Rechercher dans ce blog

Translate

vendredi 31 janvier 2020

Le secret du BREXIT : en hébreu BERECHIT = BREXIT = בְּרֵאשִׁית

Le secret du BREXIT : en hébreu… c'est le premier mot de la Bible.
BREXIT =  בְּרֵאשִׁית

Ça y est, les Anglais entrent dans le BREXIT !

Par delà les questions purement économiques et politiques, autre chose est en jeu. L'enjeu est mondial.

Comme je l'ai déjà signalé dans un blog précédent,

BREXIT, c'est le tout premier mot de la Bible hébraïque :



בְּרֵאשִׁית



«… La France a-t-elle entendu le message ? » me demandait un ami…
Je lui ai répondu que OUI, la France entend le message du BREXIT. A condition qu'on le lui dise et qu'on lui en explique le sens. C'est pourquoi j'écris cet article. Sinon, on en restera à la lecture littérale de l'événement alors qu'il faut voir à travers le tamis…

-------
1. Tout est dans le mot BREXIT.

Un initié fait toujours attention aux mots et aux noms, car c'est toujours dans les noms que se cache l'information initiale dont les faits et les événements sont les manifestations.
Un psychanalyste fait-il autrement quand il cherche à aider son patient ? Il le fait parler et observe les MOTS qui trahissent sa préoccupation inconsciente. Car c'est au secret de ce mot que se trouve la problématique à résoudre. Reste à savoir dans quelle langue le mot libère son maximum de sens…
Ainsi le mot BREXIT - BRECHIT inventé tout exprès pour cette affaire européenne est-il la clé de notre époque.

Au-delà de l'événement, il faut lire le sens du mot qui a fait débat et sur lequel le peuple du Royaume Uni a tranché.

Pour le kabbaliste Moïse Cordovero, le sens des choses est dans les mots (voir dans son livre Le Palmier de Deborah, éd. Verdier, traduction Charles Mopsik, p. 36). « Et plus on pénètre dans les mots, plus on trouve de sens… N'avoir en commun avec Dieu que le nom, c'est avoir en commun avec lui l'essentiel ».
Précisions de Dominique Aubier expliquant pourquoi cela est vrai (phrases extraites de son livre Don Quichotte la révélation messianique, éd. MLL, p. 327) :
« L'Univers dans lequel nous vivons est la moitié Qui-Fait d'une structure ROSCH primordiale dont le Qui-Sait hante l'Invisible. Ce Qui-Sait nous communique son Verbe qui vient s'interpréter dans le réel sous forme d'événements. Pour en connaitre le sens, il faut en décoder le symbolisme puis les noms en cause qui nous reconduisent à l'information d'origine. Le manifeste est le lieu d'expression réaliste d'une pensée désirant se faire connaître. »


Pour bien comprendre le phénomène du BREXIT, il faut étudier le mot, devenu un concept sur lequel un peuple s'est prononcé.
Dominique Aubier écrit à ce sujet : « Les noms ont priorité dans la kabbale hébraïque. En toute circonstance, pour comprendre de quoi il s'agit, il faut et il suffit de sonder les lettres qui édifient les noms en cause. Les noms sont comme des gènes. Ils s'ouvrent ou ne s'ouvrent pas, suivant la circonstance. Tant que la vie n'a pas besoin de leur message, ils restent muets. Quand ils s'allument, c'est à la fois pour celui qui reçoit le message et pour celui qui le donne. Les noms propres sont des mots dans la bouche de Dieu. »
La leçon se résume en ceci (dans Don Quichotte) :  « C'est toujours le nom à majuscule qui transporte l'information » (in Don Quichotte prophète d'Israël, éd. Ivréa p. 147). « Le nom à majuscule, est une suggestion du verbe divin car le nom appartient au régime du Verbe qui dirige le Réel et la Vie. »

2. BREXIT = BERECHIT
Dès lors le mot BREXIT qui en anglais signifie « BRitain-EXIT » s'écoute très clairement en hébreu « BREXIT ». Les Anglais ont voté POUR Berechit, autrement dit : POUR la Structure d'Absolu, le Principe ROSCH et ses composantes. C'est là le véritable sens de ce référendum. Le peuple concerné, c'est celui du « Royaume-Uni ». Belle métaphore pour évoquer l'Unité retrouvée, inaliénable du Principe !


Quelqu'un m'a écrit gentiment : « je vous plains d'avoir une telle construction mentale… »
Je l'ai remercié de sa bienveillance. Et je lui ai demandé  : « quelle autre construction mentale proposez-vous ? La vôtre, du haut de laquelle vous me jugez ? »
Moi, je lis simplement les mots en évidence dans le processus en cours. Et cela dépasse les considérations économiques dont on nous rabâche les oreilles et auxquelles il faudrait se soumettre.

BREXIT = BERECHIT, premier mot de la Bible, et signifie en hébreu « il créa Six ». Il est en première mondiale avec l'affaire du Brexit. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : de la mise en évidence du principe BERECHIT désirant se faire connaître ouvertement. Non plus dans le texte biblique, mais dans un fait politique visible et perceptible par tous.
Nos amis Anglais ont voté pour BERECHIT. 
Au grand "dam" des rationalistes économistes. Ils pleurent à chaudes larmes. (
« je les plains d'avoir une telle construction mentale… ») Ce qui compte, c'est que le peuple anglais ait ressenti la vibration du BERECHIT biblique qui a traversé sa sensibilité pour obtenir un OUI en sa faveur.
Pur délire ! me dira-t-on. Oui, ceci est un pur dé-lire visant à lire ce qui se dit, par delà les apparences des images et des discours conventionnés.

Dire OUI au BREXIT, donc au mot BERECHIT, c'est dire OUI à "Il créa six" en hébreu.
Une acceptation puissante du Principe de Création, du Bet initial issu de l'Aleph.
Voici le premier verset de la Torah en hébreu.
Le premier mot à droite estbien BreXit = "Berechit".



בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם



3. Et maintenant, qu'en faisons-nous ?
D'un point de vue politique et économique : "Beaucoup de bruit pour rien" comme dirait Shakespeare ? Les astucieux investiront en G- B… Et je fais confiance au peuple anglais, car ses ressources de tempérament et d'énergie sont profondes, comme il a su le montrer pendant la seconde guerre mondiale quand le Royaume Uni a longtemps été seul, jusqu'en 1942, à tenir tête au nazisme.

Quoique fasse le Royaume-Uni, ce qui compte ce n'est pas l'affaire politique ou financière, mais l'émergence du mot "Brexit" signalant le retour du grand thème de la structure BET initiale de BERECHIT.
— Retour au principe directeur et fondateur…
— Retour de la Structure du Bet. (Bet) berechit.


Autre élément :
C'est "Great Britain" qui a dit "Brexit".
"Great" = grande.
Et Britain = Berit - Ain. C'est le nom même de l'Alliance en hébreu. Et Aïn : lealettre qui désigne les yeux.
Donc "voir la grande Alliance".
La grande Alliance se serait prononcée et demande à être vue ?
Dans Britain, on a aussi Brain… me signale une Lectrice.
Faut-il voir la face cachée de Brain… The Hidden face of the Brain ?

On notera également que "Ayin" (qui s'écrit Ayin, Yod, Noun) a pour valeur numérique 130. La même valeur que le mot Sinaï. (signalé par le kabbaliste A.D. Grad, dans son commentaire du Cantique des Cantiques, éd. Maisonneuve et Larose, p. 125).

Nous obtenons donc l'équation :
BREXIT GREAT BRITAIN = BERECHIT GREAT BRIT AYÏN

Autrement dit : "En-tête la grande Alliance du Sinaï".

En France aussi, nous avons une "Britain", la Bretagne dont le nom a servi de codage à Chrétien de Troyes pour signaler le lieu où se trouverait le Saint Graal.  Mais Il s'agit moins de la région que du nom : le Graal se trouve dans l'Alliance (Bérit) dont le nom en hébreu correspond à un pays… (ceci est expliqué dans le livre : Le Secret des Secrets).


Dès lors le vote "pour" le Brexit appelle à un retour au  principe de Vie. 

Dominique Aubier écrit à ce sujet : « il sera de judicieuse économie cérébrale que s'attendre à la remise en fonction du modèle Rosch chaque fois qu'un cycle se terminena après en avoir exécuté le programme… » (in : L'Ordre Cosmique, p. 122) 

Le Brexit du Royaume-Uni invite donc à un retour à l'essentiel. Retour à l'Alliance. Peut-être une "nouvelle" Alliance ? Car un nouveau cycle commence, (en cette année 20 / 20 : la lettre Caf répétée indique l'ouverture) et le principe fondateur veut être connu de tous. C'est le principe de la Tête pensante, initiatrice du Verbe.

 Berechit bara elohim : le premier verset de la Torah qui signifie "Il créa six" (en araméen) désigne la structure du Cerveau, plus précisément du néo-cortex, édifié sur 6 couches et 10 strates. Eh oui, c'est bien le Cerveau qui est en cause, le grand cerveau cosmique veut se faire connaître de tous… Brain !

Voici les meilleurs livres sur le sujet :

traduit en Anglais sous le titre :
The Hidden Face of the Brain

Sur Britain - Bretagne et la légende du Graal : "Le Secret des secrets".

Sur le mot Berechit, sur le Bet : Bet, Resch, Alef, Schin, Yod, Tav, des explications lumineuses sont données dans "L'Ordre Cosmique" qui consacre un grand chapitre au secret du mot Berechit, Rechit, et toutes ses implications. Ce livre entre dans le secret du mot et le référentiel cérébral du grand cerveau cosmique.

Voir les films très remarquables :
L'impromptu de Genèse. La puissance du Point primordial
Les charmes et les fastes de l'Alphabet hébreu
 --------------------
 

Dominique Aubier écrit :
 « Béreschit est bâti sur la racine Rosch qui désigne la tête…
Béreschit peut s’entendre Bara Chit, ce qui signifie, en araméen : il créa six… Mot qui implique la tête comme modèle cosmogonique. C’est donc que cette tête est reconnaissable à quelque chose que caractérise la force Six. 
Manière de désigner ce qui, dans la Tête, est tributaire du chiffre six… La structure corticale dont il faut connaitre le fonctionnement, la structure, le système et l'énergie ».

L'important, c'est de s'en instruire !



Je remercie les 200 à 300 personnes, de tous les pays du monde, qui chaque jour visitent ou découvrent ce Blog consacré à la Connaissance. 

Tous les films de Dominique Aubier (sur clé USB)
Tous les livres de Dominique Aubier


PS : Pour ceux qui reprennent les éléments de cet article, merci de citer les sources…

vendredi 24 janvier 2020

Don Quichotte dans la droite lignée d'Isaac…

Don Quichotte dans la droite lignée d'Isaac…
par Dominique Blumenstihl-Roth  

Dans un blog précédant, j'évoquais le couple que forment Don Quichotte et son ennemi l'étudiant Samson Carrasco. Un ennemi fort bienveillant, car c'est la main sur le cœur qu'il prétend guérir le chevalier de sa folie, recourant lui-même à la folie au point que l'on se demande lequel des deux est le plus sérieusement atteint.
Tout les oppose : Don Quichotte s'inspire du Zohar araméen, — ne crois pas que je sois sans modèle en ce que je fais, dit-il, tandis que Carrasco n'a pour modèle… que sa propre érudition et la science apprise. L'un s'appelle Quichotte, ce qui s'entend, en araméen "Q'chott", c'est-à-dire "vérité" (cf Don Quichotte Prophète d'Israël) tandis que l'autre porte un nom assez déplaisant donnant en espagnol quelque chose comme "cara de asco".

Le couple Carrasco / Quichotte m'a fait penser à l'unité que forment, dans la Bible, Esaü et Jacob. Tout oppose les deux frères, tous deux fils d'Isaac. Jacob s'inscrit dans la continuité de l'héritage spirituel d'Abraham tandis qu'Esaü s'adonne à la satisfaction immédiate des désirs, méprisant le droit d'aînesse qu'il vend pour un repas.
A chacun son territoire, à chacun sa vocation, mais ils ne sont pas neutres, l'un par rapport à l'autre. L'un des deux poursuit l'autre et cherche à lui nuire. Esaü n'a cesse de se venger de Jacob. Leur opposition pourtant ne commence pas à l'épisode, bien connu, du droit d'aînesse cédé en échange d'un plat de lentilles ou celui, non moins fameux, de la substitution de la bénédiction à l'instigation de leur mère Rebecca. « L'hostilité des deux frères est irréductible, mais ne tire pas son origine de la jalousie ou des rivalités politiques ou économiques », note R. Elie Munk.
Une approche systémique de leur situation, appuyée sur la connaissance du motif cortical (cf La Face cachée du Cerveau) permet d'aller plus loin et d'affirmer que le conflit entre eux est d'essence ontologique, relevant de la structure unitaire en deux hémisphères qu'ils forment ensemble. L'un, (Jacob) est doté du Verbe et peut se dire hémisphère Qui Sait. L'autre (Esaü), porté sur l'action et la violence peut se dénommer hémisphère Qui Fait. C'est de la privation ontologique de l'aire du langage que subit le Qui Fait à quoi il appartient en toute intégrité que naît la frustration d'Esaü. Celle-ci, pourtant, est compensée, par l'Echange Latéral. 

Dans un néocortex équilibré, le Qui Sait envoie continuellement ses informations à son opposite, produisant les échanges interhémisphériques qui maintiennent la cohérence unitaire. Raison pour laquelle Jacob, revenant en Canaan après avoir passé le gué de Yabok, ne fuit pas la rencontre avec Esaü. Bien au contraire, tout en sachant qu'il est posté sur l'autre rive du fleuve entouré de 400 hommes en armes, il s'avance, précédé du bétail, de ses femmes, et lui présente des cadeaux. Pour l'amadouer comme le croient certains commentateurs ? Ce serait une bien naïve attitude. Jacob sait qu'il est impossible de contenter jamais Esaü. En réalité, Jacob, par ses présents, active l'archétype de l'Echange-Latéral et procède symboliquement et sous une forme matérialisée à la compensation à laquelle Esaü a droit. 
Puissant et richissime, Esaü n'a que faire des quelques centaines de têtes de bétail que lui offre Jacob, mais il les accepte sur l'insistance de son jumeau qui, tout en donnant l'accolade des retrouvailles (union des contraires) prend la précaution de ne pas marcher dans la même direction qu'Esaü. A chacun son lieu. Ils ne se reverront plus avant le décès de leur père Isaac.
Deux voies, deux projets, deux territoires, deux destinées. Jacob-Israël demeure fermement engagé sur le rail de l'Alliance et fonde, par ses 12 fils, et une fille, le réseau qui construira le peuple d'Israël, ce peuple « otage » — certains diront « élu », élection - engagement toute assujettie au contrat supposant qu'à chaque génération les mérites des pères soient actualisés et donc renouvelés.

Sans cesse, par l'intercession des Sages, des Chercheurs, par la fidélité d'un Peuple qui a cru en son élite, par le sacrifice des Victimes, l'Alliance s'est maintenue, renforcée par les actes, les écrits, les trouvailles approfondissant l'étude et la compréhension non seulement des Textes, mais de la Vie. Toute évocation de la Parole raffermit les attaches de l'Alliance, que ce soit au travers de l'enseignement de l'ancienne tradition par les maîtres pédagogues ou — plus rares — par les découvreurs et foreurs de puits.

Saluons les enseignants perpétuant sans relâche, depuis des millénaires, l'instruction des générations. Et chapeau bas devant ceux ou celles qui décrochent de nouvelles et précieuses gemmes du minerai. C'est parmi ces « creuseurs de puits » que je range l'exégète de Don Quichotte dont l'œuvre tout entière abreuve une nouvelle génération d'esprits fidèles à l'esprit d'Isaac, qui non seulement rouvrit les margelles d'Abraham, mais il prit la pioche et la pelle pour découvrir de nouvelles sources, sans pour autant tarir les anciennes nappes phréatiques, toujours irriguées…



--------------------


— Elie Munk, La Voix de la Thora, en deux volumes, Genèse et Exode, édité par la Fondation Samuel et Odette Lévy, distribution Librairie Colbo, Paris.

— Exégèse de Don Quichotte. Don Quichotte Prophète d'Israël, suivi de Victoire pour Don Quichotte. La voix messianique de Don Quichotte. En 5 volumes. Par Dominique Aubier. Ed. Ivréa (Gallimard), éd. MLL.

Le Cas juif, Urgence du Sabbat, Le Principe du langage ou l'Alphabet hébraïque : tryptique initiatique. D. Aubier, éd. MLL.

jeudi 16 janvier 2020

Le Secret des Séphiroth. 3 films sur les séphiroth.


Ces 3 films magnifiquement documentés s'appuient sur des références solides : Séfer Yetsirah, Zohar, Séfer Ha Bahir, Cordovéro. Ils apportent les clarifications nécessaires pour comprendre le concept des séphiroth. 
Dominique Aubier, kabbaliste chevronnée et hors pair, a consacré 3 films aux Séphiroth. Elle étudie la structure du corps séphirotique du réel, de l'univers, et les séphiroth dans nos propres vies.

1. Séphiroth, Je est un Autre
2. La Table des Séphiroth
3. Le Flux séphirotique

Ces trois films exceptionnels forment un triptyque rassemblé sur une clé USB haute définition. Niveau +++.
 














— Séphiroth, Je est un Autre
— La Table des Séphiroth
— Le Flux séphirotique
Un triptyque pour aller au cœur de la structure du réel, de l'univers, de nos propres vies.

3 films sur clé USB dans un coffret.
Pour toute commande : Le secret des Séphiroth.


jeudi 9 janvier 2020

Skippy le kangourou est mort… Ou le châtiment du feu

Skippy le kangourou est mort.
Dominique Blumenstihl-Roth



Quand j'étais gamin, je regardais deux séries télé : Skippy le Kangourou et Flipper le Dauphin. Ces histoires se passaient en Australie, où l'on voyait un petit garçon résoudre toutes sortes d'énigmes avec l'aide des animaux, fidèles compagnons de sa vie quotidienne. Flipper le Dauphin sauvait la vie des navigateurs égarés, Skippy sautait dans le bush australien, adorable marsupial dont je rêvais un jour d'en posséder un.
Pour moi, l'Australie était ce pays lointain où l'arc-en-ciel devait être plus lumineux qu'ailleurs, où les animaux, je l'imaginais, étaient heureux, dans les vastes étendues paisibles. Je m'identifiais au jeune héros, et son pays restait en moi comme le continent salutaire du toujours possible.

Et voilà qu'arrivent ces images désastreuses de l'Australie en feu. D'immenses contrées, couvrant des surfaces égales à deux fois la Belgique, ont brûlé et brûlent encore. Des millions d'animaux ont péri. Des humains sont morts dans l'incendie qui ne semble pouvoir s'arrêter. Comment ne pas sentir son cœur se serrer devant l'hécatombe, devant le ravage des vies consumées ? Je n'ai pu m'empêcher de penser à l'incendie qui a dévasté Notre-Dame de Paris. L'édifice, symbole du sacré, en proie aux flammes, nous avait averti. L'émotion a été mondiale. Le signe était d'une évidence totale. Symbole-présage d'une planète qui subirait le même sort. Et l'inanité des réponses que nous apportons, fussent-elle proposées par de sympathiques jeunesses fort motivées pour « sauver la planète ».

Croit-on sauver quoi que ce soit en apportant des remèdes fondés sur la même logique que celle qui est à l'origine du désastre ? La même pensée « hyponeurienne » (cf La Synthèse des sciences) matérialiste préside sans aucune ouverture vers un rapport spirituel qui nous placerait philosophiquement à notre juste place dans la Nature. Si nous concevions la Planète comme le territoire dévolu à l'émergence de la conscience, nous en prendrions vraiment soin. Au lieu de cela, nous la considérons comme le lieu à piller, afin d'y asseoir notre cupidité. Même les écologistes pour qui nous avons la plus vive sympathie, trop souvent, n'envisagent d'autre relation avec la planète quand dans le cadre d'une gestion raisonnée, en toute négation de l'essence sacrée de la vie. Là se situe le cœur du problème. Celui de la Négation. Il n'y a rien qui brûle, si ce n'est quelques buissons, rien qui meurt, si ce ne sont quelques pompiers, koalas et kangourous… au fond, cela a-t-il tellement de l'importance si nous vivons, selon les thèses mécanistes, dans un monde strictement limité à sa finitude immédiate ? Que l'Australie brûle, qu'est-ce que cela peut nous faire ? Que la terre brûle ? Qu'à cela ne tienne, le feu finira par s'éteindre. Quelques avions bombardiers d'eau en viendront à bout et l'on continuera comme avant. A ceci près qu'il ne s'éteint pas et qu'il est impossible de faire « comme si » rien ne se passait.
La nature nous rappelle à l'ordre. Nous sommes à sa merci. Elle nous répond. Elle répond aux exactions que nous lui infligeons. C'est notre dialogue avec la Nature qui est faussé, car nous ne lui reconnaissons pas son statut de Création. Donc d'entité sacrée. C'est tout notre rapport au réel qui est entâché d'une erreur fondamentale. Peut-être le fait d'en prendre conscience et de le dire éteindra-t-il le feu ?

Serions-nous, une nouvelle fois, à la veille d'une Apocalypse ? Allons donc ! Les scientifiques qui savent tout sur tout, sauf la manière de s'en servir, vont nous tirer d'affaire. Nous connaissons la ritournelle de ce dogme (quasi religieux) de la croyance en nos blouses blanches de laboratoire, experts en tous domaines qui vont opiner sur les incendies.

Pendant ce temps, mon cher Skippy est mort, calciné. Et avec lui, quelque chose en moi est mort aussi. C'était l'ami imaginaire de mon enfance…

Dans son livre « Le Devenir du monde est lié à celui de l'homme », Dominique Aubier répondait à une question au sujet du feu. C'était à propos de l'histoire de Noé, dont on se souvient qu'il fut, avec sa famille, le seul groupe humain survivant au cataclysme du Déluge. Le Déluge reviendra-t-il, ? demandions-nous au Maître. Voici quelle fut sa réponse :

« Notre époque ressemble à celle du Déluge. Si l'eau n'est pas l'élément dont nous devons craindre la menace, c'est qu'à la fin des évolutions où l'homme est présent, l'élément en action est l'air — second milieu de la phylogenèse. Noé se trouvait aux prises avec la dramaturgie d'une fin faible. Nous sommes en face, cette fois, d'une fin forte. Mais le rythme assimilateur veut que le thème faible ressurgisse pour mémoire, au commencement des événements forts de la seconde et véritable Fin. En raison de ces arrangements, connus jadis de leurs initiés, les Juifs religieux disent que Dieu a promis qu'il ne châtierait plus par l'eau. Mais il se peut que nous agissions par Lui en nous suicidant par le feu — nucléaire ? — qui se nourrit de l'air. Ces craintes n'ont rien d'illusoire et chacun le sait. Que la pluie doive revenir pour rappel et mémoire est un argument moins connu. Pluie entraînant la montée des eaux : annonce du danger, désormais, du feu… »

 Plus que jamais,
 



vendredi 3 janvier 2020

meilleurs vœux pour l'année 2020

VOEUX POUR L'ANNEE 2020.

Madame, monsieur,

Chers amis,



Je vous présente tous mes vœux de bonheur, dans tous les domaines, pour l'année 2020.

On remarquera ici la répétition - redoublement du 20.
En hébreu, c'est la lettre Caf.
Elle se trouve à l'ouverture du second cycle, après que le Yod ait démarqué le passage entre les 10 premières lettres et les suivantes. Caf ouvre connaît une forme finale valeur 500.
Caf ouvre la dualité, sur deux voies évolutives, celle conduisant d'une part les dizaines, et celle d'en face, dirigeant les finales quantitatives des centaines (Caf, Mem, Noun, Pé, Tzadé).
20 sur 20… Deux fois Caf.
Cela écrit un mot qui signifie "ainsi", "oui", "d'accord".
Eh bien, je suis d'accord pour que la Connaissance l'emporte face aux incertitudes, n'en déplaise à ceux qui font de l'incertitude une règle de vie, et de politique. Le Principe de certitude s'impose par ses propres forces, l'Evolution ayant un projet (cf. Michel Denton) soutenu le principe anthropique : toute l'Evolution des espèces est construite sur l'objectif de faire apparaître l'Humain, non en tant que créature hasardeuse issu d'un univers hasardeux, mais en tant qu'espèce exceptionnelle, dotée de conscience, de Parole, d'une structure cérébrale, capable de comprendre et dialoguer avec l'énergie mandatrice du projet.

La Connaissance est l'outil nous permettant de construire ce dialogue.

Je souhaite que 2020 soit riche en Connaissance, expériences heureuses, découvertes et partages.

Je vous remercie de la fidèle attention que vous portez à mes écrits, et je salue toutes les personnes, partout dans le monde, qui me font l'honneur de lire mes textes. Se pourrait-il que cela serve à quelque chose ?

TOUS MES VOEUX DE BONHEUR, POUR TOUTES ET TOUS.

----------------

Si le cœur vous en dit, vous pouvez apporter votre mécénat au maintien de ce Blog et pour soutenir l'édition des ouvrages et films de Dominique Aubier.
Tous les films de la série CinéCode ont été codés sur Clé USB et sont disponibles.

mardi 24 décembre 2019

Judaïsme : livres initiatiques à lire et relire.

Livres initiatiques à lire. Pour les kabbalistes et autres chercheurs de vérités…
par D. Blumenstihl-Roth


Il y a peu de nouveautés dans la littérature rabbinique depuis que Gerschom Scholem en a fait le tour au travers de sa puissante étude historique. Un travail magnifique qui rassemble pratiquement tout ce qui a été publié sous l'entrée des études hébraïques, depuis le Sefer Yetsirah au Zohar, si tant est que l'on puisse jamais répertorier exhaustivement la bibliothèque hébraïque et ses millions de volumes, imprimés ou manuscrits.

Certes, régulièrement paraissent des livres fondés sur les approches philosophiques, hauteurs réflexives captivantes, adossées aux concepts d'éthique et de morale comme guide de pensée et d'action sous la conduite d'Emmanuel Lévinas qui a suscité toute une école de pensée. Cependant, comme le souligne Elie Munk, « pour être Juif, il ne suffit pas de servir Dieu par l'exercice des vertus morales… » (in : Voix de la Torah, Genèse, p. 162 note 1). En effet, précise-t-il, l'Alliance a d'autres exigences, car étant conclue avec Dieu, elle demande une « obéissance librement consentie à la Loi, car Lui seul connaît le secret de l'harmonie universelle sur laquelle repose le salut du monde ».
Ethique, morale… Est-il besoin d'être Juif pour se raccorder à ces valeurs ? Elles ne constituent aucunement la spécificité du judaïsme et plus d'un Chrétien, Musulman, Bouddhiste ou Athée s'y attachent avec sincérité. 

Certains talmudistes modernes préconisent « l'infinitude » de la lecture biblique, sorte de quête à jamais inaboutie où la vérité serait sans cesse repoussée dans un « éclatement dans l'inachevé ». Somptueuses formules magnifiant « la sagesse de l'incertitude », qui ont leur succès en ces temps qui ne tolèrent aucune… certitude.
Que penser de cette philo-psychologie du doute permanent, où « le terme positif n'annule jamais le terme négatif » ? Que penser de cette option qui voudrait que le but ne serait pas de comprendre mieux, mais de se « laisser porter par les rythmes de la vie » ? Conception respectable, quelque peu hédoniste qui fait l'économie des procédés ontologiques de la Connaissance. D'autres, téméraires, estiment que « l'Ecriture ne réalise pas le monde », et que « le texte biblique est réfractaire à la Connaissance », aussi convient-il, selon eux, de privilégier « le commentaire en tant que mode majeur de l'existence ». Comment rejoindre ces options, fussent-elles enseignées par de nobles autorités ? Qui pourrait accepter qu'éternellement « la chose demandée doit rester en suspens… de façon que le contre équilibre le pour… » (p. 115). 
Pour moi, malheureux réaliste, il m'a toujours semblé que quand un enfant vient au monde, il est là. Il ne reste pas ad vitam éternam entre l'état prénatal et l'état postnatal, dans l'incertitude de sa naissance. L'incertitude est une attitude, au mieux un moment passager, en tout cas,  elle ne fonde pas le monde. Le judaïsme se doit d'être certitude et si cette certitude devait vaciller, le sort même d'Israël serait compromis. Aussi, comment ne pas s'insurger face à ces irrésolutions intellectuelles ne sachant pas différencier les catégories ? Equilibrer le "oui" et le "non", le "pour" et le "contre" ? Tremper sa vie dans l'éternelle compromission ? Quelle naïveté est-ce là, ignorante des lois structurelles fondant le réel ?
Avec une telle philosophie, extrêmement dangereuse par sa candeur si elle devait s'étendre, on en viendrait à se demander si le Nazisme ne serait pas venu "équilibrer" en "contre" le judaïsme. La chose doit au contraire être tranchée, sans aucune hésitation. Elle ne reste pas en suspens. Le "non" au Nazisme ne peut être nuancé d'un doute. Pharaon n'a pas été le "contre" équilibrant de Moïse, mais son adversaire auquel il fallait imposer l'arrêt, de la manière la plus résolue, ferme et décidée. Le judaïsme n'est pas la sagesse de l'incertitude. Tout au contraire : il enseigne la certitude d'être, d'exister, d'accomplir une mission au service de l'Esprit. Comme le dit Don Quichotte : « je sais qui je suis ». Dès lors, exit les balivernes de la prétendue « sagesse de l'incertitude », surtout quand elle se prétend méthodologie éternelle, fin en soi et manière d'être. Aussi je préconise, comme Nahmanide, la sortie au grand jour des critères de la Connaissance, et de « faire éclater les enfermements ». Donc de contester l'incertitude, de détruire les « cabanes » provisoires et d'en appeler à une « téroupha » (guérison) fondée sur une intervention claire de la Parole exacte.

En quoi, dès lors, consiste le fait d'être Juif ? 
N'est-il pas suffisant d'être homme, tout simplement ? Et pour être un homme, une femme accompli(e)s, faut-il se contenter de plaider pour une société « morale » ? La morale de qui ? Dans quel contexte ? Selon quel modèle ? Le judaïsme aurait-il quelque précision à ce sujet ? Certainement : non dans le répertoire philosophique qui rêve par la multiplicité infinie des opinions de ses penseurs, mais dans celui de la métaphysique où s'inscrit l'Alliance, ce contrat-certitude établi entre Dieu et l'Humain, fondé sur un rapport réciproque, donnant-donnant, entre l'être et la Loi. Quelle Loi ? De quoi est faite cette Loi ? Ce Code des Lois, donc le Code des Lois du Réel gérant « l'harmonie universelle » est-il connu ? Est-il appréhendé en toute clarté, en toute intelligibilité ?

Ce Code n'est pas à inventer, il est donné. Il se trouve dans les grands textes des Traditions du monde. Et, en toutes Lettres, dans la Torah — encore faut-il savoir la lire et l'ouvrir. Et pas seulement la commenter. L'ouvrir avec quelles clés ? La lire au sens littéral et immédiat, tel que la narration se propose ? Au sens symbolique des images qu'il s'agit d'ouvrir ? Ouvrir le récit comme autant d'allégories ? Ou enfin, toucher au sens ultime des lettres dévoilant le codage de la vie ? Peu d'auteurs s'engagent sur ce terrain-là. Il suppose en effet une compétence qui ne s'acquiert pas uniquement par l'étude, mais également par une sorte d'investiture particulière. Gerschom Scholem a déploré, avec une immense modestie, ne pas pénétrer le Codage activant tous ces grands textes de la Tradition. Il est resté — il le dit lui-même — comme au seuil de l'énigme du Principe d'Absolu dont il ne put saisir l'identité. L'articulation des lois archétypales dont il pressentait magnifiquement l'existence lui est demeurée énigmatique. Combien lui aura manqué l'ouvrage « Don Quichotte prophète d'Israël » où ce codage est mis en œuvre. En fut-il informé qu'il aurait sans doute appuyé de toute son autorité le résultat de cette investigation. A moins qu'inhibé par la retenue d'excessive modestie, si caractéristique de sa personnalité, il ne resta comme timoré, en retrait, n'osant ouvrir l'extraordinaire chapitre de la pensée prophétique de Don Quichotte dont il ne se crut pas en mesure de l'aborder.

Don Quichotte, atteint de cette « folie » caractéristique des prophètes (qui manque aux commentateurs par trop « raisonnables »), ne cesse de penser et d'agir non seulement selon les critères éthiques et moraux, mais selon une grille de référence, une trame : « ne crois pas que je sois sans modèle en ce que je fais », dit-il. Don Quichotte — qui jamais ne doute — voit le réel par delà les apparences, au travers d'un tamis. Le Code se trouve-t-il exprimé là, dans les aventures de l'Ingénieux Hidalgo de la Manche, sous une forme suffisamment projetée pour devenir apparente ? Dominique Aubier démontre combien l'écrivain espagnol, attaché à la conduction (au sens électrique) sinaïtique met en œuvre les archétypes du Code alphabétique tels qu'ils ont vibré au Mont Horeb, au cœur du Buisson Ardent jusqu'à rejaillir pleinement dans la prophétie quichottienne. Prouesse fantastique du Quichotte, en couplage avec son auteur, d'agir en pleine inquisition sous insufflation sinaïtique et protection de la Chékinah — Dulcinée du Toboso.

Quel étrange complexe suscite Don Quichotte, tant respecté, voire vénéré de la culture officielle qui lui voue quantités de célébrations et qui, cependant, sursaute à la moindre vibration évoquant la brise hébraïque de son inspiration.
Don Quichotte codé sur cryptage araméo-hébreu, la thèse est affinée dans « Victoire pour Don Quichotte », sorte d'urticaire irritant les délicats épidermes des indignés de l'académisme. Chez d'autres esprits, mieux informés et possédant la culture hispano-hébraïque requise, l'adhésion est pleine après vérification objective dûment opérée. Pour d'autres encore, bien que les preuves leur soient étalées, rien à faire, refus catégorique d'admettre une vérité démontrée. Qu'irions-nous lutter contre les scélératesses qui se nourriraient de notre insistance ? Laissons-les à leur déficience d'autant que Don Quichotte a prévu la grossièreté de la manœuvre. Le fameux barbier à qui fut pris (non pas subtilisé mais ramassé car abandonné) le plat à barbe ne démord pas de sa conviction matérialiste ne considérant là qu'un ustensile professionnel, tandis que le Quichotte voit, avec certitude, en l'objet rapporté de haute lutte un trophée digne d'être porté comme une couronne évoquant le style de son action au travers du mot « baziah » qu'il distingue de la « bacia » ordinaire. Nous ne couperons pas les cheveux en quatre et rendront la bassine au chipoteur, gardant pour nous l'exégèse du commentateur qui en a décodé tout le message.
De même l'étudiant Samson Carrasco considère Don Quichotte comme un défaillant mental sans se demander depuis quelle tribune autorisée il se permet d'administrer son diagnostic, bien persuadé qu'il est de soutenir la vérité irrévocable. Qui pourrait garantir la bonne santé mentale de Carrasco ? Car enfin, il se comporte de manière bien étrange pour quelqu'un qui prétend avoir la tête sur ses épaules. Afin de rétablir le Quichotte dans la rectitude des catégories épiscopales, le bachelier revêt, à deux reprises, un déguisement de chevalier. Se fait passer, sans être aucunement adoubé, pour le Chevalier des Miroirs puis s'auto-proclame Chevalier de la Blanche Lune ; il porte un faux-nez, dissimule son identité là où don Quichotte ne cesse d'affirmer ouvertement la sienne. Carrasco aurait-il des troubles de la personnalité au point de se grimer, défier le Quichotte en combat singulier ? Il prétend le guérir de la folie en entrant à son tour dans le délire. Lequel des deux est le plus fou ? Carrasco creuse son obsession en négation des affirmations quichottiennes et simule — mais se prend au sérieux — la folie qu'il appelle dès lors thérapie. "Pour" ou "Contre" le Quichotte semble être l'enjeu. Accusant le Quichotte de fou, il lui reproche des vertus que lui-même n'a pas, celle de la bonté, de l'éthique, de la morale. Celle de la certitude, de la clairvoyance prophétique et du courage d'être. Nous aimerions en être pourvus.


Ce livre est publié aux édition Ivréa-Gallimard. Il existe également en Espagnol, 
publié sous le titre Don Quijote profeta y cabalista.

--------------------



Exégèse de Don Quichotte. Don Quichotte Prophète d'Israël, suivi de Victoire pour Don Quichotte. La voix messianique de Don Quichotte. En 5 volumes. Par Dominique Aubier. Ed. Ivréa (Gallimard), éd. MLL.

Le Cas juif, Urgence du Sabbat, Le Principe du langage ou l'Alphabet hébraïque : tryptique initiatique. D. Aubier, éd. MLL.

Les secrets de l'Alphabet hébraïque. Série de films sur clé USB.

mardi 17 décembre 2019

YHVH et Elohim. Ne pas confondre. (2ème partie) Par Dominique Aubier.

YHVH et Elohim (2è partie)
Par Dominique Aubier. Texte inédit.
(la première partie de ce texte est ici)


 Il y a 5 ans, Dominique Aubier nous quittait. Extraordinaire initiée, auteur du remarquable du livre « Don Quichotte Prophète d'Israël », de quelques 40 ouvrages et 23 films sur la Connaissance, elle nous a laissés certains textes inédits. Voici une étude qu'elle a écrite sur YHVH et Elohim. Deux entités à ne pas confondre. Parce que, rappelle-t-elle, « Dieu est le lieu du monde, mais le monde n’est pas son lieu» Une notion à engrammer et non à discuter…
  
-------------------

Qui a dit que de l’arbre de la science du bien et du mal, Adam ne devait pas en « manger » ? La traduction dont je dispose déclare que c’est l’Eternel-Dieu. Le texte hébreu nomme deux responsables associés, Yaweh et Elohim, le Tétragramme et la Nature. J'ignore pourquoi, dans la plupart des traductions de la Torah, cela ne nous est pas dit en français comme en hébreu. C’est grave parce que l’on voit apparaître, dans le climat de l’Hexagone, un Eternel qui fait concurrence à deux de ses ministres. Dieu s’empare de leur dossier et légifère à leur place. Cela se passe peut-être en territoire gaulois mais ce n’est pas  exact. En hébreu, Dieu soit loué !, les études  relatives à l’arbre du bien et du mal restent la propriété des commissions qui les ont réalisées et ce sont leur président qui les présente, clairement désignés par leur nom identitaire : Elohim et Yaweh. Non ! Yaweh puis Elohim. Il y a entre eux un ordre de préséance. Le Tétragramme décide le premier, Elohim vient ensuite paraphraser et montrer ce qui doit être compris. Et cela s’explique. Elohim, c’est la Nature, les choses qui sont là. Yaweh, c’est la règle qui les a commanditées, le système absolu qui régit l’unité structurelle. Les choses du vécu sont nombreuses, mouvantes et ne disent pas toujours qu’elles vivent d’une énergie venue d’ailleurs. Les pliures structurelles qui écrivent le Tétragramme doivent être connues, sinon la composition ce  nom imprononçable n’est pas compréhensible et le sens qui l’habite ne se déploie pas alors qu’il doit fulgurer quand on le regarde.

Etant maniaque, je sonde les lettres qui écrivent ces appellations titrées. Quatre lettres pour Yaweh. Cinq pour Elohim. C’est significatif dans un mode d’expression qui utilise à la fois les glyphes et les nombres. Quatre réfère au régime de la pensée inventive qui s’échelonne sur quatre niveaux d’organisation dans un cortex idéal. Cinq fait songer aux rythmes constructifs de toute substance, dans un corpus matériel. Quatre décrit le parcours réflexif de l’énergie évolutive dans une unité  idéale. Six couches, deux instances Bip et BOP, deux codons d’arrêt, le programme est irrépressible. Cinq compromet les montées métabolisantes, l’une générale à droite et à gauche sur cinq couches corticales d'Alef à Tzadé, l’autre fondée sur les cinq étapes scandées par les lettres finales. On voit par là que pour simplement lire en gros les noms d’Elohim et de Yaweh, il faut regarder les deux panneaux du Logiciel Kabbalistique et rapidement détecter ce qui appartient au régime de l’alphabet et à celui du cerveau. Même si l’exercice n’est pas complet, il a déjà l’avantage de montrer que ces deux Immanences ne sont pas Dieu en personne, barbe et auréole de mythologie populaire, mais deux entités associées dans le modèle absolu tel qu’il a été créé par celui qu’on ne nomme pas. On ne peut donner aucun charme baptismal à l’inimaginable Puissance qui a inventé l’alphabet et l’a mis en œuvre de telle manière qu’il soit l’information de base pour la Création et qu’il le reste pour toutes les unités appelées à l’habiter.
La sagacité initiatique déconseille de chercher à  voir au delà de la frontière du réel. L’homme a assez de travail pour comprendre ce qui se trouve de ce côté-ci de l’horizon astronomique. Se le tenir pour dit et bien dit. Ni Elohim ni Jehovah, ni Schadaï ni Yah, ni aucun des 70 ou 72 noms de la liste traditionnelle ne s’appliquent à l’essence transcendante et incompréhensible que les kabbalistes ont appelé Ein Sof : sans limites, sans fin.

אין-סוף
 
Cette précision devrait  éviter aux  écrivains modernes qui refont le Judaïsme à leur taille : ils sont nombreux à frôler l’hérésie quand ils hésitent à isoler la Création, à la voir dans sa vertu d’œuvre signées par un Créateur qui ne perd ni ses droits ni sa liaison d’amour et d’énergie avec ce qu’Il a fait. Même des érudits, historiens célèbres ou exégètes tombent dans le flou quand ils doivent concevoir une relation que les croyants n’ont pas eu peur de se représenter comme celle d’un mari avec son épouse. Une sentence talmudique le fait comprendre : Dieu est le lieu du monde, mais le monde n’est pas son lieu.
Notion à engrammer, non à discuter.
Elle prendra tout son sens quand le problème du bien et du mal sera étudié car si le mal fait du mal, ce n’est pas à l’Ein Sof que cela est dû. Les hommes, par leurs actions mauvaises, ne peuvent qu’altérer le cycle culturel dans le cerveau duquel ils sont des neurones substantiels. Mais en gênant l’accomplissement interne de cette entité intermédiaire, ils  peuvent freiner son dynamisme. Ce ralenti, à son tour, peut réagir sur le projet divin en cours de réalisation. L’empêcher, impossible. Ce n’est pas une question d’opinion, de croyance, ou de confiance dans l’engagement spirituel. C’est une affaire de cohérence,  de franchise articulatoire au sein d’un réseau où s’imbriquent plusieurs unités se raccordant avec une exténuante efficacité,  au gré d’une complexité qui serait  affolante  si la structuration sur le modèle de l’Absolu ne la rendait simple. Bien en mis en œuvre, le Logiciel Kabbalistique permet de voir cette simplification, donnant l’impression de croiser un regard venu de l’Ein Sof. Un médecin de mes amis m’écrit que c’est un magnifique outil fonctionnel  à  glisser d’urgence dans nos disques durs… Très durs de nos têtes.

--------

(sur clé USB)

— Sur Elohim et YHVH : Le Principe du Langage ou l'Alphabet hébraïque (livre).
Le Logiciel kabbalistique : film de la série Cinécode.
Le secret des Séphiroth : triptyque sur clé USB.
 

jeudi 12 décembre 2019

Qui est Yiska, dans la Torah ? Réponse à l'énigme.

Qui est Yiska dans la Torah ? 
Réponse à l'énigme…
par Dominique Blumenstihl-Roth


Dans un Blog précédent, j'ai évoqué une énigme concernant le personnage de Yiska, dans la Torah. Qui est ce personnage biblique qui n'apparaît qu'une seule fois dans la Bible à Genèse 11-29 ?

La réponse est simple. Yiska = Saraï. Le grand talmudiste Rachi l'écrit très clairement. Mais il n'explique pas comment il est parvenu à cette réponse. Quel est le déroulé intellectuel aboutissant à la conclusion ?
Voici la conduction du raisonnement : d'abord la logique de la généalogie. Ensuite la logique des Lettres et le sens des mots. Le mieux est de prendre une feuille et un stylo pour suivre le déroulé de manière systémique.

1. Selon la généalogie.
Yiska et Saraï, c'est la même personne. C'est l'épouse d'Abram. Sœur de Loth et de Milka. Donc fille de Harân.
Mais cela n'est pas clairement écrit et certains endroits de la Torah pourraient même prêter à confusion. Ainsi, à Genèse 20-12, Abram dit à Abimelech que Saraï est la fille de son père Tharé. Dans ce cas, elle serait sa sœur. 
Certains commentateurs, prenant les mots dans leur acception la plus courte, en ont déduit que Yiska et Saraï n'étaient pas la même personne. Selon Genèse 20-12 Abram dit en effet : « de fait, elle est la fille de mon père mais non la fille de ma mère, et elle m'appartient comme épouse ». Si Saraï est fille de Tharé (« fille de mon père et non de ma mère »), alors Abram aura épousé sa demi-sœur.
Or la Torah ne mentionne pas la naissance de Saraï quand il est question de la génération de Tharé (Genèse 11-27). Il  semble dès lors clair que Saraï n'est pas la fille de Tharé, contrairement à ce que dit Abraham. Est-il un menteur ? Il est plutôt un habile sémanticien. Ainsi, il a demandé à Saraï de dire à Abimélekh qu'ils étaient frère et sœur. Mensonge ou vérité ? Ou les deux à fois ? Saraï n'est point sœur au titre direct avec Abram et pourtant, elle peut se dire « sœur », au même titre que Loth, (fils de Harân) qui est très clairement le neveu d'Abram. Or Abram considère Loth comme son frère et ne manque pas de l'appeler ainsi (Genèse 13-8) : « Abram dit à Loth : qu'il n'y ait donc point de querelles entre moi et toi, entre mes pasteurs et les tiens ; car nous sommes frères. » Le terme de frère et de sœur, dans la Torah, s'étend à la proche famille et touche les nièces et neveux. Si Loth, neveu d'Abram et fils de Harân est appelé « frère » par Abram, il n'y a aucune raison que Saraï, ne soit dénommée « sœur » par Abram, fut-elle en réalité une nièce, fille de l'un de ses frères. Ce qui vaut pour Loth vaut pour Saraï. Simplement en face d'Abimélekh, Abram joue sur les mots et Saraï devient sa sœur-épouse : c'est par précaution à l'égard du roi qu'il affirme qu'elle est fille de Tharé, qu'ils sont frère et sœur directement liés par un père commun afin que le lien ne puisse faire l'objet d'aucune interprétation dans l'esprit d'Abimélekh. Abram a-t-il menti au roi ? Il lui a dit qu'elle était fille de Tharé. Alors qu'elle est fille de Harân. 

Si Sarah est fille de Harân, alors elle est la petite fille de Tharé. Il n'est pas faux de dire, en langage biblique, qu'elle est sa fille. Dans de nombreuses traditions, les petits-enfants sont considérés comme étant les enfants des grands parents. Abraham n'a donc pas menti quand il affirme qu'elle est fille de Tharé. Mais non fille de sa mère. Embrouille-t-il la généalogie, raccordant Saraï à Tharé mais non à son épouse ? Elle est descendante de Tharé (donc fille de), mais non par la naissance directe (elle n'est pas née du ventre de l'épouse de Tharé). Abraham fait là une subtile distinction entre la descendance de la lignée paternelle (père d'Abram) et celle de la biologie (par la mère). Saraï, biologiquement, est issue de la branche collatérale par Harân. Mais spirituellement elle est fille de Tharé, donc « sœur » d'Abram. La filiation de Saraï doit également être lue en considérant la symétrie avec Loth : Loth, Saraï et Milka étaient tous trois frères et sœurs, enfants de Harân, frère d'Abram (Genèse 11- 27 à 29).
Les généalogies sont toujours compliquées à expliquer, même dans nos familles. Il est en effet difficile d'expliquer à quelqu'un d'extérieur à un clan familial l'ensemble des relations liant les personnes les unes aux autres tandis que ceux qui en font partie les saisissent d'emblée. Pour la clarté, il suffit, texte à l'appui, de dresser l'arbre des descendances, comme le ferait un notaire au moment d'établir une succession, pour voir très aisément qui est qui par rapport à qui.

Yiska et Saraï sont la même personne.
Mais avec tout cela, nous n'avons pas encore prouvé que Yiska et Saraï seraient la même personne.
Yiska est fille de Harân.
Le Texte nous informe que Nacor, frère d'Abram, se marie avec Milka, fille de Harân.
Or Nacor et Harân son frères. On en déduit que Nacor, épousant Milka, la fille de Harân, se marie de fait avec sa nièce.
En symétrie, Abram, également frère de Harân, épouse l'autre fille de ce dernier, donc Yiska.
Cela n'est pas dit ouvertement. Mais qui épouserait-il d'autre ? Une inconnue ? Abram maintient le lien familial, il se calque sur le choix de son frère Nacor épousant sa nièce. Il fait la même chose, en toute logique clanique.

Le Texte le laisse entendre en Genèse 11-29. Le verset se termine sur le nom de Yiska. Le verset suivant commence par le nom de Saraï. Abram a épousé Saraï (Genèse 11-29). « Abram et Nacor se marièrent. La femme d'Abram avait nom Saraï, et celle de Nacor, Milka, fille de Harân, le père de Milka et de Yiska ».
Cela équivaut à dire que tant qu'elle fut la fille de Harân, la jeune fille se nommait Yiska. Mais étant devenue l'épouse d'Abram, elle se nomma Saraï. La situation matrimoniale change son nom, elle devient Saraï (princesse précieuse) pour Abram. En réalité, Yiska et Saraï, c'est la même personne. « Tu changes de nom, et tu changes de destin… »

2. Entrons dans la logique des lettre hébraïques écrivant les noms :
Yiska, c’est Saraï avant son mariage.
Yiska, c’est Yod, Samek, Kaf, Hé.
Saraï, c’est Schin, Resch, Yod.
1. Yiska, c’est l’énergie Yod soutenue et distribuée par Samekh (cf Alphabet hébreu p. 222) qui entre en action avec l’élan évolutif… et croit à la valeur définitive de l’unité qui se réalise (lettre Caf, dans l'Alphabet hébreu p.195) sans envisager les mutations futures. Elle a cependant la lettre Hé qui lui prédit et l’invite à voir la dualité…
2. Saraï, c’est l’étape suivante, elle connaît les lois du Verbe, elle a sûrement une idée de Rosch et pas mal d’énergie… Mais pour quoi faire ? Tout en étant mariée, elle n’a pas le Hé. Et son mari non plus. Ce Hé (qui se trouvait au début dans Yiska), elle le retrouve en 3ième position quand elle deviendra Sarah.
3. Sarah, c’est Saraï doté du Hé de Yiska. Elle garde le Yod tout le temps. Samekh est évacué n’étant qu’un intermédiaire et Caf est dépassé car le Caf est en tout début de dualité.


3. Yiska et Saraï dans le Texte :
Le nom de Yiska (fin du verset Genèse 11-29) et le nom de Saraï (tout début du verset Genèse 11-30) sont, dans le texte hébreu, séparés par le mot :
ותהי
Vav, Tav, Hé, Yod.
יסכה ; ותהי שׂרי

C'est le verbe être de la phrase : « … père de Milka et de Yiska. // Saraï était stérile…» La proximité immédiate des deux noms Milka et Yiska renforce l'identité commune, mais également le verbe qui commence le verset. En français, le verbe était se trouve en deuxième position, mais en hébreu, il est en tout début. En apparence, le verbe ne concerne que Saraï du verset 11-30, mais il pourrait tout aussi bien toucher Yiska du verset 11-29 dès lors que l'on ne marque pas l'arrêt à la lecture. Cela écrirait alors Yiska était Saraï (était) stérile.
Saraï, on le sait, changera une nouvelle fois de nom, devenant Sarah, bénéficiant d'un Hé, en Genèse 17-15/16 : elle reçoit le au même titre qu'Abraham reçoit le sien (Genèse 17-5). Le qui la distingue lui est donné non en tant qu'épouse d'Abraham mais pour ses mérites propres et personnels et cela avant l'annonce de la naissance d'Isaac. L'octroi du , lettre construisant l'édifice de la structure en Droite et Gauche certifie le bon fonctionnement de l'énergie au sein de cette structure ayant intégré le système de la pensée divine. Ce Hé marque la plénitude acquise par Sarah qui opère, en elle, les liaisons interhémisphériques à la perfection, selon que le graphisme de la lettre l'indique. C'est tout un itinéraire de vie qui est parcouru depuis l'époque où elle était Yiska, fille de son père, devenant Saraï, épouse d'Abram, puis Sarah — enfin elle-même — par nomination attribuée par l'Eternel.

Avis aux experts pour de plus amples commentaires.

Supplément pour les psychanalystes…
A propos de la stérilité de Saraï. Toute la famille de Tharé quitte Our-Kasdim pour se rendre en Canaan, jusqu'à Harân pour s'y fixer (Genèse 11-31). Ils se rendent en un lieu qui porte justement le nom du défunt père de Saraï / Yiska. Tharé s'installe-t-il à Harân en souvenir de son fils du même nom, décédé ? Aussi longtemps qu'ils vivront dans ce lieu nommé Harân, Saraï (fille de Harân, le frère d'Abraham) restera stérile. Le lien au père défunt empêchait-il la fertilité de la jeune femme ? Tharé, le père d'Abraham décède à Harân et aussitôt commence la section Lek-Leka, avec les paroles célèbres qu'entendit le Patriarche « Eloigne-toi de ton pays, de ton lieu natal et de la maison paternelle, et va au pays que je t'indiquerai. » Il se rend en Egypte où il fait passer Saraï pour sa sœur. Mentir au pays du mensonge est peut-être de bonne politique pour survivre ?

Elle est ma sœur… Redoublement du mensonge répété.
On notera qu'Isaac, fils d'Abraham et Sarah, réitère le « mensonge » de son père et adopte la même technique de dissimulation. Il affirme, lui aussi, parlant de son épouse Rebecca, « elle est ma sœur ». Isaac reprend la ritournelle d'Abraham faisant passer son épouse pour sa sœur bien que dans son cas, le lien est beaucoup plus distendu car Rebecca, certes issue du clan abrahamique, est la petite-fille de Nacor et Milka. Le lien familial entre Isaac et Rebecca est déjà assez éloigné, Isaac étant en toute logique le neveu de Nacor et épouse la petite fille de ce dernier. Un sac de nœud familial ? C'est très simple : c'est comme si je disais « je me marie avec la petite-fille de mon oncle paternel ». Donc une sorte de cousine au second degré. La chose est plus courante qu'on ne le croit. Isaac la présente comme étant sa sœur, lors de son séjour à Gherar : « Elle est ma sœur, car il n'osait dire ma femme. Les gens du lieu pourraient me tuer à cause de Rebecca, car elle est d'une grande beauté. » Bis repetita, Isaac connaît la loi du Redoublement et l'applique. De même s'installe-t-il dans les mêmes lieux qu'Abraham (il met « les pas dans les pas ») et rouvre tous les puits que son père avait creusés et qui furent comblés. Il leur redonne les mêmes noms. En ce sens, Isaac ouvre la Connaissance une seconde fois, valide tout l'enseignement d'Abraham : creuser un puits, c'est forer dans l'esprit une voie de l'entendement pour renouveler et actualiser la Connaissance. Isaac réitère, redonne, confirme et insiste en Redoublement : en ce sens, il est légitimé quand il élargit le cercle et affirme que Rebecca est pleinement sa sœur.

 ----------

Tous les livres de Dominique Aubier
— films de Dominique Aubier : le secret des séphiroth