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jeudi 7 février 2019

La Connaissance est l'affaire de tous. Quelques news de Don Quichotte…

La Connaissance est l'affaire de tous. 
Et de quelques uns.
par Dominique Blumenstihl-Roth


Plusieurs personnes m'ont écrit pour me dire qu'à leur avis, je donnais trop dans le judaïsme alors que la Connaissance était l'affaire de tous. Je ne doute pas du bien fondé de cette réflexion, car en effet : « je te fais père d'une multitude de nations » affirme l'Eternel s'adressant à Abraham en Genèse XVIII-5, étant entendu que « nations », dans ce verset, est écrit « goyims », c'est-à-dire que sont concernées : les nations du monde. La Révélation reçue par Abraham touche donc tous les peuples.
Et voici la difficulté : d'une part, les « goyims » (les non-juifs) disant que mes écrits versent par trop dans ce qui finit par offusquer. Et d'autre part, les « non-goyims » (juifs) me reprochant d'ouvrir ce qui, selon eux devrait rester confiné à la Tradition. Que faire ?
La « pureté » de la transmission est une vaine illusion, elle ne peut s'opérer sans participation de « l'impureté » explique en substance le grand rabbin Loew, Maharal de Prague (1522-1609) , dans « Le Puits de l'Exil ». Je rejoins ce point de vue. Il recoupe les sages paroles de Lao Tseu qui écrit : « les hommes imparfaits sont le capital des hommes parfaits » — et sur la perfection, nous pouvons tous améliorer.

1. Les lois de séparation
Dans le judaïsme traditionnel orthodoxe, on pratique en effet la « loi de séparation ». Elle remonte à l'époque de l'exil de Babylone lorsque l'enseignement du Sinaï risquait de se perdre et que la cohérence culturelle allait se dissoudre à l'étranger suite aux unions de plus en plus nombreuses entre juifs et non juifs. Les législateurs ont alors marqué l'interdiction : elle ne visait pas à instaurer des concepts « racistes », mais à cerner le contour de la Communauté porteuse du message ne tolérant pas l'infléchissement que provoqueraient les inévitables compromis touchant les générations issues des mixités. Valable il y a trois millénaires, cette loi a-t-elle encore un sens de nos jours ?
Le Temps n'est-il pas l'acteur principal dans tout processus ?
A mon sens, le temps des séparations est révolu dès lors que les circonstances historiques liées à leur édiction sont dépassées depuis la fin de l'Exil en 1948 : s'est-on seulement aperçu de cette énorme événement qu'est la fin du Quatrième Exil ? Il me semble dès lors vain de se cramponner à une règle générale qui eut son utilité de préservation culturelle en un moment crucial où la survie du message sinaïtique était liée à l'intégrité « socio-biologique » de la communauté porteuse dispersée dans le monde.
Aujourd'hui, XXIè siècle, les Temps imposent l'ouverture : Israël est rentré d'exil. Il n'y en aura pas d'autres. Le message sinaïtique a été préservé. La révélation des Lettres s'est transmise comme il se doit et a fait l'objet de l'exégèse éclairante rendant, restituant l'Alphabet à son Motif fondateur, Béréchit… Dès lors, fin de l'Exil, fin de l'ésotérisme et ouverture.

2. Des temps nouveaux s'ouvrent… Les temps messianiques.
Les Rabbins ne l'ignorent pas et s'ils maintiennent avec rigueur les lois dites de « séparation », c'est par souci de fidélité au dogme de la cohérence intra-communautaire devant assumer la continuité des prescriptions remontant à l'exil de Babylone. Pour ce qui me concerne, au risque de déplaire, je m'en tiens à ce qui fut dit à Abram : « Rav hamon goyim » c'est-à-dire que son acte concerne une multitude de nations qui s'inspireront de lui. L'acte en cause est celui par lequel le Patriarche eut conscience de la lettre Hé :

ה

5ème lettre de l'Alphabet construite sur ses deux piliers en droite et gauche. Ayant compris la nécessité du dialogue avec l'Altérité, Il reçut cette lettre dans son nom et devint, comme on le sait (kémo se-yadua) AbraHam. Ce même Hé fut attribué à son épouse Sara qui devint SaraH, non par ruissellement sur elle de la vertu de son mari, mais pour ses propres mérites, indépendamment de son époux.

3. Accepter l'altérité
L'altérité : cela suppose qu'il faille tenir compte de l'En-Face, du partenaire. C'est le sens même de ce Blog, en corrélation et réciprocité avec chaque Lecteur en dialogue. Vous pouvez manifester votre réflexion sur le sujet et la partager.
Les « nations » sont, sans aucun doute, les partenaires d'altérité d'Israël et inversement. Dès lors le dialogue du Hé est obligatoire, ontologique, vital. De nombreuses figures de la Bible ont observé cette altérité en réalisant — au grand dam de l'orthodoxie — des unions quelque peu scabreuses. L'épouse de Moïse n'est-elle pas non-juive ? Tsipora — « L'oiselle » est une Madianite indique le prof. Raphaël Draï dans son livre La Traversée du Désert p. 203, et elle est considérée comme l'En-face idéale, la fille du plus grand théologien de son époque, « à la mesure de Moïse qui en était le plus grand prophète », écrit Elie Munk dans sa remarquable étude d'Exode, p. 21, éd. Fondation Samuel et Odette Lévy, 1972). « Le fait que les deux tiers de la vie de Moïse se déroulèrent dans un milieu non-juif est significatif », poursuit le savant et il semble, selon lui, indiquer que « l'ouverture vers les nations était prévue dès le début ».
Autre exemple :  l'une des plus édifiantes unions en toute « altérité » donnant le vertige à l'orthodoxie est celle d'Esther avec Assuérus, une vierge d'Israël se mariant avec un roi sanguinaire sur injonction de l'Eternel : elle obéit ne sachant pas que par ce mariage elle parviendra justement à sauver le peuple juif du génocide qui se préparait. J'ai étudié cette « affaire » dans mon livre Esther, la Délivrance d'Israël (édition Peleman).

Or, un ami me disait récemment : « franchement, avec tes articles et analyses sur le Blog, tu vas trop loin et tu donnes, comme dit l'Evangile : « des perles aux cochons », en ce sens que tu divulgues bien trop largement — gratuitement, ce qui est une erreur — un enseignement qui mériterait un public sélectionné ».
— Hé ! me suis-je exclamé. Le Public — les amis qui suivent ce Blog — se sélectionne fort bien lui-même et pour ce qui est de mes textes, si ce sont des perles, eh bien tant mieux. Pour ce qui des « cochons », il se pourrait bien qu'en toute modestie, moi-même j'en sois, puisque (ajoutais-je fièrement), c'est un animal fort sympathique, affectueux, que l'on dit intelligent, et qui mérite le respect dû à tout être vivant. D'autant que dans le calendrier chinois, nous entrons dans l'année du cochon et qu'il apparaît plusieurs fois dans l'imagerie de Don Quichotte.

4. Don Quichotte le vendredi soir
Quand le célèbre héros du roman espagnol arrive à l'auberge où il se fait armer chevalier, il remarque là un garçon qui souffle dans une sorte de trompette afin de rassembler son troupeau. Cervantès, bien espiègle, ajoute entre parenthèses, à l'instant où il nomme les animaux : « je m'excuse de les nommer ainsi, mais c'est bien ainsi qu'on les appelle. » De qui parle-t-il ? Un petit tour du côté de l'histoire de l'Espagne du XVIIè siècle sous regard inquisitorial nous fait savoir qu'en effet, à cette époque, on appelait « marranes » (cochons) les juifs convertis qui continuaient de pratiquer leur première religion interdite par décret, tout en ayant adopté (pour leur survie) le formalisme de la religion d'Etat. Les « cochons », dans ce contexte, sont clairement identifiés (« parce qu'on les nomme ainsi ») par le méchant sobriquet désignant la nourriture interdite les trahissant. Identification renforcée par un indice dans le texte qui précise que la scène se déroule un vendredi soir, à la tombée de la nuit. Vous pouvez vérifier, c'est au chapitre 2 du vol 1 des aventures de Don Quichotte.
Que pouvait bien faire Don Quichotte, le vendredi soir, dans une auberge où se réunissent des « marranes » au son d'une trompette ? Répondrait-il à l'appel du fameux chofar des hébreux, cet instrument de proclamation de la liberté pour les esclaves, pour les terres et pour « tous les habitants du pays » (Lev XXV,9, cit. Elie Munk) ? Que font les juifs le vendredi soir ? ( je m'excuse, c'est bien d'eux qu'il s'agit). Ce n'est un secret pour personne : ils célèbrent le Sabbat. D'autres preuves abondent en ce sens ; le repas du Quichotte, qui ce soir là, n'obtient à manger que du poisson ; et quels poissons ! L'aubergiste lui dresse une liste des plus mystérieuses de poissons qu'il puisse lui servir, abadejo bacalao, curadillo… Etrange paragraphe dans le roman cervantien, où les noms des poissons donnés en castillan peuvent s'entendre et se déployer… en hébreu, et cela sans la moindre traduction. Mis bout à bout, phonétiquement et lus selon les procédés classiques de la tradition kabbalistique, les noms de poissons développent une phrase audible et compréhensible en cette langue interdite par l'Inquisition, si bien qu'il se dégage une étrange affirmation de la part du Quichotte ayant l'air de comprendre immédiatement le codage que lui propose l'aubergiste au chapitre 3 vol. 1.
Quichotte semble décoder les paroles à mesure qu'elles sont prononcées et répond par une phrase tout aussi curieuse, à la limite de l'insensé pour l'esprit littéral, réclamant une truchuela, une truite entière dans son assiette. Etrange conversation tournant autour de noms de poissons qui, entendue au second degré, en hébreu, font allusion à l'alimentation spirituelle, puisque le Quichotte réclame, sous couvert de sémantique dissimulée, une Torah entière, de celle qui est cachée et mise au secret…
Je ne le dévoilera pas ici en détail le processus de décodage et ses résultats, mais j'indique au Lecteur (mot que j'écris toujours avec une majuscule) l'endroit où se trouve… la perle rare.
Le décryptage intégral de ce passage et l'extension des innombrables codages dans Don Quichotte se trouve dans le beau livre de Dominique Aubier : Don Quichotte le prodigieux secours….

5. Ne pas dévoiler les secrets… est (était !) une règle des initiés.
La règle (ancienne) était la suivante : ne rien dire aussi longtemps que le partenaire d'En-face n'ait ouvert la voie. Le partenaire de la Connaissance, c'est la Science. Or la Science est fort bavarde et se mêle de tout : dès lors, la Connaissance, de son côté, en respect de la règle de l'Altérité et du partenariat, n'est plus tenue par l'ancienne consigne de maintenir le secret quant à l'identité du motif d'Absolu. Tout doit être dit. Fin de l'ésotérisme.
La levée de la consigne du secret a fait l'objet de ce livre : Le Secret des secrets où mon Maître explique comment, pourquoi il n'existe plus de « mise au secret » et qu'au contraire, le secret exige d'être connu, d'autant que Dieu lui-même a créé le monde afin d'être connu.
La grand kabbaliste Abraham Aboulafia (1240 - ) a estimé, dans son « Epître des Sept Voies » que les principes de la kabbale étaient accessibles à tout être intelligent. Il envisage certes que celui qui reçoit ces principes n'est pas nécessairement apte à les transmettre et les faire passer à l'acte. La règle du kabbaliste est la suivante : « on ne transmet que les premiers principes de la Connaissance, et c'est à celui qui les entend de les comprendre par lui-même. » J'avoue que s'il avait fallu les comprendre par moi-même, j'en serais encore aux balbutiements d'une compréhension bloquée dans le langage métaphorique médiéval et si quelque lumière a pu se faire dans mon esprit, je le dois à mon Maître qui a actualisé la leçon initiatique et mis au clair les concepts dans un langage directement intelligible en opérant le face-à-face avec les sciences. De cette rencontre d'altérité Connaissance et sciences sont nés ces deux ouvrages essentiels La Face cachée du Cerveau et l'Ordre cosmique.
C'est à partir de ces œuvres et des leçons de décryptage de mon Maître que j'ai pu, à mon tour — 28 années d'apprentissage ne furent pas de trop pour un esprit obtus comme le mien — visiter les textes des Initiés du monde. Je parle des traditions et voies de la Connaissance conçues par les peuples dont l'apport ne peut être minimisé  : aussi bien le soufisme d'Ibn 'Arabi que le Taoïsme de Lao Tseu ou les écrits de Carlos Castaneda sur la tradition amérindienne. De même les rituels muets mais codifiés de toute ethnie deviennent lisibles, au-delà des descriptifs ethnologiques. Notre propre vie, en tant que déroulé temporel de nos existences, devient elle aussi intelligible : le sens de notre vie s'écrit, notre destin se donne à voir dès lors que le regard commence à s'affûter aux critères de la Connaissance. 
La seule chose qui importe donc, c'est d'accéder à cette Connaissance. Elle est là, à portée de la main… Comment faire pour la saisir ?

6. Cette connaissance est-elle réservée à une élite ?
La Maharal de Prague, dès le XVIè siècle, parle du « magasin secret et scellé de la vérité », ajoutant cependant qu'il s'agit de l'ouvrir, « et on en doit trouver la clé pour ouvrir la porte et apercevoir le Secret… » (Le Puits de l'Exil, éd. Berg, p. 16).
Cette clé est donnée dans les livres de mon Maître. Elle est donnée à qui la veut. Et cependant, il est vrai qu'elle est réservée à une élite. Mais ce n'est pas une « élite » des grandes écoles conventionnées à la pensée dominante du matérialisme satisfait. Il s'agit pour nous d'une élite du cœur… car chacun peut se rendre capable d'intégrer cet enseignement. Le cœur, en hébreu, c'est Leb (ou Lev) et s'écrit Lamed Bet. Valeur 32. Lamed dit « enseigner ». Bet évoque « la structure ». Avoir du cœur, c'est donc comprendre les lois de la structure d'absolu.
Appartenir à cette élite, ce n'est pas une affaire de diplôme, de classe sociale, mais plutôt de diplomatie avec soi-même faite de volonté d'apprendre, de désir d'accéder à une liberté — et à un rire. C'est une Connaissance à la disposition de tous. Et s'il peut exister une discrimination, ce n'est autre que celle que la personne exerce injustement contre elle-même, quand elle estime n'être pas capable d'y accéder. « C'est trop difficile » disent certains Lecteurs : comme si la difficulté devant une tâche était l'excuse suprême justifiant le renoncement. La Connaissance se donne. Elle se propose. A chacun de fournir l'effort pour s'en emparer. 

7. Il est vrai que les ouvrages de mon Maître sont ardus. 
Mais quel bonheur quand l'esprit s'ouvre après une patiente investigation et que la vérité pénètre en nous. Le livre La Face cachée du Cerveau est vraiment difficile. Mais quoi ! On ne peut pas lire un livre à la place de quelqu'un… La Connaissance est un don personnel qui se reçoit à titre individuel.
Trop difficile ? Faut-il que tout soit « tartinable » comme une crème au chocolat ? Que diable, un effort intellectuel est-il à ce point dangereux ? Je récuse l'argument de la difficulté devant ce livre. Si moi-même je l'ai compris, alors j'estime qu'en raison de l'égalité entre les êtres, tout le monde peut le lire et le comprendre, et encore mieux que je ne l'ai fait.
C'est vrai : c'est un ouvrage rigoureux, précis, peu flatteur, n'abondant pas à la mode des écrits édulcorés de sentimentalisme. C'est un Code, un Livre-clé permettant de naviguer en disposant de la carte qui décrit le territoire de notre propre être. On y voit s'écrire l'arbre des événements, l'arbre de vie, des cycles où les archétypes occupent les positions centrales. Unité, dualité, structure, système, énergie, montée de l'énergie selon des processus clairement identifiés par strates où apparaissent les arrêts, les ruptures, le Labyrinthe… autant de moments qui nous touchent dans nos vies personnelles, collectives… Et mieux vaut en connaître les règles stables plutôt que nous heurter en toute ignorance à ces phases. Je parle de ces instants cruciaux qui pourraient être négociés en toute intelligence si l'on en connaissait la cartographie. La boussole initiatique est là, il n'est que d'apprendre à s'en servir. A la disposition de TOUS.

8. Pas question que ces choses restent secrètes.
Le temps des secrets est dépassé. Nous vivons une époque où tout doit être dévoilé. N'est-ce pas ce que l'on appelle « les temps messianiques » ? Toutes les Traditions du monde ont prévu, sous d'autres appellations, ce moment civilisateur de l'éclaircissement dévoilant l'identité du motif d'universalité : « que les eaux se rassemblent en un seul endroit » dit Genèse 1-3, désignant la multitudes des cultures liées par le même concept créateur d'origine devant revenir en fin de cycle. Ce « retour » correspond à une donnée universellement connue : le christianisme parle de la parousie du Christ, l'islam parle de l'arrivée du Mahdî, les amérindiens évoquent le retour de Femme-Bisonne Blanche, tant ils sont convaincus du caractère féminin de l'opération libératoire. Une lecture initiatique du mot hébreu MASCHIA donnera une claire vue sur ce phénomène devant ouvrir les temps nouveaux.
J'y parle de la démarche messianique, de la portée culturelle qu'elle revêt et de la manière dont nous pouvons y apporter notre contribution. J'y parle aussi des relations (dualité) entre Messie et Nahasch (le serpent) ayant tous deux la même valeur numérique 358. Nahasch est en effet le négateur du Maschia auquel il est pourtant intimement lié : Maschia contient le  Schin, le Verbe doté de l'énergie Yod, soutenant la structure Hé. Le Maschia sera donc l'instructeur du nouveau cycle (Mem) doté du Verbe, de l'énergie, corrigeant l'effet calamiteux issu de l'erreur d'Ève. La venue du Maschia, dit la tradition, mettra fin à la souffrance du Serpent… On peut étudier la question du messianisme en regardant ce film : le messianisme. Aurons-nous le courage de lire cette page de notre histoire en train de s'écrire ?

9. La clé perdue ?
Le grand spécialiste de la kabbale hébraïque, l'historien Gerschom Scholem, écrit que la clé « permettant la compréhension de cet univers semblait perdue ». Il s'interroge à juste titre : « était-ce le courage qui faisait défaut plus que la clé ? Oui, le courage d'aller au fond de l'abîme qui pourrait bien un jour nous engloutir, le courage d'ériger le mur de l'histoire au travers du plan symbolique. C'est la muraille de brume environnante et elle seule qui exige que l'on passe au travers… » (Les noms et les symboles de Dieu, éd. Cerf 1983).
Passer au travers de la brume des symbolismes et faire percer la lumière… Que ne l'a-t-il fait lui-même s'il a su si bien en donner le conseil ?  Qu'est-il resté sur le seuil de la grande aventure dont il proposait toutefois la nécessité de l'entreprendre ? En tout cas, c'est tout l'effort qu'a fourni Dominique Aubier — et sa réussite — que dissoudre cette nébuleuse tout au long de ses ouvrages tels l'Ordre cosmique ou sa série exégétique sur l'Alphabet hébreu.
— Qu'en pensent les universités, m'a-t-on demandé. Qu'en pensent les Académies de la culture officielle ? Ma foi, ai-je répondu, je n'en sais rien et je ne m'en occupe pas, car un tel enseignement n'a pas de compte à rendre à la convention de la pensée officielle et ne saurait s'y soumettre. Ce qui compte, c'est l'engagement des êtres, quant aux institutions, elles enseignent essentiellement le savoir admis par agrégation. Raison pour laquelle la thèse hébraïque de Don Quichotte demeure encore en marge des connaissances, pour la simple raison que les meilleurs hispanistes se heurtent au mur du codage araméen-hébreu du livre de Cervantès qui ne s'ouvre réellement qu'à celui ou celle qui en a la clé. Et encore faut-il que la clé soit introduite correctement dans la serrure… C'est pourquoi Don Quichotte ne s'ouvre entièrement qu'à l'esprit qui accepte de n'être pas entravé par un conditionnement antérieur le privant de la lucidité… Mais la brèche s'ouvre et peu à peu ce qui était inadmissible il y a quelques années devient évidence au point que l'on s'empare maintenant de la thèse comme si elle avait été de tout temps admise comme allant de soi… alors qu'elle relève d'une découverte, de travaux et de recherches méritoires.

10. J'en reviens ainsi à mes cochons du début. 
Animal dont on fait mauvaise publicité. Au demeurant fort propre quand il est bien soigné. Confiant, espiègle et joueur, disent les amis des animaux. N'est pas « cochon » qui veut !
J'en veux pour preuve la fameuse auberge ou descend Don Quichotte.  Le chevalier s'aperçoit qu'il y a là — en fin de chapitre — un « gardien de cochons ». Donc un gardien de « marranes ». Autrement dit et sans détour : un rabbin entouré de sa petite communauté secrète. Cervantès dit que c'était un expert en matière de « châtrer des porcs »… Dans le langage fleuri du répertoire à double fond sémantique de l'Espagnol, qui cache autant qu'il dévoile, le prétendu « châtreur » est un rabbin venu là secrètement, ce vendredi soir, comme cela est précisé dans le texte, célébrer une circoncision dans une auberge qui semble bien être une synagogue cachée. Ainsi peut — et doit — se lire tout le Quichotte, jusqu'à l'identité cachée de Dulcinée dont j'ai traité dans un blog précédent. 
Elle aussi semble avoir quelques affinités avec les cochons — elle n'a pas son pareil, dit-on, pour les saler. Tout comme Sancho Panza dont l'ancien métier était de les garder. S'ouvrent là de passionnantes pistes de lecture du Quichotte, largement dégagées par les ouvrages de mon Maître (dans son livre Don Quichotte prophète d'Israël suivi de Victoire pour Don Quichotte).
D'aucuns parmi les érudits officiels considèrent ces travaux comme anecdotiques, voire fantaisistes… Je comprends ces réticences d'autoprotection. Elles sont dues à ce que nous évoquions : pour ouvrir « le magasin secret et scellé de la vérité, il faut disposer de la clé pour ouvrir la porte… » Et le réflexe habituel auquel nous recourons quand une chose nous dépasse, c'est qu'au lieu de reconnaître notre ignorance, nous accusions les découvreurs d'erreurs et d'aberrations. En tout cas, telle n'est pas notre situation, nous qui estimons que la fonction « quichottienne » consiste à « sortir du puits », donner au monde et partager la grande leçon initiatique — la révélation des Lettres — reçue du Sinaï. Eh oui, rien moins que cela…

Les Lettres DU SinaÏ
Les kabbalistes estiment que la leçon de l'Unité divine « Séter hata aluna » a été reçue non pas au mais du Sinaï. Le lieu géographique ne fait aucun doute, mais le mot du ajoute une précision quant à la source-provenance et incite à réaliser une étude du terme-concept Sinaï. Ce n'est pas juste le nom d'une montagne mais une équation chargée de sens comme le sont tous les noms de la Torah. Oserons-nous ouvrir ce mot ?
La main tremble quand il s'agit de l'écrire en hébreu… Plus encore si nous tentons d'entrouvrir une brèche pour en comprendre le sens…
Pour l'instant, j'en reste là. Nous verrons ce que les signes nous disent et s'il faut poursuivre cette distribution de perles… Qu'en pensez-vous ?

A lire :



lundi 4 février 2019

Pour comprendre la CRISE DES GILETS JAUNES… ce film à voir

A voir et revoir : 

le film 
de Dominique Aubier


« Plusieurs personnes ayant vu ce film en avant-première m'ont fait observer que j'aurais dû l'adresser en priorité aux hommes de pouvoir. Eux seuls ont la faculté de prendre les mesures qui s'imposent pour répercuter le message au niveau de son indéniable intérêt collectif.

— Mais je l'ai fait, ai-je répondu, mordue au cœur par ce reproche, qu'y puis-je si l'information a été bâillonnée avant même d'être énoncée ? 
J'ai alerté par écrit plusieurs grands responsables au sommet de la gouvernence nationale.  Au plus haut niveau.
Pas un seul ne m'a écoutée.

 

D'un tacite accord, sans doute de valeur politique, tous ont jeté mes lettres au panier, inspirés semble-t-il par la même opinion que ce serait la pensée d'une folle. Hélas, cette personne qui aurait l'esprit dérangé est en réalité une compétence notoire en ce qui concerne les mécanismes évolutifs. Et il s'agit bien ici d'un mouvement cyclique mal apprécié et même ignoré de la Science officielle, placé au carrefour stratégique où le passé et le présent cernent de près l'avenir. En minimiser le sens revient à rater un passage délicat où la vie se joue à tout ou rien.

Ce film essaie de vous en faire connaître les arguments, unique manière de convaincre les esprits d'avoir à considérer la Crise comme l'appel pressent d'une situation imprévue que l'être humain ne peut pas manquer sans mettre à mal son propre devenir.

 

Le spectateur participera avec facilité à la leçon, donnée avec maestria en même temps qu'à cœur ouvert. Sans cesser d'être un grand cri. »

film de Dominique Aubier
DVD

MLL-Film
BP 16
27 240 DAMVILLE



sur DVD ou clé USB



samedi 19 janvier 2019

Gilets Jaunes et rituel sacrificiel

Gilets Jaunes et rituel sacrificiel
par Dominique Blumenstihl

La crise des Gilets Jaunes  se poursuit et s'aggrave.
Le Président Macron s'évertue en livrant de remarquables performances publiques, donnant libre cours à son talent d'orateur… des valeurs-mêmes qui sont contestées…
Ne faudrait-il pas sortir de la lecture littérale de cette crise, et considérer qu'il s'agit là d'une énorme représentation symbolique du changement que la Vie exige ? Cesser de lire et penser uniquement en termes d'économie, de psychologie ou de politique, et porter sur les événements la grille des archétypes que l'initiation connaît fort bien ?
Tâchons de comprendre une certaine vérité, la vérité étant la parole que reconnaît le Réel…

1. Je crois que la France est un organisme vivant dont nous sommes les cellules.
Chaque cellule participe au tout et subit les violences infligées à l'organisme.
Voilà le "corps" de la France fébrile, agressé par un traitement violent qui prétend le guérir alors même que la pathologie n'est pas identifiée. On agit sur les symptômes… mais pas sur les causes. On prend des mesures ponctuelles (impôts, 80 km/h etc.) alors qu'il s'agit d'un problème civilisationnel, culturel. Le mot "culture" est d'ailleurs banni du Grand Débat… Grande absente, exilée…
Malaise économique ? Certainement, mais ce n'est qu'une conséquence et non la cause.
Colère du peuple… La colère est l'expression d'un sentiment qui ne trouve pas satisfaction à son désir, exutoire visant l'Autre (ou soi-même), afin de survivre. Survivre au désert… sans espoir de trouver la source où abreuver… l'esprit. Encore un mot banni de tous les débats.
Pourquoi tant de colère ? Se mettre en colère parce qu'on roule à 80 par heure ?
Il y aurait, à ce propos une étude à faire sur le sens et le symbolisme du chiffre 80.
J'y suis favorable. Et j'ai expliqué pourquoi.

2. Pourquoi tant de haine à l'égard du Président de la République ?
Ce jeune homme (à peine 40 ans) semble reporter sur lui tous les reproches, et devient l'émissaire des violences et des accablements. Qu'il en soit responsable ou non, peu importe, il apparaît comme l'archétype du "bouc émissaire" des "Furies" dont la figure sacrificielle est amenée à l'autel en vue de l'immolation… La mémoire cyclique de 1789 plane et l'on voit ressurgir les thématiques : gilets-jaunes = sans culottes ; les cahiers de doléances… La mémoire cyclique enregistre les informations en début de cycle et les restitue selon des cycles historiques. Les psychanalystes appellent cela le syndrome des anniversaires, et ce qui est vrai pour une personne l'est également pour un groupe ou une nation…

Autour du Président-monarque, une partie de la communauté nationale, réunie dans la haine la plus abjecte, à la fois l'admire en raison de sa fonction d'élu, et le déteste en ce qu'il coagule et porte la violence. Le Président Macron est-il l'être accusé dont le sacrifice (non de la personne mais de la fonction) serait nécessaire pour sortir de la crise ? (Je précise que sa personne n'est pas en cause, et je rejette toute forme de violence qui le viserait à titre personnel : il n'est que dépositaire institutionnel d'une incarnation du pouvoir). Et c'est en tant que dépositaire de cette autorité qu'il se voit désigné : et il le sait, il en est parfaitement conscient, s'étant lui-même offert en sacrifice (selon ses propres paroles) lors de son déplacement en Normandie du 15 janvier 2019.
S'avance-t-il ainsi vers l'immolation de sa fonction (sauvons la personne) ?
A moins que la fonction royale ne trouve rapidement quelque substitut représentant de l'autorité qui puisse symboliquement être sacrifié…
Je pense que ce processus de substitution victimaire est en cours, et l'on verra successivement passer à la trappe plus d'un responsable (ou ex-ami du pouvoir) subir le dérivatif de l'émissaire sacrifié devant protéger le prince.
En ce sens, M. Alexandre Benalla, proche ami et gardien du Président est proprement lynché après avoir été une sorte de double inversé de son Maître dont il assurait la protection. Son sacrifice est tout à son honneur, allant jusqu'au bout de sa mission protectrice… de Gardien. Et je refuse de l'accabler d'accusations surgonflées par les médias, quand il serait juste que chacun, (moi y compris) se trouvant irréprochable, balaie devant sa porte…
La notion de Gardien méritera une étude que je publierai sur le Blog.
Dominique Aubier en parle dans son livre "Le Pouvoir de la Rose".

3. Le grand débat national
Voici que "le Pouvoir" recherche, au travers du "débat national", une union. Une symbiose avec le peuple qu'il désire écouter…
Il aurait suffi qu'il "traverse la rue" et aille prendre un café au bistrot du coin pour prendre, en cinq minutes, la mesure du malaise et pour recueillir rapidement les suggestions pratiques qu'il demande au "Grand Débat" de faire "remonter" jusqu'à lui… Et cependant, ce "grand débat" est nécessaire… Non point tant pour l'efficacité toute relative qu'il aura, mais au titre de l'archétype qu'il convient d'observer. Organiser ce "grand débat", c'est autoriser chaque cellule du corps de vibrer, de s'exprimer. C'est renouer avec le corps de la France en tant qu'organisme vivant. Le "grand débat" permettra de fixer le constat et… de donner libre expression aux égotismes…

4. Qu'en sortira-t-il ?
Il en sortira l'expression inlassablement répétée des mécontentements identiques. Une dizaine de suggestions portant toutes sur les questions les plus matérielles. Et c'est une bonne chose. Chacun y va de son égo et de sa particularité. C'est un droit absolu. Chacun a droit au respect de son être et chacun est important. Et ensuite ?
Chacun aura "vidé son sac" et le sac sera rempli à déborder. A ce moment-là, entropie maximale, (que les kabbalistes identifient par la lettre Tzadé final), et le "débat national" pourrait bien se retourner contre celui-là même qui l'organise. 
"L'entropie accédant à son maximum de désordre se coagulera tout à coup en un "renversement soudain", l'unité se faisant "contre un élément donné d'un seul élan vers une unanimité violente qui va délivrer…" écrit René Girard dans son livre La Violence et le Sacré.

5. Le Labyrinthe
Je ne doute pas qu'après le paroxysme de la crise (c'est le moment évolutif maximal à Gauche en couche Vc du cycle, balisé par la lettre hébreu Tzadé final valeur 900), il existera le Labyrinthe.
Le Président Macron possède-t-il le code pour en sortir ?
Et à travers lui, notre pays dont il est l'élu, s'en sortira-t-il ?
En sortir pour aller où ? Sur une autre planète ?
Il rencontrera, dans ce long chemin, le "Monstre", le Minotaure bien connu de la tradition grecque. Parviendra-t-il à le terrasser ?
Avec quelle arme ? Avec quel outil ? Celui de ses réflexes mentaux habituels ?
Croit-il le vaincre en débattant avec lui pendant des heures et le convaincre en lui ressassant les banalités économiques ?
La technicité (brillante) de l'énarque suffira-t-elle pour affronter le Monstre ? Ce dernier s'amusera de l'argumentaire risible du Président, car le déploiement économico-productiviste, c'est justement son aliment préféré…
Le Minotaure ne peut être vaincu que par les armes initiatiques… Car la crise n'est pas économique mais culturelle, encore faut-il affronter le Monstre avec les éléments culturels adaptés, tressés dans le fil d'Ariane de la Connaissance actualisée.
Pour s'en sortir, j'ai fait parvenir au Président l'arme et l'outil pour terrasser le Monstre : c'est ce livre, "La Face cachée du Cerveau" (Le Code des Archétypes), avec l'aide de quelques Lecteurs qui ont eu cette même idée et qui lui ont envoyé "Le Réel au Pouvoir". Ouvrages de Dominique Aubier.

6. Non, je dois corriger, le Président Macron n'est pas dans le Labyrinthe.
Car le Labyrinthe ne se présente qu'à partir du moment où l'on quitte le Tzaddé final. Or le Pouvoir est devant ce mur évolutif, et cherche à en forcer le passage du côté entropique, incapable qu'il est de marquer le "Stop" et de dire "Chaddaï", nom de l'immanence divine hébreue signifiant "assez fait". C'est justement le Code des Archétypes qui me permet de situer le lieu où se trouve M. Macron.
Il est à l'endroit où une décision doit être prise et la première consiste à donner l'ordre d'arrêter. Il faut dire « assez », « stop » et libérer l'énergie de l'enclos où nous l'avons enfermée. Sur l'arbre évolutif, la branche de Gauche présente un point-limite à ne pas franchir. Les initiés de toutes les traditions le savent. Il ne faut pas franchir « le lotus de la limite ». Il existe une falaise qui interrompe la continuité. Il faut s'arrêter avant le précipice. Le problème, c'est que nous croyons en la continuité linéaire de l'histoire. Nous avons l'illusion que ce qui est doit perdurer. Nous croyons que les raffinements inventifs peuvent suppléer à l'exigence de la vraie nouveauté. Alors qu'il faut marquer une rupture avant de recréer le nouveau…
Ce qui manque, c'est l'instrument de la lucidité…  Et pas facile d'être lucide quand on tient pour vrai ce qui nous illusionne…
Je crains qu'après le Débat — sur-ajout de "faire" alors qu'il faudrait "arrêter" de faire — la Furie cherchera un responsable unique dont elle voudra se débarrasser… Le symbole préfigurant cette étape est déjà visible. Il faut en protéger M. Macron. C'est pourquoi j'écris cet article afin qu'il suscite le sursaut et la salvation.

7. L'animal totémique du sacrifice
Un animal totémique apparaît en fin cyclique d'entropie (Tzadé final). Un animal archétypal symbolisant la victime expiatoire. Cet animal est, à lui seul, un archétype (voir "La Face cachée du Cerveau").
Avons-nous observé l'existence d'un tel animal dans les événements ?
Un animal-totem, qui serait accusé, visé et tué, devant assumer le poids de la "souillure", responsable par transfert de la décomposition sociale ? Y a-t-il un "bouc émissaire" à l'horizon ?
Un animal-coupable sur quoi se reportent les reproches, l'obscurité, l'impureté mythique, le "péché".

8. C'est le sanglier.
Et en effet, depuis des années, les sangliers prolifèrent, hardes quittant les forêts, apparaissant parfois au cœur des villes où ils viennent se perdre dans les centre commerciaux.
Une contamination virale, touchant l'espèce, semble se répandre en Europe, au point que la Belgique a édifié un grillage le long de la frontière française pour empêcher les sangliers de passer dans l'Hexagone. Une vaste opération de chasse, dans une bande de 10 km sur 80 km, a été déclenchée en France, à la frontière belge, où tous les animaux sont abattus. Une hécatombe.
Il s'agit de tuer les sangliers porteurs potentiels du virus (dont ils ne sont pas responsables) : l'animal en devient sacrificiel, expiatoire, condamné symbolique : la crise porcine symbolise la crise et l'animal est désigné comme responsable. L'extermination du "fauteur de trouble" (expiatoire) afin que "le retour à l'ordre" puisse se faire. Mais quel "ordre" ?
Il ne peut y avoir de "retour à l'ordre antérieur", car la loi évolutive du vivant ne régresse jamais sur les positions antérieures, à moins de s'enfoncer dans les impasses reliquaires inertes de l'évolution. Les spécialistes de l'Evolution sont formels à ce sujet (voir le prof. Lucien Cuénot, le Traité de zoologie). L'énergie évolutive va de l'avant, à nous de ne pas nous tromper de direction…
Je crains aussi qu'en paroxysme de crise, on choisisse des victimes… humaines et qu'on désigne — lamentable habitude — des expiatoires…

A moins d'une "sortie par le haut", comme le proposent les chamanes amérindiens lors du rituel de la "tente de sudation". Après la chaleur maximale (crise) il faut sortir par le haut de la tente… Et vite.

9. Sortir par le haut suppose le recours à l'Esprit.
Et donc une pleine conscience de la vocation de notre pays.
J'en ai longuement parlé dans des articles antérieurs.
Qui sommes-nous ?
Qu'est ce que la France ?
Quelle est sa mission ?
Vendre des armes dans le monde ? Voilà une sainte vocation !

Il serait nécessaire que le Président-monarque, visé par tant de haines, tout en acceptant comme il l'a fait d'être désigné comme responsable, accepte également et surtout d'endosser le discours permettant la transmutation. Il en serait sauvé, épargné, aimé. Je le lui souhaite de tout cœur. Qu'il parle de l'Esprit, qu'il ose parler de la Connaissance dont il est fort bien informé. Car il connaît les livres qui en traitent. Qu'il ait l'audace de briller par la science de l'Esprit… et qu'il renonce à cette pensée convenue, conventionnelle (et petite) trouvant satisfaction autour des expédients financiers dont il faudrait arroser les uns et les autres pour acheter la paix civile.
Qu'il donne l'argent réclamé ! Qu'il satisfasse les faims et doléances catégorielles ! Sans discuter, sans chipoter ! Qu'il ait la main large. Et que parallèlement, il prononce, avec cœur, le seul discours qui vaille, celui s'adressant à l'Esprit… et tout changerait. Sans violence, et avec grâce.

Il pourrait commencer ce discours par la phrase : « Il s'agit d'organiser ce changement, ce passage où d'autres valeurs président que celle du verbe AVOIR. Apprenons à conjuguer le verbe ETRE. »



mardi 15 janvier 2019

2019. Le Temps de l'Unité. Numérologie de 2019

2019. Numérologie en hébreu…

Dans mon message de vœux pour l'année 2019, j'ai écrit que ce serait une année dotée d'un beau programme car :

20 : en hébreu = היה = Hé -Yod- Hé = VRAI
19 : אחוד = Alef - Het - Vav - Dalet = l'UNION

1. Petite numérologie sur le chiffre 2019.
L'occasion de rappeler ce qu'est la numérologie. Il s'agit d'une lecture des nombres en ce qu'ils sont la projection quantitatives des lettres correspondantes en hébreu. Car en hébreu les nombres s'écrivent naturellement avec des lettres. Il ne s'agit donc pas, comme le croient bien des gens, d'une élucubration, ou une invention d'allumés, mais de la forme naturelle qu'a l'hébreu d'écrire les nombres. Au lieu d'écrire 1, on met Alef et pour 2 on met Beth etc. Ensuite, on peut écrire un mot à partir des lettres ou des nombres. Certains nombres peuvent correspondre à plusieurs mots ayant la même valeur numérique. L'initié considère alors le rapport existant entre ces mots, liés entre eux par la valeur numérale des sommes algébriques. Les combinaisons sont cependant rigoureuses et on ne peut pas assembler les chiffres n'importe comment au gré des fantaisies. Les règles en sont fixées par une longue tradition dont le Zohar ne manque pas de rappeler le bien fondé.
On retrouvera une explication détaillée des valeurs des lettres dans les films de Dominique Aubier consacrés à l'alphabet hébreu. C'est sur la base de ces mises au clair de l'Alphabet et des Lettres que j'ai fait ma lecture de 2019.

2. Une erreur de lecture ?

Une lectrice attentive — que je remercie — m'a fait observer qu'après s'être renseignée, il semblerait que j'ai commis une erreur de lecture. En effet, précise-t-elle : 

"Après discussion avec une personne qui apprécie beaucoup les lettres hébraïques, 
il semble que la traduction du premier mot est « ÊTRE » à l'infinitif, ce qui est un peu différent de VRAI ; 
et qu'au deuxième mot, il manque un YOD, entre ALEPH et HET, le total fait 29 et la traduction est bien UNION.

Cela me semble néanmoins un BEAU PROGRAMME, si nous arrivons à réunir selon notre ÊTRE, 
toutes les UNIONS dispersées qui se profilent à l'horizon de cette année... 

Mais du coup, est-ce que ce ne serait pas le programme de l'année 2029 ?"

3. Cette remarque judicieuse appelle quelques précisions.
Il arrive en effet que l'esprit choisisse (à son insu ?) une option qui n'est pas tout à fait celle de la convention.
Et c'est vrai : 20 désigne le verbe "être".
Mais voilà : ce même mot apparaît dans le verset 3-1 de Genèse "le serpent était rusé".
Bigre ! Etre ceci plutôt que cela… Dès lors n'est-il pas préférable de dire que être est synonyme de vérité ? En tout cas, c'est mon option et si erreur il y a, j'aurai choisi le meilleur côté.

A propos du 19 : j'ai tremblé en lisant le message.
Me serais-je à ce point fourvoyé ? Oublier un Yod ?
J'ai donc vérifié dans le dictionnaire du prof. Abraham Elmaleh, (éd. Yavneh, Tel Aviv, 1950, tome 1).
Il ne manque pas de Yod dans le mot. Et ce mot désigne bien l'UNION.
Je maintiens donc : 19 : אחוד = Alef - Het - Vav - Dalet = l'UNION
Cependant on peut l'écrire avec un Yod… et c'est l'Unité 29.
L'Unité est le résultat de l'Union… Donc autant commencer tout de suite en 2019 afin que l'Unité soit réalisée en 2019…

Comme nous sommes en 2019, je m'en tiens au présent et ce sera bien Alef-Het-Vav-Dalet.
Le système Alef construit l'édifice en Droite et Gauche d'un cycle qui s'ouvre.
Et rien ne nous empêche d'être nous-même le Yod de l'énergie venant habiter ce cycle.

2019 est donc bien vraie l'année de l'Union…
Que je souhaite heureuse et riche pour tous.

Dominique Blumenstihl-Roth

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Pour info :

Vient de paraître : Le Cas Juif. Un "sacré livre" ! Pour comprendre l'antisémitisme… Et que reproche-t-on au judaïsme ? Une haine tenace depuis Pharaon… voilà une "fidélité" bien étrange…

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Voici les articles les plus lus du blog :  le blog kabbale-kabbalah

— Nous sommes tous Charlie… Charlie, en hébreu c'est l'anagramme de Israel…
— Le secret de la France : la mission française et le messianisme… Tzarfat.
— Quel est le sens du Ramadan ? Un rituel incompris des musulmans…
— La série sur le thème initiatique de la Fontaine (The Fountain, film de Darren Aronofsky)

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Il sera investi dans le maintien de ce bloG et pour préparer la nouvelle édition du livre "L'hébreu en gloire". Un ouvrage qui présente les corrélations entre l'hébreu / araméen et les découvertes scientifiques. Un sacré programme, avec votre aide.