met le Public face à l’insuffisance d’un héros, ce qui exige qu’un transfert de responsabilité s’opère sur le spectateur… Transfert post-théâtral, que Kleist impose en sur-écriture subliminale de son œuvre ! Le spectateur détestera l’écrivain anti-situationniste. L’opération de Kleist est risquée, elle mise sur l’intelligence du public, sur sa capacité de rompre avec les lois du théâtre. C’est le spectateur, seul, dans son intime perception, qui réalise la loi du Caret. Il est tenu de réprouver le non-héros, de se désolidariser de la loi qui opprime le Prince, d’assumer lui-même la coupure avec le propos apparent de la pièce. Le véritable Prince, n’est-ce pas dès lors le spectateur ? C’est le spectateur qui emporte les mérites que le personnage de Kleist s’est refusé à lui-même !

Il en ressort une œuvre qui n’est pas celle qui se lit dans le texte. Pièce tout en réverbération ! Spectateur, vous consentez-vous, à vous-même, le droit à l’initiative ? La possibilité d’être vous, en tant qu’individu, libre, responsable : un non-somnambule ? Votre victoire est-elle permise, en dehors du strict espace qu’autorise le pouvoir ? Votre liberté vous est-elle consentie, ou faut-il l’arracher pour en disposer ? Savez-vous en user ? Savez-vous la défendre ? Vous réglerez-vous selon les ordonnances ? Accepteriez-vous d’être jugé par qui vous dénie votre liberté ? Quelle est votre capacité de rupture ? De rupture avec votre propre continuité ? Ou au contraire, quelle est votre propension à la soumission ? Je dirais, en termes initiatiques, que Kleist a écrit le Bip d’une œuvre, laissant au lecteur la responsabilité d’en vivre le BOP. Ou d’en réfuter les données : une fois le rideau tombé, c’est le spectateur, furieux parce que frustré, qui réécrira la pièce. En BOP, il s’emportera contre l’insupportable héros, tentera de le tirer de son rêve éveillé, corrigera ses erreurs. Aucun spectateur ne s’identifiera à l’anti-héros. Aucun non plus n’approuvera celui qui l’opprime ! Il éprouvera au contraire le besoin de se substituer à l’auteur, de réécrire son œuvre. Provoqué en duel par Kleist, le spectateur relèvera le gant ! Prouesse de l’auteur : la pièce, bénéficiant dès lors d’une telle distribution, (vous-même dans le rôle principal face à l’écrivain !) devient, par votre propre talent, un grand chef d’œuvre.


© Cet texte est paru dans le livre José Rizal, Don Quichotte des Philippines, de Dominique Blumenstihl-Roth, paru aux éditions Peleman. 



[1] La cruche cassée est l’autre pièce célèbre de Kleist. Le vase brisé est un concept kabbalistique bien connu par les lourianistes. Kleist s'est-il inspiré, dans le Prince de Hombourg, de l'épisode biblique de Jonathan qui livre bataille en désobéissant aux ordres de son roi ?
[2] Dominique Aubier, Don Quichotte, le Code de la Bible et de la Vie, op. cit. p. 59 : L’action de l’Hidalgo est du ressort d’un changement de tactique… Il tranche le fil traditionnel de la continuité, modifiant la conduite à tenir pour que le relaiement soit à nouveau possible. Comme on le dit couramment, il tue la loi pour sauver la loi… Il rompt avec un usage devenu à la longue contraire au but à servir. Le principe auquel obéit la réforme qu’il préconise et qu’il exécute s’indexe sur le mot Caret, couper, souvent associé à l’idée d’alliance : couper une alliance pour en former une autre, rompre un pacte pour en promouvoir un plus efficace, sans que soit rompu l’engagement. La règle en est connue, classique. Abattre la loi pour mieux respecter la loi.
[3] Avec l’Homme se manifeste une modalité particulière de l’évolution : la tendance à la cérébralisation. Traité de Paléonthologie, volume 7. Paléonthologie humaine, par Jean Piveteau, éditions Masson et Cie, Paris 1957 (p. 5)
[4] Kreyon, Messages de notre famille, tome 5, éditions Ariane, 2000.
[5] Baltasar Gracian, le Héros, trad. Joseph de Courbeville, éd. Champ Libre, Paris 1973, p. 50.

vendredi 23 mai 2014

Le mystère des séphiroth enfin dévoilé. "Le Flux séphirotique", film de Dominique Aubier.

Mise au point sur une notion kabbalistique délicate, voici un film qui apporte les clarifications nécessaires pour comprendre le concept des séphiroth.
A 93 ans, Dominique Aubier démontre, une fois de plus, sa vaste maîtrise du sujet.



dans la série Ciné-Code DVD 20


Dominique Aubier

Film DVD, 101 mn
Réalisation : Olivier Verger
Disponible sur CLE USB


Dominique Aubier a consacré trois films aux Séphiroth :

— Séphiroth, Je est un Autre, (film n°7 de la série Ciné-Code)
— La Table des Séphiroth, (film n° 11 de la série).
Voici le troisième et dernier film de ce triptyque : 
— Le Flux séphirotique.
Ces 3 films forment un triptyque disponible sur clé USB sous le titre : 
Le Secret des Séphiroth
 
Dans ce 3è film sur les Séphiroth, Dominique Aubier rapporte le schéma séphirotique à l'essence même de sa conception, à savoir le récit biblique. L'énergie séphirotique transite, de génération en génération, d'initié en initié. Depuis la première Séfira, Kéther, dont Abraham reçut l'impulsion lui intimant l'ordre de quitter Ur - Kasdim pour se rendre en Canaan, elle innerve la fragile Hochma (sagesse) conduisant Isaac au possible sacrifice puis réalise son transfert sur Binah (compréhension), symbolisée par le troisième patriarche Jacob.

Pour tout événement, il y a toujours une Séphira correspondante qui en commande l'organicité : le flux investit Joseph, convoyé en Egypte où il se pose sur Moïse et Josué et, à des siècles de distance, visite Rabi Aqiba, le fondateur de la kabbale… Comment ce flux énergétique dont les Séphiroth sont les émanations — les étincelles — circule-t-il ? Comment l'enseignement se transmet-il ? Quel est le circuit qu'emprunte la Connaissance, de Hesed à Geburah ? Qui incarne la sixième Séphira Tiphéret ? Serait-ce Cervantès, récipiendaire de tout l'enseignement ésotérique de la kabbale hébraïque tel qu'il l'expose dans son chef d'œuvre, Don Quichotte ? Il en projette le message sur la Séphira suivante, où se conceptualise l'Union des Contraires entre Nezta et Hod : union émergeant en Iesod dont le héros réalise le grand Qorban où Gauche et Droite, Connaissance et Sciences, forment un seul univers mental unifié et réconcilié.
La dixième Séfira, Malkhut, désigne dans un corps le pied gauche. Ici le langage de l'expérience concrète traduit les inspirations ésotériques en langage directement compréhensible, en terme de réalités vivantes. Et c'est précisément tout le propos de cette série de films qu'occuper cet espace où le flux séphirotique atteint son but, depuis la révélation d'Abraham, jusqu'à nous, heureux bénéficiaires de cet extraordinaire enseignement.


Ce film, le 20ième DVD de la série Ciné-Code, est disponible sur le site.

 

jeudi 17 avril 2014

Réponse à Michel ONFRAY : le (vrai) Principe de Don Quichotte.

Réponse au philosophe Michel Onfray à propos de son livre :
"Le Réel n'a pas eu lieu".
Sous-titre : Le Principe de Don Quichotte.

Quel titre étrange, niant l'existence de la réalité. Elle n'a pas eu lieu ? Comme la Guerre de Troie ? Quelle négation mystérieuse, quel déni… de soi-même. À mon sens, ce titre témoigne d'une profonde douleur, où l'auteur pose en principe d'inexistence quelque chose qui le fait souffrir. Pour supprimer cette douleur, il en postule l'inexistence de la cause. Une sorte de thérapie en soins palliatifs ? J'ai donc écrit au philosophe pour identifier avec lui ce qui le tourmente. De toute évidence, c'est Don Quichotte. D'un bel instinct il a repéré d'emblée le fauteur de troubles? C'est le fameux chevalier de la Manche.

Le roman de Cervantès commence par cette phrase : "dans un lieu de la Manche dont je ne veux pas me rappeler le nom". En un lugar de la Mancha… Le mot lieu est le troisième mot apparaissant dès l'ouverture de Don Quichotte. Le Lieu est bien en cause dans le titre de Michel Onfray pour qui il n'y a pas de lieu. Un "non-lieu" en quelque sorte.
Or Don Quichotte débute précisément sur l'affirmation contraire : en un lieu. En un lugar. Ce lieu existe. Même s'il n'est pas nommé. Le lieu est bien identifié par Cervantès, mais il préfère ne pas le nommer.  Pour en connaître le sens, il faut se référer au cryptage utilisé par Cervantès. Un cryptage hébraïque, comme l'ont démontré Dominique Aubier et Ruth Reichelberg, professeure à l'Université Bar Ilan de Tel Aviv. Lire à ce sujet ce livre : "Victoire pour Don Quichotte".
Lugar, le lieu, c'est un des noms de l'immanence divine dans la doctrine hébraïque. En hébreu cela s'appelle le Maqom, le Lieu. Insupportable pour le philosophe.
Maqom en hébreu s'écrit ainsi :
 ה-מקום
Car Dieu est le Lieu de tout mais le tout n'est pas son Lieu.
Est-ce ce lieu-là qui gène tant le très matérialiste Michel Onfray ?

Et il appelle Principe de Don Quichotte l'affirmation du non-lieu ?
Mystérieuse inversion ! Ou magnifique démonstration par la négation.
En effet, avec quel génie se rend-il à l'objet qu'il faut nier : la métaphysique soutenant l'existence du Réel indispose le philosophe. Est-ce là ce "mal qui vient de plus loin" ? Négation du Lieu, négation de l'esprit, négation du Principe ?

L'mposture est plaisante : Onfray tente de détourner la vocation de Don Quichotte pour en faire le héros de sa philosophie nihiliste — j'allais dire qu'à ce titre c'est du négationnisme — alors que le chevalier est justement le héros des actes inspirés par le Principe du Lieu.

Aucun héros littéraire n'affirme mieux son existence que Don Quichotte qui n'a cesse de dire je sais qui je suis. Reste à trouver qui il est exactement. C'est tout le travail d'enquête mené par Dominique Aubier dans sa série d'ouvrages sur Don Quichotte. Et voilà que surgit ce petit philosophe qui du haut de sa péremptoire tire du chapeau une vindicte nihiliste ? Bah, me suis-je dit : pour nier une chose, il faut de toute évidence en recevoir d'abord l'affirmation. La négation étant un retournement secondaire de l'information première. C'est l'esprit qui toujours nie, dont parle Goethe. La négation, en tant que phénomène d'inversion du vrai, est un principe bien identifié dans le Zohar.
Le livre de Michel Onfray m'a fait penser à ce qui était arrivé de son vivant à Cervantès. Un coquin (c'était l'écrivain Lope de Vega) avait écrit un "faux-Don Quichotte". Et le vrai, celui de Cervantès, dans le tome 2 de ses aventures, s'en amuse. Je crois que Michel Onfray est exactement dans la même posture. Il s'improvise commentateur de Don Quichotte qu'il tente de tirer à soi, dans le camp des nihilistes. Qui peut croire qu'il réussira ? La négation est un excellent signe confirmant — par inversion — la thèse qu'elle prétend détruire.
Dès lors, on ne peut reprocher à Onfray d'avoir "commis" ce livre, puisqu'il s'agit de l'expression inversante naturelle, résultant d'un processus ontologique bien connu des Kabbalistes : "Ceci" a crée "Cela". C'est parce que le livre Don Quichotte prophète d'Israël a été ré-édité qu'en face, à l'opposé de la thèse de Dominique Aubier, surgit le penseur de la négation, inspiré de manière somnambulique par opposition. On lui en sait gré. Nous le remercions. Il lui sera beaucoup pardonné.

Ce qui m'a étonné chez Onfray,  c'est son esprit terre à terre. À aucun moment il n'envisage que Cervantès ait pu user de métaphores. Le philosophe prend tout au pied de la lettre, pour lui, un moulin est un moulin. Un plat à barbe est un plat à barbe. Il est exactement dans la situation de l'un des personnages de Cervantès qui se dispute avec Sancho au sujet de l'âne. Il oublie également que Don Quichotte monte à cheval : monture du prophète.
Don Quichotte est codé symboliquement. Avec en plus, un sur-codage en hébreu où les mots originaux castillans de Cervantès se mettent à expédier des messages subliminaux. On peut les décoder : Dominique Aubier a consacré 3 livres à ce travail de décodage.

Quichotte : Qué-chott = vérité
Le chevalier s'avance dans la plaine de Montiel : Manatiel = "ma part du système divin".
Il porte une Rondacha antigua = "passer avec joie la porte ancienne"
Accompagné d'un chien dit Galgo corredor = "découvrir le message à l'intérieur".

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Lettre à
Onfray voit surtout en Don Quichotte l'homme de la dénégation, pour qui « le réel n'a pas eu lieu ». On y découvre en creux l'archétype du lecteur : « ce qu'il croit devient vrai et le vrai devient une fiction ».
En savoir plus sur http://www.telerama.fr/livres/le-reel-n-a-pas-eu-lieu-le-principe-de-don-quichotte,110784.php#ujkA51hf9SBouSsB.99
Onfray voit surtout en Don Quichotte l'homme de la dénégation, pour qui « le réel n'a pas eu lieu ». On y découvre en creux l'archétype du lecteur : « ce qu'il croit devient vrai et le vrai devient une fiction ».
En savoir plus sur http://www.telerama.fr/livres/le-reel-n-a-pas-eu-lieu-le-principe-de-don-quichotte,110784.php#ujkA51hf9SBouSsB.99
Monsieur Michel Onfray,

À propos du Principe de Don Quichotte, je vous recommande la lecture de cette étude remarquable de l'écrivain Dominique Aubier qui a réalisé le décryptage de l'oeuvre cervantienne à partir du texte espagnol original.
Il apparaît bien clairement qu'il s'agit d'un ouvrage crypté en hébreu selon les règles de
l'herméneutique hébraïque. De quoi décoiffer votre philosophie : Don Quichotte y apparaît  comme un "hyper-réaliste" qui
dit "je sais qui je suis" — ce que vous-même ne pourriez affirmer.
Quichotte est un mot d'origine araméenne signifiant "vérité". Il lutte contre l'inquisition, étant poursuivi pendant tout le livre par les archers. Il libère les galériens, et se revendique serviteur de Dulcinée del Toboso : en hébreu = "la douce lumière du bon secret".
En faisant passer Don Quichotte pour un irréaliste vous vous trompez.
Avec lui, le réel a lieu à 100% puisqu'il dirige ses actions selon des critères précis.
Ces critères vous échappent, s'agissant de ceux d'une pensée que vous ignorez.
Mais même Sancho finit par les connaître puisqu'il se "quichottise".

En réponse à votre livre, je vous recommande :
(votre livre est une réponse inversante à celui-ci) :
Don Quichotte, prophète d'Israël, aux éditions Ivréa.

Vous verrez que le vrai principe de Don Quichotte est exactement à l'opposé de ce que vous racontez.
Ce livre a ceci de particulier que c'est une belle démonstration appuyée sur une méthode et une étude extrêmement documentée à partir de l'édition originale.

Bien chaleureusement,

Dominique Blumenstihl-Roth

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Lettre à Mme Julie Cerf, de Télérama

Madame Juliette Cerf,

Vous avez présenté récemment le livre du philosophe Michel Onfray :
Le réel n'a pas eu lieu ou le principe de Don Quichotte.

Vous dites que son oeuvre serait convaincante. Comment pouvez-vous trouver convaincante une étude qui n' aborde le roman de Cervantès qu'en superficialité et avec peu de méthode ?

Michel Onfray demeure désemparé devant Don Quichotte car la philosophie, en tant que discipline intellectuelle, ne lui permet pas de décoder la pensée quichottienne ni le symbolisme de ses actes.
Comment ouvrir le secret du Quichotte quand on sait qu'il s'agit d'un ouvrage entièrement crypté selon les lois de l'herméneutique hébraïque ?

Il me semble qu'il serait juste, au titre de la critique et de l'équilibre, pour les Lecteurs de Télérama, que vous puissiez présenter un ouvrage essentiel qui répond à Michel Onfray et qui ne partage pas son option nihiliste : Don Quichotte, prophète d'Israël éditions Ivréa.

Cet livre développe une thèse tout opposée. Ici, Don Quichotte apparaît en être "hyper réaliste".
Le principe de Don Quichotte réside dans son nom qui, en araméen, signifie "vérité"…

Bien cordialement,

Dominique Blumenstihl

Don Quichotte, prophète d'Israël, aux éditions Ivréa. Un très beau livre, imprimé à l'ancienne, en caractères de plomb, cahiers cousus. Un livre qui a son Lieu.
Livre complété par :
Victoire pour Don Quichotte, éditions M.L.L. Le cryptage hébraïque et araméen de Don Quichotte. 

mardi 1 avril 2014

Esther, la Délivrance. Décodage du Livre d'Esther (la Méguilla d'Esther)

Vient de paraître :

ESTHER, 
La Délivrance d'Israël

Décryptage du Livre d'Esther
(la Méguilla d'Esther)

par Dominique Blumenstihl-Roth
Éditions Peleman
ISBN 2-952221-6-4


La Méguilla d'Esther est un court chapitre biblique en 166 versets contant l'histoire de la jeune Hadassa, choisie pour devenir l'épouse d'Assuérus qui régna sur l'Assyrie, il y a 2400 ans.
Despote sanguinaire, ce roi organise et planifie un génocide dont il laisse le soin à son ministre Haman, descendant d'Amaleq. Le roi ignore cependant que sa propre épouse, dont il est fort amoureux, est juive.
Suivant le conseil de son cousin Mardochée, la jeune femme cache son identité et se fait appeler Esther. Parviendra-t-elle à empêcher le crime ? Quelle sera sa méthode ? Quel est son « code » lui permettant de voir clair dans les intentions assassines de son mari ? Quelle est sa grille de lecture ? Réussira-t-elle à déjouer le projet des exterminateurs ?
Cette étude, qui rend hommage aux chercheurs Raphaël Draï, Gershom Sholem, Edmond Fleg, propose une lecture inédite de la saga, en ce qu'elle dégage non seulement les clés archétypales de l'épopée, mais décrypte les procédés initiatiques déployés par Esther et Mardochée, réalisant tous deux le sauvetage in extremis du peuple d'Israël en un moment crucial de son histoire. La victoire d'Esther, aujourd'hui encore célébrée lors des fêtes de Pourim, met en garde : à tout moment, le pire peut recommencer… à moins que la leçon de son enseignement soit entièrement mise au jour, dévoilée et comprise ?
Pour entrer pleinement dans la confidence d'Esther, l'auteur sonde le texte hébreu original, décode les versets et réalise le décryptage du sens des lettres hébraïques, aboutissant à une exégèse éclairante.


L'auteur :
Dominique Blumenstihl-Roth est né en 1959 à Strasbourg.
Auteur de séries radiophoniques pour France-Culture et la Radio nationale d'Espagne, il a écrit Jean Racine, Kabbaliste — les sources hébraïques du théâtre racinien — ainsi qu'une biographie de José Rizal. Il a été l'assistant de la kabbaliste Dominique Aubier pendant 28 ans.

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Bon de commande
ESTHER, la Délivrance d'Israël
PPV : 37 euros, 228 pages, éditions Peleman, ISBN 2-952221-6-4
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Esther, la Délivrance
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Ce livre est présenté sur le site de l'Union internationale des Alsaciens.

mercredi 26 mars 2014

Front National et Nazisme

Front National et Nazisme…

Dans pas mal de communes, le Front National, sous son appellation plus soft "Bleu-Marine", s'est présenté au second tour des élections municipales. Plusieurs communes ont désormais un maire issu de ce parti. C'est respectable, puisque d'un point de vue démocratique, ils sont légitimement élus.

Je comprends que les gens en aient ras le bol du socialisme ou de l'UMP. "Tous pourris", je ne suis pas loin de partager cet avis. En tous cas, je dirais : "tous compromis".
Je dirais qu'en matière de politique, le mieux serait de voter… pour celui qui n'est pas candidat.

Je comprends que l'on puisse être "séduit" par les idées frontistes : on a besoin de sécurité, d'ordre. Tout le monde est d'accord… Mais ce n'est pas si simple. Les thèses du Front National, je les ai lues et bien étudiées. Elles se développent sur une rhétorique classique qui consiste principalement à critiquer, désigner des responsables, si possible trouver un "bouc émissaire", émettre des idées générales assez vagues pour rassembler un maximum d'opinions sur des banalités et toutes sortes d'accusations, pour ensuite proposer des idées radicales à l'emporte-pièce, des mesures "drastiques" (un mot qu'affectionne le F.N.) autour d'une sorte de "révolution" anti-européenne. Et surtout, désigner un "bouc-émissaire" étranger, hors communauté nationale : en ce moment, Marine Le Pen en a après les "Roms".

Il se trouve que le discours du F.N. se construit sur une architecture qui ressemble assez étrangement à celle qui fondait le délire hitlérien. Je suis sérieux : je viens de relire la biographie de Ian Kershaw consacrée au chef Nazi. Et quand on étudie de près les discours d'Adolf, on s'aperçoit qu'ils sont édifiés sur les mêmes lignes directrices que celles des théoriciens du F.N.
Certes, le choix des mots est plus prudent, édulcoré, mais il s'agit toujours et encore de stigmatiser tel ou tel groupe ethnique… Le F.N. en a après les Roms… Un vrai délire. Il y a 20 000 Roms en France et c'est devenu un pseudo-problème national, des gens contre qui il faudrait prendre des "mesures drastiques".
Comme disait Goebels, il faut "écluser" les populations, leur administrer un "traitement spécial", les envoyer en "camp de loisir vers l'Est"… Ce qui est grave, c'est que les autres partis politiques se soient laissés contaminer par ces idées sordides.

Croyez-vous sérieusement que de telles idées ("c'est la faute aux étrangers") aient quelque valeur ?
La France "profonde", dont on connaît l'attachement aux valeurs œcuméniques, a désapprouvé ces extrémismes, et Nicolas Sarkozy a été puni à cause de son penchant malheureux pour ces idées que lui a instillées M. Buisson. Et ce n'était certes pas le Buisson Ardent de Moïse, Exode 3,14 !

L'identité ne se façonne pas "contre" les autres mais sur les valeurs que l'on développe en soi-même.
























jeudi 20 mars 2014

Michaëlle Jean, francophonie, OIF, esclavage, abolition, Israël et libération

Michaëlle Jean, la francophonie, OIF, esclavage, Israël, libération des opprimés

Le 13 mars dernier, j'ai eu le privilège d'être invité à l'occasion de la remise des insignes de Grand Croix de la Légion d'Honneur à l'ancienne Gouverneure Générale du Canada, Michaëlle Jean. Comme nous sommes de vieux amis, elle m'y avait conviée dans un esprit de fidèle camaraderie.

J'y ai bien reconnu l'amie de toujours, avec son franc parler et sa sincérité : Michaëlle a évoqué, dans son discours, sa descendance haïtienne. Descendante d'anciens esclaves déportés, elle a évoqué l'horreur que fut cette sordide pratique, avouant préférer la France des Lumières à celle, moins lumineuse, qui parfois enténèbre l'esprit.
Elle a donc parlé — et avec pas mal de courage puisque la cérémonie se déroulait dans le somptueux Palais de la Légion d'honneur, rue de Lille, édifié par Napoléon en 1802 — de la très lamentable attitude napoléonienne qui restaura l'esclavage après que l'abolition avait été décrétée par la République de 1789. Pied de nez à l'Histoire que voir une descendante d'esclaves recevoir la plus haute distinction française dans le palais construit par celui-là même qui avait rétabli l'esclavage dans les Antilles…

— A noter toutefois que l'esclavage n'était pas une invention occidentale, et que cette pratique a été largement exercée en Afrique, par l'Islam (où il perdure pour certains pays, comme le Soudan) et souvent par les populations africaines entre elles. L'empire romain, dans l'antiquité, s'est largement construit sur l'esclavage des peuples conquis…

En tous cas, l'occasion était belle pour dire à Michaëlle qu'il y a 4000 ans, le peuple juif était lui aussi en esclavage, et qu'il s'est affranchi, par Moïse, sous la guidance de l'Eternel. Je tenais à lui préciser cela, s'agissant d'un acte libératoire qui a sorti l'humanité des ténèbres.
La découverte de la liberté, son apprentissage, c'est toute l'épopée de la Sortie d'Egypte.
Mais il faut se rappeler que Pharaon toujours veille et peut, à tout instant, replonger l'humanité dans le système totalitaire. Peut-être est-ce pour cela que l'OIF a besoin de toi ?

L'abolition de l'esclavage est entrée dans l'Histoire humaine par l'interdiction biblique imposée au judaïsme de n'avoir pas d'esclaves. L'affranchissement est donc une obligation biblique. Il en découle une extraordinaire conséquence, c'est que l'homme a pour vocation d'être libre, non par positionnement philosophique mais suite à une ordonnance divine promulguée. S'il s'agissait d'une option philosophique, elle pourrait faire l'objet de contestation, de débat, de remise en cause… C'est ce qui a motivé Napoléon, pour qui la philosophie des Droits de l'Homme n'était qu'une vague utopie face aux impératifs économiques des Antilles. Mais avec Moïse, s'agissant d'un décret divin imposé à l'homme par le Créateur, l'abolition devient définitivement irréversible. C'est toute la faiblesse des Droits de l'Homme de n'être pas consolidée par une métaphysique et de ne s'appuyer que sur la bonne volonté ou perception morale des dirigeants. Cette morale ne résiste pas à la dictature économique.
La leçon mosaïque est toute différente : elle est fondée sur une révélation. Elle impose l'ordre du "Shabbat", l'ordre d'arrêter toute production matérialiste et de se retourner vers le Créateur. De se souvenir de l'Alliance unissant l'Homme au Créateur. Dès lors, le "Shabbat" est un jour d'abolition et de libération : les chaînes du productivisme sont brisées par le concept sabbatique.
Avec le Shabat, L'Eternel impose à l'homme la liberté. Le progrès civilisateur qui en découle est colossal. La liberté de l'homme s'impose donc en tant que concept définitif et vital. Ce concept, d'essence métaphysique, Israël l'enseigne depuis 4000 ans. La Francophonie peut-elle le recevoir ?

Poursuivant ma discussion avec Michaëlle, je lui ai encore dit que, de son côté, l'Espagne et plus généralement l'hispanité, toujours bien inspirée par Don Quichotte, qui agit en grand libérateur puisqu'il brise les chaînes des galériens, a fait beaucoup avancer les choses dans ses relations avec Israël. Une attitude qui pourrait inspirer la francophonie. Car le 7 février dernier, Madrid a lancé un projet de loi qui permet aux Juifs séfarades expulsés depuis 1492 de (re)devenir Espagnols sans renoncer à leur nationalité.
Plusieurs personnalités du corps diplomatiques présents lors de la cérémonie rue de Lille ont paru en être surpris et ne semblaient pas au courant.
Le gouvernement espagnol a annoncé clairement son projet : permettre la double nationalité et faciliter la naturalisation de toute personne, quel que soit son pays d'origine, dès lors qu'elle peut prouver qu'elle est issue de la communauté séfarade — une identité considérée comme “circonstance exceptionnelle de lien avec l'Espagne”.

Rappelons qu'un livre est à l'origine de cette décision : "Don Quichotte prophète d'Israël".
C'est son auteur, Mme Dominique Aubier aujourd'hui âgée de 92 ans, qui, en 1967, en pleine époque franquiste, a découvert que le décret d'Alhambra, daté de 1492, portant sur l'expulsion des Juifs d'Espagne, était toujours en vigueur. Elle est allée voir son ami le ministre espagnol du tourisme M. Fraga Iribarne qu'elle connaissait de longue date et suite à leur intervention, l'annulation du décret a été prononcée et les relations diplomatiques avec Israël ont été renouées. Cela méritait d'être rappelé.
A l'occasion de sa nouvelle édition en 2014, ce livre énergétise de nouvelles décisions en faveur des safarades.
Tel est le pouvoir du Verbe !

L'élection de Michaëlle à l'OIF devrait électriser la francophonie quelque peu assoupie sur ses acquits alors qu'un vaste chantier reste à construire ! Et entre autres, l'admission d'Israël au sein de l'OIF !

LE RÔLE DE LA FRANCE ET DE LA FRANCOPHONIE DANS LE MONDE

vendredi 14 mars 2014

Michaëlle Jean, sécrétaire générale de l'OIF et Israël

"Candidate déclarée au poste de secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie, Michaëlle Jean est devenue jeudi la première Canadienne à recevoir les insignes de Grand-Croix de la Légion d'honneur.
Il s'agit là de la plus haute distinction française, accordée à quelques dizaines de personnalités seulement, dont quelques rares femmes.
L'ex-gouverneure générale du Canada a été officiellement reçue dans l'Ordre nationale de la Légion d'honneur lors d'une cérémonie à l'hôtel de Salm, qui abrite l'institution créée par Napoléon en 1802.
Le grand chancelier de l'ordre, le général Jean-Louis Georgelin, lui a remis la prestigieuse décoration en reconnaissance de sa «défense des libertés et des opprimés», de son «lien si fort avec la France» et de sa «contribution éminente à l'amitié franco-canadienne»."

J'ai eu la chance d'être invité à cette cérémonie. Il y avait là l'ancien Premier Ministre Lionel Jospin, Irina Bekova, la secrétaire générale de l'Unesco, l'ambassadeur du Canada et un impressionnant corps diplomatique. Mais trève d'officialités, me dis-je, reconnaissant à côté de moi le sympathique musicien canadien Luc Plamandon (Notre-Dame de Paris) qui me commentait en direct la cérémonie. Pour le rassurer, je lui ai dit : "la diplomatie la plus efficace, c'est celle des artistes".
À l'issue des discours, petite réception autour d'un verre. Étant un ami de Michaëlle depuis près de 30 ans, j'ai eu la joie de retrouver la belle personnalité que j'ai toujours appréciée. Nous nous étions rencontrés la première fois à Montréal en 1986 où je venais, à l'époque, en tant que jeune poète à qui le Président Léopold Sédar Senghor (il dirigeait alors le Conseil de la Francophonie) avait confié une mission. Je devais "rencontrer les poètes du Québec, créer une synergie poétique…" — Noble mission et Michaëlle m'avait accordé l'hospitalité, ce qui avait grandement facilité ma tâche.

Je la revois donc aujourd'hui 13 mars : et je lui dis d'emblée que "franchement, Michaëlle, je souhaite vivement que tu deviennes la Secrétaire générale de l'OIF qui a besoin d'une femme comme toi."
"Mais que si tu es élue à ce poste, un dossier très ardu et difficile t'attend. C'est de faire en sorte qu'Israël soit admis à l'OIF."

J'ai pensé à la phrase de Mardochée à sa nièce, la reine Esther.
"Qui sait, et si c’était pour une occasion comme celle-ci que tu es arrivée à la royauté ?"
 (Esther 4-14).



Je crois que Michaëlle a là une réelle mission à accomplir, et aucun autre candidat à la direction de l'OIF n'y parviendra. Mais pour réussir, il faut qu'elle se dote de certains instruments… Car il faudra convaincre un à un tous les pays membres de l'OIF.

Voici le problème à résoudre :

Pour être membre de l'OIF, (organisation internationale de la francophonie qui regroupe les nations francophones du monde) il faut être admis à l'unanimité de ses membres. Or Israël subit, depuis des années, le véto libanais… Dès lors, "exit" les 700 000 francophones israéliens formant la plus forte communauté francophone du Proche-Orient !
La francophonie peut-elle se permettre cette exclusion ?
Israël, toujours et encore en "exil" ?
Non, il est temps que cet ostracisme prenne fin. Et que la langue française devienne réellement universelle — sans exclusion de qui que ce soit.

Car la francophonie a BESOIN d'Israël.

Israël, ce n'est pas seulement l'Etat d'Israël, c'est surtout le concept spirituel et métaphysique codé dans son nom. Israël signifie "celui qui lutte pour Dieu". Est-ce cela que l'on voudrait interdire dans la Francophonie ? La présence de l'Esprit ? Israël, c'est le nom que reçoit Jacob, après qu'il ait vaincu l'Ange au puits de Yabok. Il a résisté contre les forces matérialistes et a forcé le passage. Il reçoit, ce jour-là, la distinction, la vraie "grande croix" de la légion d'honneur : il est nommé au grade d'Israël, "le lutteur de Dieu". Quelle plus haute distinction peut-on obtenir ?
Qui pourrait empêcher ce lutteur d'entrer dans la francophonie ?

Les options qui pourraient se sentir stigmatisées — voire offusquées — par la présence d'Israël dans l'OIF commettraient une grave erreur si elles devaient s'y opposer, car Israël est le fils d'Isaac, (et Isaac est le demi-frère d'Ismaël par Abraham. Tous les prophètes d'Israël, y compris Jésus, descendent de la lignée d'Isaac et de Jacob (devenu Israël par nomination).
Qui pourrait prétendre la rejeter ?
Ismaël a, lui aussi, besoin d'Isaac car l'Islam ne peut vivre sans Israël.
L'Islam et Israël ont besoin l'un de l'autre, dans le cadre de la relation structurelle que forment ces deux entités systémiques. Exclure Israël entraîne toujours le désastre.
Ceci vaut également pour la France. Car la République, tellement vertueuse et donneuse de leçons de morale et d'éthique, est-elle réellement favorable à l'entrée d'Israël dans l'OIF ? François Hollande s'est certes déclaré "ami d'Israël pour toujours". Mais que vaudra cette amitié dite éternelle face au haussement de sourcils de quelques financeurs pétroliers orientaux comme le très démocratique Qatar?
Quoiqu'il en soit, les émirs devront eux aussi aimer leur meilleur adversaire…

Qui pourrait imaginer une francophonie sans Israël ? Ce serait une véritable ablation de l'aire du langage dans le cerveau planétaire. La francophonie n'a aucune chance de réussir sans le soutien d'Israël dont les lettres désignent la vocation profonde du pays.

La francophonie doit recevoir et accueillir Israël, car c'est pour elle une question non seulement de crédibilité mais de survie.
L'argument n'est pas seulement politique mais métaphysique : la parole d'Israël, peuple du Verbe, doit nourrir la francophonie et redresser les idéologies négationnistes qui jusqu'alors prétendaient imposer l'exclusion.

Je pense que Michaëlle JEAN parviendra à concilier, au sein de la francophonie, Israël et Ismaël, et que l'OIF pourra devenir, grâce à elle, un terrain de rencontre fraternel menant à la grande réconciliation. La francophonie devenant alors le lieu du DIALOGUE, de l'ECHANGE, donc du PROGRÈS. Une avancée civilisatrice, conforme à la vision métaphysique devant inspirer la politique francophone.

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Je souhaite que Michaëlle Jean puisse réaliser une opération initiatique de premier ordre : faire entrer Israël dans la francophonie. Et je lui suggère de regarder du côté de Don Quichotte, (le libérateur de galériens) dont le nom signifie "vérité" en araméen.

Don Quichotte Prophète d'Israël de Dominique Aubier, aux éditions Ivréa (Gallimard).


mardi 4 mars 2014

Jean Racine était-il Juif ? Kabbaliste ? Sur radio Chalom Nitsan Radio juive de Nice

Sur Radio Chalom Nitsan (Nice)
l'émission de Jean-Jacques Bitton est consacrée à Jean Racine ! 


L’interview de Dominique Blumenstihl sera diffusé dans la chronique “Pause Littéraire” sur RCN (après les informations régionales). 

Jean-Jacques Bitton pose des questions à l'auteur de ce livre, pour essayer d'en savoir plus sur le célèbre dramaturge Jean Racine.




Jean Racine était-il un kabbaliste ?
Jean Racine était-il Juif ?
Quel est le rôle du théâtre au regard de la Civilisation ?
Voici un livre qui met les choses au point.

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Un livre de
Dominique Blumenstihl-Roth
publié aux Editions Peleman


Dans le sillage de Molière et Corneille, ses contemporains, Jean Racine écrit une œuvre théâtrale éblouissante. Orphelin d'une famille modeste, jeune auteur adulé par des femmes influentes, le voici rapidement promu parmi les intimes du roi Louis XIV dont il devient l'ami et le confident. Quel est le secret de cette fulgurante réussite littéraire et sociale ? Comment ce « provincial sans naissance » parvient-il à conquérir le Public et à s'insinuer au cœur de l'appareil politique du Grand Siècle, au plus près du Pouvoir central ? 
Qui était Jean Racine ? Quel est notre intérêt de percer ce mystère ?
Les documents historiques abondent mais ne percent pas le secret de cet homme qui semble avoir gardé pour lui l'essentiel de sa méthode et de son projet. Cependant, c'est en décryptant son théâtre, d'Iphigénie à Bérénice, de Britannicus à Phèdre, que transparaissent ses ambitions et les sources de son inspiration. Elles émergent au grand jour dans ses pièces Esther et Athalie : Racine est un kabbaliste hors pair.
Maîtrisant l'hébreu, sa connaissance des Textes est remarquable. Se référant au Pirké de Rabbi Eliezer, dont il cite des passages, au Zohar araméen, au Sefer Yetsirah, il conçoit une nouvelle forme de représentation scénique : il invente un théâtre organique édifié sur le modèle des Séphiroth, expression de la passion divine ! Sous couvert de l'érudition gréco-latine — citant Euripide, Homère et Aristote —, il n'en sert pas moins au Public — à la Cour — un théâtre infusé aux critères de la kabbale hébraïque où l'on reconnaît l'influence d'Isaac Louriah, le grand maître de Safed.
Quel jeu joue-t-il ? Qui se profile sous le masque ?
Formé à Port-Royal, école persécutée puis interdite, fut-il aux côtés de l'épouse du roi, Madame de Maintenon, l'agent secret d'une cause spirituelle infiltrée au cœur du Pouvoir ? Que préparait-il ? Un coup d'Etat culturel dont le Théâtre serait le vecteur symbolique ? Tout le laisse à penser, tant ses pièces Esther et Athalie, directement inspirées des épisodes bibliques correspondants mettent en scène non seulement la salvation du peuple d'Israël, mais également un subtil commentaire imagé du rôle civilisateur du théâtre en tant qu'agent de la Révélation.

Cet ouvrage présente un surprenant décryptage des pièces de Jean Racine, relevant les hébraïsmes, les concepts kabbalistiques mis en œuvres dans l'architecture dramatique ainsi que la structure interne des piècee édifiées selon la célèbre formule du "Pardès", chère aux kabbalistes. Saluant les remarquables travaux des chercheurs Charles Mopsik, Gershom Scholem, Raphaël Draï, l'auteur de ce livre rend un chaleureux hommage à Dominique Aubier, auteure de Don Quichotte, Prophète d'Israël, dont il a été l'assistant pendant 28 ans.

Jean Racine, kabbaliste au service du Roy

par Dominique Blumenstihl-Roth
Editions Peleman,
ISBN : 2-9522261-4-8
354 pages. 47 euros.
(Expédition incluse pour toute destination)

Disponible :
DBR-diffusion
BP 16
27240 DAMVILLE






mardi 25 février 2014

Lecture kabbalistique de la circoncision : REPONSE à HITLER

Réponse à Hitler

Un livre passionnant qui explique le sens de la circoncision et du rituel abrahamique.

Voici l'avis d'un lecteur :

"Réponse à Hitler" est la plus forte et la plus troublante des analyses que j'ai jamais lu. La mythologie du Reich/Rosh pour mille ans qui doit éliminer par le feu la seule ambition messianique qui existe au monde. Tellement plus parlant que de stigmatiser des criminels et leurs armées de témoins muets !
Autre dimension, et tellement plus porteuse, que ce qu'on a fait dans les écoles et ailleurs de ce fameux devoir de mémoire réduit à l'horrible factualité du siècle passé.
Il est incroyable que vous ayez du aller chercher la valeur de la circoncision du 8ème jour pour nous la révéler à tous. Vous secouez le peuple juif sans ménagement, et vous avez raison.
Avez-vous été entendue, ou votre livre (comme bien d'autres avant vous) est-il une bombe à retardement dont la minuterie n'est pas encore achevée ?
Le grand titre du livre, pour attirer l'attention du curieux me semblerait plutôt être pour coller au contenu : Lecture kabbalistique de la circoncision judaïque : réponse à Hitler."

Thème étudiés dans ce livre :
— La circoncision hébraïque
— La circonscision musulmane
— Qu'est-ce qu'un symbole
— Les 22 lettres de l'alphabet hébreu
— La loi du Redoublement
— Le secret du peuple Juif
— Explication du Shabbat
— Comment décrypter un signe ?
— La règle du Pardès
— Les traditions du monde :
Le chamanisme, les Indiens Hopis, Carlos Castaneda
— Le retour en Palestine
— Les 4 exils
— Esaü et Saül
— Le Zohar
— L'arbre des séphiroth
— Johan Reuchlin
— Freud, la psychanalyse et la kabbale
— Le sexe et les séphiroth
— L'homme et la femme
— Israël et l'Alliance
— l'Intégrisme religieux
— Le Judaïsme est-il endormi ?
— "Les symboles sont des êtres vivants"
— Jésus, le mesure évolutive
— Marquer le "Stop", marquer l'arrêt
— Le "Stop" cyclique ?
— Les 3 étapes de la circoncision
— L'élection ?
— Le messianisme


dimanche 16 février 2014

Les Juifs séfarades peuvent devenir espagnols ? Can Saphardic jews go home again ?

Les juifs séfarades peuvent-il (re)devenir espagnols ?
Can Saphardic jews go home again ?

It might be interesting to know that in 1967, Mrs. Aubier, while she was working on her book "Don Quijote, profeta y cabalista",  went personaly to see the spanish minister Fraga Iribarne to inform him that the famous "decret of Alhambra" of 1492 was at that time still applicable. Together they went to see Franco to obtain the official cancelation of the decret and it worked.

Now, the sephardic jews can receive spanish nationality…


Le 7 février, Madrid a lancé un projet de loi qui permet aux Juifs séfarades de devenir Espagnols sans renoncer à leur nationalité.

Expulsés de la péninsule ibérique en 1492 sur ordre des rois catholiques, les Juifs séfarades ne pouvaient jusqu'à présent obtenir le passeport espagnol qu'après de longues démarches et, pour les Israéliens, à condition de renoncer à leur nationalité israélienne.

Le 7 février, le gouvernement espagnol a annoncé son projet : permettre la double nationalité et faciliter la naturalisation de toute personne, quel que soit son pays d'origine, dès lors qu'elle peut prouver qu'elle est issue de la communauté séfarade — une identité considérée comme “circonstance exceptionnelle de lien avec l'Espagne”. 

D'après le quotidien El País, cette perspective a suscité un vif intérêt, et de très nombreuses consultations auprès des ambassades et consulats espagnols à Tel Aviv et à Jérusalem. Ce n'est qu'un avant-projet, qui doit encore être appouvé par le Parlement, mais d'après les organisations, 3,5 millions de séfarades pourraient être concernés par cette mesure.

(Extrait de Courrier international)


Un effet de Don Quichotte, prophète d'Israël ?

Le livre Don Quichotte Prophète d'Israël
de Dominique Aubier
est publié aux éditions Ivréa
dans le réseau Gallimard depuis le 9 décembre 2013.

Savez -vous que c'est Dominique Aubier qui, en 1967, en pleine époque franquiste, a découvert que le décret d'Alhambra, daté de 1492, portant sur l'expulsion des Juifs d'Espagne, était toujours en vigueur ? Elle est allée voir le ministre espagnol du tourisme M. Fraga Iribarne qu'elle connaissait personnellement et suite à leur intervention, allant voir Franco, l'annulation du décret a été prononcée et les relations diplomatiques avec Israël ont été renouées. Cela méritait d'être rappelé et salué. Car on oublie un peu trop facilement la mémoire de ceux qui ont agi pour la liberté, et on s'imagine assez aisément que les choses se font toues seules…