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jeudi 8 juin 2023

Don Quichotte et la prophétie du barbier, pour sortir de la crise civilisationnelle

La prophétie de Don Quichotte

par Dominique Blumenstihl-Roth

Ou comment sortir de la crise civilisationnelle



Le chapitre 46 du premier tome de Don Quichotte se referme sur le dramatique encagement du chevalier. Un espoir cependant survient : la prophétie du barbier. Une prophétie comiquement ampoulée, surjouée par le barbier qui entend par son emphase donner de la prestance à son verbiage. L'espiècle raseur s'en amuse : mettant en scène le ridicule de sa déclamation, il emprunte « une voix effroyable », contrefaçon des prophètes bibliques dont il sait que le Quichotte — et peut-être le Lecteur ? — la prendra au sérieux : « O chevalier de la Triste-Figure, n'éprouve aucun déconfort de la prison où l'on t'emporte ; il doit en être ainsi pour que tu achèves plus promptement l'aventure que ton grand cœur t'a fait entreprendre… » 

Quoi ? Etre mis au cachot pour mieux performer sa mission ? A moins que l'enfermement ne présuppose une prompte libération, à laquelle œuvrera une intervention extérieure, car le Quichotte, de l'intérieur de sa cellule, ne peut ni ne veut rien faire. « Laquelle aventure se terminera quand le terrible lion manchois et la blanche colombe tobosine gîteront dans le même nid… »

 

Le barbier semble réellement inspiré 

Il prévoit en effet le mariage (« yogiren en uno ») du « leon Manchado » avec la « blanca paloma Tobosina ». L'original de Cervantès précise bien : Leon Manchado, pour désigner le Quichotte. Que ce soit en castillan du début du XVIIe ou celui du XXIe siècle, le mot « manchado » signifie taché ou tacheté, et aucunement « manchois » originaire de la Mancha. Faux sens augmenté d'une majuscule dûment corrigée par les grammairiens : il fallait, de toute évidence, écrire « manchego ». Diego Clemencin, le grand commentateur du bon usage de la langue, indique très tranquillement, à propos de cette confusion, que « cela ne représente pas une grande différence, dans la mesure où manchego signifie de la Mancha et manchado désigne la peau du lion. » Comme s'il allait de soi que la peau tachetée du lion soit en rapport avec la région de la Mancha. A proclamer ce qu'il considère comme une évidence, le grammairien s'évite l'explication qui a fait glisser un mot vers l'autre, confusion impossible chez un grand écrivain comme Cervantès à moins qu'elle soit délibérée. Clemencin note que c'est un jeu d'équivoque de la part du barbier, qui oppose le « lion de peau tachetée » à la « blanche colombe ». Si seulement le grammairien pointilleux allait au bout de son raisonnement et de l'implication contenue dans la métaphore ! La phrase de Cervantès est en effet « sacrément » piquante. Car si le lion tacheté (leon manchado) désigne bien le Quichotte, originaire de la Mancha (Manchego), les taches qui garnissent son pelage ne sont rien moins qu'une allusion très directe à la notion de « pureté du sang » qui empoisonnait le siècle de Cervantès. Etre ou non de sang taché, (« sangre manchada ») signifiait tout simplement n'être pas tout à fait, ou pas du tout « vieux chrétien ». Le Quichotte aurait-il quelques taches de sang hérétique, « impur », dans ses veines ? Dans ce cas, effectivement, il paraîtra suspect à la blancheur de la « colombe ». Mais s'agissant, de la « blanche colombe tobosine », c'est-à-dire de Dulcinée du Toboso, dont nous savons que dans le codage cervantien elle représente la Chékinah (« qui n'a pas son pareil pour saler le cochon »), l'expression « blanca paloma Tobosina » prend une saveur poivrée : Dulcinée dont la blancheur ne peut être mise en doute, est elle-même compromise par la « macula hebrea ».

 

« Macula habraeorum »

La désignation de la « tache » n'est pas une métaphore inventée par Cervantès. La « mancha » est le mot par quoi est directement signalé l'entachement, autrement dit : la « compromission ». L'Inquisiteur Escobar del Corro, en 1623, employait cette expression pour dénoncer l'appartenance à l'hérésie : « macula habraeorum ». Dès lors, le « lion tacheté » est sans équivoque une désignation mettant en cause l'initié (le lion, surnom du maître, en hébreu : Ari). Tacheté : impliqué dans l'affaire de la « tache ». Les contemporains de Cervantès — et Lope de Vega le prouve par le titre qu'il a donné à sa  pièce de théâtre « la limpieza no manchada » ?  (la propreté non tachée )  — ne pouvaient être dupe du jeu de mot et de l'erreur volontaire « Manchado / Manchego ».

De sérieuses questions en découlent : Don Quichotte ne serait-il pas un « cristiano limpio » ? Serait-il « taché » ?

Comment prouver la « pureté » de son sang ? Il était difficile d'obtenir le diplôme de bon chrétien sous empire inquisitorial, quand il s'agissait de démontrer la qualité requise non par des allégations comme le fait continuellement Sancho, mais par un document officiel : il fallait subir une enquête policière serrée pour obtenir le sauf-conduit : en aucun cas ne laisser subsister de doute quant à la « mancha », la tache. 

 

L'union des contraires est prévue…

La prophétie du barbier, humoristique dans sa forme, est extrêmement grave en ce qu'elle trahit une question de fond : le judaïsme interdit sous Inquisition est invité, au travers du Quichotte, à renouer avec la Chékinah (la blanche colombe tobosine, Dulcinea du Toboso). L'union se fera, dit-il et c'est une certitude, « quand le furieux lion taché s'unira à la blanche colombe tobosine. »

Dans l'édition originale de 1605, Cervantès emploie l'expression « yogiren en uno ». Du verbe girar, qui signifie tourner. Dans le sens de convoler ensemble… Dans l'édition de 1608, dont il est établi qu'elle a été supervisée par Cervantès, l'auteur a préféré le verbe « yacieren », qu'il orthographie « yazieren », du verbe cierar : fermer. « Yazieren en uno » : se ferment en un. Forment une unité. L'écrivain marque ainsi le mouvement évolutif animant la prophétie qui prévoit que de l'union (yogiren) ressort l'unité et que cela rejouira le monde (ya-rieren). Une « union inouïe d'où sortiront, au regard du monde étonné, les vaillants lionceaux qui hériteront les griffes rapaces d'un père valeureux… » De la mise au clair de toute l'affaire du Quichotte, une nouvelle génération d'esprits sortira, bénéficiant de la connaissance actualisée des critères initiatiques, mis au jour, explicités par la confrontation et l'union des contraires : union inouïe connaissance et sciences… 

 

Mission de la France

Le mot « yazieren » est à mon sens également choisi par Cervantès et orthographié avec un z, afin que résonne en lui le verbe hébreu Yatza (Yod, Tzadé, Aleph). Qui désigne également la porte. Don Quichotte serait appelé à pratiquer une « sortie », avec Dulcinée, « en uno ». Autrement dit réaliser une yetsiah (sortie) au grand jour des critères dit du Toboso (tobboth : les bonnes choses, tobo : son bien, Dulcinéa : la douceur de la Connaissance). Yazieren, forme conjuguée de verbe Yazer, phonétiquement si proche de l'hébreu Yatza répond de l'identité même du Quichotte et de sa mission. Il n'a d'autre vocation que « sacar a la luz » (sortir en pleine lumière) la Connaissance, la répandre et l'enseigner à tous. En cela, il rappelle la fonction même du judaïsme qui est capter les normes du système de vérité, les préparer pour les enseigner universellement. Et cela depuis le lieu privilégié qu'est la zone de phonation du monde, Jérusalem, point d'insertion du verbe. Mission relayée par le Quichotte, qui extrait la Connaissance du seul secteur hébreu pour en assumer le relai : « Cervantès récupère les données issues de la tradition hébraïque et leur confère l'enroulement structurel »  précise Dominique Aubier. Le résultat, c'est le roman, qui verse l'enseignement dans le narratif symboliste, à haute teneur initiatique. Don Quichotte est le héros de cette stase qui nécessite que son armure soit « fendue » de sorte que du symbolisme élucidé émerge tout le code ayant conditionné son écriture. De cet « encagement », le Quichotte devra être libéré. Mission de la France (Tzarfat) que produire cette délivrance, étant le lieu du rebond où la sortie achève de se réalisée, non plus sous forme de symbole, mais de sa « mise au clair » : yazir en uno signifie alors sortir en unité, dans le sens faire sortir le principe d'unité, c'est-à-dire le concept Rosch : « faire émerger le patrimoine spirituel donné au départ, l'expliquer et le restituer ».

 

Accompagnons le Quichotte…

Une sortie que le Quichotte ne fait pas seul, étant accompagné de Sancho. Aussi le barbier-prophète n'oublie pas l'écuyer, à qui il promet, « s'il plaît au grand harmonisateur des mondes », qu'il se verra « emporté si haut qu'il ne pourra se reconnaître » et que ses gages seront payés… « Suis donc les traces du vaillant et enchanté chevalier, car il convient que tu ailles jusqu'à l'endroit où vous ferez halte ensemble… »

Tandis que l'auditoire s'amuse de la supercherie du barbier, le Quichotte prend au sérieux ces promesses de succès ; il se laisse emprisonner, et tient pour « célestes jouissances les peines de ma prison ». L'union avec Dulcinée étant promise, symboliquement mise en scène par les deux mains attachées ensemble du Quichotte encagé, nous ne saurions, en tant que Lecteurs de ses aventures, nous dédire : la réalisation de la prophétie aura lieu, avec notre participation. Mission du Lecteur que valider à son tour les paroles du barbier qui lui sont adressées autant qu'au Quichotte. Le texte prophétique ne prend toute sa valeur que s'il est rendu public et compris de tous : nous devons le démêler de point en point pour en toucher « le sens et la portée »… C'est ce que nous venons de faire. Et que nous continuerons de faire pour sortir de la crise civilisationnelle.


Exégèse de Don Quichotte : série en 5 volumes

A paraître bientôt : Inédits 2.


 


jeudi 1 juin 2023

Hyponeuriens et épineuriens

Suite au dernier article, plusieurs personnes m'ont demandé des précisions à propos du concept hyponeurien / épineurien.


Sur l'arbre évolutif des espèces en forme de Y, la branche gauche est dite celle des Epineuriens. La branche droite est celle dite des Hyponeuriens. La première s'étend des Echinodermes à l'Homme en passant par une énumération sur douze lignes de noms savants à donner le vertige. La seconde va des Platodes aux serpents marins par la voie lourdement chargée de vingt-deux lignes. On s'aperçoit qu'il y a beaucoup plus d'espèces du côté dit Hyponeurien que l'on n'en trouve du côté Epineurien. Nous-mêmes, les humains, habitons sur une seule des deux branches, celle des Epineuriens. Les Epineuriens fournissent plus de bonnes choses à manger que le bras d'en face. Du côté « Epi » foisonnent les animaux à poils et à plumes de notre gastronomie, sans oublier les Poissons. Tandis que du côté « Hypo », mis à part les bivalves ou les crustacés, le menu offre surtout la multitude des insectes. 

Pourquoi « épi » et « hypo » s'accrochent au dénominateur commun de « neurien » ? Ces mots sont explicités dans La Synthèse des sciences. La position de l'appareil digestif en est la clé. « Hypo » ou « épi », selon que l'on peut, à la verticale, avoir l'estomac au-dessus ou au-dessous des centres nerveux. La branche Indirecte (hypo) donne passage à une évolution touffue, largement ouverte en éventail, animée d'une dynamique centrifuge, avec les effets inversés que j'ai signalés. La branche Directe (Epi), quant à elle, se comporte d'une manière extrêmement ordonnée. Os à l'intérieur, système nerveux prédominant à la verticale sur le tube digestif, reproduction essentiellement vivipare qui, dans le cas des Mammifères Placentaires sera du ressort de tous les individus, et non d'une reine pondeuse comme dans les sociétés de termites ou d'abeilles. La dynamique, du côté Direct, est toujours centripète.
 
 
Plus de précisions sur ce sujet dans le livre :
La Synthèse de Sciences, de Dominique Aubier
 
et sur le blog ici :
 
A paraître bientôt : Inédits 2

vendredi 19 mai 2023

Inédits 2. Second volume de la série Inédits par Dominique Aubier

DOMINIQUE AUBIER 


Dans ce deuxième ouvrage de la série Inédits, Dominique Aubier approfondit les thèmes initiatiques ouverts précédemment : connaître et maîtriser son Allié ; lire les symboles et les signes ; comprendre le rôle spécifique de la France au regard de l'évolution culturelle.
Elle y raconte comment elle fut prise dans « les serres de l'aigle », le grand oiseau de la Connaissance qui ne l'a dès lors plus lâchée. De passionnants chapitres sont consacrés aux espaces blancs et noirs dans l'Alphabet hébreu, à « Métatron », surnommé « l'Ange de la Face », à Amaleq, l'ennemi d'Israël et du Verbe, au Tzim Tzoum d'Isaac Louriah. Dominique Aubier réaffirme dans ce livre la puissance qu'a l'Alphabet non seulement de dire le réel, mais de fabriquer le cerveau capable de le penser.
Dans une saisissante lecture de la Crise culturelle et civilisatrice que nous traversons, Dominique Aubier revient sur les désastres écologiques qui constituent autant d'appels au changement du paradigme civilisateur : il est urgent d'embrasser le réel par des modalités de pensée qui sortent de l'ornière du matérialisme. Urgent de lire, connaître, apprivoiser le Code de la Vie, tel qu'il s'écrit, tel qu'il se donne et demande à être compris… 
Au cœur de cet apprentissage où l'approche scientifique garde toute sa valeur, la Connaissance initiatique telle que l'enseigne Dominique Aubier atteint à son plus haut niveau de pertinence.

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Dominique Aubier 
Cet ouvrage sera édité en juin 2023
Vous pouvez dès maintenant retenir votre exemplaire, ce qui aidera à financer l'édition.

262 pages, format A5, 49 euros
ISBN : 97829166119576
expédition incluse pour la France, + 8 euros C.E.E. / Suisse 
Par internet (paypal, ou virement bancaire)
Ou par courrier postal en utilisant le bon ci-dessous : 


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vendredi 5 mai 2023

Lecture initiatique du cas Emmanuel Macron. Par Dominique Blumenstihl

Plusieurs lecteurs de ce blog m'ont demandé ce que je pensais du Président Emmanuel Macron et de la réforme des retraites qu'il a engagée. Généralement, je me tiens à l'écart des débats politiques, mais il me semble que le « cas » Macron est vraiment intéressant.


1. Une pensée conditionnée

Il n'est pas question ici de débattre le « pour ou contre » de sa réforme, mais plutôt du processus intellectuel qui l'a mené à la concevoir. Elle procède d'une certaine manière de penser, qui transparaît d'ailleurs dans sa manière d'être et d'agir. Expert en toutes choses, il est incollable et a réponse à tout : ses réponses et argumentations sont toujours techniques, élaborées en certitudes étayées par des données, justes en apparence. Toujours construites en rationalité linéaire et des constats d'évidence, cela lui vaut une certaine brillance. Sa logique semble scientifiquement, économiquement consolidée, et le train des « réformes structurantes » qu'il défend semble pertinent, au regard des logarithmes dont usent ses conseils.

Ce qui retient mon attention, c'est le conditionnement de sa pensée qui infléchit sa vision du réel. En effet, comme tout un chacun, M. Macron pense les choses d'une certaine manière, selon un schéma global, plus ou moins préconçu. Etant un personnage public, cela se voit, cela s'entend.

« La volonté de pouvoir » s'exprime chez lui avec force — mais qui le lui reprochera quand cela vaut pour toutes les personnalités politiques ? Cette volonté présente cependant chez lui une singularité, celle de s'inscrire dans une polarisation spécifique de son être, très particulière. Il existe en effet un « penchant » dominant fort visible chez lui, non pas d'ordre psychologique mais systémique et structurel. Tout son être se polarise selon l'inflexion déterminante qui caractérise l'ontologie du « faire ».



2. Les Sciences Naturelles…

enseignent qu'il existe évolutivement deux voies, chacune développant ses prérogatives selon des modalités propres. L'une des voies conduit à la formation des espèces arthropodiques, tandis qu'en face, l'autre voie évolutive s'élève vers la formation des Mammifères conduisant finalement à l'apparition de l'Humain doté de conscience et de parole. Les deux voies forment un Y, que les spécialistes ont parfaitement tracé dans leurs ouvrages, par exemple le Traité de zoologie.

Le néocortex, chez les humains, se construit lui aussi en deux hémisphères polarisés, notion bien connue depuis les travaux de Brodmann, Sperry etc… Un hémisphère « qui Fait » face à un hémisphère « qui Sait », selon l'appellation du neurologue Deglin, qui nomme « qui Sait » l'hémisphère où se trouve l'aire du langage, situé d'un seul côté. Et nous aussi, nous sommes tout entier ainsi polarisés, nous accrochant à telle ou telle branche d'un arbre, appartenant plus ou moins à l'une ou l'autre obédience, ayant chacune son style. Polarisation parfaitement connue des traditions, les soufis parlent par exemple de toute la différence qui sépare les « théoriciens » des « adeptes » (cf L'Arbre du Monde, Ibn' Arabî). Le « théoricien » explore de savantes constructions en partant d'observations dont il cherche à comprendre la logique, tandis que « l'adepte » adhère d'emblée à ce qui s'exprime au travers du vivant et en déduit la conduite à tenir. A chacun sa « branche » mais il n'est pas interdit de bondir de l'une vers l'autre.


3. La pensée macronienne…

en tout respect de sa personne, procède de la technicité propre au domaine du « qui Fait », reconnaissable par son style entropique, à haute prolifération d'activité et d'agitation, à tendance expansive dans les projections extérieures. A quoi s'ajoute la propension classique du « qui Fait » de vouloir paraître, exister à tout prix, tout en ignorant l'existence de l'En-face partenarial par quoi se réalise l'union de la structure complète. Le « qui Fait », normalement, fonctionne en échange latéral avec le « qui Sait », mais tend, par son entropie dissipative, à se croire seul et s'imagine qu'il est à lui-même l'entièreté de la structure. Caractéristique du « qui Fait », que se doter dès lors d'un langage extrêmement élaboré en dissipation, d'arguments toujours construits sur les procédures de pensée issues de son propre secteur, afin de se prouver qu'il n'a nul besoin du partenaire d'En face, naturellement pourvu de l'information qui devraient diriger le « faire ». Le « qui Fait » dissipatif s'en passe, s'auto-instruit, se convainc lui-même que son « faire » procède de la légitimité qu'il s'accorde, en rupture avec la dualité naturelle qui construit normalement l'édifice unitaire.

Autre caractéristique du « qui Fait » : il tend à inverser les informations qu'il reçoit du « qui Sait » (cf La Face cachée du Cerveau). Inversion due à son positionnement symétrique en miroir par rapport à l'hémisphère « qui Sait ». Nous connaissons tous des êtres — nous-mêmes peut-être ! — qui répondent d'emblée par un « non » à tout ce qui se présente. Effet d'inversion, le non se pose souvent là où était attendu un oui, et le plus souvent, par le bon fonctionnement de l'échange latéral, la négation peut se redresser (plus ou moins) aisément. La forclusion obstinée dans la négation donne naissance à la haine, l'ostracisme, l'anti-S, et procède le plus souvent du blocage de l'énergie sur le seul hémisphère inverseur, coupé du donneur d'information.

 

4. Scène de ménage entre le soleil et la lune

Cette dialectique est bien connue des traditions du monde, par exemple les amérindiens Cakchiquel du Guatemala se réfèrent à une scène de ménage entre le soleil et la lune. Les éclipses en sont la conséquence. L'étoile du matin est supposée rétablir la paix.  L'étoile du matin est hélas cachée derrière un gros nuage. Les sécrétions de la branche Indirecte, ici la lune, sont excessives. La pensée matérialiste ne sait pas se limiter, se freiner. Il en est ressorti une épaisseur de brouillard qui empêche d'y voir clair dans la dialectique des choses. Le Président Macron gagnerait à s'instruire de ce mythe. Mais également les forces syndicales qui s'opposent à lui : elles se situent, elles aussi, dans le domaine du strict « faire » et l'on n'a pas vu en émaner la moindre étincelle de revendication spirituelle ou d'approche initiatique. Dès lors le combat qui les oppose se déroule intramuros dans le secteur hyponeurien auquel ils appartiennent tous deux.

(Dominique Aubier précise, à propos des mythes : « Il faut être habitué à la symbolique des mythes pour discerner la présence de l'une ou l'autre branche derrière les partenaires antagonistes. La plupart du temps, la branche Indirecte est représentée par le serpent. Dans le mythe babylonien de Gilgamech, l'homme était immortel, à l'origine et le serpent était mortel. La bête rusée eut l'habileté de tromper l'homme et de lui enlever son trésor de vie. Le conte estime qu'à la suite de cette aventure, l'homme est devenu mortel tandis que le serpent ne l'est plus. Derrière l'image apparaît le constat structural. La branche qui aurait dû survivre et relancer l'énergie vers le haut a été sacrifiée au profit de celle qui n'a pas d'issue. »)



5. La réforme des retraites : indispensable, nécessaire ?

Les prospectives ayant établi la nécessité de cette réforme partent du constat de la situation présente à laquelle les experts appliquent des formules mathématiques dont ils pensent qu'elles déterminent le cours des choses à travers le temps, si bien que la prédiction tombe (j'allais dire : leur prophétie) : « ce sera la catastrophe dans une dizaine d'années si nous ne faisons rien ».

J'ignore en quoi les oracles mathématiques sont infaillibles au point d'engager un bras de fer avec tout un peuple… Affaire de croyance, les politiques « lisent » dans les formules scientifiques à prétention futuriste un avenir dont ils sont incapables d'envisager la richesse inventive. Croyance (quasi religieuse) dans les voies de l'analyse rationnelle linéaire, voulant que demain une chose soit, au nom de ce qu'elle est aujourd'hui…

 

6. Sire, quels signes avez-vous observé ?

L'initié, s'il était admis dans le cercle des conseillers du Prince, lui aurait demandé : Sire, quels signes avez-vous observé qui vous incitent à envisager telle réforme ? Je ne parle pas des calculs des théoriciens, mais des signes réalistes, les signes que la vie vous envoie au travers des symboles qui vous parlent ? Lisez-vous vos symboles ? Quels sont-ils ? Qu'avez-vous observé d'insolite, dans l'immédiat, en plan de cohérence temporel au moment d'avancer votre projet ? Au moment de signer tel décret, qu'avez-vous remarqué ? Je ne parle pas de l'opinion tirée d'un sondage ou d'une projection pensée par un cabinet-conseil, mais de ce que la vie elle-même, en tant que conseillère supérieure, vous révèle.

L'initié a pour technique de « regarder par la fenêtre », et cela au sens aussi bien imagé que littéral. Il ouvre la fenêtre et regarde au-dehors pour voir quelle réponse la Vie lui communique. Il se passe toujours quelque chose au moment où… Encore faut-il faut-il l'ouvrir cette fenêtre… Sortez dans le beau jardin qui entoure l'Elysée, promenez-vous. Quelque chose vous dira que faire… Ce sera le Conseil de la Vie.

Cette technique de lecture du réel présuppose que l'on soit disposé à en accepter la pertinence. Elle consiste à recourir au « qui Sait », qui ne manque pas de s'exprimer. La méditation consiste précisément à décharger l'emprise du « qui Fait » afin que l'énergie transite vers l'En face en « qui Sait », directement connecté au Verbe tel qu'il s'exprime quand il imprime sur le réel. L'initié surveille son immédiat, le miaulement de son chat, l'aboiement d'un chien, le bruissement d'une feuille, le vol d'une mouche, que sais-je ? Tout ce qui autour de lui agit dans réel en train de se construire participe à la pensée en émergence. L'initié tient également compte du moment cyclique. La crise que nous traversons marque-t-elle la fin d'un cycle.


 7. Désastre ou bonne nouvelle ?

Je viens d'entendre à la radio l'information selon quoi la France aurait été déclassée par les agences financières. Nous voilà « dégradés »… J'ai trouvé cela pittoresque que notre pays soit noté par des institutions émanant du secteur arthropodique de l'évolution culturelle, qui s'autorisent à juger les nations selon les critères qui sont à la source même des crises. J'ai appris que nous sommes « plombés à 120 % de déficit du PIB », « sans plus de marge de manœuvre »… 

Constat des économistes qui s'aperçoivent de l'échec de la gestion hyponeurienne des nations. Ne pas oublier cependant, que l'Evolution se réalise en deux modalités distinctes, traçant un arbre en Y. La branche hyponeurienne économiste avoue son échec… J'en prends acte. Fin de cycle. Désastre ou bonne nouvelle ? « De l'un on verra les bornes et de l'autre on verra le prodige », écrit Lao Tseu. Or, « la structure en Y concerne toutes les matières ayant achevé leur structuration en cycle. Dans toute situation évolutive, qu'elle soit végétale, animale, chimique, sociale ou civilisatrice, il y aura, à la fin des dynamismes, deux branches ouvertes dont l'une aura des caractères analogues au côté épineurien et l'autre au côté hyponeurien », précise Dominique Aubier.

S'il n'existe plus de marge de manœuvre du côté de l'économie, j'en déduis que le moment subtil est arrivé de procéder au grand transfert de l'énergie vers l'En Face, là où la dynamique sur-évolutive se met en route, non plus sur les fascinations des gloires matérielles passées, mais sur une sublimation des valeurs spirituelles. Elles-mêmes sublimées et libérées des conceptions archaïques. Face à l'impasse de la civilisation purement économiste-productiviste se présente le territoire de la Connaissance actualisé, exégétisée et dévoilée.

Savoir que cela existe. S'en informer, modifier dès lors le paradigme civilisateur. C'est à la portée d'un Chef d'Etat et singulièrement celui de la France dont c'est la mission d'insuffler cet air. Il suffit qu'il le veuille. Pour l'y aider, nous lui avons envoyé les ouvrages lui permettant de s'accorder avec la volonté du Temps.


— La Face cachée du Cerveau

— La Lecture des symboles

— Le Réel au Pouvoir

— Ces Désastres qu'on nous fabrique

— Exégèse de Don Quichotte


 

Résumé de la proposition initiatique :

— La « grande réforme structurante » que nous devons concevoir consiste à opérer le transfert civilisationnel vers un projet dégagé des obsessions productivistes. Tendre désormais à promouvoir la connaissance du modèle intégrant le phénomène de la conscience et son rapport au verbe.

— Le « passage » de l'un à l'autre : la référence de la « Sortie d'Egypte » marque de manière emblématique ce processus de rupture, de prise de liberté face à l'oppression pharaonique dont le système politique visait la destruction de l'être sous la charge excessive du « faire ». Les consciences appellent à cette délivrance, raison pour laquelle les peuples s'insurgent face aux doctrines pseudo-messianiques célébrant l'activité-agitation comme puissance de libération. Le concept du « travailler plus pour avoir plus » est une erreur, car il ne s'agit pas d'avoir plus (a-t-on jamais assez ?). Il s'agit de bénéficier d'un surcroît qualitatif en terme d'épanouissement de l'être. Le travail en soi est une haute valeur s'il est exécuté en vue de l'épanouissement et accompagné du sens.

— Le remplacement de l'idéologie centrée sur la productivité par le recours au principe civilisateur essentiellement appuyé sur la Connaissance et la lecture initiatique du réel.

 

++ Critique de la pensée hyponeurienne 


A découvrir :  Inédits 2.

mercredi 26 avril 2023

Le secret de la Création. Par Dominique Aubier.

Le Secret de la Création,

par Dominique Aubier

 

Extrait du livre Inédits 2.

Ouvrage qui paraîtra en juin 2023…

 

Est-il raisonnable de penser que la terre, loin d'être un point perdu dans l'univers, soit le site visé par le premier élan fonctionnel de l'énergie mouvant le Cosmos ? Un fait permet de le penser. Une évolution s'est produite en elle, qui a construit le minéral, le végétal, l'animal et l'humain. Une évolution qui a suscité la vie. La vie, critère irrécusable de l'existence. La vie, dont nos savants cherchent désespérément des traces dans d'autres astres, allant jusqu'à postuler, sans preuve, que des planètes, dans d'autres galaxies, puissent avoir vécu, possiblement mieux que nous, une aventure comparable . 

 La cosmogonie biblique n'autorise pas cette hypothèse. L'évolution sur Terre est le résultat de la percée d'un Premier Echange Latéral (PEL) conduisant une information qui doit se déposer à la fin dans une forme concrète. Cette prédestination étant obligatoire, tous les éléments nécessaires à sa maturation s'organisent progressivement. L'évolution générale, dont les naturalistes proclament qu'il s'agit d'un fait et non d'une théorie, correspond à la sécrétion des acides aminés dans le cas miniaturisé de la formation d'une protéine. A croire que la planète Terre ne sera pleinement elle-même qu'au moment où l'information codante animée en A, dans l'Invisible, recevra le traitement qui la fixera en A'. La vie sur terre serait-elle du ressort de l'approche et non de la pleine réalisation ?

Pour en juger, il faut connaître le contenu exact de l'information frappée en A. Tout le secret de l'évolution qui s'est produite sur terre tient à la finalité visée par ce codon originel. L'Oiseau Bleu de la connaissance vous dira que l'information animée au départ de la Création se confondait au système Alef, s'étant lui-même délégué à tenir l'emploi du codon.

 Si étonnant que cela paraisse, le contenu de son message a été capté. Moïse en a pris note, grâce à ses antennes spirituelles. Songeant à ce pouvoir, je me suis souvenue de l'humour avec lequel Cervantès parle du sien. En fin de Quichotte I, l'Hidalgo se plaint de ce que sa girouette est trop pointue. Pourquoi fallait-il qu'elle soit finement aiguisée, quand il était tellement pratique de l'avoir toute plate ? Son instrument de perception aura percé trop profondément l'espace-temps. Il y a saisi des vibrations inaudibles pour ceux qui ont la tête dans les épaules. Mais nul ne choisit la longueur de sa suspension sensible au fil de l'énergie qui lui donne vie. 

Moïse devait avoir sur la tête comme un tube où se canalisaient les émissions retransmises par le PEL. C'est lui, prophète sans concurrence, qui a fait le relevé de la formule clé. Ehyé Acher Ehyé (Exode 3-14). Je suis celui qui sera. Acher est l'élément relationnel entre les deux Ehyé. Acher, c'est le codant animé une fois pour toutes au commencement des temps. On observera qu'il y a triplet verbal en Acher tout comme il y a trois nucléotides au départ du processus microbiologique visant à former une protéine. En effet, trois lettres édifient ce mot-clé : Alef, Schin et Reisch.

א ש ר

— Alef déclare que le système se donne d'emblée ;

— Schin fait valoir que la mise en forme explicite de ses règles est obtenue ;

— Reisch livre sans mystère l'identité du référent de naissance dont le système Alef est la loi de fonctionnement. 

Projet net. Le triplet Acher exprime un vouloir érigé dans l'Invisible dès le départ de la Création. Le PEL s'en empare et le projette dans le Cosmos, suivant son itinéraire obligé A A'. Pour qu'Acher devienne un « intelligible », il faut que des intelligences se prêtent à le capter et comprendre. Sans le cortex parlant donnant accès à la conscience, Acher ne toucherait jamais sa cible. Ce codon ne marquera son but qu'après avoir promu les conditions nécessaires à sa réalisation. Des milliards d'années ont été occupées à les sécréter. Acher ne commandite pas n'importe quoi. Il code une prévision intellectuelle. Pour que son programme se réalise, il faut qu'existe déjà un agent capable d'en assumer l'intellectualité. La conscience est l'outil requis au service de son objectif. Les scientifiques ont rencontré cette contrainte qu'ils ont appelée principe anthropique. Manière de dire que l'Humain était compris dans le projet créateur ? La créature dotée d'un cortex parlant n'est véritablement entrée en transe d'exécution qu'à partir du moment où cet instrument de pensée a été disponible. L'essor biologique s'est alors arrêté, laissant place à l'envolée culturelle. L'Homme est devenu l'outil de l'aventure historique.

 

Un mot ne s'écrit pas d'un seul trait. Chacune de ses lettres demande à être modelée séparément, venue dans l'ordre que lui prescrit le sens. Ses trois signes se sont gravés l'un après l'autre sur le Temps. Trois étapes ont été nécessaires : le temps de l'Alef, celui du Schin, celui du Reisch. Sans omettre la résolution terminale quand Acher sera énoncé en plénitude de mot et de contenu intellectuel. Oui, intellectuel. Le système Alef a été pensé au départ. Il doit l'être aussi à la fin. 

Trois étapes civilisatrices correspondent à l'émergence historique de chacune de ces lettres. Essayons de les discerner. Il semble que la période hébraïque, Bible, Talmud, Kabbale, ait été consacrée à la captation réflexive de toutes les composantes du système en cause. C'est la grande époque où, partout sur le globe, les traditions travaillent le thème de la Connaissance, s'appliquant à en fixer les normes. Le temps consacré à cette captation s'arrête-t-il en 1492 ? Année charnière à plus d'un titre. Après l'expulsion des Juifs, le temps du Schin s'amorce-t-il en Espagne, avec Cervantès ? L'histoire officielle n'en dit rien. Mais il est possible d'en reconstituer le singulier mouvement. Je m'y suis essayée dans Don Quichotte, le prodigieux secours du messie-qui-meurt. Cervantès fait exactement ce que prescrit le Schin : le relevé minutieux des valeurs intellectuelles décrivant le système Alef. Opération vieille déjà de quatre siècles, passée inaperçue de la culture active. Ce laps de temps mesure-t-il le vieillissement des religions ? Pendant ce même temps, la science conquiert son droit de parler du réel.

Reste le Reisch. A l'écriture du Reisch, correspond la phase terminale du codage civilisateur. C'est la période culturelle où le système de vérité se fait connaître par référence au savoir objectif. Le Reisch s'est-il laissé prendre aux faiblesses de ma plume écrivant La Face cachée du Cerveau ? Souffleur extraordinaire, poussé de l'avant par le PEL, il a dû me dicter bien des chapitres. Quoi qu'il en soit, la période Reisch est à l'ordre du jour. Nous la vivons. Un signe a trahi son passage en termes événementiels, sur la scène du Temps : la victoire des Bleus au Mondial du Football 98. Marquage de type balle au but. L'événement était si fort, si clair, si éloquent, que je me suis hâtée d'en faire l'exégèse. Elle a été publiée par la revue Occulture en son numéro 2 [ publiée également dans le livre Lire sa Vie ]. Il est important d'en prendre connaissance. Ce séminaire se place dans la séquence ouverte par la victoire symboliquement annoncée au stade de France à Saint Denis. Je l'ai conçu de manière qu'il en soit significativement la suite. La démonstration qui va se faire représente l'enseignement à délivrer pour que le Reisch de Acher devienne réalité culturelle, connaissance vérifiée, intellectuellement consommable. La France est le pays désigné pour mener à bien cette opération de haute signification. Vous êtes les acteurs dans cette entreprise d'intérêt public. C'est qu'elle repose sur la prise de conscience personnelle. 

Il est impossible de minimiser cet aspect de l'affaire. La condition humaine est ainsi faite que nous sommes tous ensemble et un par un les agents du devenir cosmique. Il n'est pas nécessaire de consulter un traité d'anthropologie pour découvrir qu'au sein de l'espèce, nous sommes tous des semblables, bien que chacun soit une réalité unique. Le principe de similitude est lié à la présence du cortex en toute créature humaine. Nous sommes tous égaux face à cette dotation que complète le corps, en sa définition anatomo-physiologique. Nous sommes tous bâtis sur le même modèle de fond. Bras, jambes, nez, bouche, à la sexualisation près. Mais il n'y a que deux sexes et ils reproduisent le duo des deux hémisphères supportant l'unité. Toutefois, la similitude est un phénomène bizarrement corrigé. Comment se fait-il qu'étant formés sur le même modèle structurel, nous soyons façonnés un à un de manière particulière ? Chacun de nous se distingue à sa figure, son aspect, sa voix, sa démarche, son caractère, ses réactions tempéramentales. Son écriture. Ses empreintes. Son temps de vivre. Son moment d'inscription dans le déroulement des générations. 

D'où provient l'inflexion qui, sur un thème unique, organise l'émergence infinie et fascinante de la dissemblance ? La génétique, science récente, nous dit : ce sont les gènes, la manière qu'ils ont de s'apparier, en suscitant chaque fois un être nouveau. Le mélange des chromosomes issus du père et de la mère serait à l'origine de l'incessante variation des modelages humains, chaque individu répondant du modèle commun, en même temps qu'il en est une interprétation singulière. Peut-être. Mais dans la perspective où nous avons regardé jusqu'ici la phénoménologie des choses de la Création, l'explication génétique n'est pas entièrement satisfaisante. C'est en termes de Logiciel sublime qu'il nous faut connaître la raison de la singularité modelée sur la similitude. 

Mais n'est-ce pas compris dans le codage Acher ? Voilà un élément qui édicte d'autorité que le système Alef induit sa structure associée. Le PEL l'introduit dans le Cosmos où il ne cesse de susciter des structures tributaires du système Alef. La Terre n'en serait-elle pas une ? Cortex dont les fonctions se régionalisent largement en zones linguistiques, climatiques. Chacune d'elles, bien sûr, en stricte obéissance au codon initial. Qui suscite donc des cortex dans des cortex. En sorte, comme le dit l'auteur du Zohar, que le réel n'est que cerveau dans le cerveau. La vie à son tour, la Vie historique des hommes se déploie dans un feuilletage invisible d'ordre cérébral. C'est dans cette organicité invisible, que nos existences prennent feu. Nous y tenons le rôle de neurone. De neurone construit sur le modèle absolu puisque le cortex en nous est substantiellement complet. Ce qui n'empêche pas la vie, la planète, toutes cérébrales qu'elles soient dans leur système d'unité d'être assujetties à l'enjeu fondamental du « qui Fait » cosmique. Comme si le cerveau, en nous, n'avait d'autre obligation que redresser la situation et rendre nos événements au codage dont ils sont la projection.

 

 

Ce texte est extrait du livre Inédits 2.

Ce Livre paraîtra prochainement. Les fidèles Lecteurs et Lectrices de Dominique Aubier peuvent retenir dès maintenant leur exemplaire. Le prix du livre sera de 49 euros, expédition incluse pour la France.