Dans ce Blog, je présente les ouvrages et les études les plus pertinentes concernant la Connaissance initiatique et sa tradition. Avec un regard attentif pour la kabbale hébraïque… et Don Quichotte. "Le vrai savoir est une restauration du Monde" (Dominique Aubier)
Rechercher dans ce blog
Translate
samedi 25 novembre 2023
Plaidoirie pour une cause gagnée : série de 3 livres de Dominique Aubier
samedi 4 novembre 2023
Comment lutter contre l'antisémitisme ?
Par Dominique Blumenstihl-Roth
Nous étions tous au Sinaï, aimerais-je dire aux antisémites dont les éructations sont largement relayées par les médias. Médias qui, à force de les diffuser, finissent par être les informateurs de ce qu'ils voudraient dénoncer. Les antisémites se réjouissent de ce que l'on parle d'eux : notre indignation les amuse et les conforte dans leur raison d'être.
1. Comment lutter contre l'anti S ?
En surveillant les réseaux sociaux, en punissant les impétrants… Tout cela est sans doute louable, peut-être efficace, mais c'est là une action portant sur l'extérieur et non sur l'origine. Pour refroidir les inflammations chroniques, il ne suffit pas de prendre un antibiotique dont l'effet cesse rapidement après qu'il a été administré, d'autant que l'organisme s'y habitue. L'amoxycilline perd de son efficacité, quand bien même on en augmente les doses. Une autre médication est-elle envisageable qui mette fin aux purulences ? Neutraliser l'agent pathogène ? L'extraire ? Impossible de vérifier ce qui mijote au cœur des âmes, au secret des lourds silences qui parfois n'attendent que l'occasion pour enfin lâcher leur terrible secret. Car enfin, si l'antisémite lourd et gras vociférant sa haine dans la rue est facile à repérer, qu'en est-il quand il se larve dans la bienséance propre-sur-elle de l'intelligentsia, persuadée de n'être jamais démasquée ?
— Tel écrivain raciste et antisémite comme Louis Ferdinand Céline continue d'être adulé par une caste de bien-pensants en raison de la prétendue haute qualité littéraire de son œuvre.
— Le philosophe Heidegger en grâce chez les universitaires qui lui consacrent quantité de conférences sous toutes sortes de prétextes. Il fut étrangement complaisant à l'égard du nazisme qui lui offrit un poste prestigieux à l'Université de Freiburg…
— Tel auteur actuel célèbre écrit une pièce de théâtre à gros succès où Hitler apparaît comme un sympathique artiste-peintre et Albert Einstein en monstrueux savant responsable d'Hiroshima…
— Tel éditeur publie Mein Kampf, désormais tombé dans le domaine public, en tire de substantifiques revenus et justifie cette édition au nom de la recherche scientifique…
— Tel président de la République se rend sur la tombe du Maréchal Pétain et lui rend hommage, y dépose une gerbe de fleurs, sous prétexte d'Ancien Combattant. Et ricane en secret du subterfuge qu'il accomplit. Tel autre se rend en Israël, en voyage officiel, et soutient l'idée de la coupure en deux de Jérusalem — thèse délirante défendue — histoire de ménager les susceptibilités du Golfe alors que l'entité même de la ville en tant que lieu d'insertion du Verbe ne peut en aucun cas être divisée sous peine d'ablation de l'aire du langage. Antisémitisme dosé au nom du prétendu pragmatisme d'Etat, qui se défend, la main sur le cœur, de jamais le paraître au nom des Droits de l'Homme.
Tout cela repose sur la méconnaissance, la négation même du rôle de la France, dont la mission est étroitement liée à celle d'Israël. La politique se pense en terme de pouvoir. Serait-il possible de la penser en terme d'utilité au service de l'esprit ? La politique, c'est la relation. Peut-elle se fonder sur autre chose que la volonté de domination? Pour Israël, c'est avant tout la volonté de survie qui domine la dynamique existentielle de l'Etat. Pour la France, c'est la volonté de confort, de paix sociale. J'allais dire de suprématie en boffitude. Elle se range sur un projet de développement de type hyponeurien, avec sa croyance au progrès éternel, technologie illimitée, soumission des êtres à l'accroissement productif. Pourtant, par sa vocation, la France s'inscrit dans la continuité de la Révélation. Ouvrir le message de la Révélation, l'expliquer, l'universaliser, la mission française se cale sur ce rail, en liaison directe avec l'extraordinaire travail accompli par la longue histoire d'Israël. Une réorientation au plus haut niveau de la politique de l'Etat serait souhaitable qui fasse de la doctrine de l'intérêt immédiat une obsolescence au profit de la fidélité à la vocation spirituelle.
2. L'antisémitisme, c'est aussi au quotidien
Il y a quelques jours, au café, un pilier du bistrot dit à son collègue : « oh toi, t'es radin, un vrai juif ». Personne ne réagit, moi non plus. Allais-je invectiver un brave buveur ? Et pourtant… Peut-être aurais-je dû me lever et le mettre face aux mots qu'il a employés ? Il ne présente aucun danger pour personne, si ce n'est pour lui-même : son antisémitisme est tellement sot, normalisé et admis… Il vit avec, sans se rendre compte de rien. Oui, j'aurais dû lui dire quelque chose. L'emmener à la maison, lui présenter la Torah, les Talmud, lui montrer les livres de mon Maître sur l'Alphabet hébreu. L'inviter à s'en instruire. Lui proposer d'apprendre les secrets de l'Alphabet et ses arcanes. Lui expliquer que l'antisémitisme, la haine, le racisme procèdent de l'Inversion. Lui montrer aussi les Evangiles, et lui dire : « tiens, voilà un juif qui te regarde et qui n'était pas radin ».
Ai-je raté l'occasion d'instruire un ignorant qui n'attendait que cela ? Ce n'est que partie remise et m'en tenant à la loi du Redoublement, il est certain qu'une nouvelle occasion se présentera. Oserais-je lui dire : — Mon ami, être juif, c'est aussi et surtout vivre sous contrat avec l'Alliance (Bérit), l'Alliance du Sinaï, à laquelle toi aussi tu es convié, depuis toujours. Etre Juif, c'est s'engager, devenir Israël dont le nom signifie lutter pour l'Esprit. Toi aussi tu peux lutter « pour ». Depuis des millénaires, le judaïsme tient cet engagement, et nous sommes tous impliqués dans la grande Alliance. Elle fait de nous des humains à part entière, connecté à l'Invisible. Briser ce lien fut l'objectif de la Shoah. Si tu enlèves en toi-même ta part te reliant à l'Absolu, alors tu pratiques une ablation de ton propre cerveau. Et que restera-t-il de toi, si on coupe, dans ton propre cerveau, l'aire du langage ? L'expérience a été faite par les neurologues : selon la zone détruite, tu peux continuer de parler, mais tu n'as plus accès au sens. Ou alors tu gardes la capacité du sens, mais tu ne peux plus parler. Dès lors : ne te coupe pas du Sinaï.
Je crois que l'antisémitisme est l'expression d'une souffrance atroce, la détresse d'un esprit qui reconnaît dans « le Juif » — dans l'Autre — ce qui lui manque… et qu'il rejette tout à la fois. La haine viscérale s'exprime contre « le Juif », en ce qu'il est le porteur de l'Alliance sinaïtique à laquelle l'Invisible cependant appelle tout le monde. « Par toi sont bénies toutes les nations de la Terre », dit Dieu à Abraham. Dès lors, l'antisémitisme c'est la haine de soi-même, la haine du meilleur que l'humain porte en lui, c'est-à-dire sa connexion avec l'Esprit.
3. A chacun sa manière
Je vois autour de moi quantité de manifestations d'amour dont les média ne relaient pas le message. Pour eux, ce sont des non-événements. L'amour d'une mère pour ses enfants, l'amour qui s'éveille entre deux adolescents — qui s'embrassent, à la vue de tous, sur le banc, devant le collège. Cela aussi mérite d'être vu : leurs regards amicaux et complices quand je leur ai fait signe du pouce pour leur dire « OK ». Passant devant eux, pendant qu'ils reprenaient leur respiration (ils étaient tout émerveillés l'un de l'autre), je leur ai dit : — Vous êtes beaux tous les deux. C'est beau l'amour. Ils m'ont répondu en me remerciant de ces paroles. Voilà des images que nous aimerions voir sur les écrans. L'amour, puissante réponse à la haine, sans cesse nous appelle, nous rappelant que la Révélation ne cesse de se donner, à chaque seconde, à chacun de nous, afin que nous en validions l'enseignement.
Concilier la diversité des croyances en identifiant le principe d'unité : La Face cachée du Cerveau
Lutter contre l'Anti-S : ce livre exceptionnel, Réponse à Hitler
et ce livre : Esther, la Délivrance d'Israël
Réconcilier l'Islam… avec lui-même : Fatima, la délivrance de l'Islam.
samedi 21 octobre 2023
Conflit Israël / Palestiniens, comment sortir de l'impasse ? par Dominique Blumenstihl-Roth
Par D. Blumenstihl-Roth
La première partie de ce texte se trouve ici.
Je remercie les nombreux lecteurs et lectrice qui ont bien voulu me témoigner leurs encouragements dans la poursuite de cette étude.
Noter qu'Ismaël est né avant que le Hé soit attribué à Abram. Isaac naît 14 ans après Ismaël, de la rencontre du Hé abrahamique avec celui de Sarah. Abram, à la naissance d'Ismaël, est encore incomplet.
5. Enseignement de l'Aqéda
6. La blessure de l'Islam
mardi 10 octobre 2023
Comprendre le conflit entre Israël et Palestiniens, par Dominique Blumenstihl-Roth
par Dominique Blumenstihl-Roth
Ce conflit soulève pas mal de questions :
2. « Sa main sera contre tous… » écrit Genèse XVI.
3. Sans partenaire de dualité
4. « Et la main de tous sera contre lui » (Genèse XVI-12).
5. Agar dans le désert
Son nom s'écrit Hé, Guimel, Resch.
ה ג ר
jeudi 5 octobre 2023
L'antisémitisme… Une étude du sens.
dimanche 24 septembre 2023
Et Jésus dans tout cela ?
Et Jésus dans tout cela ?
par Dominique Aubier
Le messianisme ! Ce terme plonge dans un mystère qui tracasse les esprits. On voudrait savoir de quoi il s'agit. Et d'abord, qu'appelle-t-on « messie » ? Selon l'usage qui en est fait, le Messie serait venu avec le Christ. C'est l'opinion chrétienne. Pour les Juifs, il s'agirait d'une formulation absolue, livrant la vérité éternelle, phénomène prévisible mais non encore échu. Ainsi, le Messie serait venu pour les uns et en attente d'arrivée pour les autres.
Comment avoir une claire idée, que ce soit en terme de constat ou d'espérance ?
![]() |
| ©Francis Roth |
Le Christ est un personnage considérable. A mon sens, il a mesuré historiquement une situation dramatique. Son martyre sur la Croix montre l'image d'une souffrance injuste, d'une condamnation qui ne devrait pas exister.
Il y a, sur le Tzadé, dix-huitième lettre de l'alphabet hébreu que représente la Croix, un homme cloué. C'est là une image effrayante du sort de l'humanité, signalé dans l'alphabet biblique. L' « erreur de Hava » est à l'origine de son malheur. Jésus interprète et subit ce malheur-là. Chaque fois qu'un cycle intérieur fait resurgir l'erreur au titre du retour en phase du thème archétypal, la mort vise le côté parlé de l'évolution. L'erreur dite « Hava » est celle de toute une civilisation qui a cru en la continuité linéaire de la productivité matérielle, en la croissance continue — le serpent — en ignorant volontairement le processus évolutif. Cette ignorance nous menace.
Le Christ en cela n'est pas une mythologie. Il est l'interprète humain symbolisant le sort de l'humanité écartelée entre deux polarités tendues à l'extrême. D'une part la Connaissance, d'autre part les sciences. Il signale cette fracture, cette ligne de séparation entre les deux modalités réflexives. Il est à l'origine d'une ligne de développement spécifique, de métabolisation historique qui passe par Rome et par la Science qui se développera puissamment en opposition à la foi. En sorte que l'Occident est spécifiquement concerné par la Croix. De la Croix naîtra, a contrario, la science. Et que naît de la science ?
La Croix est un signal très important. On dit d'ailleurs, « faire le signe de la croix ». Il consiste à tracer une verticale du front au bas du sternum et d'une épaule à l'autre, à l'horizontale. La verticale, c'est la ligne du temps. L'horizontale, c'est la ligne de séparation des opposites. La Croix nous envoie, par-delà les millénaires, l'image même de ce qui nous arrive. Le Christ tombe en croix, il meurt, les bras écartés. Cela signifie que le cycle à venir, quand il ouvrira ses deux bras, subira le même supplice. Il restera suspendu à son schéma structural, sans trouver de solution miraculeuse.
La Croix annonce ce qui va se produire, mais elle indique aussi le moyen d'éviter le pire… D'où la résurrection. Celle-ci n'est possible que si nous nous dotons de l'instrument permettant de décrocher (enfin !) le Christ. Cet instrument, c'est la Connaissance. Celle que le messie reçoit, transmet et met au point de manière décisive. Que ce soit clair : le Christ n'est pas l'auteur de cette mise au point, il en est l'annonciateur symbolique. Il assume cela avec un courage inouï, en toute conscience, mettant sa propre vie sur la Croix, devenant par là-même le symbole qu'il représente.
La Croix, symbole terrifiant, est implantée dans l'Histoire. Elle s'élève sur un cycle frappé de commotion. La mise en croix de l'homme juif — et donc celle de toute l'humanité — supplicié par un impérialisme politique qui prétendra s'en laver les mains, représente la négation du verbe par l'absolutisme de l'ignorant. Cette mise en croix de l'homme porteur des symboles de l'Absolu n'est-elle pas l'annonce de la monstrueuse Shoa ?
lundi 11 septembre 2023
Mystère de la Torah, le secret de Séfarad, par D. Blumenstihl-Roth
צָרְפַת
— Exégèse de Don Quichotte, en 5 volumes
